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La Maçonne

Sarah Halimi : nouvelle victime de l'antisémitisme.

L'assassinat de Sarah Halimi, survenu ce 4 avril, après plusieurs semaines de silence médiatique, n'est - aujourd'hui encore - pas reconnu comme un acte "antisémite". Rouée de coups occasionnant de multiples fractures, torturée, Sarah Halimi, médecin de formation, alors âgée de 66 ans, fut défenestrée sous le nez et à la barbe de policiers et de ses voisins en bas de son petit immeuble HLM sans que ceux-ci interviennent  par son voisin, âgé de 27 ans. 

La famille de la victime, dont son frère, porte plainte contre la police pour « non assistance à personne en danger ». Le Consistoire s'est, quant à lui, constitué partie civile depuis le 27 avril pour antisémitisme. Le Crif a souhaité apporter une aide à la famille de la victime s'étonnant du silence des médias. 

En sus de l'atrocité de ce crime, le caractère antisémite semble avoir été « oublié » de la procédure de justice actuellement ouverte. Les médias traditionnels ont, de même, construit un mur de silence de plusieurs semaines autour de cet assassinat monstrueux. Certains allant jusqu'à crier à "la rumeur" le classant parmi les "faits divers". En effet, on peut lire un déni des faits dans un article de Slate (du 7 avril), spécifiant ainsi  qu'il n'y a eu ni massacre (au couteau, coups, etc) et qu'il s'agirait,« seulement », d'une simple défenestration sans motif. La désinformation en accusant à la désinformation, c'était - on le croyait - d'une autre époque ... 

Quant au Parisien, relatant les faits, les actes de tortures sont omis. On aurait retrouvé, à les croire, la victime en bas des trois étages, soulignant dans chacun de ses rares articles que "non-non-ce-n'est-pas-antisémite". 

Début juin, c'est un appel de 17 intellectuels dénonçant ce crime et demandant que le caractère antisémite soit reconnu qui réveille l'opinion publique.

Ce refus de reconnaître un caractère antisémite à ce crime marque une volonté de nier les faits. Un besoin oppressant qui rendrait jalouse n'importe quelle autruche.

Il faut, effectivement, que l'on puisse croire qu'un homme torturant une femme, la défenestrant, tout en récitant le coran et criant « qu'il a tué le démon » ne sont pas des éléments suffisants pour qualifier ce crime de raciste voir d'antisémite. 

Certes, l'assassin est « dérangé » (il serait d'ailleurs enfermé dans un asile), comme d'ailleurs tous les racistes et antisémites, en passant par les nazis (je ne fais pas un point goodwin, là), les islamistes radicaux au fin fond de la Syrie, les cathos intégristes et les fachos en tout genre … Peuvent aussi être classés dans cette catégorie les hommes qui frappent leur conjointe, les pédophiles, les violeurs, les criminels de type « crapuleux » (frapper un inconnu pour 20 Euros est un signe de démence et de confusion mentale aussi) …Du guignol qui se promène avec une bouteille de gaz et fonce dans une voiture de police Champs Elysée au dingo qui frappe sa conjointe avec une pelle, oui – on peut dire que ce sont tous des frappadingues. Moi, je dis cela – mais après tout, la psychiatrie a des raisons aussi impénétrables que la bêtise humaine. Les uns sont qualifiés comme « normaux » et les autres sont « instables émotionnellement et en pleine confusion mentale ».

Or, la folie présumée de l'auteur n'enlève rien à la qualification du crime. L'antisémitisme est une circonstance aggravante. Ce fou, donc, a traversé un appartement plein de monde, enjambé la rambarde d'un balcon (au 3ème étage!), à trouver sa victime dans son lit ...  la frapper et la défenestrée simplement parce qu'elle était juive. Le crime hasardeux est compromis.  Il y a une différence entre les motivations et la capacité de discernement des auteurs de crimes.

Ce « détraqué » reconnu comme tel par la médecine officielle pose bien plus de questions qu'il nous en faudrait.

Qu'est-ce la folie ? Ce serait tuer sa voisine parce que juive mais pas des inconnues au volant d'un véhicule ou encore perpétrer un massacre à grande échelle dans les rues de Paris. La folie, ce n'est pas non plus tuer des journalistes en réunion dans les bureaux de leur journal. Non – ces criminels, ces terroristes, avaient toutes leurs facultés mentales, leurs capacités de raisonnement et étaient émotivement stable. Certificats médicaux à l'appuie. Ceux-là étaient et sont simplement racistes, antisémites, anti-occident; anti-France, anti-tout. Des fanatiques mais pas des fous.

Or, ce n'est pas moins le procureur François Molins, spécialiste ès-terroriste,  qui se trouve avec ce simple fait divers entre les mains. Va-t-il ou ne va-t-il pas? C'est le moment où jamais de lui préciser que les jurés sauront parfaitement reconnaître ou non la qualification d'antisémitisme des faits lors d'un jugement ... Invitons-le à avoir confiance en notre justice. 

 

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