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La Maçonne

Communiqué de la GLFF en soutien aux jeunes filles nigérianes.

Communiqué de la GLFF en soutien aux jeunes filles nigérianes.

COMMUNIQUE DE PRESSE

A l'heure où tous les regards sont tournés vers les stades brésiliens de la Coupe du Monde de football, et plus particulièrement vers la rencontre qui opposera l’équipe de France à celle du Nigéria, la GRANDE LOGE FEMININE DE FRANCE regrette qu’aucune voix ne s’élève pour rappeler le sort des dizaines de femmes et d’enfants enlevés dans ce pays au cours des derniers mois qui n’ont toujours pas été retrouvées et les nombreuses victimes tuées lors de ces rapts.

La Grande Loge féminine de France rappelle que, depuis de nombreuses années, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté nombre de résolutions proposant cadres, programmes et moyens à mettre en œuvre pour la protection des femmes , car la violence sexuelle, dans les conflits, est utilisée comme tactique de guerre.

Les valeurs du sport étant conformes au respect des droits les plus élémentaires dus à la personne humaine et tout particulièrement aux innocentes jeunes femmes enlevées, la Grande Loge féminine de France demande que l’ensemble des délégations sportives prennent officiellement position contre l’exploitation sexuelle des êtres humains conformément aux engagements internationaux de leur état respectif.

Observations :

La Grande Loge Féminine de France rappelle, dans son communiqué ci-dessus, que les 200 jeunes filles nigérianes n'ont toujours pas été retrouvées et qu'une 60aine de jeunes gens ont été récemment enlevés par le même groupe terroriste. En effet, on constate que malgré la protestation internationale, le sort de ces jeunes filles a été vite oubliée au profit d'autres événements, comme la coupe mondiale de football. Les informations sont rares et parcellaires.

La Grande Loge Féminine de France souligne, par ailleurs, que des accords internationaux ont été signés pour éviter que les femmes deviennent à la fois cibles et armes de guerre. Pour les conflits en Yougoslavie et au Rwanda, les viols de femmes et jeunes filles ont été considéré comme crimes contre l'humanité (1993 et 1998).

En 2002, seulement, la Cour pénale internationale considère que le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation force ou toute forme de violence sexuelle sont des crimes contre l'humanité lorsqu'il sont généralisée et réguliers. L'ONU a pris de nombreuses résolutions condamnant de telles violences, utilisées comme tactique de guerre.

Le communiqué de la GLFF mentionne judicieusement que les valeurs du sport est conforme aux engagements de leur pays contre ces crimes, aujourd'hui toujours impunis. Elle demande aux délégations sportives de prendre position. Il est inadmissible que la communauté internationale oublie leurs engagements vis-à-vis des jeunes gens enlevés.

Lilithement vôtre,

Le Conseil de sécurité des Nations Unies
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a beaucoup fait ces dernières années pour aider à sensibiliser et déclencher une action contre la violence sexuelle en période de conflit:
Dans sa résolution 1325 (2000), le Conseil de sécurité a appelé les États Membres à accroître la participation des femmes à la prévention et à la résolution des conflits, ainsi qu’au maintien et à la promotion de la paix et de la sécurité. Il a demandé à toutes les parties à un conflit armé de respecter pleinement le droit international applicable aux droits des femmes et des filles en tant que personnes civiles et d’incorporer dans leur législation les politiques et procédures qui protègent les femmes des crimes sexistes tels que le viol et l’agression sexuelle.
Dans sa résolution 1820 (2008), le Conseil de sécurité a demandé qu'il soit mis fin aux actes de violence sexuelle à l’égard des femmes et des filles en tant que tactique de guerre, et mis fin à l’impunité des auteurs de ces crimes. Il a demandé au Secrétaire général et à l’ONU de fournir une protection aux femmes et aux filles dans les interventions sécuritaires conduites par l’ONU, notamment dans les camps de réfugiés, et d’inviter les femmes à participer à tous les aspects du processus de paix.
Dans sa résolution 1888 (2009), le Conseil de sécurité a exposé en détail les mesures propres à protéger davantage les femmes et les enfants de la violence sexuelle dans les situations de conflit, par exemple la demande faite au Secrétaire général de nommer un représentant spécial chargé de diriger et coordonner l’action des Nations Unies sur la question, d’envoyer une équipe d’experts sur le lieu des situations particulièrement préoccupantes, et de donner pour mandat aux soldats de la paix de protéger les femmes et les enfants.
Dans sa résolution 1889 (2009), le Conseil de sécurité a réaffirmé la résolution 1325, condamné la poursuite de la violence sexuelle à l’égard des femmes dans les situations de conflit, et exhorté les États Membres de l’ONU et la société civile à prendre en considération la nécessité de protéger et d’autonomiser les femmes et les filles, y compris celles qui se sont jointes à des groupes armés, dans la programmation d’après-conflit.
Dans sa résolution 1960 (2010), le Conseil de sécurité a demandé au Secrétaire général de dresser la liste des parties soupçonnées de manière crédible de commettre des violences sexuelles ou d’en être responsables dans les situations inscrites à l’ordre du jour du Conseil. Il a également demandé que soient pris des arrangements en matière de suivi, d’analyse et d’établissement de rapport concernant expressément les violences sexuelles liées aux conflits.
Dans sa résolution 2106 (2013), le Conseil de sécurité vise à renforcer la surveillance et la prévention de la violence sexuelle dans les conflits.
Dans sa résolution 2122 (2013), le Conseil de sécurité a réitéré l'importance de la participation des femmes dans la prévention des conflits, la résolution et la consolidation de la paix.

http://www.un.org/fr/preventgenocide/rwanda/about/bgsexualviolence.shtml

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Luciole 30/06/2014 13:14

Les footballeurs nigériens n'y sont évidemment pour rien mais la FIFA se serait honorée de rappeler au monde entier via le match que ces jeunes filles sont toujours prisonnières.