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La Maçonne

Journée Internationale de la Démocratie.

tableau de Raphaël (1509-10)
tableau de Raphaël (1509-10)

C'est une journée peu connue, voir même rarement évoquée, par les médias nationaux comme par nos politiques, que cette Journée Internationale de la Démocratie fixée le 15 septembre décidée en 2007.

Pourtant, à l'heure actuelle, cette notion de démocratie, qui a pris autant de visage que de définition dans l'histoire de l'humanité, qui est tout autant le fondement de nos sociétés et de nos gouvernements est celle qui est en danger ou remis en cause.

Dans la Déclaration Universelle des Droits humains, elle se définit pas l'article 21 ainsi : « la volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ».

En droit international, les éléments constitutifs d'une démocratie sont : la liberté d'expression, le droit d'association, le droit de participer librement aux affaires publiques soit directement ou soit par des représentants élus, le droit de vote au suffrage secret et universel de ses représentants.

Toute société humaine qui ne respecte pas un de ces critères n'est pas démocratique et ne peut prétendre l'être.

Pour nous, franc-maçonnes et maçons, la démocratie est ce qui nous permet autant de nous réunir que de nous exprimer. Cependant, rien n'indique dans notre rapport personnel à la démocratie que tout l'est ou que nous avons le sentiment que notre société l'est. La démocratie vécue « au présent » comme celle imaginée du passé et celle rêvée de l'avenir remet en cause, parce que discordantes, la démocratie elle-même tout autant que l'organisation politique de nos pays respectifs.

La démocratie n'est pas une réalité – même si nous savons que nos systèmes ne sont pas a contrario des dictatures – mais un idéal, soit résultat d'une lutte et d'une construction encore à faire, soit une nostalgie d'un temps ancien – qui lui-même n'a jamais vraiment existé -

La démocratie en danger ?

Le sentiment de risque, de danger, que l'on ne peut pas nier ou considérer comme une paranoïa collective, nous oblige à examiner plus avant même ce que nous considérons comme « un danger » : un éloignement vers notre idéal personnel de démocratie ? Un effritement de nos institutions usées et abusées ? Un désir de participation, de débats et de proximité citoyenne ?

On oppose la démocratie représentative – la nôtre – à celle antique et grecque où tous citoyens pouvaient librement intervenir dans les débats comme dans les décisions. A l'aube de l'humanité, on tuait son roi – dès lors qu'il avait pris ses habitudes – Aujourd'hui, on se limite à quelques représentants élus et professionnalisés s'opposant à une démocratie délibérative ou participative.

Une crise naissant avec l'éloignement des politiques eux-mêmes des préoccupations des représentés, qui s'opposerait aussi à une perte de ces derniers à « appartenir » et à s'investir dans les décisions publiques. Or, manifestations, débats extérieurs au politique mais appartenant à l'associatif, pétitions, tout démontre qu'au contraire les citoyens souhaitent prendre part aux décisions, délibérer par eux-mêmes sur les grands sujets.

Le démocratie est en transformation dans un monde qui nous paraît être en mutation.

Il s'agit d'un chantier toujours ouvert.

Lilithement vôtre,

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Condorcet 15/09/2015 20:50

Il y a eu atteinte à la démocratie dans la mesure ou de tradition démocratique le parallélisme des formes n'a pas été respecté. Ce qu'un référendum a fait, seul un autre référendum pouvait le défaire il s'agit là d'une tradition constitutionnelle. . Les élus qui se sont prêtés à une telle forfaiture ne seraient plus là si il y avait un mandat impératif, sauf pour eux, et avec un peu de courage, à retourner devant leurs électeurs. Qu'ils ne s'étonnent pas si plus de 50% des électeurs ne vont plus aux urnes.

Aristote57 16/09/2015 09:04

Le débat pourrait rebondir longtemps.
Il s’avère que le référendum de 2005 n'a RIEN fait. Seul un référendum positif "FAIT".
Que je sache le conseil constitutionnel, seul organe habilité à trancher sur ce que tu cites n'a pas jugé inconstitutionnel le vote de Lisbonne.
Ensuite, en matière de préférences, pour ma part j'étais favorable à la constitution européenne, toi, non si je comprend bien. Mais nous ne devons analyser au travers de nos préférences mais du droit.
Il s'avere qu'aucune faute n'a été déclarée.
Si nous devons améliorer la démocratie nationale et fédérale en Europe, j'y suis favorable. Etudions celà.
Par exemple, je suis pour un vote européen au parlement européen(abolition des scrutins nationaux qui parasitent). On aurait ainsi une meilleure representation politique au lieu d'être nationaliste.
Mais aussi un président élu, plus de droits au parlement.
Par contre, il me parait TRES dangereux de nos jours de s'en prendre à nos democraties parlementaires occidentales : Ca contribue au discours des totalitaires :

"vous voyez, la democratie ne vaut rien, même les occidentaux le disent, il faut mettre la loi de Dieu" ...

Donc proposons des amélioartions à nos democraties qui sont nos valeurs essentielles et qui se perfectionnent au fil du temps et de l'experience, par des choix exprimés par le peuple et votées par ses représentants.
Les "lois de Dieu"(charia, torah) n'evoluent pas ! C'est même leur principe.

Condorcet 15/09/2015 10:06

La démocratie c'est le droit de vote comme en 2005 au sujet de l'europe, mais pas forcément celui de respecter ledit vote et la volonté de la majorité des citoyens.comme après 2005, et pourtant on nous dit que l'europe c'est la démocratie. A la démocratie, je préfère la République des citoyens et je rêve d'un mandat, sinon impératif, au moins révocable à tout moment en cas de non respect des engagements, et imposé juridiquement à nos représentants, le non cumul des mandats dans le temps comme dans l'espace. Il y a encore du boulot,et comme l'on dit, c'est au pied du mur que l'on voit le maçon.

Aristote57 15/09/2015 19:06

Ne soyons pas cyniques.
Le traité de Lisbonne a été voté par le parlement français composé des élus du peuple.
Qu'il ait repris partiellement des disposition du projet de constitution rejeté en 2005 ne signifie pas une atteinte à la démocratie.
Le référendum serait-il l'expression suprême de la démocratie ?
La reponse par oui ou non à une question aussi vaste que la constitution européenne n'est pas adaptée à la progression.
Quel était le contenu du "non" de 2005 pour des europhiles convaincus ?
Il rejetaient certaines parties ou parce que çà n'allait pas assez loin sur le plan social.
Sans parler des intérêts de positionnement politique ...
Par conséquent, il y a eu certainement erreur tactique politicienne à soumettre un tel projet à référendum.
Si on faisait de l'histoire-fiction, que ce serait-il passé si la France avait adopté la constitution en 2005 ?
Et bien NL et GB l'auraient adopté à la suite, nous serions dotés d'un parlement qui aurait pris plus de pouvoir, d'un président actif, d'une police fédérale et d'un schengen renforcé, un ministre du commerce fédéral.
Il y a donc en effet un énorme travail de construction, solidification et non pas de destruction.
Les affres des dictatures européennes s'oubliant de plus en plus, on voit remonter les desirs d'autoritarisme, de totalitarisme, égoïsme, excitation contre l'"autre".
Ce n'est donc jamais gagné, il faudra savoir renouveller les valeurs de la democratie qui apparaissent banales ... sauf pour ceux qui en ont été privés.

Aristote57 15/09/2015 09:52

Dans la mesure où les "lois de Dieu" (charia, torah, voire inquisition) font un retour en force, dans la mesure où on se montre complaisant avec ces activités délinquantes(au regard des lois du pays) ou, on met en danger la democracie.
Lorsqu'un GM (toujours le même, "ultime lien") se déclare hostile à la démocracie (en FM, lieu où le seul chef légitime de l'Ordre, le VM, est élu !) oui, la persistance d'une telle prétendue FM st inadmissible.
Et ainsi on voit des courtisans du système s'estimer en droit d'afficher ostensiblement une religiosité, vestimentaire et autre, en tenue FM(en opposition avec tous les principes, y compris dans son obedience), à injurier d'antisemite, et à refaire sur blog un jugement par acclamation de ses partisans en contradiction avec la justice républicaine, on constate à quel point la democracie recule ! Bien sûr, il s'agit d'un excité bien particulier, mais plus grave est la complaisance passive bien plus générale.

Selon un sondage européen, 40 % des musulmans estiment qu'ils appliqueront la charia plutôt que les lois démocratiques ! Et une fois le mouvement de protestation passé, on laisse faire et ne réagit pas ! On donne même une chaire d'Oxford à Tarik Ramadan !
Lorsque des musulmans (y compris du show biz francais) estiment normal de vouloir imposer leurs desirs de "non-dessin de Muhamed" à des non-musulmans, les réactions sont faibles.
Au nom d'une tolérance, on saborde les valeurs de la démocracie.