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La Maçonne

« Pionnières II. Bâtisseuses d'avenir » - Collection Voix d'Initiées (GLFF)

« Pionnières II. Bâtisseuses d'avenir » - Collection Voix d'Initiées (GLFF)

Après « Pionnières, filles d'Eve et de Marianne », présenté ici http://lamaconne.over-blog.com/pionni%C3%88res-filles-d-eve-et-de-marianne-livre-collectif-glff, la Grande Loge Féminine de France via sa Collection Voix d'Initiées, présente un livre portant le titre « Pionnières II. Bâtisseuses d'avenir ». Le premier volume présentait les portraits de femmes et sœurs ayant participé autant à des mouvements féministes qu'à l'édification d'une obédience féminine encore à naître ou juste naissante.

« Pionnières II. Bâtisseuses d'avenir » couvre la période de 1945 à 1958, de l'Union Maçonnique Féminine de France à la Grande Loge Féminine de France. Il présente autant les grands moments ayant construit l'actuelle GLFF mais aussi les grandes figures féminines sans qui cela n'aurait pas été possible.

Il est préfacé par Marie-Thérèse Besson, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France et a appelé à la participation de Françoise Moreillon, Colette Avrane, Michèle Ducker, Nicole Foussat, Irène Manguy, Josette Mandandain, Edith Semerdjian, et bien entendu la Commission d'histoire et de recherche maçonniques de la GLFF.

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Trois dates sont à retenir : 1945, date de la fondation de l'Union Maçonnique Féminine de France, 1952 : date de son changement de nom en Grande Loge Féminine de France et 1958 : date du passage du rite d'adoption au REAA.

Ce livre lève le voile sur plusieurs questions qui, jusqu'alors, restaient dans les archives de l'obédience quant aux circonstances de sa fondation comme celles de son évolution.

Ainsi, nous y découvrons plusieurs récits : comment s'est effectué le changement de nom de l'obédience, le passage du rituel d'adoption au REAA, comment a survécu le rite d'adoption, comment fonctionnait la jeune UMFF (Union Maçonnique Féminine de France), et bien sûr, pourquoi la robe noire. Nous apprenons, ainsi, qu'une planche « ma robe de vertu » écrite par la sœur Germaine Gosselin la présentait et qu'elle fut introduite dans chaque loge de la GLFF dans le cadre d'une cérémonie spécifique. Ceci alors que, faute de moyen, après la libération, seules les apprenties avaient un tablier acheté et transmis d'une apprentie à l'autre. On sourit de savoir que la Grande Loge Féminine de France a failli s'appeler : Orient Maçonnique Féminin entre autre … de découvrir les relations complexes avec les autres obédiences en France comme d'autres obédiences féminines dans le monde.

Il présente aussi les portraits et parcours de plusieurs sœurs, dont les deux premières Grandes Maîtresses, comme Anne-Marie Gentily et l'emblématique Gisèle Faivre, ainsi que la mystérieuse Germain Rhéal, ceux de Grandes Maîtresses dont les noms sont moins connus comme Andrée Czoyriff et Rosette Anckaert, mais aussi les biographies de celles qui ont ouvert la GLFF à la seconde moitié du 20ème siècle : Liberté Morté et Fabienne L'Echarpe.

On trouve des témoignages émouvants et drôles de ces années de sœurs « qui étaient là ».

Ainsi concernant le temple loué à la loge l'Equité du GODF, en 1947, on peut lire :

Il n'y régnait que peu de confort, le poêle était un moyen de chauffage symbolique qui enflammait le parquet quand il n'enfumait pas la vaste salle. Agapes et Cabinets de réflexion se tenaient dans la cave à charbon. On y accédait par un escalier plus périlleux qu'initiatique … tandis que le bal des souris ajoutait pour les profanes, une épreuve imprévue au Rituel. [..] Mais c'était là des heures chaleureuses dont nous avons conservé le meilleur souvenir.

La GLFF est le résultat d'une aventure de femmes, réunies autour d'un projet commun : permettre aux femmes d'avoir pour elles – et elles seules – un lieu unique pour une démarche initiatique.

Ce livre est une véritable prise de conscience qu'avec de la volonté et du travail, le rêve est devenu possible. La franc-maçonnerie n'a pas été offerte sur un plateau d'argent aux soeurs fondatrices.

Ainsi disait Andrée Czoyriff en 1953 :

Notre Maçonnerie féminine a des principes assez profonds pour nous permettre de passer à travers les orages ; soyons persévérantes, faisons en sorte que contre vents et marées, notre maison reste fière et forte et justifie sa revendication d'être libre.

« Pionnières II. Bâtisseuses d'avenir » - Collection Voix d'Initiées (GLFF)

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Willow 20/10/2015 23:27

Quel et donc le but de ces bâtisseuses d'avenir ? ;O))