Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La Maçonne

DH: "Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la Prévention des crimes contre l'humanité" et 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau (communiqué)

Ghetto de Varsovie

Ghetto de Varsovie

Ce 27 janvier, le Droit Humain souhaite commémorer par un communiqué le 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau et la « journée de la mémoire de l'Holocauste ».

Il n'y a pas de mots pour exprimer l'horreur de ce que nous appelons « holocauste », qui a conduit à la mort de 6 millions de juifs, durant les quelques années de la seconde guerre mondiale. Rappelons aussi que l'holocauste concerne aussi les Tsiganes avec environ 220 000 personnes déportées, les handicapés (environ 100 000) et bien d'autres personnes, que ce soit des hommes, des femmes ou des enfants pour des raisons politique, pour leur appartenance religieuse, ethnique, leur orientation sexuelle, leur handicap, … Oublier ces victimes, les circonstances comme les conditions de ce massacre à échelle industrielle, c'est oublier notre part d'humanité, tout autant que nos valeurs.

Lilithement vôtre,

DH: "Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la Prévention des crimes contre l'humanité" et 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau (communiqué)

Communiqué du Bureau du Conseil National
de l'Ordre Maçonnique Mixte et International
LE DROIT HUMAIN

27 janvier 2015

"Journée de la mémoire de l'Holocauste
et de la Prévention des crimes contre l'humanité"
et
70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

 
 
 
Après les événements tragiques qui viennent de se dérouler en France, la commémoration de la libération des camps de la mort il y a 70 ans nous appelle plus que jamais au devoir de mémoire et de vigilance contre toute résurgence de la barbarie dont l’horreur des camps témoigne.
 
Cette commémoration permet au Conseil National de la Fédération Française du DROIT HUMAIN de réaffirmer avec force :
  • sa détermination dans la lutte contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discriminations,
     
  • sa volonté de contribuer à la construction d’un monde de paix, de liberté, d’égalité et de fraternité, idéal sur lequel a été fondé, il y a 120 ans, l’Ordre Maçonnique Mixte et International LE DROIT HUMAIN.

Partager cet article

Commenter cet article

Fredus 27/01/2015 23:25

C'est assez rigolo de constater que, même lorsqu'il essaie de faire plus sobre que d'habitude, le Conseil national du DH parvient encore à écrire des grosses boulettes dans ses communiqués de presse.

Le président Michel Meley devrait peut-être songer à recruter un conseiller en communication, histoire de soigner sa comm' comme un vrai pro...

Fredus 27/01/2015 23:36

Histoire de contribuer un peu à la construction du "monde de paix, de liberté, d'égalité et de fraternité" qui nous est promis dans le communiqué de presse, promesse à laquelle je ne saurais rester complètement insensible, je pousserai l'insolence envers les hauts gradés du DH jusqu'à leur suggérer de lire le dernier livre de Tal Bruttmann, intitulé "Auschwitz" (La Découverte Poche, Paris janvier 2015).

C'est moins gros qu'un Que sais-je ? de 126 pages, puisqu'il n'y a que 106 pages de texte principal ; mais c'est une excellente synthèse sur la question qui tient compte des derniers travaux historiques publiés.

Fredus 27/01/2015 23:19

Parler de "camps de la mort" est une expression datée qui ne fait que semer la confusion dans les esprits.

L'écrasante majorité des victimes de l'Holocauste arrivée par train jusqu'à un camp n'a pas eu l'occasion de mettre un seul pied à l'intérieur du camp, car la "sélection" pour le gaz était opérée directement à la descente du train, à l'extérieur des barbelés.

Pour cette raison, les historiens préfèrent parler aujourd'hui soit de "camp de concentration", soit de "centre de mise à mort".

Le camp de concentration était le lieu de mise en œuvre de la politique de concentration à l'encontre de certaines catégories de la population européenne : prisonniers de guerre soviétiques ; criminels de droit commun ; détenus politiques ; "asociaux" d'après les critères nazis ; homosexuels ; etc...

Le centre de mise à mort était le lieu de mise en œuvre d'une autre politique à l'encontre des catégories de population auxquelles les nazis ont voulu ne ménager qu'une seule issue : par la cheminée du four crématoire. Selon les moments, plusieurs catégories de population ont pu se voir appliquer cette politique. Mais parmi ces catégories de population, il y en a une seule qui a été visée en permanence par la politique d'extermination : les juifs. Les 5,9 à 6,2 millions de juifs tués durant l'Holocauste n'ont pas été concentrés, mais bien exterminés.

Bref, deux politiques ont coexisté en des lieux très proches l'une de l'autre. La concentration s'est bien déroulée à l'intérieur des camps ; mais l'extermination s'est déroulée presque entièrement à l'extérieur des camps.

Fredus 27/01/2015 22:53

Il est impossible de parler de "libération" des camps, pour deux raisons au moins :

1) Libérer les détenus des camps n'a été un objectif de campagne ni pour l'Armée rouge, ni pour les armées alliées. Primo Levi explique clairement, à la fin de "Si c'est un homme", que Birkenau a été "découvert" par quatre jeunes éclaireurs à cheval de la 60ème armée du front ukrainien qui s'étaient perdus dans le brouillard dans la matinée du 27 janvier 1945. La grande geste héroïque des soldats libérateurs est un mythe.

2) On ne libère quasiment personne dans un camp préalablement vidé de 90% de ses détenus par une marche d'évacuation. Sur les 65 000 détenus que comptait encore Auschwitz-Birkenau début janvier 1945, 58 000 ont été dirigés vers d'autres camps situé en Allemagne. Les 5 000 à 7 000 restants étaient les détenus trop faibles pour pouvoir marcher ("musulmans") ou pour travailler et, à ce dernier titre, hospitalisés à l'infirmerie du camp. Primo Levi venait d'être transféré à l'infirmerie pour une scarlatine.

Le terme le plus approprié est sans doute celui proposé par l'historienne Annette Wieviorka dans son dernier ouvrage, paru ce mois-ci et intitulé précisément "1945 – La découverte" (Seuil).