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La Maçonne

GLFF : pour l'élimination de la violence faite aux femmes

GLFF : pour l'élimination de la violence faite aux femmes

La Conseil de l'Europe, dès 1990, a adopté des textes afin de promouvoir la protection des femmes contre les violences. L'Assemblée européenne a défini des normes et une réglementation afin de contraindre les états à adopter & mettre en place les moyens nécessaires pour prévenir, protéger les femmes ainsi que poursuivre les auteurs de violences sexistes.

Le Comité ad hoc pour prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes et de la violence domestique a vu le jour en 2008 et a finalisé un projet de texte en 2010. Cette convention (Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique) que l'on connaît aussi sous le nom « Convention d'Istanbul » a été ouverte à la signature en mai 2011. Elle est entrée en vigueur ce 1er août 2014.

La Convention d'Istanbul considère que les violences faites aux femmes sont de nature sexiste, car les auteurs sont des hommes et que les femmes en sont victimes car elles sont des femmes.

Suite à cette convention, les états doivent mettre en place les moyens pour lutter contre ces violences. Cette convention est étendue aux hommes, aux enfants et aux personnes âgées, exposés à la violence au sein des familles.

La France est signataire de la Convention d'Istanbul depuis le 4 juillet 2014. D'importantes démarches sont aujourd'hui nécessaires au regard de ses obligations.

Lilithement vôtre,

COMMUNIQUE 

Grande Loge Féminine de France 

 

Journée Internationale 

pour l'élimination de la violence faite aux femmes. 

 

 

 

Dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences faites au Femmes, la GRANDE LOGE FEMININE DE FRANCE représentée par sa Présidente Catherine Jeannin-Naltet et la Commission des Droits des Femmes de l’Obédience tiennent à rappeler les autorités de notre pays au respect de la Convention d’Istanbul, premier traité européen contre la violence à l’égard des femmes, dans l’espace public, au sein du couple et de la famille, voire au travail, qui est entrée en vigueur cet été.

 

Adoptée par les 47 pays membre du conseil de l’Europe, elle a été ratifiée par la France, le 4 juillet 2014.

 

La Convention d’Istanbul incite les pays à développer non seulement des politiques de prévention, à former des professionnels (elles) pour mettre en place des dispositifs de protection, tels que des services téléphoniques d’assistance, des centres d’accueil, des services de santé, un soutien psychologique et des aides juridiques, mais également à poursuivre les auteurs de tels méfaits.

 

Cet accord international entend que ses signataires s’attaquent aux stéréotypes sexistes afin de changer les comportements quant aux rôles des femmes dans la société.

 

La Grande Loge Féminine de France soutient ce texte et souhaite la mise en œuvre des mesures qu’il préconise et encourage les Etats d’Europe qui ne l’auraient pas encore fait à le ratifier.

 

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Fredus 30/11/2014 10:22

Je suis sûr que le gouvernement français, et en particulier madame le garde des Sceaux Taubira, va redoubler de frénésie dans l'élaboration des lois pénales et circulaires de politique pénale maintenant que la GLFF a exprimé son soutien sans réserve à l'application de la convention d'Istanbul. Il n'y a plus qu'à demander à Bercy une petite rallonge budgétaire pour financer tout cela, et notamment une petite vingtaine ou trentaine de milliers de téléphones portables "très grand danger" pour équiper les femmes qui n'ont pas les moyens de s'en acheter un alors qu'elles évoluent dans un contexte de violences le plus souvent conjugales... Ces femmes n'auront plus qu'à demander poliment l'autorisation de passer juste un petit coup de fil au service de police qui va bien avant de se faire démolir le portrait ou violer...

Quant aux gouvernements étrangers, je suis sûr que leurs services de renseignement leur rendront compte sans délai de la position exprimée par la GLFF...

Concrètement, à part des communiqués de presse diffusés urbi et orbi pour tenter d'exister sur Internet mais qui ne sont lus par personne sauf peut-être quelques FM, la GLFF fait quoi dans l'intérêt des femmes ?

TS 29/11/2014 20:01

ma TCS ,
rien n'est plus lâche dans ce monde perturbé que ceux qui prônent le retour a des pratiques d'un autre siècle , que ce soit les violences physiques ou morales , comme le droit de disposer librement de son corps ou de se marier avec l'homme ou la femme que l'on aime .
être croyant c'est pour moi être tolérant , extrémisme religieux ou le macho idiot sont malgré les années toujours la et nous devons redoubler de vigilance

Marie 27/11/2014 19:19

Je regrette que le mot violence soit le seul qui traduise ce problème sociétal. Ce ne sont que 20 % des maux que les femmes subissent lorsque l'on parle de violences. Une "indifférence", un "silence" vis à vis de la femme peut être aussi violent que des cris ou des giffles....mais cela ne laisse pas de traces.
La société repose ses certitudes sur un besoin de preuves, la trace. Or une souffrance morale est invisble. POurtant l'intention de nuire à la femme est la même que lorsqu'il y a coups.
Bonne soirée.
Marie SAJUS