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La Maçonne

Le féminisme & la cerise sur le gâteau

Le féminisme & la cerise sur le gâteau

Le féminisme n'est pas une utopie en tant qu'il ne se résume pas en précepte. Il n'y a pas de philosophie figée, de doctrine et encore moins de structure mentale particulière. Ainsi, dire que ceci « est féministe » ou ne l'est pas, est un contre-sens.

Une culture féministe, par ailleurs, est possible. Elle consiste à connaître l'histoire des femmes, de leurs droits et surtout de l'obtention de ces droits, ce qui implique aussi de connaître les oppositions à ces droits. Aucun ne leur fut donné tout cuit et tout ficelé, voté en toute quiétude dans des Parlements. Pour le droit de vote, tout simplement, nous parlons d'années, de décennies de lutte, avec Olympe de Gouges, figure de proue – C'est dire que le débat a duré en France. En avoir déjà conscience explique peut-être le ridicule de certaines affirmations sur un féminisme soit inutile, soit radicale, soit anti-homme. Demander le droit de vote pour les femmes n'était pas le retirer pour les hommes, mais de réduire leur pouvoir à une juste proportion humaine.

Le féminisme ne définit pas ce qu'est LA Femme. Il y a eut certes des essais, des tentatives, des réflexions sur le sujet. La « études du genre » ne définit pas la Femme comme d'ailleurs l'homme. Ces études (dont les premières datent des années 50, reprises dans les années 70 par les féministes) couvrent de nombreux domaines inter-disciplinaire. Ni théorie, ni idéologie, c'est une manière de penser. En dissociant le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe. Ses opposants considèrent que l'homme et la femme ont des rôles immuables et naturels liés à leur seul sexe.

Pour concevoir le féminisme autrement qu'à travers de clichés, il faut s'interroger sur son but, ses objectifs avant d'examiner les méthodes. Les méthodes vont de paire avec l'urgence ou le ras-le-bol général.

Les féministes ont toujours été des pragmatiques. Il s'agit de droits des femmes, donc de lois. Rien de plus cartésien – voir d'ennuyeux - qu'une loi. Ces droits sont sociaux, économiques et sexuels : droit à l'instruction, à acquérir un bien, à avoir un travail et une formation professionnelle … Voilà, ce que le féminisme « inutile » a permis aux femmes. Faut-il croire qu'elles auraient obtenues ces droits, un jour – par la force des choses – sans se battre ? Comme les femmes n'ont pas essayé, nous ne le saurons jamais.

A titre indicatif, une femme en France peut ouvrir un compte bancaire à son nom sans l'autorisation de son mari que depuis 1965. Cela donne une idée, à mon sens, de ce que notre société serait – et comment les femmes vivraient – s'il n'y en avait pas quelques unes qui avaient fait fi de la douceur féminine.

Les réflexions sur le féminin/masculin sont la «cerise sur le gâteau» du féminisme. Une cerise tout autant utile aux femmes qu'aux hommes, donc à une société – et la nôtre, celle dans laquelle nous vivons. Ainsi, dans ce que la société doit au féminisme dans son ensemble est la découverte ou la re-découverte des femmes artistes, penseuses, philosophes, scientifiques qui ont marqué d'une manière ou d'une autre leurs domaines. N'y a-t-il pas aujourd'hui une sorte de mode à vouloir retrouver unetelle qui a fait ceci et cette autre qui a fait cela ?

Cette « histoire des femmes », retrouver les oubliées des livres d'histoire, des bancs des universités, ces artistes méconnues, était une revendication féministe dans les années 70.

Un autre exemple : les tables à langer sont exclusivement installés dans les toilettes publiques pour dames. Les hommes seraient soit exemptés de la corvée du change de bébé, ou alors on n'imagine pas qu'un père puisse sortir avec son enfant sans être chaperonné par une femme. Un détail, oui. Mais qui en dit long sur notre conception normée des aptitudes et devoirs des hommes et des femmes, leurs rôles sociaux. Exemple anodin?

Lilithement vôtre,

A voir ce site : http://www.femmespeintres.net/ dans lequel j'ai trouvé l'image illustrant cet article « les attributs de l'art » de Anne Vallayer-Coster (19ème siècle).

Politiques urbaines, un article à lire : http://echogeo.revues.org/13145 

Louise Farrenc (31 Mai 1804 -- 15 Septembre 1875) est une rare compositrice française du 19ème siècle.

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frangine59460 05/11/2013 17:40

et oui, l'exemple des tables à langer dans les toilettes publiques est parlant. Dernierement, un soeur nous avez lu une planche sur l'egalité femme homme, et nous parlait justement de cela. Je suis heureuse qu'il y ait eu les feministes pour les avancees que nous avons eu, mais je ne pense qu'il ne faut pas non plus aller dans les extremes. Il faut savoir aller au dela des codes sociaux etablis par notre societe. Les societes actuelles sont surtout patriarcale, mais n'oublions pas qu'il existe dans des peuplades reculées, ou dans des temps plus anciens des societes matriarcales...
Alors le feminisme, oui mais à juste dose.

fraternellement

frangine59460

frangine59460 05/11/2013 17:43

desolee, je devrais me relire avant de publier et comme il n'y a pas d'edition des posts, je corrigerais ici mes fautes
(une soeur nous avait lu) et (patriarcales)
promis la prochaine fois, je prend le temps de la relecture de mes écrits ;)