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La Maçonne

Dans mes murs : franc-maçonnerie mixte & féminine.

Dans mes murs : franc-maçonnerie mixte & féminine.

Suite à plusieurs articles de ce blog « athée et franc-maçonnerie » http://lamaconne.over-blog.com/2014/07/athee-franc-maconnerie.html et « de nos fondations » http://lamaconne.over-blog.com/2014/03/de-nos-fondations.html, une discussion parallèle est apparue à divers lieux et niveaux.

« De nos fondations » explique, pour résumer, que se sont elles qui importe. Elles sont, pour ma part, notre méthode et nos outils, voir le besoin de la quête, plus exactement ce qui conduit une femme ou un homme à entrer en maçonnerie et à y rester. Le plus difficile est d'ailleurs d'y rester. Les murs quant à eux sont nos obédiences, nos constitutions, bref son cadre institutionnel c'est-à-dire la construction même de la maçonnerie passée et actuelle liée à son histoire et à celles et ceux qui nous ont précédé. Chaque sœur et chaque frère sont héritiers – cela nous sommes tous d'accord –

C'est en fait l'éternelle différence et débat entre le fond et la forme, le contenu et le contenant, le flacon et l'ivresse.

Cependant avant toute chose, définissons ces murs et de là nos fondations.

Pour se faire, je vais me référer essentiellement à l'histoire de la maçonnerie mixte et féminine, non pas uniquemernt sur la chronologie des événements mais sur ce qu'elle a construit ou déconstruit.

Dés le début, souligne Jean-Pierre Bacot, historien de la maçonnerie mixte et féminine, que je ne présente plus, les femmes ont choisi la mixité – plutôt que la non-mixité – aussi bien au 18ème siècle pour les loges dites d'adoption qu'à la fin du 19ème siècle lors de la fondation du Droit Humain.

Or, s'il y a une règle fondatrice en franc-maçonnerie qui apparaît être la mieux respectée, c'est la transmission. Ainsi la première femme initiée ne pouvait l'être que par ceux qui l'était déjà, c'est-à-dire des hommes. Maria Deraismes est celle-là, qui a initié – elle et avec d'autres frères – d'autres femmes, construisant la chaîne nécessaire à l'édification de la première loge mixte, le Droit Humain et de la première obédience mixte.

La féminisation de la franc-maçonnerie, suivant l'expression de Jean-Pierre Bacot, a donc commencé par la remise en cause de son caractère exclusivement masculin par quelques rares hommes. L'intérêt aussi de l'aspect de l'histoire de la maçonnerie mixte et féminine réside aussi dans le fait que les protagonistes, les pionnières comme les pionniers, étaient peu nombreux.

Ce caractère exclusivement masculin apparaît – rappelons-le – comme une règle de la Constitution d'Anderson.

Soulignons aussi que l'initiation de Maria Deraismes n'a nullement eut lieu dans une loge du GODF qui, pourtant, avait remis en cause une autre règle quelques années plus tôt : la croyance en dieu et en l'immortalité de l'âme.

Il n'y a donc, a priori, aucune relation de cause à effet entre la définition du GADLU et l'initiation des femmes. Jean-Pierre Bacot estime que le GODF en supprimant l'obligation de croyance en dieu s'était isolé sur le plan international et que l'entrée des femmes aurait considérablement compliqué les choses. Ce qui démontre que la maçonnerie et son organisation est plus encline à penser en terme d'alliance qu'en terme d'évolution.

Maria Deraismes a été initiée une loge de la Grande Loge Symbolique Ecossaise, scission des loges bleues appartenant au Suprême Conseil du REAA. Pour situer ce Suprême Conseil, il est celui fondé par Grasse-Tilly, ayant apporté un système de hauts grades en 33 degrés (du 4ème au 33ème) qu'il avait bien décidé de monnayer en France. Ce Suprême Conseil fonda plus tard l'actuelle GLDF, scissionna dans les années 60 pour rejoindre la GLNF, qui scissionna à nouveau pour rejoindre les rangs de la GLAMF. Bref, une habitude que des historiens sauront analysés. Or, voilà – ce Suprême Conseil est entré dans l'histoire avec le Droit Humain et Maria Deraismes. Avant il n'était qu'un système de hauts grades pratiqués par des frères, un système récent qui s'est imposé par diverses manœuvres* au sein du GODF, hégémonique sûrement (ou tentant de l'être) et imprégné de ce que l'on appelle aujourd'hui de « spiritualisme ».

La première loge mixte fondée, le Droit Humain en pleine expansion, il est apparu plusieurs façons de faire pour les femmes : françaises essentiellement et une anglaise.

La française est d'être restée mixte.

Le Droit Humain s'est développé autant en France que dans le monde, en initiant des femmes comme des hommes, construisant ainsi une obédience mixte. Son histoire, de plus d'un siècle, montre que cette mixité est fondatrice pour l'obédience, même si ses justifications ont évoluées au fil des années.

Au départ, nécessité de transmission : Maria Deraismes et les suivantes, avec en 1899, fondation du Suprême Conseil du Droit Humain à partir de ce fameux Suprême Conseil, fondateur aussi de la Grande Loge de France. Là, aussi la nécessité de transmission a fait loi : des frères ont transmis à des sœurs les 33 degrés.

La justification suivante fut la « surveillance des femmes », sa mise sous tutelle au sein même de la loge, dans le respect d'ailleurs des lois du pays. La mixité était garante des bonnes mœurs des sœurs, la preuve des capacités des femmes – mises en quelque sorte en compétition avec les hommes – permettant la fondation d'une maçonnerie de couple ou familiale. La complexité des personnalités de Maria Deraismes et Georges Martin entrent, d'ailleurs, en ligne de compte.

Georges Martin réclamait certes, pour les femmes, un droit à l'instruction, des droits politiques et les mêmes droits au travail que les hommes, cependant (souligne François Jupeau-Réquillard, L'initiation des Femmes), il n'imagine pour la femme que des rôles de mère et d'épouse.

«L'avenir appartient à la franc-maçonnerie mixte ; sa philosophie humaine, son programme social et sa morale familiale assureront sa domination fraternelle sur le monde entier » (Georges Martin).

Aujourd'hui, le Droit Humain a dépassé, fort heureusement, cette notiom de « maçonnerie familiale » ou « de couple ». Elle est devenue une école d'égalité homme et femme, la mixité demeurant son élément fondateur – sa preuve expérimentale -

La différence entre Maria Deraismes et Elisabeth de St-Léger n'est pas dans leur initiation respective et les circonstances de celles-ci, mais dans ce qu'elles en ont fait, l'une et l'autre. Maria Deraisme a choisi la transmission à d'autres femmes, créant ainsi une chaîne, alors que Elisabeth de St-Léger a manqué à son histoire en initiant des hommes.

L'une est fondatrice, l'autre est morte. L'autre s'est battue – et d'ailleurs on peut même dire qu'elle n'a fait que cela – l'autre a vécu de ses privilèges. L'une avait un objectif, l'autre n'avait finalement pas vraiment son mot à dire. Nous sommes donc face à deux modèles de « première initiée » bien différents l'un de l'autre et qui conditionne l'existence d'une obédience mixte, comme le Droit Humain, et très certainement la manière d'aborder la maçonnerie pour les femmes. Les femmes sont initiées par choix, (pas parce qu'elles tombent dedans par hasard) et parce qu'elles ont déjà un avis sur ce qu'elles sont vis-à-vis de leur société. Il y a donc, d'ors et déjà, une manière d'être « maçonne » qui est très certainement resté dans notre façon d'aborder une profane. Pour ce point, je suis d'ailleurs un « bon exemple » et curieusement, (quitte à parler de moi), ceci ne s'est pas diluée dans le temps et même modérée.

Il est aussi nécessaire de préciser que Maria Deraismes était libre-penseuse, en sus d'être féministe, elle présida d'ailleurs un Comité Anticléricale qui était composé de 1000 délégués.

* Maria Deraimes, pour en savoir plus - http://www.droithumain-france.org/node/151

La rupture de la femme avec le dogme est un acte de délivrance, une oeuvre de libération, une déclaration d'indépendance...Qui nous a avilies, abaissées, si ce n'est la foi religieuse?

Nous répudions à la face de l'univers cette fable du péché originel, aussi absurde que monstrueuse. Il est temps que l'humanité soit libérée de cette malédiction légendaire, et qu'elle repousse comme une fable cette fatalité de malheur!
Citation de Maria Deraismes.

Dans mes murs : franc-maçonnerie mixte & féminine.

L'anglaise est de n'être pas rester mixte.

Les deux obédiences féminines anglaises sont issus du Droit Humain et de la célèbre et controversée Annie Besant. La première loge mixte anglaise fut fondée en 1902. Ce fut, note toujours Jean-Pierre Bacot (in Les femmes et la franc-maçonnerie en Europe), la première loge du Droit Humain qui travailla à la gloire du Grand Architecte de l'Univers (le Droit Humain travaillait au Progrès de l'Humanité) et mis une bible en troisième lumière.

En 1921, il y avait 27 loges du Droit Humain en Angleterre, 77 aux Etats Unis et 20 en France … Ces chiffres font rêver et qui indiquent la force de cette jeune obédience.

La scission de trois loges anglaises du Droit Humain survint en 1908. Les sujets de discorde étaient nombreux : direction par la France dont un Suprême Conseil hégémonique et occulte, la personnalité de Annie Besant et la théosophie.

En 1920, cette nouvelle obédience (appelée OWF depuis 1958) décida d'initier que des femmes, attendant que les frères d'origine disparaissent d'eux mêmes _ autrement dit décèdent - pour devenir exclusivement féminine en 1935. Une première femme est élue, alors, Grande Maîtresse.

En 1913, cette obédience subit une scission pour ouvrir « The Honourable Fraternity of Ancient masonry », elle-aussi féminine.

Une seconde scission du Droit Humain fonda, quant à elle, une nouvelle obédience : The Order Of Ancient Free and Accepted Masonry, en 1925. Cette obédience mixte fut dirigée néanmoins par un Suprême Conseil Féminin. Les causes de cette dernière scission sont identiques à celle qui donna naissance à l'OWF.

C'est cette dernière obédience qui transmit à neuf sœurs de la jeune Grande Loge Féminine de France les hauts grades du REAA, avec en particulier le soutien de MC Debenham, ancienne du Droit Humain (initiée en 1920), de la Société Théosophique, bouddhiste et fondatrice de l'obédience. Celle-ci accepta de transmettre aux sœurs françaises les hauts grades, ce que les autres obédiences dont le Droit Humain en France avait refusé.

A ce jour, en Angleterre, il existe quatre obédiences mixtes y compris une fédération anglaise du Droit Humain et deux obédiences féminines.

Comme vous avez certainement perdu le fil à la fin de la première scission, je vais m'arrêter à celle-là. Féminine, théiste alors qu'elle était mixte et (que) théosophique et déiste, elle a largement reformulée son identité en s'en appropriant une autre. L'influence de la maçonnerie masculine anglaise l'explique. Elle est en quelques sorte la copie féminine de l'UGLE.

Cependant, malgré tous ses efforts, elle ne respecte pas les constitutions d'Anderson (quelque soit le cru) même si elles s'appellent entre-elles « brother ».

De même, nous ne pouvons être interpellé par un autre fait. Cette obédience a décidé d'être féminine parce qu'elle était « contre la mixité » (c'est grosso modo ce que nous pouvons lire généralement à ce sujet). Soit. Ce n'est pas la seule et la première qui soit « contre la mixité ». Jusque là donc, rien de nouveau. Elle a décidé de ne plus initier d'hommes, alors qu'elle pouvait choisir de ne plus initier de femmes.

L'intérêt est là : ce n'est pas la mixité qui est fondatrice (pour elle) mais l'entrée des femmes en maçonnerie.

Dans mes murs : franc-maçonnerie mixte & féminine.

La maçonnerie féminine en France.

C'est un tout autre parcours qui a permis la fondation de l'actuelle GLFF (Grande Loge Féminine de France). Maria Deraismes a été initiée dans une loge de la GLSE (Grande Loge Symbolique Ecossaise). Suite à la fondation des deux Droit Humain et l'année suivante la GLDF, les loges de la GLSE (du moins ses membres) ont rejoint la GLDF et se partageant avec le Droit Humain.

Quelques loges de la GLSE n'ont pas suivies le mouvement et ont décidé de devenir mixtes, incluant d'ailleurs dans leurs statut « l'égalité entre les hommes et les femmes ».

Elle devint d'ailleurs une source d'ennui sans fin pour le Droit Humain. Cette GLSE reformulée a initiée des sœurs au REAA, dont la célèbre Louise Michel et l'incomparable Madeleine Pelletier (dont la photo illustre cette partie de l'article).

Madeleine Pelletier ne peut pas être considérée comme fondatrice des loges d'adoption, bien qu'elle rejoint dès 1904 "la Nouvelle Jérusalem" (GLDF). Elle fut une féministe des plus radicales de son époque. Anthropologue puis psychiatre, (première femme et d'ailleurs autodidacte), elle militait pour la contraception et l'avortement (entre autre) et remettait en cause le stéréotype de genre ... Bref, en 1904, elle était pour le moins en avance sur son temps. Il faut, de même, signaler que les théories sur la construction du genre de Madeleine Pelletier sont toujours étudiées.

Ces femmes ont fondé les loges d'adoption de la GLDF avec la complicité des frères de la GLDF (eux mêmes issus de la GLSE n°1). Ceci sans l'autorisation de la GLDF au moins pour la première loge, qui fut fermée et ré-ouverte .. qui est la numéro 2. Avez-vous tout suivi ?

Nous étions en 1904. Le rituel d'adoption n'a été donné aux sœurs qu'en 1913 d'après certaines sources, bien que cela peut être plus tardif.

Plus exactement, nous ignorons à quel rite ces premières sœurs travaillaient à la GLDF. Nous ignorons si elles ont été initiées une seconde fois – et si oui, à quel rite ? En effet, comment des frères qui ne pratiquaient que le REAA pouvaient initier des femmes à un rite d'adoption inconnu d'eux depuis plus d'un demi-siècle?

Nous pouvons soupçonner que les loges de la GLDF étaient devenues simplement mixtes, au moins pour les premières années de l'histoire des loges d'adoption. Ces sœurs issus de la GLSE mixte se sont tout simplement installées sur les colonnes avec les frères.

« L'adoption » est donc un mythe, aujourd'hui entretenu par la GLDF, qui n'est pas même fondatrice de la première loge d'adoption et encore moins de la Grande Loge Féminine de France.

Nous pouvons nous étonner aussi d'un autre fait, comment ces femmes ont accepté de perdre le REAA ? Pression de frères et de la GLDF avec pour allié le conformisme d'une poignée de sœurs ?

Après la 2ème guerre mondiale, 90 sœurs, le rituel d'adoption sous le bras, ont été mises à la porte de la GLDF, avec un chèque de 20000 Francs, un nom imposé « Union Maçonnique Féminine » par la GLDF et des locaux insalubres payés durant cinq ans par la GLDF. Autant dire que c'était mal parti. Assez mal parti, pour que l'incontournable Boucher estime en 1949 qu'elles disparaîtront***. C'est d'ailleurs le souhait ardent de la GLDF, qui débarrassé de tout présence féminine, pouvait contempler son nombril et sa marotte : la reconnaissance avec les anglais.

En 1954, elles sont 300 sœurs et changent de nom pour devenir la Grande Loge Féminine de France, refusant ainsi le nom imposé par la GLDF.

Comique de situation : En 1959, alors que la GLDF avait les yeux rivés outre-manche en quête de régularité, la GLFF adoptait le REAA. La filiation avec les premières sœurs initiées, 50 ans plus tôt, à la Nouvelle Jérusalem, qui était mixte**, de la GLDF (1906) est évidente. Pourtant, nous ignorons comment les sœurs de la GLFF se sont procurées les rituels des trois premiers degrés. Il n'existe qu'une série de conjectures. C'est certainement le secret maçonnique le mieux gardé.

La transmission s'est certainement faite un peu plus sérieusement qu'au coin du feu. On peut dire clandestinement par des frères de la GLDF.

Bouclant une boucle, les hauts grades ont été transmises par les sœurs anglaises.

Quiconque est vraiment digne de la liberté n'attend pas qu'on la lui donne, il la prend.
Madeleine Pelletier

Dans mes murs : franc-maçonnerie mixte & féminine.

Le hasard faisant bien les choses, Jean-Laurent Turbet a la gentillesse de nous rapporter les propos de Michel Dumesnil de Gramont, Grand Maître de la GLDF qui serait à l'origine de la marotte et de l'éviction des sœurs de l'obédience :

« Nous le devons d'autant plus que pour tenir ce rôle nous n'avons rien à changer dans la structure profonde de notre Ordre et dans ses méthodes. C'est, il faut le reconnaître, une extraordinaire bonne fortune que d'avoir simplement à reprendre des traditions que le temps et les événements n'ont en rien altérées. Loin de les abandonner, le seul et utile effort que nous ayons à faire, c'est de les reprendre dans toute leur pureté, de revenir, dans toutes nos manifestations, au véritable esprit maçonnique que l'imitation, parfois inconsciente, des habitudes profanes tendait souvent à obscurcir. »

http://www.jlturbet.net/2014/07/gldf-le-rendez-vous-avec-son-histoire-cmf-et-fraternite-universelle.html

La « pureté » et le « véritable esprit maçonnique », ainsi que « les sources authentiques de l'esprit maçonnique » sont très éloignées de la maçonnerie mixte et féminine. Encore aujourd'hui, la GLDF et sa CMF le précisent : c'est sans les femmes. La féminisation de la maçonnerie est une attaque cruelle à cette pureté, un coup bas – devrions-nous dire & sans mauvais esprit – C'est rayer de l'histoire de la maçonnerie Anderson et « les sources authentiques ».

On ne peut donc imaginer ces obédiences entrer dans un cadre ainsi défini. Ce n'est pas le modèle des anglaises, peu inspirant par ailleurs et un peu trop … anglais, qui les fera changer d'avis.

Libre-pensée, féminisme, mouvements sociaux sont leurs origines.

De nombreux aspects de ces obédiences surprennent : que ce soit dès leurs fondations comme le choix du rite , que la notion même de « pureté » qu'elles ne connaissent fort heureusement pas et qu'elles réfutent par leur seule existence, …Ceci dans un prochain article (ici : http://lamaconne.over-blog.com/2014/08/dans-mes-murs-franc-ma%C3%A7onnerie-mixte-et-f%C3%A9minine-2.html)

Lilithement vôtre,

* lire le n°4 de Critica Masonica pour connaître les « manoeuvres » en question. : http://lamaconne.over-blog.com/2014/06/critica-masonica-n-4-est-sorti.html

**source : JP Bacot – Les femmes et la Franc-maçonnerie en Europe.

*** cf article ici : http://lamaconne.over-blog.com/le-boucher

****in Que sais-je ? Citation de Andrée Buisine in Les Hauts Grades Féminins Ecossais.

Andrée Buisine est une des sœurs qui a traversé la Manche pour recevoir les Hauts Grades des Anglaises.

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Lamouline 14/04/2015 15:02

Fort intéressante ton histoire des soeurs en maçonnerie. Je suis un "vieux" frère belge: 10 ans au Grand Orient de Belgique et 36 ans au Droit Humain (dans cet ordre).Ceux qui prennent pour prétexte que l'exclusion de la femme est prévue par les constitutions de 1723 (dites d'Anderson) devraient les connaître. Nous nous trouvons alors non seulement en Angleterre il y a 300 ans, mais surtout dans un contexte très "opératif". Relisons: "Aucun maître ne prendra d'apprenti s'il n'a pas de travail à lui fournir, s'il n'est pas jeune, sans défauts corporels l'empêchant d'apprendre l'art, de bonne famille, non esclave, ni femme , ni homme immoral." Si l'on ne laisse entrer que des jeunes en maçonnerie (au sens de l'époque, autrement dit des gamins), je crains que le recrutement soit difficile. C'est pour rire. Votre frère qui aime bien les soeurs. Roger.

La Maçonne 21/04/2015 19:22

Merci Lamouline pour tes précisions.

Fredus 18/08/2014 22:34

J'avoue avoir perdu le fil conducteur de ce billet quelque part du côté de la scission de 1908. Je me suis pourtant appliqué à essayer de faire travailler mes deux hémisphères de concert à la même tâche : suivre le développement jusqu'à la fin (NB : je suis un homme...). Tout cela me paraît très compliqué, et ne concerner en définitive qu'un nombre apparemment restreint de soeurs. Pour une Madeleine Pelletier, personnage manifestement haut en couleur, combien de soeurs anonymes plus en accord avec leur époque ?

La Maçonne 19/08/2014 11:10

Elles n'étaient pas nombreuses .. vers 1904
La GLSE n°2 représentait 4 loges mixtes
Le Droit Humain en avait certainement à la même époque pas plus de 7
Les soeurs de la première loge d'adoption provenaient de la GLSE n°2
Aucune n'était en accord avec leur époque ....

Joaben 14/08/2014 06:17

Chere lilith, pardonnes moi de te rappeler un acteur essentiel dans ton exposé : GLFMW gl uk membre associé de glefu. Je t invite a lire leur site. Pas commode sur iphon .

TS 13/08/2014 11:47

merci pour cet article qui je dois dire m'a régalé sur l'origine de la maçonnerie mixte ainsi qu'a l'histoire de ces sœurs .

Joaben 12/08/2014 07:03

J yves il n y a aucun probleme de mixité en FM. Par contre subsistent des problèmes de sexisme.

Joaben 12/08/2014 07:03

J yves il n y a aucun probleme de mixité en FM. Par contre subsistent des problèmes de sexisme.

Joaben 14/08/2014 06:12

J yves quelques soient les pretextes invoqués c estdu sexisme, par défintion. De plus ce pretexte classique au sexisme est largement démenti par la réalité. Au fait au travail comment font les entreprises, administrations, pompiers, religions ? Reconnais que ca tient pas debout votre sexisme dont vous commencez a avoir honte, ce qui est un premier pas.

J-Yves. 13/08/2014 09:59

Dans l'Obd.°. que je connais la mieux, c'est à dire la mienne (GLDF), les raisons de la non-mixité ne sont pas de l'ordre du sexisme à proprement parler. C'est beaucoup plus simple et trivial que cela: c'est que nos Log.°. deviendrait des clubs de rencontre, enfin, encourrait le risque de le devenir. On connaît les hommes, leurs faiblesses, et nos moitiés... des Lilith en puissance ! ! ! Pas sûr d'ailleurs que nos "régulières" nous laisseraient 2 soirs par semaine rentrer à des heures indues, ect ect ect... J'ai toujours entendu ces arguments prononcés en catimini, pour affirmer la "masculinité" obligatoire de notre Obd.°. .
Les temps changes, et la Tradition évoluera, forcément.... Et tant ou temps mieux...

La Maçonne 11/08/2014 10:26

MTCF Jean-Yves, sont nombreux encore les soeurs et les frères qui ne connaissent pas l'histoire de la FM mixte et féminine.

CHOPINAUD 11/08/2014 09:31

Et si la mixité n'était qu'un faux problème ou la 1ere etape indispensable au grand chantier que constitue la fin du secret (!?) et l'ouverture, la transparence de la FM ?

La Maçonne 11/08/2014 10:28

Certainement, Chopinaud - d'où mon insistance à présenter la "version anglaise"

J-Yves. 11/08/2014 08:32

Hé bé... Voilà des vacances bien utilisées. Je t'avoue, Lilith, que j'ai failli retourner me coucher avant la fin de ta chronique. Non qu'elle ne soit pas inintéressante, mais alors particulièrement roborative ! Moi qui suis de la GLDF, je sais bien que ce n'est pas pour demain la présence visiteuse de nos soeurs. Quant à la mixité... les raisons données sont parfois si triviales que de toute façon une remise en cause de "la Tradition" est de de toute façon inenvisageable par une majorité de thuriféraires du REAA. Mais les temps changent, lentement mais sûrement... A demain donc...