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La Maçonne

L'Institut Maçonnique Européen de la GLFF (Actualités)

L'Institut Maçonnique Européen de la GLFF (Actualités)

Dès les années 90, les églises allemandes ont organisées un lobbying afin de ne pas perdre leurs privilèges. Ainsi, elles ont réussi à maintenir leurs avantages fiscaux pour 4,8 milliards d'Euros en 2010.

Le Conseil des Ministres (présidé par Martine Aubry) adopte une déclaration qui sera annexée au traité d’Amsterdam de 1997 etqui se lit comme suit :

1) L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les états membres.

2) L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles.

A noter, et c’est très important, que du coup, la déclaration couvre a) le statut national de toutes les Eglises de l’Union et b) inclut le statut national des organisations philosophiques et non confessionnelles.

En 2003, le Vatican se lance dans le Lobbying auprès des instances européennes et en particulier lors de la rédaction de la Constitution Européenne. Un de ses objectifs fut de faire mentionner Dieu et les racines chrétiennes de l'Europe dans son préambule. Le plus important était , pour le Vatican, d'obtenir une relation privilégiée avec les Présidents de l'Union européenne afin de guider les débats de nature éthiques.

La déclaration de 97 devint un article : « Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations ».

Cet article officialise, finalement, qu'une pratique existante et mise en place par Jacques Delors, président socialiste de la Commission Européenne, catholique pratiquant, désireux de « donner une âme à l'Europe ». Finalement,suite aux référendums français et néerlandais, la Constitution Européenne ne fut jamais ratifiée. Le Vatican n'a pas chômé. Le statut privilégiant les églises est reconnu tel que dans l'article 17 dans le traité de Lisbonne.

Les associations philosophiques et associatives, quant à elles, s'étant opposées à ce nouvel article, n'obtinrent pas un droit identi, s'étant à l'origine opposée à l'adoption d'un tel article.

Les obédiences maçonniques françaises, libérales et adogmatiques, ont tenté dans le passé de mettre en place une association permettant de faire valoir leurs valeurs et propositions. Cette expérience a échouée pour tenter de redémarrer quelques années plus tard. Seul est resté l'Institut Maçonnique Européen de la GLFF s'inscrivant à la BEPA et continuant à promouvoir les valeurs de la franc-maçonnerie, dont la laîcité. La GLFF est, par ailleurs, la seule obédience en France à avoir ajouté dans ses principes, la laïcité : Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité.

En 2012, l'Institut fut invité à la séance plénière de la Commission Européenne en vu de la mise en place d'un « traité de l'Europe Sociale ». Le 13 mai 2013, la GLFF, le BEPA et la Fédération Humaniste Européenne ont organisé un séminaire à Bruxelles ayant pour thème : « Montée du Populisme en Europe: quelle réponse forte de l’UE ? » dont vous pouvez trouver le compte-rendu sur le site de la GLFF (ici : http://www.glff.org/actualites/compte-rendu-du-seminaire-organisee-par-la-glff-sur-la-montee-du-populisme-en-europe---17-mai-2013---bruxelles.html)

Cette longue introduction permet de comprendre – ou de saisir la portée – de l'Appel de l'IME de la GLFF dans la Tribune Libre du Nouvel Obs, dont voici un extrait :

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. Au sein des institutions même, le pluralisme et l'indépendance ont été quelquefois mis à mal comme au sein de son Comité d’Ethique par la surreprésentation de groupes religieux (professeurs de théologie, prêtre, vierge consacrée). Dans un domaine aussi sensible, cette dérive inquiétante peut laisser croire que l’éthique et la morale ne peuvent être que du ressort des seules religions. A cet égard, l'initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l'arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l'IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d'entraver l’évolution scientifique et le progrès social.
Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG.
Au moment où le gouvernement espagnol opérait un retour en arrière dans le domaine des droits génésiques, ces votes préjudiciables pour les droits fondamentaux et inaliénables des femmes ont donné lieu à des débats passionnels au cours desquels les organisations confessionnelles présentes à Bruxelles ont exercé un lobbying très agressif sur les députés européens (opérations « coup d’éclat », envoi de milliers de mails, pressions et menaces sur les députés…). En se répandant en toute impunité dans un espace institutionnel qui devrait rester neutre, cette agitation incontrôlée et désolante des organisations cultuelles les plus extrémistes est dangereuse pour le débat démocratique. 

Site de la GLFF

Concrètement, l'IME demande aux instances européennes de promouvoir le principe de laïcité, ceci par la constitution d'un intergroupe parlementaire : « « laïcité et liberté de conscience », mais aussi de réviser l'article 17, ayant donné un statut privilégié aux religions, en l'étendant aussi aux organisations philosophiques, humanistes et laïques.


Lilithement vôtre,

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Asride Mandos 04/05/2014 11:02

J'aimerai revenir sur la notion de "moyen âge" de J-Yves:
cette période de l'histoire n'était pas obscurantiste mais au contraire d'une "lumière" éclatante et l'éducation bien plus enrichissante et pluridisciplinaire que ne le sera jamais notre époque...

La Maçonne 04/05/2014 16:06

Cela depend pour qui:
L'espérance de vie était de 14 ans. La population était des serfs - d'où la notion de "franc" en opposition aux serfs qui nous restent encore signifiant "affranchi"
Les recherches en sciences étaient rares et souvent interdites si elles ne suivaient pas le dogme religieux. Les plus grands massacres fut les croisades. Et rien que dans ma ville, il y a eut 800 sorcières torturées et brûlées.
On ne peut pas concevoir une société en fonction de quelques livres ou connaissances ... Villon - grand poète - a vendu sa femme à une bande de malfaiteurs pour être intégrés au groupe. Elle devint un objet sexuel.
Donc oui, ce fut une période d'obscurantisme et une des pires de l'histoire.

J-Yves 22/04/2014 10:52

Ils reviennent en force tous les obscurantistes-ismes....
Quel silence assourdissant de nombre Obédience.... Et puis l'Europe, les peuples s'en foutent telle qu'elle est organisée... par contre il y a une conscience Européenne qui apparaît tout doucement... Le danger c'est le retour du religieux tel qu'il est décrit en confrontation non seulement avec le principe de laïcité mais aussi les invasions mauresques de l'islam... Il faut lutter contre le retour du moyen âge par l'éducation.. "Vaste programme" comme disait mon Général préféré....