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La Maçonne

Je suis athée.

Si vous en avez marre de ce sujet, pour ma défense, je souhaite préciser en avant-propos à cet article, que c'est Astride Mandos – le Robin de la Maçonne - qui m'a demandé que je définisse comment, moi personnellement, je suis athée et maçonne.
En effet, jusqu'à présent, je me suis permise de faire des analyses et des définitions sans m'aventurer à expliquer ce que je suis et à quoi ressemble ma démarche en maçonnerie. En effet, à mes yeux, une démarche initiatique est personnelle. C'est d'ailleurs son intérêt. Elle ne peut à ce titre se transmettre, à moins de vouloir en faire une religion ou un dogme. Je ne me prends pas non plus pour la « super maçonne qui a tout compris à tout grâce à son lourd passé maçonnique » d'où le fait qu'il est accessoirement peu intéressant de présenter ma démarche (dont tout le monde se fiche).
Dans cet article, je déroge à ma petite règle personnelle. Je décris, pour une partie, ce qui est ma démarche et surtout sur quoi elle repose en ma qualité d'athée. Je dis bien en partie, parce qu'elle ne se résume pas à cela.
 
Dans l'article qui suivra, demain, je vous présente une étude faite par un frère de la GLNF qui a, quant à lui, une démarche complètement différente car théiste.  Un article qui est un peu plus "savant" que celui que je vous propose aujourd'hui que voici : http://lamaconne.over-blog.com/2014/09/la-mysterieuse-relation-au-bien.html
Je suis athée.

Comment devient-on athée.

Je ne me suis pas levée un matin en décidant de devenir athée. Je le suis. Tout simplement. Cela fait d'ailleurs partie des choses que nous sommes sans que nous y mettions un nom, sans même chercher à le devenir, sans même d'ailleurs vraiment savoir comment nous le sommes devenus. Je n'ai pas eu de prise de conscience douloureuse et brutale … J'ai été baptisée, j'ai même reçu quelques années durant une instruction religieuse et je suis issus d'une famille qui pour une partie compte des religieux (prêtres et sœurs catholiques).

A l'adolescence et un peu plus tard, je fus considérée comme franchement hostile à la religion familiale (catholique) pour sortir au bout de 15 mn de l'église et attendre sagement ma petite famille dehors. Or, le problème n'était pas vraiment la religion – ou la cérémonie elle-même – je ne croyais pas en dieu et n'avait aucun intérêt à rester écouter un sermon sur ladite grandeur et omniprésence de dieu en moi.

Devenant adulte, les choses du côté de ma famille en sont restées là. On semble s'être fait à l'idée que je sois absente lors des enterrements religieux et de me trouver à la sortie prête à accompagner un cercueil, à ne pas faire de signe de croix à tout bout de champ, et à refuser la communion.

Pour avoir une religion, la condition est d'être croyant... enfin, je ne connais pas d'athée qui ont en une. Je connais cependant des croyants qui n'en ont pas.

Je suis athée ... mais encore.

Lorsque je dis que je suis athée, il faut encore définir le terme. Je l'ai fait dans un article précédent (ici http://lamaconne.over-blog.com/2014/01/th%C3%A9isme-%26-ath%C3%A9isme.html). Pour ce qui me concerne, je ne crois pas en un dieu qu'il soit révélé, vivant, mort, absent, qui s'occupe ailleurs, omniprésent, dans tout, nul part, vieil homme à la barbe blanche, innommable, incompréhensible, inaccessible, créateur de l'univers ou simple assistant, … Je ne crois pas non plus en une force supérieure qui aurait créé le monde, en un principe créateur à notre service, à un machin-chose supérieur, vaguement défini, mais qui serait peut-être là … Je ne crois pas en la destinée, au grand livre où tout serait écrit.

Pour tout dire, pour moi, il n'y a rien. Strictement et radicalement rien. Rien de rien. Je ne crois en rien. Autrement dit, je suis seule. Je considère que l'humanité est seule, l'univers en son entier est seul face à lui-même et qu'il faut se débrouiller ainsi.

Il n'y a pas de vie après la mort. Je n'ai pas d'âme ou d'esprit immortel qui me survivrait. Je me demande d'ailleurs ce que mon esprit ferait de cette éternité sans avoir un corps pour le supporter. Je ne crois pas aux réincarnations, aux fantômes, au paradis et à l'enfer. Je n'ai qu'une vie, celle que je vis actuellement. Je fais avec celle-là, même si je la trouve trop courte.

Bref, être athée n'a rien de glamour, d’excitant et à la limite ce n'est pas vraiment drôle. Difficile aussi de m'accuser de prosélytisme : pour proposer quoi ? Un vide divin inter-sidéral ? Notre culture d'ailleurs n'aime pas ce néant, ce rien, ce vide-là et encore moins la solitude que cela sous entend pour chacun d'entre nous.

Bien sûr, être athée a quelque chose de libérateur. Je ne me raccroche pas à une forme de croyance même sommaire. Si on le rapporte à la complexité de notre époque, il est vrai que mon regard est sensiblement éloigné d'une « morale chrétienne » à la petite semaine, étant plus attachée au bonheur individuel ou collectif et au prix de la vie humaine, qu'à faire plaisir à un guide spirituel. Je ne suis, d'ailleurs, pas très obéissante. De même, si l'athéisme est une force, ce n'est pas moi que l'on trouvera dans une secte à allumer des bâtons d'encens – même si j'aime l'encens -

Je suis athée.

Création ou l'origine des choses.

Je ne sais pas qui (ou quoi) est l'auteur de notre univers. Effectivement, ce monde étrange est là, selon moi, par un pur hasard et suite à une série de circonstances physiques et biologiques indépendantes de toute volonté extérieure en dehors de celles – multiples – des protagonistes. Personne n'a décidé qu'une fleur ait des racines, à part peut-être la première racine qui a décidé de devenir une fleur. Il y a bien une chose commune à ce tout : la vie et l'envie de vivre, de survivre, que l'on trouve autant dans une fleur, un insecte ou un être humain. Cette envie de vivre, le besoin de survivre dans des conditions difficile, nous oblige à évoluer, à multiplier les moyens de s'adapter à un milieu hostile, à se défendre et à se protéger.

Vraisemblablement, il n'y a que les dinosaures qui devaient en manquer, il y a quelques 61 millions d'années, bien que l'on considère qu'ils n'ont pas disparu. Les oiseaux existent. Ce serait un dieu quelque peu fantaisiste qui aurait créé bien avant l'humanité des bestiaux de 60 000 kg pièce pour les détruire à coup de comète.

Adieu la théorie darwinienne ! Il y a effectivement plusieurs races « humaines » qui ont existé et cohabité sur la même période. Le néandertalien est un de nos cousins, pas notre ancêtre, ayant vécus en même temps que les homos sapiens (nous) et n'ayant laissé comme trace de sa courte existence que quelques squelettes et des silex taillés.... peut-être même des peintures dans des grottes.

Reconnaissons aussi, qu'il serait préférable de se passer pour notre propre survie d'un tel principe créateur, qui a tout d'un principe destructeur – et qu'il serait bon qu'il s'occupe à autre chose.

Nous existons. D'accord. Il faut être bien présomptueux pour estimer que l'homo sapiens sapiens le méritait plus qu'une autre espèce. C'est pourtant bien ce que les religions monothéistes nous apprennent à penser et avec elles nos philosophes. Elles n'envisagent pas dans ce qu'elles appellent « création » les disparitions tout autant inexpliquées sur des millions d'années de milliards d'êtres vivants et d'espèces, qui auraient mérité autant que nous de survivre.

Non, je ne peux pas croire même en une ladite « force créatrice », à un principe créateur, volonté qui aurait défini un plan ordonné. Ce n'est pas plus crédible qu'un dieu à la barbe blanche. Le plan ordonné ressemble à regarder notre « arbre généalogique » (ci-dessous) à l’œuvre d'un esprit confus et instable.

N'est-ce pas aussi les qualificatifs de l'univers? Confus, instable en plus d'être incompréhensible ... et peut-être même, tout cela sans but et raison.

Je suis athée.

Les bases d'une démarche spirituelle athée?

Étrangement pour une athée, je ne me réfugie pas non plus derrière la science, celle qui va nous sauver de notre ignorance, nous rassurer, nous expliquer d'où nous venons. Même si elle y arrivait, elle ne nous expliquera jamais pourquoi.

Au lieu de débattre sur le comment et le qui, questions qui ne me semblent finalement pas si importantes que cela, c'est de savoir pourquoi l'humanité existe, nous existons et même si cela ne vous intéresse pas : pourquoi j'existe.

De là, très certainement, je construit l'essentiel de ma démarche spirituelle et initiatique. Je viens de sauter une étape.

La spiritualité n'est pas attachée uniquement à l'homme vis-à-vis d'une religion ou d'une croyance. Elle a un sens qui dans le contexte maçonnique est important : recherche de sens ou d'espoir, ou bien être une réflexion sur l'opposition (philosophique) de l'esprit et de la matière, qui peut aussi trouver une voie dans une démarche initiatique.

Le sens d'être - le pourquoi nous sommes là - est au coeur de mon questionnement et très certainement au coeur même de ma façon de vivre ou d'entreprendre des choses.

Je m'insurge donc lorsque des francs-maçons souhaitent cantonner et réduire les champs de recherche d'une démarche spirituelle et initiatique à la seule croyance qu'elle soit théiste ou déiste.

Etre athée, ne signifie pas s'être débarrassé de dieu. En effet, il demeure une idée. On n'a pas besoin de croire en une idée, ni même de l'aimer et de lui adresser des prières pour l'examiner et la conserver. Cette idée est un état qui n'est pas représentation de dieu, mais de l'humanité elle-même.

L'humanité suivant ses époques et les civilisations qu'elle a construit a toujours eu des dieux. Ces représentations divines répondraient (au conditionnel) aux questions que l'humanité se pose, désignant une frontière entre le connu et l'inconnu, le compréhensible et l'incompréhensible. D'où cette affirmation que nos croyances contemporaines seraient moins superstitieuses que celles de nos ancêtres et en cela bien supérieures au polythéisme. A croire que vous n'avez jamais mis un pied dans une église !

La science – et vous comprenez pourquoi je ne m'y réfugie pas – aurait désacralisé une partie des mystères de l'univers en nous trouvant des théories plausibles. Notez qu'il s'agit uniquement que de théories et que rien n'est prouvé (ou pas complètement).

Je trouve cela quelque peu vaniteux. Nous ne sommes en rien supérieurs – et nos croyances pas plus – que cette femme (ou cet homme) qui aurait laissé pour plusieurs milliers d'années des œuvres au fond d'une grotte.

Je suis athée.

Vénus de Laussel ou "Dame à la corne". 44 cm de haut. Bas-relief sur roche. Musée d'Aquitaine. © dinosoria.com

Ces mythes polythéistes ne me paraissent pas être construits pour rassurer des peuples entiers de leur peurs ataviques. Je dirais même que les peurs restent ... S'ils répondent à des questions, quelles sont-elles ? Sont-elles purement physiques ou scientifiques ? Sont-elles d'ordre métaphysiques ? Sont-elles tout cela en même temps ?

Femme de son époque et vivant elle-même dans une société confortable, je n'ai que des questions. Je cherche en sus, parce que les miennes ne me suffisent pas, celles des autres, celles qui ont bercés l'humanité depuis son début, sans même savoir ce qu'elle est vraiment et encore moins quand elle débute réellement.

Je ne cherche pas dieu, je ne cherche pas à le définir, je n'en ai pas besoin. D'ailleurs, ceux qui font cette recherche en maçonnerie serait plus à leur aise, à mon avis, en théologie.

Vous l'avez certainement compris. Ce qui alimente une autre partie de ma démarche, c'est l'humanité, ce qu'elle est, ce qu'elle deviendra, ce pourquoi elle est … Elle est selon moi bien plus incroyable que tous les dieux que l'on m'offrira.

L'humanité – l'être humain – a survécu avec comme seul outil un cerveau et deux pouces, bien peu de chose donc. Lorsqu'il a inventé l'écriture (cunéiforme), c'était pour établir des inventaires de nourritures et de biens afin d'assurer la survie de son clan. Le deuxième usage de l'écriture fut la poésie. S'il a domestiqué des animaux pour se nourrir, il en a domestiqué aussi pour lui tenir compagnie. A y regarder vraiment, l'humanité demeure ce qu'il y a de plus mystérieux dans l'univers. Aucune science n'en est venue à bout … la bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas demain que l'une d'entre elle y arrivera.

D'un point de vue pragmatique, même si ma démarche n'est pas exploitable par tous et toutes (ce qui n'est pas le but), je préfère quant à moi me pencher sur un sujet, aussi vaste soit-il, dont je suis sûre de trouver quelques exemplaires vivants sur terre.

Lilithement vôtre,

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caron maurice 17/02/2016 18:27

Certes certes, mais demeure et demeurera toujours la question: qui de l’œuf ou de la poule....?Amicalement.

der Kunstler 21/09/2014 23:38

Il existe un compte rendu d'une conférence d'Yvon Quiniou, sous forme d'un petit livre intitulé "ATHEISME ET MATERIALISME AUJOURD HUI", qui développe notamment le concept "d'Athéisme méthodologique" avec lequel on ne peut qu'être d'accord.

joaben 21/09/2014 10:31

Non, Lilith, tu ne lasses pas à travailler sur ce thème.
Car c'st un sujet fondamental.
Et je me retrouve aussi un peu dans les demarches que tu cites, sauf que, au risque de te froisser, je suis passé au delà de ce qui me parait juste une etape : le rejet de "croyance".
Et ce que je rencontre chez beaucoup d'athées une attitude quasi religieuse, croyante sur n point precis : la certitude d'être arrivé à un aboutissement, comme des croyants qui eux aussi arrivent à la même conclusion.
Les questions deiste-theiste en FM ne sont que des questions de "parts de marché" que veulent s'attribuer des organisations. que notre debat ne tombe pas là !
Un autre point qui me gêne aussi est l'appellation "athée" qui donc n'existe qu'au travers d'un rejet ("a") de Dieu("theos") ce qui est donc une maniere de le reconnaître que ce soit par adhesion(croyants) ou rejet.
quelques questions aux "athées" :
Si vous me dites "pas de Dieu" ...
- je vous demande, comme au croyant : "De quoi, de qui, parlez-vous ?"
- La liberté, poussée un peu plus loin ne doit elle pas aussi accepter de la même manière que vous le recommandez au croyant, que vous puissiez découvrir autre chose ?
- Ne croyez-vous pas que les tentatives d'explication des phenomenes naturels par des "forces" incomprehensibles(dieux) soient finalement de même nature que toutes les demarches humaines pour tenter de s'expliquer son environnement ?

joaben 21/09/2014 12:56

a 99% d'accord avec le message d'avant sur la necessité de partager, EN FM, nos reflexions... Pour l'aspect esprit-corps ... plus perplexe. Mais ne monopolisons pas...

joaben 21/09/2014 12:42

A 99 % d'accord, MC !
Si ce que tu annonces se concrétise réellement ! Et c'est là que le FM est "au pied du mur" : choisir une soumission à une organisation profane ou un comportement fraternel REEL.
Tu demandes "respect" ! Tu comprendras que toute attitude de rejet(quelques soient les pretextes) ne peut attendre quelque respect que ce soit de la part de celui qui en esyt la cible ...
Au mieux, on peut comprendre un dilemne entre un choix profane(allégeance à une obedience) et la fraternité FM.
Il y a de nombreux lieux FM où ces questions sont abordées sans tenir compte du sexe ou de la carte plastifiée, mais simplement des criteres initiatiques. Un blog public est inévitablement limité.
Peut être faut-il se poser la question du pourquoi, des vraies raisons des obediences à entraver la fraternité maçonnique ? Ce phénomene se rencontre aussi dans les sectes (TJehovah, OTS, Sciento, djiad...) et autrefois par l'inquisition.

ma contribution 21/09/2014 12:31

mais encore une fois -et j'y reviendrai plus tard si j'en ai l'occasion- le divorce entre le corps et l'esprit est extrêmement problématique. Depuis le XVII eme siècle il y a césure entre les sciences dites de l'esprit de celles dites de la matière. Il nous faut retrouver une unité psycho-physique. Je pense donc je suis, certes, mais je suis aussi mon corps, je suis un être qui métabolise son environnement. Le vivant d'une manière générale contient le principe d'unité de ces deux composantes, corps et esprit. Bon appétit!

ma contribution 21/09/2014 12:22

Au-delà des étiquettes joaben nous partageons je le crois, je l'espère, un destin commun, une humanité commune avec tous les défis communs qui concernent, pour dire bref, la dignité humaine et la responsabilité. Il est bon de frotter sa cervelle contre celle d'autrui et que le dialogue nous aide à avancer; parfois il s'agit d'avancer vers plus d'engagement au côtés des autres au risque de voir son identité diluée, parfois il est nécessaire de réaffirmer son identité pour redécouvrir justement au cœur de celle-ci son souci pour le monde et l'appel à s'engager au-delà des frontières, des identités, des appartenances ... Sortir des conditionnements oui mais pour se retrouver et pour retrouver les autres, se réapproprier et réactiver ses propres richesses, ses propres théories, et comme tu le dis justement, cela à l’analyse de la FM qui peut - qui doit, qui devrait - vraiment contribuer à plus de cohérence de chacun, de justesse des systèmes, de tolérance, de sens commun, de dépassements des idéologies, de convergences de valeurs pratiques entre tous.

joaben 21/09/2014 12:02

Tu vois, MC, il en est de mêmme qu'en FM où notre comportement se definit en fonction d'une etiquette : tu dis "je suis chretien" comme tu dis "je suis GLNF" et ensuite ton raisonnement se deroule sur ces postulats.
parfois jusqu'à l'absurdité : Ainsi TS expose : "les FM liberaux sont pleinement des FM, je les reconnais pour tels, OK "reconnaitre pour tels", c'est la condition pour entrer en loge, mais comme "je suis GLNF", je les laisse dehors.
Tous les raisonnements sont recevables, mais les raisonnements dictés par une etiquette .. sont des collages .. d'etiquettes(pardon de ces images un peu dures), négation de l'existence de l'homme.
Sortons des CONDITIONNEMENTS ! C'est à celà que nous invite la FM ! Si des théories externes sont solides, elles resisteront à l'analyse FM, non ?

joaben 21/09/2014 11:55

@mc : je pense qu'on ne peut definir sa croyance au travers d'une reaction à l'atheisme.
Les attaques contre les religions etablies et l'inverse (cf charia) font partie des perversions humaines attisées par des dogmatismes.
Justement le FM lutte contre celà! Un atheisme militant, de principe et d'état(cf stalinisme) me parait aussi dangereux qu'une religiosité(cf inquisition, charia).

joaben 21/09/2014 11:51

Tout à fait d'accord avec ton analyse, yaka.
Mais qui me conduit pas à une même position.
En effet les dieux furent créés par les hommes pour donner un nom à leur "inexplicable", compte tenu de leurs connaissances.
Cet "inexplicable" a évolué au cours du temps et plus personne ne voit derrière le tonnerre l'action d'un être pensant.
Mais en soi ... quelle difference entre l'homme primitif nommant "dieu" le phenomene inexpliqué du tonnerre et notre incapacité astrophysique aujourd'hui au delà du mur de Planck ? D'ailleurs tu noteras que des religieux se raccrochent à l'idée BigBang pour affecter à "Dieu" une intention prealable(si on peut dire puisqu'il n'y a plus de temps) au Big Bang.
En fait cette idée mouvant d'un Dieu englobant notre inconnu-incomprehensible du moment n'est-elle pas la réalités de toutes les religions depuis de millénaires ?
Si je comprend bien, tu rejettes l'idée d'un être extra-humain, indépendant de l'idée humaine, qui aurait une volonté des intentions ... Je suis d'accord ! Pourtant je ne suis pas athée.

ma contribution 21/09/2014 11:44

J’ai lu dans ce témoignage, malgré les souhaits de son auteur, non bien entendu l’apologie d’un choix mais une réflexion construite pleine de sincérité et de franchise, avec certes beaucoup de pudeur et de recul par rapport à la question, mais avec une formulation capable de richesses qui donnent à penser et à s’interroger, emprunte d’un esprit réaliste et décomplexé mais s’expliquant sans agressivité. Merci. L'autre article sera certainement moins touchant mais nullement plus savant. Les écritures demandent aux croyants de rendre compte de leur foi ? (ce qui est loin d’être évident ou naturel pour beaucoup quand cette question est désormais renvoyée dans le domaine privé, voire dans la sphère de l’intime), en va-t-il de même pour un athée par rapport à son entourage ? Je crois de plus en plus en la force du respect de l'autre, en la force de la parole quand elle est dite avec respect. La tolérance qui n'est pas l'indifférence. Je suis chrétien moi aussi comme vous avez pu le lire et je ne cherche pas à faire de prosélytisme -du moins j'essaye- Par contre oui je réagi quand on assène des contre vérités et qu'on fait aussi passer les croyants pour des citoyens de seconde zone ou des attardés mentaux. L’athéisme tel que j'en ai l’expérience à travers mes relations les plus quotidiennes - oui je vis dans notre monde et je mesure combien il est sans Dieu pour nombre de mes contemporains, ce qui ne m’empêche pas de partager des tas de valeurs avec eux - ne me semble plus militant comme à une certaine époque. Il y a par contre, de la part de nouvelles formes de religiosité, pas mal d'attaque en règle contre les religions dites établies. Toutefois c'est semble t'il plus l'indifférence que l’athéisme qui prévaut aujourd'hui, indifférence par rapport au religieux dans notre société qui attend ses réponses de la science te de la technique. Pour terminer l’athéisme expliqué dans cet article ma parait ouvrir des chemins de dialogue et d'explication; il n'est pas si indifférent que cela et éloigné de certaines questions que je me pose aussi. Par exemple celle du rapport du corps et de l'esprit et de la possibilité d'imaginer un esprit sans corps. Voilà une question pertinente!

yaka 21/09/2014 11:40

Joaden : pour le dernier point, ma vision des choses est simpliste
l'homme est un animal superstitieux, il a toujours eu besoin d'expliquer l'inexplicable.
Prenons les orages. Scientifiquement, nous connaissons le phénomène qui les engendre. Nos lointains ancêtres ne comprenaient pas pourquoi le feu descendait du ciel et détruisait / tuait sans but précis. Cela ne pouvait donc être que la volonté d'un être différent qui marquait sa colère vu que eux ( nos ancêtres ) détruisaient également lorsqu'il était de mauvaise humeur ( pour dire cela, je me fie à notre comportement actuel, on ne doit pas avoir beaucoup changé en quelques milliers d'années ).
Si l'homme savait pourquoi il s'énervait, il devait inventer des raisons au(x) faiseur(s) d'orage.
Pour inventer des raisons à un être que l'on ne voit pas, que l'on ne connaît pas, il faut lui attribuer des pouvoirs ( les éclairs, la mort, la destruction par le feu ) ... et qui détient le pouvoir ? Le chef du clan ! C'est donc le chef du chef qui est le plus puissant.
Tout ceci pour dire que je ne cherche pas à démontrer l'existence ou la non existence de dieu(x), mais pour exposer ma manière de comprendre pourquoi l'Homme à mis en place ce(s) dieu(x).
A notre époque, certains le mettent autre part dans leur spiritualité dans un but humaniste, mais une partie de la population se l'imagine encore omnipotent et vengeur ( ce qui arrange bien les gourous et les fanatiques ).

yaka 21/09/2014 08:50

Athée convaincu je trouve que cet article et les réponses nous démontrent qu'il est possible de vivre ensemble sans se taper dessus pour des choix de croyances ou non.
A chacun d'entre nous d'éduquer "nos" fanatiques.

PILLOT 21/09/2014 06:48

Bonjour,

Votre article de ce jour est parfait. Je l'ai lu avec avidité.
Tous ces temps je suis indécise et je me pose des milliers de questions .
Certaines sont résolues après cette lecture, mais d'autres ne sont pas compatibles avec ce que je crois.
Merci. Bon dimanche

TS 20/09/2014 21:48

J'adore
Mais si il y a des idées que je partage , je n'ai pas la même conception que toi.
La transmission est un devoir vis à vis des générations futures , qu'ils soient nos enfants ou nos FF .
Je suis chrétien mais les églises sont pour moi des monuments plus qu'un lieu de recueillement
D'ailleurs j'ai une relation intérieure et personnel avec Dieu et je ne conçois pas d'intermédiaire .
Pourquoi j'ai foi en dieu , car j'ai foi en l'homme .
Je ne crois pas au hasard , il n'existe pas pour moi .les molécules et le big bang sont autant de combinaison de gagner au loto c'est à dire 17 millions pour une
Je ne vais pas développer plus , le premier respect c'est de croire en l'autre même si l'autre ne crois pas.
Mais ma plus grande certitude , c'est que j'ai toujours ressenti une présence à mes côtes qui m'a toujours aidé .