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La Maçonne

Qui est Décembre-Alonnier ?

Qui est Décembre-Alonnier ?

Pour « départager » deux commentateurs qui ont tous les deux raisons, j'ai effectué une petite recherche sur ce « mystérieux » personnage qui signe « Décembre- Alonnier – homme de lettres – membre du Conseil de l'Ordre – VM de la loge « les Zélés Philantropes » à Vaugirard ». (Voir l'Initiation de Voltaire : http://lamaconne.over-blog.com/2015/08/l-initiation-de-voltaire.html)

J'avais, en effet, remarqué que l'usage des pseudonymes étaient courants durant le 19ème siècle et une bonne partie du 20ème siècle (et dire que l'on acccuse internet !). Ils étaient acceptés comme un nom à part entière, c'est un peu comme si, demain, je signais mes chèques "la Maçonne" !

« Décembre-Alonnier » fut, selon le site de Bibliothèque Nationale, un collectif regroupant plusieurs auteurs. Joseph Décembre & Edmond Alonnier – apparaît aussi Louis de Vallières (qui semble être un pseudonyme utilisé uniquement par Joseph Décembre).

Joseph Décembre, (messin né en 1836, mort en 1906), après la mort de Edmond Alonnier (1838-1871), a continué à utiliser le pseudonyme collectif ou à utiliser le pseudonyme de Sempronius. On peut donc dire que Décembre-Alonnier est à la fois un frère et plusieurs frères. Celui qui est "membre du Conseil de l'Ordre" est Joseph Décembre.

Le collectif Décembre-Alonnier est l'auteur d'un « dictionnaire populaire illustré d'histoire, de géographie, de biographie, de technologie, de mythologie, d'antiquités, de beaux-arts et de littérature » mais aussi d'une histoire de la Commune (publié en 1871) et d'un livre intitullé « Ce qu'il a derrière un testament » (en 1863)

A priori, Joseph Décembre serait l'auteur (publié en 1875) d'une « Instruction au grade d'apprenti maç @ , par le F @ Décembre-Alonnier ». Comme je trouvais le dictionnaire un peu long à parcourir et que l'histoire de la Commune de 1871, écrit en 1871 risquait d'être plutôt un témoignage, je me suis penché sur le « testament ». Il s'agit d'un roman, introduit par une critique très amusante et parfaitement polémique - qui me ferait passer pour une jeune fille d'une douceur incommensurable - sur la critique littéraire. Les quelques pages du roman que j'ai lu indique que « l'homme de lettres » maniait volontiers l'humour et un style vif.

Histoire de nous compliquer nos recherches, Décembre-Alonnier est aussi le nom d'un « libraire-éditeur ».

Comme l'un des commentateurs est l'auteur si fodieris invenis, http://sifodierisinvenies.overblog.com/#, nul doute, que si on le lui demande, il nous parlera plus longuement de Décembre-Alonnier, celui qui transmis au Droit Humain les hauts grades.

En attendant, moi, j'ai un roman à lire ...

Lilithement vôtre,

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Christophe 01/12/2015 20:54

Voilà, c'est en ligne!
http://sifodierisinvenies.overblog.com/2015/12/decembre-alonnier.html

hector 18/08/2015 10:53

Sur les documents officiels de l'époque on trouvait les mentions suivantes :
- nom
- prénom
- dit (surnom)

La Maçonne 18/08/2015 13:07

En fait, non - justement! Le plus remarquable sont les soeurs fondatrices de la GLFF.... Après guerre.
On n'indiquait que le nom d'usage.
Le pseudonyme.... . Ensuite, signer un registre FM n'est pas vraiment un document administratif.

Christophe 17/08/2015 22:56

La bonne orthographe est Alonnier :-)

Effectivement, c'est un publiciste, et en outre les termes Decembre-Alonnier recouvrait un petit groupe.
Mais il a gardé ce nom pour lui-même notamment dans ses pérégrinations maçonniques. D'où ce sentiment de confusion.

Tous ceux qui ont relaté les début du DH, ont mis en avant le rôle de Decembre-Alonnier dans la mise en place du 1er Suprême Conseil du DH (ne pas oublier qu'à cette époque, Georges Martin n'était pas 33ème).
On a quelques détails dont les choses se sont passés.


Alors c'est vrai qu'Alec Mellor a contesté l'existence même de Decembre-Alonnier, prétendant que c'était deux personnes différentes. Puis Remi Boyau prétendit que Decembre-Alonnier était 33ème au SCdF. C'est Corneloup, à qui il s'était adressé, qui rectifiera. (Et je vous ai donné une référence d'époque 1889-90 qui va dans ce sens).

Le livre de Remy Boyau, sur le DH, de 1976 relate cette création. Ce n'est évidemment pas le seul livre à ce sujet. Par exemple le livre de Marc Grosjean sur "Georges Martin Franc-maçon de l'Universel" (1988) donne d'autres détails, etc.

Ceci dit, je suppose que la source primaire se trouve dans les archives de l'Obédience? Là je ne peux pas répondre!

Christophe 15/10/2015 12:01

Avancement du travail. Le principal de la bibliographie a été probablement recueilli. Il y a beaucoup sur l'homme et en sens divers. Je n'ai pas terminé toutes les lectures. C'est une personnalité manifestement complexe, contrastée, relativement connue à son époque, n'hésitant pas à se contredire, la main droite ignorant souvent ce que fait la main gauche, naviguant dans un milieu professionnel sans foi ni loi, dur, sans pitié. Contrairement à beaucoup d'autres de ce milieu, il ne sera pas escroc, même si ce n'était pas un saint, loin de là. Il connaîtra plusieurs faillites! Connu à son époque, on trouve des notices sur lui dans la plupart des dictionnaires du début du XXème, puis l'oubli le couvrira.
Il aura joué un rôle certain en FM, en réalité assez positif, et pas seulement à la fin de sa vie.
Livraison pour novembre ou décembre (cela s'imposerait !)

La Maçonne 23/09/2015 20:35

Génial! MERCI !!!!

Christophe 23/09/2015 18:41

Pour la "commande": patience, je suis en train de rassembler quelques données bibliographiques nécessaires faute de sources primaires: cela avance lentement, mais j'y arriverai!