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La Maçonne

Droit Humain : abrogation du délit de blasphème

J'ai déjà évoqué sur ce blog la situation particulière que l'on appelle "le Concordat" de l'Alsace-Moselle.

Le Droit Humain, à son tour, souhaite voir le "délit de blasphème" supprimé de tous les textes de lois en France. Voici ci-dessous son communiqué.

Lilithement vôtre,

ABROGATION DU DELIT DE BLASPHEME

Le délit de blasphème subsiste toujours sur le territoire de la République française dans les départements d’Alsace (Haut Rhin et Bas Rhin) et de Moselle. En vertu d’un « droit local » hérité de 1870, le blasphème peut être réprimé, selon l’article 166 du Code pénal allemand, d’une peine de 3 ans de prison.

Survivance de privilèges juridiques de la religion, cette disposition, toujours en vigueur, rend possible une « condamnation religieuse ». Elle porte ainsi atteinte aux principes de liberté de conscience et de liberté d’expression affirmés dans les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dont la valeur constitutionnelle est consacrée par le préambule de la Constitution de 1958. Elle contrevient aussi au principe de laïcité dont la même Constitution fait, dans son article 1, un fondement de notre République.

Après les tragiques événements du 7 janvier 2015, l’abrogation de ce délit s’impose. Le Conseil National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique mixte et international LE DROIT HUMAIN réclame l’abrogation du délit de blasphème :

  • parce qu’il donne une fausse légitimité à ceux qui ont tué au nom de l’offense qui a été faite à leur religion,
  • parce qu’il est dérogatoire aux lois de la République,
  • parce que la défense de la laïcité ne peut s’accommoder d’un délit qui la nie.

Profondément attachés à une laïcité qui garantit à chacun la liberté de croire, de ne pas croire et de pouvoir en débattre sans être inquiété, le Conseil National de la Fédération française LE DROIT HUMAIN attend de cette abrogation qu’elle réaffirme les libertés républicaines sur tout le territoire et souhaite que le Parlement s’en saisisse au plus vite.

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joaben 19/02/2015 13:05

Effrayant !
Des groupes veulent utiliser le levier de l'ONU pour faire condamner le "blasphème"
http://tribune.com.pk/story/840104/caricatures-issue-apc-wants-blasphemy-declared-crime-by-un/

N'oublions pas non plus que le 11 janvier est une chose, mais le reste du monde en est une autre.
Il est des pays votants à l'ONU dont le pouvoir est tenu par de tels extrémistes !
Mais aussi, nous concernant plus, des pays ou les medias appliquent une lâche trouille des djiadistes : Sky-News par exemple !

Probablement que la motion à l'ONU sera rejetée. Pour autant, nous sommes à un carrefour : soit nous acceptons de nous soumettre aux menaces, tout en nous donnant tous les prétextes les plus futiles.
Soit nous sachons defendre nos valeurs de democracie, laïcité, liberté.

rey-robert jean -michel 18/02/2015 10:01

Grand progrés chez les gardiens du Temple ... ils découvrent les méfaits du délit de blasphéme !!
Fichtre .... ! les nouvelles ne vont pas vite !
Le concordat, les dangers des religions, les ségrégations chez les progressistes, les embrigadements religieux et sexistes des enfants, des maçons ... !
houla ça va trop vite ... attendons quelques siècles !

rey-robert jean -michel 19/02/2015 05:13

Assez injuste ...£
Avec toutefois un manque de suivi et de mobilisation des "troupes" sur le sujet ...
http://glmu.fr/files/Les_chantiers_de_la_Laicite.pdf

joaben 18/02/2015 09:08

Voilà un excellent combat auquel je souscris completement.
Pour prendre un exemple de la gravité, sur une chaîne nationale réputée Audrey Pulvar interrogeait Samir Nasri, personnalité du show-business populaire, bien libérée et qu'on ne voit pas trop en islamiste radical.
SNasri réagissait à la une de CHebdo de janvier et le discours était absolument étonnant et révélateur de la gravité :
Ainsi il s'en prenait aux journalistes de CHebdo, coupables, selon lui, de vouloir ajouter de nouveaux morts aux 13 morts du journal.
Discours effarant ! Mais encore plus curieux, faible réaction, à part A Pulvar du plateau réuni là !

Voilà pourquoi, il y a un travail considérable à "déplacer le curseur" de ce qui est acceptable ou pas !
Il est impératif que soit ancré le "droit au blasphème" ... comme le droit de se moquer des blasphémateurs.
Il ne doit souffrir aucune répression ni limite imposée !
Alors, en effet, ensuite, il conviendra à chacun de montrer empathie et respect à ceux qui peuvent être offensés par le blasphème.