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La Maçonne

Le 11 octobre : journée internationale de la fille (GLFF).

La Grande Loge Féminine de France a communiqué ce 11 octobre, sans que quiconque y prête vraiment attention, sur la « Journée Internationale de la fille », journée dédiée aux petites filles et jeunes filles, depuis 2012, suite à une décision de l’ONU.

« La Grande Loge Féminine de France souligne que les femmes sont les premières forces de développement, de démocratisation et de paix. Le droit des filles à l’éducation devrait être pensé comme une obligation et un impératif moral par leurs familles. »

Grande Loge Féminine de France

Cette journée internationale des filles trouve son origine dans « le Programme d’action de Beijing » de 1995, qui fut établi par 189 pays sous la pression de 30 000 militantes présentes.

Ce programme de 245 pages définit des engagements complets dans 12 domaines critiques pour le droit des femmes, dont un des domaines concerne les petites filles.

Toujours source d’inspiration pour les gouvernements, il est tourné essentiellement vers l’éducation des filles, mais aussi vers l’éradication de toutes formes de discriminations et de violences faites aux filles pour des raisons traditionnelles ou religieuses. En effet, l’éducation des filles leur permet à l’âge adulte de devenir autonome, mais aussi d’avoir une connaissance de leurs droits et de leurs identités. Enfermées dans l’ignorance, exploitées au sein même de leur famille, souvent brutalisées et parfois même vendues, les petites filles ont une destinée d’esclaves à l’âge adulte.

20 ans après la signature de ce programme, 60% des adultes et des jeunes gens ne possédant pas la maîtrise de l’écriture et de la lecture étaient des filles.

Même si l’ONU note des progrès, les chiffres font toujours aussi froids dans le dos : 2 millions d’enfants dont principalement des filles sont prostitués, 2 millions de fillettes par an risquent des mutilations génitales, et 1,2 millions d’enfants toujours dans le monde sont victimes de la traite, c’est-à-dire vendus comme esclave. En Europe, 70000 enfants disparaissent.

Du fait de la préférence aux fils, il manquerait 100 millions de femmes dans le monde et 400 millions ont été mariées avant l’âge de 18 ans.

En France, même si la situation des filles est bien plus enviable que dans de nombreux pays, il y a deux enfants tués par jour, avec suivant les informations entre 5000 et 15 000 enfants victimes d’abus sexuels, soit une estimation à 1 fille sur 8 contre 1 garçon sur 10. Il n’y a, en France, aucune étude permettant d’identifier avec exactitude l’ampleur des violences faites sur les enfants et sur les fillettes, ainsi que sur leurs conditions de vie. De même, l’orientation des filles dans leur poursuite d’étude est mitigée. Celles-ci s’orientent plus facilement dans des professions traditionnellement réservées aux filles. Lilithement vôtre, .

Lilithement vôtre,

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Durandal 22/10/2014 10:27

Voila une initiative plutôt sexiste. Savez vous s' il existe une journée des garçons?

Fredus 24/10/2014 21:37

La caractéristique principale commune aux rapports de l'ONU est triple :
1) ils réclament beaucoup de travail aux fonctionnaires internationaux qui les préparent ;
2) ils sont presque toujours approuvés à une large majorité ;
3) ils ne sont surtout suivis d'aucune mesure concrète qui risquerait de fâcher un Etat membre.
L'entrepôt dans lequel sont archivés les rapports onusiens doit être impressionnant de gigantisme...

Durandal n'a pas entièrement tort : instituer une journée internationale de la fille ou de la femme, n'est-ce pas implicitement s'autoriser à mettre le problème posé de côté durant les 364 jours restants de l'année ?

La Maçonne 22/10/2014 11:55

Pourquoi ? il n'y a pas assez de maçons dans le monde pour s'en occuper?
Quelques milliers devaient suffire, non?
A part cela, Durandal, veuillez lire les 200 pages du programme mis en lien. La France en est signataire.

Fredus 21/10/2014 22:00

Le communiqué de la GLFF sur la journée internationale de la fille est assez rigolo, car rédigé dans un style typique d'une obédience mono-genre. Il commence en fanfare en affirmant que "les femmes sont les premières forces de développement, de démocratisation et de paix". Défense de rire, sous peine d'être immédiatement qualifié de phallocrate et de misogyne. Et il termine dans la même veine en énonçant que "le pouvoir de transformation des filles et des sociétés que présente l’éducation des filles reste à réaliser". J'ignorais que mes camarades sorties comme moi diplômées de l'université avaient une petite baguette magique capable d'opérer de telles transformations...

Je voudrais juste rappeler que les femmes sont capables du pire tout autant que les hommes, car s'il était indispensable d'avoir de la force physique pour commettre le pire ou l'irréparable, notamment sur des enfants, cela se saurait depuis longtemps. La réalité judiciaire, celle qui remplit les cours d'assises, montre au contraire que dans les affaires de violences conjugales ayant entrainé la mort, d'excision, d'inceste ou d'infanticide, les femmes - y compris celles qui sont les plus proches de l'enfant - ne sont pas totalement absentes et pas totalement étrangères aux crimes commis. Dans les affaires de violences conjugales ayant entraîné la mort, ce n'est pas toujours la femme qui est victime et l'homme qui est accusé. La tradition de l'excision se transmet essentiellement entre femmes. Dans les familles incestueuses, il y a souvent une mère qui a préféré fermer les yeux pour ne pas savoir. Et sauf erreur de ma part, le procédé de fabrication de bébés congelés, en vogue depuis quelques années en France, a été mis au point par des femmes. Madame Jeannin-Naltet et ses soeurs feraient donc bien de se renseigner un peu avant de publier des communiqués de presse aussi amusants que ceux du GODF ou de la GLDF. Heureusement pour elles, nul ou presque ne lit ces communiqués s'il n'est FM.

J'ai un scoop pour les FM de toutes les obédiences mono-genre : l'avenir de la FM n'est pas sexué ; il est mixte, autrement dit totalement indifférent au sexe d'appartenance du FM.

Fredus 24/10/2014 21:31

Je n'aurai pas la cruauté de demander d'où sort votre 80 pour 100, car mon opinion sur ce point est très proche de la vôtre. Mais ce n'est qu'une opinion. Si vous trouvez des éléments statistiques sur Internet confirmant vos dires, je suis preneur. Pour ma part, je n'ai rien trouvé dans les publications statistiques du ministère de la Justice.

Vous répondez sur la question des violences sur mineurs, mais pas sur les autres infractions (excision, infanticide, inceste).

Enfin, j'ai bien noté le "peut-être". Cela me suffit.

Si les violences psychologiques sur mineur pouvaient être établies aussi aisément que les violences physiques, alors la proportion de femmes écrouées dans les prisons françaises serait supérieure aux 3,45% observés en 2013.

La Maçonne 21/10/2014 22:21

Peut être, mais j'ai un autre scoop 80 pour 100 des violences sur mineurs sont commis par des hommes ... membres de la famille.