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La Maçonne

GLFF: BringBackOurGirls

GLFF: BringBackOurGirls

Ce 13 mai, comme annoncé sur ce blog, la Grande Loge Féminine de France a participé à la manifestation organisée en soutien aux jeunes filles nigérianes enlevées alors qu'elles étaient dans leur lycée.

Bien que l'appel fut tardif et laissant peu de délai, de nombreuses sœurs ont été présentes comme le montre les quelques photographies présente sur le site de la GLFF.

La GLFF a choisi de se faire le relai de deux interventions qui circulent sur les réseaux sociaux de deux femmes africaines. A lire absolument.

Lilithement vôtre,

Ci-dessous vous trouverez les extraits de ces deux textes que vous retrouverez sur le site de la GLFF.

PARCE QU’ELLES SONT NOS SOEURS
PARCE QU’ELLES SONT NOS FILLES
Ce sont nos sœurs et nos filles. 213 petites filles et jeunes filles enlevées au Nigéria par Boko Haram pour être livrées au viol (pas au mariage) et à l’esclavage.
Au-delà de l’inique provocation,retenons le crime de ces filles : « Etudier », « aller à l’école», « accéder au savoir ». C’est de ce crime terrible qu’elles sont punies.
Ainsi en ont décrété les incultes, les barbares qui se revêtent du manteau de la religion, d’une religion qu’ils ont décidé d’inventer, offensant Dieu et l’ensemble des croyants. Comment fait-on lorsque l’on est un inculte et un barbare pour exister ?
…/...
Où est notre parole de femmes africaines? J'en appelle à leur voix dans sa multiplicité. Femmes du Nigeria, Femmes du Tchad, Femmes du Cameroun, Femmes du Niger, captez toutes les rumeurs, tous les bruits qui courent, soyez les détectives de nos sœurs, de nos filles. Femmes du Continent, rappelez-vous, rappelons-nous les traditions de nos mères, de nos grands mères qui ceignaient le pagne et qui prenaient la rue pour défendre leurs enfants ?
Le cri des femmes du procès de Minova en République Démocratique du Congo aurait dû nous crever les tympans. L’Afrique se tait !
Pourquoi cette violence extrême et crétine est-elle possible ?
Pourquoi cette capacité à disposer du corps des femmes comme un lieu de torture et de destruction se développe-t-il dans un silence assourdissant de notre part à tous, contre les luttes de celles qui ont décidé de s’opposer à la déshumanisation de plus de la moitié des Africaines?
…/...
Quand mes anciennes étudiantes en journalisme refusent de défendre l'intérêt commun et donc de s'organiser au nom de leurs intérêts particuliers ou de la peur, c’est leur droit ; mais rien de ce pourquoi nous nous sommes investies et nous continuons de nous investir n’est jamais gagné définitivement. Les jeunes femmes journalistes ne sont pas les seules. Où se trouve le réseau puissant et efficace de femmes ?
Quand nous hurlons au panafricanisme sans être capable de réveiller et de mobiliser concrètement l'esprit et les valeurs panafricaines.
Quand nous ne sommes pas en mesure de transmettre l’esprit de résistance, de lutte, d’influence, comment tous les Boko Haram pourraient-ils ne pas s’attaquer à nos soeurs, à nos filles.
Et pourtant, j’ai rencontré de merveilleuses jeunes femmes africaines, les vieilles comme moi et les plus vieilles (encore plus jeunes par l’esprit, parfois) sont aussi là, nos organisations dans tous les domaines sont là.
Mettons donc ensemble nos convictions et nos compétences.
Retrouvons notre Voix, mettons-nous debout, marchons pour les 213 jeunes filles et les autres parce qu’elles sont nos sœurs, parce qu’elles sont nos filles.

LA VIE ET SES ÉVÈNEMENTS PEUVENT-ILS NOUS METTRE KO ? - PAR ROKHAYA EUGÉNIE AW -Rédigé le Vendredi 9 Mai 2014 à 14:14 (Extrait)

Merci beaucoup Rokhaya Eugénie Aw, ma soeur, pour ce message plein de vérités
Non la vie et ses événements ne peuvent pas nous rendre Ko ! !
La vie et ses événements nous font, de plus en plus, prendre conscience que nous femmes africaines, devons changer notre façon d'agir et crier haut et fort que nous ne devons plus et ne pouvons plus accepter qu'au siècle où nous vivons, les femmes, n'ayant pas peur des mots, soient considérées comme du bétail, des esclaves sexuels ! !
Je fais écho de ton appel à toutes les femmes africaines, pour faire entendre leur voix, exprimer leur indignation et oeuvrer à une forte solidarité et mobilisation de toutes les femmes africaines pour lutter contre de tels crimes. Cela n'arrive pas qu'aux autres ! !
…/...
Faisons entendre nos voix pour, comme tu le dis si bien, affirmer que ces criminels qui "se revêtent du manteau de la religion", considérés à tort, comme des islamistes, des djihâdistes, n'ayons pas peur des mots, ne sont rien d'autres que des terroristes.
…/...
Ensemble, femmes africaines, crions plus fort et osons dire aux hommes rétrogrades, nostalgiques d'un passé qu'ils ne revivront plus, que malgré les difficultés, les discriminations, les violences, les persécutions, nous continuerons notre avancée car elle est irréversible. La transmission du flambeau que nous avons allumé,malgré tout, continuera à se faire !
Ensemble , femmes africaines, osons interpeller nos gouvernants pour leur faire comprendre que nous sommes pleinement conscientes qu'une réelle volonté politique de mettre en exergue les capacités des femmes et de les faire participer au développement de leur pays, ne se manifeste pas par de simples mots, mais par des prises de mesures concrètes permettant leur pleine participation au développement de leur pays. Osons les interpeller sur tous les instruments internationaux, régionaux et autres qui ont été ratifiés et qui ne sont pas appliqués!
…/...
Femmes africaines, de divers horizons , de générations diverses, répondons à l'appel de Rokhaya Eugénie Aw, unissons nos voix, faisons les entendre, organisons nous et formons autour de notre continent, un solide rempart contre toutes ces exactions, ces injustices sociales qui nous concernent toutes. OSONS et ce qui semble un rêve peut devenir réalité.

RÉPONSE PAR DIOR FALL SAW (Extrait)

parce qu'il est bizarrement difficile de trouver une voix africaine féminine, je vous propose cela.

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