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La Maçonne

GLFF : « 1975-2015 : de la loi Veil aux Droits des femmes en Europe aujourd'hui » (colloque, 7 mars 2015)

GLFF : « 1975-2015 : de la loi Veil aux Droits des femmes en Europe aujourd'hui » (colloque, 7 mars 2015)

Ce colloque, organisé par la Commission Conventuelle des Droits des Femmes de la GLFF, propose plusieurs conférences dont le sujet principal est la loi Veil, loi adoptée en France permettant aux femmes d'avoir accès à l'IVG, et l'évolution des droits des femmes en Europe depuis 40 ans.

Vous aurez ainsi l'occasion d'entendre et de voir :

  • l'interview de Renée Vidal, « une franc-maçonne engagée » qui témoigne de son combat au côté de Simone Veil
  • ainsi que les extraits du film « Histoire d'A » avec sa co-réalisatrice Marielle Issartel.

Marielle Issartel a derrière elle une longue carrière d'écriture et de réalisations de films et de documentaires. En 1988, elle a aussi écrit « les enfants de la Chance, roman d'un bébé-fivette » (éditions Denoël).

Histoire d'A, nous précise le site de la GLFF, fut co-réalisé avec Charles Belmont et fut interdit lors de sa sortie.

Les conférences suivantes auront, de même, lieu :

« 40 ans, le bel âge … pour une loi » par Véronique SEHIER, co-présidente du planning familial.

L'histoire du « Planning Familial » est directement liée aux luttes des femmes pour leurs droits sexuels. Fondé en 1956, dans la clandestinité, sous le nom de « Maternité heureuse », un de ses fondateurs n'est pas moins Pierre Simon, mais aussi par Evelyne Sutterot et Marie-Andrée Lagroua-Weill-Hallé (gynécologue). En 1960, le « planning familial » reprend la suite de « Maternité heureuse ». Le mouvement a revendiqué les droits à la contraception et à l'avortement dès son origine, remettant en cause la loi de 1920 interdisant toutes méthodes de contraception. Le planning familial et auparavant « la Maternité heureuse » délivrent clandestinement les moyens des moyens de contraception aux françaises en se faisant parvenir diaphragmes et spermicides. Entre 1961 et 67, les premiers centres sont ouverts dans la clandestinité. Dès 1973, le planning familial s'engage à obtenir le droit à l'IVG.

« les femmes sont-elles prêtes à être libres ? » par Isabelle Gillette-Faye, sociologue et présidente du GAMS.

Si la question vous intrigue, rappelons que le GAMS fut fondé en 1982 par des femmes africaines, résidentes en France, désireuses de lutter contre les mutilations sexuelles, c'est-à-dire l'excision. Cette précision ainsi donnée, il me semble aussi nécessaire de souligner que 3 millions de filles par an dans le monde sont ainsi mutilées. Généralement, elles le sont par une femme, une exciseuse.

Plusieurs pays africains interdisent l'excision. Depuis quelques années, certains de ces pays travaillent à sensibiliser les femmes et surtout les mères des fillettes pour leur éviter ces mutilations.

Par exemple, la Guinée, qui durant une année a organisé une campagne de sensibilisation. L'enjeu est de taille, 500 000 femmes africaines meurent lors des accouchements du fait de l'excision.. Une bonne partie de ces décès sont en Guinée.

Isabelle Gillette Faye est l'actuelle présidente du GAMS mais aussi auteure, en 1998, d'un ouvrage sorti aux Presses Universitaires du Septentrion, ayant pour titre : « la polygamie et l'excision dans l'immigration africaine en France, analysée sous l'angle de la souffrance sociale des femmes ».

http://www.federationgams.org/

« les droits sexuels et génésiques au 21ème siècle : un défi européen » par Edite Estrela, ancienne députée au Parlement Européen.

Edite Estrela, ancienne députée européenne (2004-2014), fut l'auteure du rapport qui porte son nom pour le grand public et qui s'intitulait : « la santé sexuelle et reproductive ». Ce rapport, rejeté par le Parlement Européen, préconisait le droit à l'avortement, à la contraception et l'accès à la reproduction artificielle pour les femmes célibataires et les femmes homosexuelles, ainsi que l'éducation sexuelle des jeunes à la sexualité « sans tabou ». Autant dire que ce rapport est toujours en avance sur notre réalité, et pour beaucoup encore considéré comme une sorte d'atteinte à l'ordre moral. La GLFF propose ici une conférence qui, à mon avis, intéressera plus d'une et d'un.

Yvette Roudy, première ministre des droits des femmes (1981-1986), qui fut longtemps la seule, fera une intervention.

Catherine Jeannin-Naltet, Grande Maîtresse de la GLFF, conclura cette journée de conférences riches en enseignement.

Tout cela aura lieu dans les locaux de la GLFF, Cité du Couvent, 101 rue de Charonne, Paris 11ème., samedi 7 mars, à 14h

Venez nombreuses (et nombreux) !

N'oubliez pas que les colloques et conférences publiques sont un excellent moyen d'entrer en contact avec une obédience maçonnique …

Lilithement vôtre,

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Cicne&Ròsa 18/02/2015 21:26

Eh bien, si ce n'était pas si loin .... et si j'avais été prévenue + tôt ...

:-(