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La Maçonne

GLDF (CMF) : des petites révisions entre frères.

GLDF (CMF) : des petites révisions entre frères.

Jean-Laurent Turbet a eu l'excellente idée de publier son interview de Alain Graesel, ancien Grand Maître de la GLDF, à quelques jours du prochain convent. Pour les quelques audacieux qui l'auraont lu jusqu'au bout, ils en sont pour leurs frais. Alain Graesel ne dit rien. Il n'y a aucune réflexion sur la CMF. Ses seules préoccupations dans l'ordre chronologique de l'article sont :

  • le patrimoine génétique de Gérard Contremoulin

  • d'expliquer que la GLDF remonterait à des temps immémoriaux.

Autant dire que pour l'un ou l'autre sujet, je n'en ai rien à fiche, là – maintenant – tout de suite.

Le centre du discours de Alain Graesel est d'expliquer que personne n'aime la GLDF, surtout ceux qui les attaquent (je ne suis pas du nombre). Que ce sont des méchants qui ne comprennent rien.

Comme beaucoup de sœurs et de frères, nos obédiences ont appris par voie de presse à la publication de la Circulaire n°35, que la GLDF ne reconnaissait aucune obédience libérale et n'avait aucune relation avec l'une d'entre elle. Ceci après avoir durant moult années dit tout le contraire ! Voir même en cherchant à faire avaler aux sœurs de la GLFF que les colloques, Académie Maçonnique et autre Think Thank étaient des authentiques relations inter-obédientielles et nonobstant cela devrait leur suffire.

Ce 7 juin, ces mêmes obédiences découvrent qu'elles sont appelées « irrégulières » et considérées comme telles par le Suprême Conseil de la GLDF. Le mot « irrégulier » n'existe pas en maçonnerie libérale. Les loges et les obédiences sont reconnues ou non-reconnues, mais aucune obédience libérale irait juger la qualité et le fonctionnement d'une autre obédience. Le Suprême de la GLDF a sauté le pas.

Je suis d'avis aussi de préciser que rien n'indique que les frères, membres de la Juridiction, ont voté quoique ce soit dans ce sens. Ils représentent 8834 membres. Le Suprême Conseil de la GLDF n'a jamais brillé pour sa pratique démocratique. D'un vote effectif ou non, cela n'ira pas pour grandir ladite juridiction et la GLDF.

Tout ceci pour dire que aimer ou non la GLDF n'entre pas dans le débat.

La GLDF et ce qui ressemble à ses organes dirigeants, trahissent tout autant les relations avec les obédiences libérales que la confiance des frères de la GLDF.

Alain Graesel dénonce l'hégémonie du GODF – c'est son seul argument – Or, la GLDF, à force de dénoncer celle du GODF, a permis celle des 5 Grandes Loge signataires de la Déclaration de Bâle et à renforcer celle de l'UGLE en Europe et en France – en jouant le rôle du dindon de la farce.

Si on comprend le désir de liberté d'une obédience, il sera difficile de comprendre en quoi la CMF est l'expression de cette liberté. Elle n'a pour but que d'imposer aux frères d'une obédience une démarche qu'ils n'ont pas choisi.

Cet ex-Grand Maître cite pour exemple le dépôt de nom à l'INPI de « maçonnerie française» par le GODF (Alain Bauer). Le GODF, face aux reproches de toutes les obédiences s'est vu contraint de retirer son dépôt de nom. S'il voulait imposer sa marque, c'est foutu. « La maçonnerie française » groupement de 9 obédiences libérales est morte-née, bien que promise à un bel avenir. Il est vrai par la seule faute du GODF. Cela indique bien que l'hégémonie du GODF est un mythe. Seul reste les tentatives hégémoniques de celui-ci qui n'ont, hélas, pas plus de succès et sont vouées à un nécessaire échec.

A tel point que c'est aujourd'hui, le GODF qui refuse que les soeurs du GODF puissent s'affilier à la GLFF, leur demandant la démission du GODF … N'étaient-ils pas les premiers demandeurs criant même au sectarisme de la GLFF ?

La GLDF a tenté d'amener les obédiences mixtes et féminines – et surtout la GLFF – dans son camp.

Le site de son Suprême Conseil indqiue ceci:

"Le Suprême Conseil de France établi à Paris en octobre 1804 est le deuxième en ancienneté des Suprêmes Conseils du monde et le premier de l’Ancien Continent. Gardien et conservateur du Rite Écossais Ancien et Accepté, il en est l’instance ultime et souveraine sur l’ensemble du territoire de la République française. Ces Frères sont pour la quasi-totalité membres de la Grande Loge de France."

http://www.scdf.net/accueil.php

Ces obédiences n'ont nullement besoin d'un gardien du rite – autoproclamé – tel un Suprême Conseil de la GLDF qui les traite d'irrègulières (au passage) ! En outre, chaque obédience possède son Suprême Conseil au REAA, indépendant et souverain.

Le Droit Humain, fondé une année avant la GLDF, possède son rite de la même juridiction que la GLDF. Ces deux obédiences ont la même origine initiatique. Le Droit Humain, d'ailleurs, ne fait pas remonter son histoire à la première Grande Loge de France ! En effet, si la GLDF remonte à la première GLDF, le Droit Humain aussi et serait même le premier héritier. Il a d'ailleurs fondé son Suprême Conseil en 1899.

Alors que la GLDF avait les yeux tournés Outre-Manche dans les années 1950-60, des femmes leur ont volé les trois premiers degrés pour fonder une obédience féminine qui s'appelle la GLFF, de même leurs hauts grades proviennent d'une obédience anglaise. Son Suprême Conseil voit le jour dans les années 70.

L'histoire est tenace.

C'est ce que s'imaginent les Obédiences qui ressemblent à de la Maçonnerie.

Propos d’un frère de la GLDF – au sujet de l’article « Communiqué du Conseil National du Droit Humain»

Rassure-toi, reconnaissance de la GLNF par la GLUA ou pas, ce n'est pas demain la veille que nous accueillerons des sœurs sur les colonnes...Et cela ne va pas non plus nous faire renoncer à la régularité. Penser que la seule raison d'être de la régularité est la reconnaissance par la GLUA, c'est raisonner en maçon irrégulier, pour ne pas dire en profane, la régularité a sa propre raison d'être en elle-même...

Propos d’un frère de la GLDF suite à l’article sur la lettre des deux loges de la GLDF en réponse à une sœur.

La mixité est, pour la GLDF, un crime d'impiété maçonnique. Ce qui les éloigne derechef des obédiences libérales, du fait que les une sont mixtes et que les autres reçoivent des frères sans réciprocité de leur part. Cela les éloigne aussi de la partie la plus importante de leur histoire – et qui celle-là – n'est pas inventée.

Les commentaires qui illustrent cet article montrent un autre aspect de la question.

Bons nombre de frères de la GLDF méprisent autant les obédiences mixtes et féminine que les femmes. Ceci dépasse largement le cadre de politique obédientielle. Il s'agit de vécu inter-personnel. Toutes les sœurs où presque peuvent en témoigner.

Si la GLDF souhaite à son tour une percée hégémonique auprès des obédiences libérales, via le REAA, elle risque de se trouver face à un sévère levé de bouclier.

Ne pas aimer la GLDF ? Vraiment ? Que Alain Graesel et ceux qui soutiennent une telle idée parfaitement ridicule se demandent eux s'ils respectent les obédiences libérales, les sœurs et les frères qui en sont les membres.

Lilithement vôtre,

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Looping 13/06/2014 03:15

Imaginons une seconde qu'un jour, la GLFF n'accepte pas les frères en visites, mais uniquement les sœurs, issu d'obédience féminine ou mixte. Je crains qu'un paquet de frère, drapé de leurs domination masculine ne le prenne très mal.

Autre chose, la GLDF suspend une loge parce qu'elle à fait venir des sœurs de la GLFF à une tenue funèbre. Elle étaient de la famille du défunt. Donc on accepte les profanes, homme ou femme, mais pas les sœurs. Faut pas déconner.

Alors que je lisais une planche en tenue, j'ai rappelé que la franc maçonnerie française n'existait pas. En effet, tous les frères ne reconnaissent pas les sœurs comme leurs égales.

La Maçonne 13/06/2014 08:47

J'imagine, Looping, leurs commentaires.
quand un frère de la GL visite un atelier de la GLFF, il lui ai rappelé qu'il n'y a pas réciprocité.
Beaucoup prenne mal ce rappel!

joaben 10/06/2014 11:44

Pour les SC, à ne pas confondre avec l'enseignement des HG, l'histoire nous a montré leur nocivité, comme l'actualité.
En matière de femmes en FM, beaucoup de contre-vérités sont proférées sous prétexte de ségrégation !
Ainsi un de ces prétextes à sexisme serait que les femmes ne seraient pas dans les FM opératifs ... alors que les textes du Moyen Age demontrent le contraire.
Autre pretexte hypocrite et surtout d'une hypocrisie sans nom : les femmes seraient "naturellement" initiées ... Si on suit ce "raisonnement", elle ont donc tout à fait leur place à côté d'initiés.
Mais dans une certaine mesure les combats en faveur de la mixité donnent des armes aux sexistes.
Car ca amène le débat sur un terrain ridicule.
Alors que c'est aux sexistes de se justifier de leur ségrégation et pas l'inverse. Comment peuvent-ils, au grand jour dans notre 21e siècle se montrer plus attardés que l'armée, les pompiers, la police ? En étant dans une organisation ou "lumière" et fraternité sont les pilliers.
Ce que l'on constate, ce sont les troubles qui agitent ces obédiences sexistes leur agressivité. Peut être justement due au côté bancal et incohérent de ce sexisme.

joaben 13/06/2014 10:24

au fait, "lamaconne" pardon de la vivacité de mon propos, par une etrange deviation d'affichage, ton propos apparaissait sous le pseudo "FRed" et j'ai donc répondu sur cette base.
C'est pourquoi, je ne comprenais rien ! Je suis completement d'accord que vos tenues sans visiteurs me paraissent tout à fait justifiées.(c'eatit même mon argument) et s'il s'agit d'affaires obedentielles, de même...
Il est tout de même pervers de la part des militants du sexisme en FM d'exloiter celà ...

joaben 13/06/2014 10:19

Le débat existe en effet dans les loges. Les FM de sexe femelle sont-elles des "soeurs" ? avec la connotation "none" ? ou des "frères" en "neutralisant" une masculinité du mot ? La maconnerie "non sexiste" anglaise a choisi de bannir l'attribut "soeur". par contre il est possible d'avoir une position intermédiare : "lorsque le prénom est cité, on peut employer "soeur", par vis à vis d'une fonction c'est "frère".
Il est vrai, accordons celà au sexistes, que ça complique un peu nos appellations mais ce n'est qu'un menu inconvénient en comparaison de la réalisation de l'absurdité du sexisme en FM et du bonheur de travailler ensemble independemment du sexe.

joaben 13/06/2014 10:11

Comme quoi, tu commences à réliser, fred, ce qui n'est qu'une evidence quand on sort du conditionnement sexiste des GL sexistes.
Une discrimination anti-mâle serait tout autant condamnable ! Mais ton argument me rappelle les racistes qui prétextaient leur racisme par un "racisme anti-blanc".
En effet, si GLFF met en avant son côté "féminin" elle apporte de l'eau au mulin des sexistes.
D'autre part, personne ne demande à personne de se renier aux blanc et noirs de devenir gris ou aux mâles et femelles de devenir hermaphrodite !
Ils sont mâles ou femelles, blanc ou noirs, grands ou petits, mais ce ne sont pas les questions dont traite la FM !
Par contre la FM a pour DEVOIR d'agir vers l'égalité et la fraternité. (pas par reference à la republique, par ces outils de FM). Le sexisme est par essence contre-maçonnique.
Par contre rien n'interdit à chaque loge d'examiner ses candidats à savoir ceux qui correspondent le mieux à leur harmonie. Ainsi une loge conditionnée depuis 50 ans au sexisme, avec des hommes auxquels on a fait gober que ce serait "sacré", "la tradition" (ce qui est faux), que les loges mixtes seraient des lupanars, tous les poncifs de ce genre son harmonie serait inevitablement perturbée par l'arrivée de femmes.
Comme pour les autres corps de la société, il faudra des décennies.

La Maçonne 12/06/2014 12:49

On rappelera à tout hasard ceci : il y a autant de femmes en FM mixtes et feminines. Les femmes choisissent leur chemin pour elles.
Il y a 90 pour 100 d'hommes en FM masculine qui ne recoivent pas les femmes comme visiteuses et dont l'argument est la tradition.
L'usage du feminin : si vous appreciez que l'on parle de vous et rêvez que l'on s'adresse à vous au féminin, faites tourner une petition dans ce sens. C'est du simple bon sens quevdes femmes s'adressent à d'autres au féminin.
Ce sont les individus à part entière qui definisse ce qui est de leur "genre". Le principe est justement de ne pas en definir surtout s'il est associé à un rôle social - pas de dire que le feminin et le masculin n'existent pas. Et encore moins d'imposer un rôle identique à tous sous le pretexte que nous sommes à la fois les deux. Le masculin et le feminin ont le droit d'exister mais pas en voulant effacer l'un des deux ou asservir l'un des deux à l'autre.
Voilà poyrquoi une obedience feminine est intéressante: elle n'efface pas le masculin et ne le reduit pas par tradition à un rôle. Tradition d'ailleurs qu'elle a remis en cause en existant.

La Maçonne 12/06/2014 12:26

En même temps, c'est quand même moi la femme ... et pour le coup, comme pour toutes les femmes, j'ai un avis sur ce qui est sexiste ou non.
Aucune tradition, culture ou histoire ne peut etre excuse de ségrégation sexuelle (et autres). C'est la communauté internationale qui le dit. Ce sont nos bases ethiques et legislatives. Cela ne peut même pas se discuter.

FRED 12/06/2014 00:20

Mon cher Joaben, Je crois que je commence a saisir ton point de vue, tu consideres que les franc macons ne doivent pas etre discriminés par leur sexe. Il faut donc les considerer en faisant abstraction de leur genre et ainsi considerer que leur genre n'interfère en rien dans la démarche, le rituel. Dans ce cas pourquoi feminiser le titre des officiers a la GLFF ? Pourquoi se referer a l'anima et a l'animus dans le processus initiatique ? Pourquoi "polariser" certains symboles pour les etudier ?

joaben 11/06/2014 20:22

euh ... on attend pas de résolution de "nos" problèmes encore moins au travers de ton approche pour le moins "suffisante" ..
C'est plutôt la FM sexiste qui est confrontée aux problèmes !
1) Tu admets donc qu'il existe ségrégation sexiste ! Voila un premier point. LA GLFF n'initiant pas de mâles est sexiste comme GLDF, GLNF, mais à un moindre degré compte tenu des visites ! Tu t'embrouilles dans tes arguments ! C'est toi qui a invoqué les "tenues de famille" GLFF pour prétexter ton sexisme obedentiel pour reconnaitre finalement qu'ils sont hors sujet..
2) Drôle de raisonnement ... où tu t'embrouilles entre tes propres arguments ! Oui GLFF est sexiste en refusant d'initier des mâles. Mais moins que GLMAF ou GLDF ou GLNF puisque GLFF accepte des visites.
3) donc pas d'arguments en faveur du sexisme. OK ! C'est bien ! tu progresses !

La Maçonne 11/06/2014 19:48

Pour vous permettre de régler vos interrogations :
1) la maçonnerie mono-genre comme la GLFF permet la visite des frères. La GLFF n'initie pas d'hommes, c'est tout. La maçonnerie mono-genre pratiqué par la GLDF interdit la visite des sœurs, mais permet celle de frère y compris ceux qui sont dans des obédiences mixtes. Il s'agit donc d'une mesure de ségrégation ni plus, ni moins.
La GLFF ne pratique pas "certaines tenues entre femmes", elle pratique des tenues "entre membres de la GLFF". Le fait d'être une femme ne permet pas plus à un homme de rester.
Il s'agit en général de tous ce qui concernent les affaires de l'obédience, de la lecture d'une candidature, d'un passage sous le bandeau, de lectures des compte rendus des députées, .etc. ... Les sœurs et les frères des autres obédiences n'ont pas le droit d'y assister. Point barre. Il ne s'agit pas de mesures discriminatoires.
2) ce qui signifie bien que l'on peut être dans une obédience mono-genre sans discriminer.
3) les arguments sur l'histoire, le rite, etc ne sont pas des arguments qui tiennent. Cependant, il y a deux manières de voir la maçonnerie : comme conservatrice (à mettre dans un musée et ce sont les "traditionnels") ou progressiste (qui considèrent que la FM a toujours évolué du rituel à la nature même de la loge et de l'obédience).
Si la FM n'avait pas évolué, nous serions à faire nos tenues dans un café et nous aurions que deux degrés passés dans la même soirée.

joaben 11/06/2014 18:37

La notion d'"excès" à quoi la mesures-tu ?
A ta contrariété ? Dans ce cas, je le comprend.
Je t'ai pris des exemples choquants non pas qu'il y ait commune mesure, mais pour te faire saisir que ca procède du même principe !
Les Soeurs de GLFD ne pratiquent pas de sexisme, mêmme si tu tentes de dédouaner par une comparaison innapropriée.
Elles pratiquent des "tenues de famille" ... c'est à dire sans visiteurs, peu importe qu'ils soient mâles ou femelles.
La difference est que vous pratiquez votre segregation sur une base sexuelle !
Je comprend bien que tu veux banaliser et même te dédouaner de la réalité de votre sexisme.
Tu te plains d'"agressivité" ... faudrait savoir ! alors que je n'e t'ai pas agressé ! Je ne sais même pas qui tu es ! Je donne une opinion sur la pratique du sexisme en FM !
Ta question n'a aucun sens ! Mais typique du mode sexiste.
Qui a demandé que "toutes les loges soient mixtes" ? Personne ! Ni au GO, ni au DH, ni à GLEFU, ni à GLMN !
Par contre des GL professent le sexisme ! Et c'est celà le sujet !
On a bien compris que les sexistes veulent renverser les rôles !
C'est à vous d'expliquer quelle satisfaction ce sexisme vous apporte ! Pas l'inverse.
Ma loge, par exemple n'a jamais revendiqué être mixte ! Pas plus qu'une ecole, une université, une entreprise, une association.
Elle a énoncé un projet maçonnique auquel ont adhéré des FM. Et personne ne s'est intéressé à savoir s'ils avaient un pénis ou un vagin ... ces organes n'ayant pas de fonction pour le travail maçonnique, que je sache !
Désolé d'être direct à te repondre mais le F de FM a aussi le sens de Franchise. Ménager par convenance ou complicité ne me parait pas très maçonnique.

FRED 11/06/2014 17:46

plutôt agressif comme mode d'argumentation et tellement excessif que cela en est dérisoire. comparer les frères qui souhaite pratiquer leur rituel entre hommes ou les sœurs de la GLFF qui souhaitent pratiquer certaines tenues entre femmes exclusivement à l'apartheid ou à l'antisémitisme c'est gonflé !
les maçons et les maçonnes sont libres de pratiquer leur rituels ou bon leurs semble, je ne vois pas ce que le fait qu'il y ait des loges strictement masculines leur enlève.
d'autre part en terme de victimisation tu te débrouille pas mal, je ne t'ai pas agressé ni insulté dans mon post c'est pourquoi je ne comprends pas le début de ta réponse.
enfin tu n'as pas répondu à ma question "qu'est ce qui justifierait que toute les loges soient mixtes?" bises fraternelles

joaben 11/06/2014 16:26

Fred ...
Accordes-moi que je fais l'effort d'argumenter mes propos alors que la plupart des réponses que je reçois ne sont qu'insultes, attaques sous la ceinture, sans rapport avec le sujet mais signifiant toute l'hostilité, non à mes ecrits mais à moi, personnellement. Peu importe mais plutôt amusant comme inversion ... que mon argumentation soit dure pour les sexistes, ca en est pas moins une argumentation. Et il faut dire les choses franchement et directement.
Faut parler simple : une loge exclusivement masculine est une loge qui pratique une ségrégation sur la base du sexe, ce qui est la définition du sexisme, que les amateurs ont de la peine à assumer.
Encore dans l'inversion, Fred ! Qui "oblige" ? Personne n'oblige une loge à recevoir ou initier des femmes ! Vous allez nous faire un numéro de victimes ?
C'est l'inverse ! Certaines obédiences sexistes interdisent aux femmes l'entrée, par principe, systématiquement ...
Etrange discours inversé ! La mixité n'a pas à être "imposée" !
C'est aux sexistes d'expliquer les raisons de leur discrimination !
Bien sûr que "ça enlève" la possibilité de travailler ensemble !

Discours proche de l'apartheid ... Qu'est-ce que ça enlevait aux noirs de ne pas monter dans les mêmes bus que les blancs ?
aux juifs de ne pas être admis dans les écoles réservées aux non-juifs ?
C'etait une atteinte à la diversité de porter atteinte au doit de rejeter les juifs par les regimes antisémites ??? ...
Je sais que les amateurs de FM sexiste ont fini par trouver normal ce sexisme(j'y suis resté 15 ans, je sais), banal ...comme l'apartheid.

FRED 11/06/2014 14:48

mon cher Joaben,
on ne peut pas remplacer l'argumentation par des invectives et la réflexion par des pré requis sur ce que peuvent penser les personnes qui ne partagent pas ton opinion.
on peut souhaiter conserver la diversité actuelle en terme de loges mixtes, féminines et exclusivement masculine sans être un ahuri sexiste, hypocrite ou de mauvaise foi.
indépendamment des raisons historiques, philosophiques ou initiatiques que l'on peut trouver à cette maçonnerie mono-genre, je m'étonne que l'on milite pour enlever la possibilité à ceux qui le souhaitent de pratiquer une maçonnerie strictement masculine alors que cela n'enlève rien aux autres frères et sœurs ? peux tu me donner les arguments qui justifierais que l'on impose la mixité en maçonnerie?

LEA 10/06/2014 00:08

Et l'avenir de la FM dans tout cela vous y penser ??? C'est avec ce type de querelles historiques que l'on entretient les guerres qui tuent encore de nos jours tant d'enfants, d'hommes et de femmes. Mettez un peu en pratique nos idéaux de base. Redescendez un peu de vos 33 barreaux. Ils vous aveuglent ! Dans ma région les relations interobédientielles sont chaleureuses et fraternelles, mais si elles ne sont pas parfaites. Une soeur de base de la GLFF.

La Maçonne 10/06/2014 11:46

Très beau témoignage du passé, Christophe.
Merci

Christophe 10/06/2014 09:47

Je trouve que l'exemple de Decembre-Allonnier (1836-1906) est un bel exemple de tradition perdue. Il était donc 33ème actif au Grand Collège des Rites. Mais aussi membre de la 1ère heure du DH.
On lui a fait un mauvais sort.
Après avoir créer ce SC, il en a été président peu de temps pour laisser la place à la femme de George Martin, Marie-George Martin.
Et ... on l'a oublié.
A tel point que lorsque Remy Boyau (1890-1967) a écrit son livre sur l'histoire du DH (il était 33ème et président de ce SC DH), il ne savait pas qui était ce "decembre". Il demanda conseil à Alec Mellor, féru d'histoire, qui lui dit que c'était en fait deux personnes et non pas une, de peu d'importance et forcément membres de la GLdF et peut-etre du SCdF !!! Car il allait se soit que le DH, du 1 au 33, était issu du SCdF-GLdF-GLSE.

Les origines étaient oubliées, et à partir de là on peut tout dire et justement partir en querelle en oubliant l'essentiel. L'histoire nous apprend qui nous sommes, ce que nous avons fait, pour partir de l'avant et construire.

Bref, c'est Corneloup qui le remit sur le bon chemin historique. Comme quoi!
Je pourrais en dire plus sur ce maçon, amoureux de Jean-Jacques Rousseau et de la Révolution française, syndicaliste des époques héroïques: il pensait que la maçonnerie devait effectivement s'occuper des autres et pour cela s'élargir aux femmes sur un pied d'égalité avec les hommes afin d'être plus efficace pour la société. Une belle figure oubliée.

"Et l'avenir de la FM dans tout cela vous y pensez ???" Il était l'avenir de la FM, et j'espère que beaucoup d'autres D-A existent: de cela je suis persuadé, mais la parole circule-t-elle aussi pour elles et eux?

La Maçonne 10/06/2014 08:53

Je connais un frère de la GL qui disait comme Lea durant 20 ans. "C'était des pontes, des vieux qui se raccrochaient à la régularité". Cela ne l'interessait pas.
Sauf que maintenant, on lui explique qu'être athée, c'est mal. Que visiter la GLFF risque de le voir passer en justice maçonnique. Etc.
Un réveil brutal.
A force de laisser les autres décider pour toi, et bien ils decident.

La Maçonne 10/06/2014 08:44

Ce sont les maçons de base qui font l'obédience.
Cette situation est aussi liée au laxisme des frères. S'occuper de la gestion de l'obédience, ce n'est pas de la Maçonnerie. Ensuite, les conflits c'est pas dans l'idéal maçonnique.
Nous travaillons à l'universalité, au progrès, etc.
Certes. Une obédience n'est pas universelle.
Ensuite, qui fera le sale boulot?
Demander aux autres de le faire tout en étant des sur-hommes ou femmes, n'est ce pas le pire?

Christophe 10/06/2014 07:35

Bien sûr, c'est là que l'on maçonne: entre et dans les loges et entre membres de ces loges, loin des appareils! Ceci dit, c'est un tout: on maçonne dans un cadre qui a ses traditions. Oublier le cadre, c'est oublier les idéaux. Ils sont consubstantiels.
Quant aux 33 barreaux: avec l'âge, on se limite par nécessité :-)
Mais c'est une réflexion intéressante: les hauts-grades, sont-ils au-dessus ou à coté. Sont-ils des up-grade ou des side-degrees ?

Christophe 09/06/2014 18:24

Pour les hauts-grades du REAA, tant pour le DH, que pour les obédiences féminines anglaises, que pour la GLFF, ceux-ci ont été conférés par Decembre-Allonnier, membre du Grand Collège des Rites.
En effet, George Martin n'était pas 33ème, mais 30ème à l'époque de la création du DH. C'est le 11 mai 1899 que Decembre-Allonnier consacra les 10 premiers 33ème DH, ainsi le premier SC du DH fut constitué. Mais ce n'est que 2 ans plus tard, le temps de l'étoffer, de trouver ses marques, que ce SC s'inscrira véritablement dans l'organisation du DH, avec ... Decembre-Allonnier comme président (temporaire). C'est ce Suprême Conseil qui est à l'origine de tous des autres.

Une bonne relation de cela (mais ce n'est pas la seule) se trouve dans le livre de Remy Boyau sur l'histoire du DH.

C'est pas mal non plus: d'une manière bien plus solide, cela fait également remonter à 1728 ;-)

Christophe 09/06/2014 20:32

Je ne pense pas que ma question ait une réponse.
Une vie en-dehors du GOdF? Cela veut dire quoi?
Toutes les loges étaient sous ce chapeau, mais elles gardaient leurs spécificités et leurs rituels particuliers. La mienne vient du XVIIIème, et le pays ayant changé de propriétaires plusieurs fois, elle a donc connu 5 obédiences. Mais elle pratique toujours son propre rituel dont de larges éléments lui viennent de sa tradition du XVIIIème. Elle n'a pas perdu son âme lorsqu'elle rejoint le GOdF en 1808, ni pour s'en séparer, sans surprise, en 1814.

Le malentendu ne vient pas de là. Il vient de cette construction de l'esprit qui veut qu'une obédience soit monolithique. Le GOdF ne l'est pas, chaque loge qui y est liée à ses spécificités rituéliques, et on peut, pour certaines d'entre elles, faire de l'archéologie rituélique, comme pour la mienne.
Par contre, ce n'est pas possible à la GLdF, puisque les rituels sont fixés par le centre, et on ne peut en changer une virgule.
Cela veut dire que, dans l'allégorie de l'ancienneté, la GLdF est obligé d'essayer de trouver sa filiation d'obédience à obédience. L'allégorie trouvée est de le faire avec la GL de France post-Grande Loge de France.
Mais pas de chance: 1/ cette Grande Loge après 1771 a finalement interdit la pratique des hauts-grades. 2/ Elle s'est fondue dans le Grand Orient.
Et donc il fallait bien tordre la réalité historique et créer une allégorie de toute pièce.

Et c'est idiot! La filiation de la GLdF est notamment américaine, et par là sur une branche maçonnique française tout à fait intéressante car relativement isolée de l'évolution majoritaire française, et dès lors qui a évolué pour elle-même dans les îles sous le vent.
Le GOdF d'aujourd'hui partage aussi cette filiation.

Tout comme les maçonneries féminines ou mixtes qui partagent plusieurs filiations, tant le GOdF que la GLdF partagent aussi plusieurs filiations, comme beaucoup d'autres juridictions et même des loges. C'est cela qui est beau.

A tordre l'histoire, on se coupe de son histoire et de sa richesse. La GLdF, lorsqu'elle réinvente son histoire, en fait, se défait de sa tradition. Celle-ci est tellement belle, dommage.

Christophe 09/06/2014 19:43

Je suis ouvert à en connaître plus ... mais à vrai dire, sous Napoléon, je ne connais pas de loges sauvages qui ont eu une suite ?
La volonté de l'empereur était l'unité de la FM et, à ma connaissance, c'est ce qui a eu lieu, REAA compris.
Si l'on examine loge par loge celles qui subsistent ensuite, à ma connaissance (mais peut-être n'ai-je pas encore été assez loin), il n'y a pas photo.
Donc lesquels?

FRED 09/06/2014 18:58

si le peu de loges bleues subsistant après la révolution s'étaient rassemblées sous le GOdF cela ne signifie pas que le GOdf soit le seul "ancêtre" parmi les obédiences actuelles. l'histoire maçonnique en continu jusqu'en 1799 et en pointillé durant le premier empire montre l'existence d'une vie maçonnique en dehors du GOdF.

Christophe 09/06/2014 18:37

Et pour les "grades" symboliques: toutes les loges bleues du temps de Napoleon étaient au GOdF ... quelques unes (très peu) se sont rattachés sous la restauration (1821) au nouveau SC écossais (son nom d'époque). Voilà pour quelques filiations. Ce qu'il y avait aux XVIIIème? En tout cas, aucune des loges dites écossaises du XVIIIème (encore faut-il bien comprendre de quoi il s'agit) n'ont été fondatrices du SC écossais, niveau symbolique. Pour les explications allégoriques de notre ami Graesel, lisons cet autre ami Trebuchet re- ;-)

FRED 09/06/2014 18:13

bonjour Lilith,
ton article ne risque pas d'éclaircir le débat. tu mélanges différents problèmes déjà très durs à trancher individuellement. si nous voulons débattre comme des Sœurs et des Frères nous devons faire taire nos ego ou du moins leur faire baisser d'un ton pour écouter l'autre.
le problème du projet de confédération est un problème politique d'obédience et de Suprêmes conseils qui veulent retirer le meilleur avantage possible de la situation créée par la déconfiture de Stifani.
le problème de la réception des Sœurs dans les loges exclusivement masculine et au delà celui de la maçonnerie "mono genre" est un problème historique, philosophique et initiatique.
quand au problème de la volonté des instances du GODF de vouloir fédérer derrière elles la totalité de la franc maçonnerie française, voire continentale, ce n'est pas nouveau et tout le monde vit avec depuis au moins 200 ans.
la GLDF joue gros dans cette histoire et je crois le conseil fédéral et le GM de bonne foi quand ils croient pouvoir récupérer quelques milliers de frères de la GLAMF sans perdre l'âme de l'obédience. malheureusement je crains qu'ils ne se trompent lourdement.
bises

La Maçonne 11/06/2014 19:30

Pour l'histoire de la GLDF : à lire aussi le très bon livre de F Jupeau-Réquillard (c'était sa thèse de doctorat) sur la GLSE qui est le début de la GLDF.

La Maçonne 11/06/2014 19:28

A lire à ce sujet, les articles sur les "loges d'adoption" qui risque de te faire revoir la question de la non-initiation des femmes ...
Es-tu sûr que le GADLU est un homme?

FRED 09/06/2014 22:28

Je n'ai pas le sentiment vu la somme et la qualité du travail produit par louis trebuchet que la GLDF reinvente son histoire, elle semble plutôt vouloir la regarder enfin avec un oeil d'historien. Il faut que nous nous mefions nous maçons de base de ne pas reprendre sans les vérifier des invectives qui cachent des querelles personnelles.

FRED 09/06/2014 22:17

Si la question de la mixité n'a aucun fondement initiatique pour quelle raison alors les legendes de tous les grades du reaa et du français ne font appel qu'a des personnages masculins ?

La Maçonne 09/06/2014 21:04

La visite des soeurs - et son interdit - n'a AUCUN motif d'ordre initiatique. La GLDF reçoit des frères du DH, s'il y avait un motif initiatique ils ne seraient pas plus reçu.
Ce n'est que de la ségrégation sexuelle. Aucune tradition ne peut être utilisée comme excuse.
La GLDF ne peut pas espérer faire perdurer ses relations, qu'elle nie avoir, avec les obédiences féminines et mixtes -
La Glamf est une obédience qui existe, munie de ses constitutions. La GLDF n'aura à récupérer aucun frère.... Ils rêvent debout! Pourquoi des hommes qui ont fondé leur propre obédience iront s'ennuyer à la GLDF?

Sous Napoléon et dans divers régime, les GM étaient désignés par l'état et les débats politiques et religieux interdits. Au point que les CM dénonçaient eux même les frères.. Les radiaient, les faisaient mettre en prison et fermaient la loge.
L'histoire du suprême conseil est d'ailleurs parsemées de ces révoltes de frères, jusque ouvrir la GLSE. Initier une femme (Maria) et fonder le DH puis la GLDF...

Les loges au 18ème siècle étaient plus indépendantes et ne suis pas sûre qu'on les trouve toutes au GODF.
Néanmoins, le travail des pouvoirs politiques fut de rassembler ces loges dans un système pyramidal plus facile à surveiller et à contrôler.
Pas de quoi donc applaudir et se battre pour savoir qui est qui, vu le rôle du GODF au 19ème siècle.
Les rites en loge bleu.du REAA apparaît réellement qu'en 1829. Sa demarche n'a rien à voir avec ce qui se pratiquait au 18ème.