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La Maçonne

Attentats à Paris : de la lutte vers la guerre?

Attentats à Paris : de la lutte vers la guerre?

Comme beaucoup d'entre vous, je ne peux que suivre les informations – et non pas les yeux rivés sur un écran TV. Ayant choisie la radio, j'évite au moins le sensationnalisme agressif des chaînes d'information. Je ne suis guère épargnée par les spécialistes de ceci ou cela qui prolifèrent sur nos antennes, à tel point que je me demande si, avec autant de personnes « qui savaient que cela allait arriver », si nous ne sommes pas de grands benêts. Parce que moi, je ne savais pas. Après les attentats de Charlie Hebdo et de l'hypercasher, après ceux du Musée Juif à Bruxelles, après encore ceux de Toulouse et de Montauban, touchant entre autre une école israélite faisant des enfants parmi les victimes, je ne savais pas. Du moins, rien – ni personne – et je regarde du côté de nos politiques en général et de notre gouvernement en particulier – nous avait dit « qu'il y avait un risque », voir même que nous étions « en guerre ». Nous avions alors des « ennemis invisibles » que l'on appelait « Daech », parfois « Etat Islamique » et parce que nous sommes un peu paresseux aussi « EI » - histoire que cela ne nous signifie rien – Nous découvrons au fil des informations qui nous sont délivrés des relations inter-personnelles un peu trop nombreuses pour être des coïncidences avec les différents terroristes via le toulousain Fabien Clain. Les raisons de ces derniers attentats ? Notre art de vivre. Du coup, je me suis achetée un munster en guise de résistance – autant avoir une arme de destruction massive sous la main –

Cet art de vivre autant reconnu qu'autoproclamé a conduit les français à se rendre sur les terrasses des cafés, à fêter joyeusement le Beaujolais nouveau, et à faire de l'humour sur les réseaux sociaux – parce qu'en plus nous sommes des marrantes et des marrants.

Si notre hédonisme national et son expression sous toutes ses formes est la cause des actes terroristes de ces dernières années, cela a bien sûr quelque chose de réconfortant comme boire un chocolat chaud alors qu'il neige dehors. Notre art de vivre est notre roudoudou national. Néanmoins, la France est aussi connue par son relatif bon niveau d'instruction, sa compréhension naturelle de cultures différentes et son sens opportun des libertés humaines.

Une information m'a particulièrement fait réfléchir : la coalition a, avant le 13 novembre, envoyé 7000 frappes aériennes en Syrie … Entre les propos guerriers, une sémantique qui devrait nous alarmer - tant elle ressemble à un passé proche - le rappel à notre bonne conscience, pourquoi nous ne luttons pas plutôt que "faire la guerre" ?

Une idéologie que nous devrions connaître.

Daech est présenté, dans nos médias et par nos politiques, comme une sorte de génération spontanée de terroristes. Ce n'est pas le cas. Il s'agit d'un long processus, issu d'alliances et de mutations diverses de groupuscules terroristes islamiques dont l'assise est une idéologie commune.

Le père de l'Etat Islamique s'appelait Sayyid Abul Ala Maududi. Il est né en 1903, mort en 1979, il posa le premier les jalons d'un état islamique – sorte d'idéal. Un de ses idéologues importants est l'égyptien Sayyid Qutb (qui s'écrit aussi Qotb). Ce fut en 1928 que fut fondé « les Frères Musulmans » par Hasan Al Banna. « Les Frères Musulmans » furent poursuivis par Nasser alors qu'il en fut membre et qu'il s'entoura de certains d'entre eux. Sayyid Qotb tomba à point nommé et donnera, dès 1951, une base idéologique radicale. Né en 1903, il devint enseignant. Sa légende l'envoie aux USA entre 1949 et 1951 – séjour qui le marqua profondément et le conduisit à radicaliser sa pensée. Il revient en Egypte traumatisé un mode de vie qu'il jugeait choquant, matérialiste et vide spirituellement. A son retour, il intégra les Frères Musulmans. Il fut arrêté en 1954 – emprisonné et torturé – Il sera finalement condamné à mort par pendaison pour ses écrits. L'exécution aura lieu en 1966. La base de son idéologie se résume en quelques points :

  • Etre musulman est être un combattant engagé dans une guerre perpétuelle pour dieu. Ce jihad permanent permet de distinguer les bons musulmans des mauvais et des hypocrites. La victoire temporelle et matérielle n'est pas nécessairement l'objectif. Le but est une victoire d'ordre spirituelle. C'est par la souffrance que l'on est véritablement au plus proche de sa foi et de dieu. C'est en devenant un martyr qu'il y a victoire.

  • L'idée première est (hormis de souffrir pour souffrir) de convertir grâce à cette guerre, bien sûr, en premier les musulmans (qui ne serait pas de « vrais » musulmans) et le reste du monde.

  • Il ne peut exister dans le monde que l'islam. Il s'agit de faire une guerre permanente, agressive, intolérante et surtout de religion, même si les ennemis considèrent qu'eux-mêmes sont indifférents à cette notion, qu'ils ne font pas de guerre de religion – elle l'est nécessairement pour l'islamiste – Voir même, elle n'est même que religieuse. Sayyid Qotb développe aussi – et c'est certainement une des caractéristiques essentielles de cette idéologie – l'état islamique, en tant que système politique dont la seule loi serait exclusivement divine et islamique.

On ne peut pas non plus évincer l'importance du salafisme et par la suite d'Al Qaida dans ce qui se fait appeler « l'état islamique » aujourd'hui.

Il existe plusieurs types de salafisme, réformiste qui voit le jour en Egypte contre la colonisation, le littéraliste qui, quant à lui, prône une lecture littérale du Coran ainsi qu'une pratique religieuse stricte. Le salafisme prône un « retour aux sources » à l'Islam, revenant aux deux premières générations après la mort du prophète. Al-Qaida – avec Ben Laden et Azzam – ont ajouté, à cette liste, le salafisme jihadiste, avec en particulier un jihad global. Al-Qaida met en pratique l'idéologie développée par Qotb : un islam agressif, en perpétuelle guerre à l'intérieur des territoires musulmans mais aussi à l'extérieur, via un jihad individuel considéré comme obligatoire pour tous ceux désireux d'être les authentiques musulmans.

La mort de Azzam en 1989 (co-fondateur de Al-Qaida en 1988) et de Ben Laden en 2011, n'a pas fait disparaître pour autant ses groupuscules terroristes essaimés dans différents territoires. C'est, en effet, Abou du'a (Abou Baqhdadi), né en 1971, qui rejoint Al-Qaida en 2003 lors de l'invasion américaine de l'Irak, qui s'est autoproclamé « Calife » de l'Etat Islamique en 2014. C'est encore Al-Nosra en Syrie – un jour adversaire de l'état islamique, un autre son allié – qui se revendique être Al_Qaida.

Toutes les religions monothéistes ont développés des courants extrémistes, proclamant un retour aux sources, mais aucune (du moins rarement) n'ont considéré qu'une guerre perpétuelle avec tout ce qui bouge, la souffrance pour la souffrance, est le seul moyen d'être authentiquement « religieux ». La difficulté d'analyse est dans le choix des priorités de ces fondamentalistes. Al-Qaida ne se positionne pas comme un mouvement nationaliste. Autrement dit, il n'avait pas de « Nation », d'où d'ailleurs l'émergence de nombreux groupuscules un peu partout et son aspect cosmopolite. La priorité n'est pas « convertir » à proximité, à l'intérieur, mais à l'extérieur au point le plus loin – d'où l'attentat de septembre 2001 contre les USA. Il reste à savoir si ce que nous appelons aujourd'hui « Daech » assez trompeusement a gardé cette logique des « priorités » assez particulières d'aller au plus loin. Garde-t-il le rejet de ce que nous nommons en Occident « le nationalisme » (un état limité par des frontières, un gouvernement, une langue, une culture) sous sa forme initiale. L'idéologie islamiste fondamentaliste est d'ailleurs qu'il n'en existe plus – en dehors du leur étendu à toute la planète soumise à une seule loi unique comme allant de soi, celle divine.

La difficulté de définition du terrorisme.

Si on trouve dans ce très court résumé idéologique les premières explications du « terrorisme » : faire souffrir (les terroristes eux-mêmes), convertir les foules à un islam agressif, faire peur aux « mécréants », il s'avère que le résultat est tout autre. Le terrorisme (qu'il soit islamique ou autre) ne fait pas peur. Il ne produit pas la « terreur » désirée par les terroristes eux-mêmes. Il ne dissout pas les états légitimes.

Au contraire, il consolide les liens avec les pouvoirs publics. Nous ne pouvons que constater la facilité avec laquelle nous acceptons sans rechigner un état d'urgence pour une durée de 3 mois alors que l'idée quelque mois plus tôt nous aurait fait hurler de rire. Comme tout acte de violence, il consolide au contraire la légitimité d'une « réponse » généralement tout aussi violente. Il consolide aussi l'identité du groupe agressé (l'état, les citoyens, les religions, etc). Dans l'histoire, il est – par ailleurs – difficile de définir une cartographie du terrorisme, d'autant plus que ceux-ci sont instrumentalisés par les gouvernements agressés. Peut-on considérer de la même manière les résistants de la 2nde Guerre Mondiale qui furent des terroristes? Peut-on aussi considérer que les actions sanglantes des esclaves noirs soient aussi des actes de terroristes ?

Son rôle est – du point de vue des terroristes – est de faire reconnaître leur cause, d'obtenir une visibilité internationale. Le terrorisme peut être mafieux, révolutionnaire (peuple oppressé contre son gouvernement), et même d'état (dictature contre un peuple). Un même mot définit plusieurs messages. Le mot est en, lui-même, porteur d'une décrédibilisation du combat et de la cause.

Je préfère de loin – faute d'une expression plus juste – d'actes criminels, meurtriers puisque cela l'est. Malgré tout, cette appellation dans la culture « criminelle » en France ne permet pas de tracer une ligne claire dans les moyens de lutte. La criminalité est affaire de police et, donc, interne. La guerre, quant à elle, est affaire de l'armée.

"Faire la guerre ..."

« Faire la guerre au terrorisme » est un non-sens de la part des pouvoirs publics. D'autant plus que comme nous le voyons, les auteurs ne sont pas « extérieurs » au pays, mais français et encore en France. C'est donc une affaire de police. L'exemple américain – qui ont fait littéralement la guerre à un pays – pour vaincre le terrorisme, montre surtout l'échec de cette « guerre » déclarée. L'état islamique n'est pas mieux identifié que ne l'était Al-Qaida en 2001.

Il serait considéré, donc, presque du jour au lendemain une légitimité à un état (lequel?) ce qui sous-entendrait qu'il existe un gouvernement, une administration, le tout situé dans une capitale alors que l'idéologie même du fondamentalisme islamique est de refuser cette notion.

Cela ne retire rien à l'atrocité des crimes commis par l'Etat Islamique (je dirais bien au contraire) mais ne nous rends pas plus intelligent en modélisant et en reconnaissant un état qui est né du fantasme de quelques fondamentalistes islamiques. C'est d'ailleurs bien la difficulté de l'Etat Islamique : il est tout autant Boko Haram (Nigeria) ayant fait plus de 6600 morts en 2014, qu'en Syrie et qu'en Irak. La guerre syrienne a fait 250 000 morts, faut-il le rappeler ? - conduisant des milliers de syriens à se réfugier. On souligne aussi l'attentat à Beyrouth ce jeudi 12 novembre ayant fait 43 morts et plusieurs centaines de blessés. Sans oublier les attentats à répétition en Israël depuis plusieurs mois.

Pourquoi ainsi intervenir en Syrie, alors que le Nigeria connait la même offensive jihadiste, relevant du même Etat Islamique – c'est-à-dire de Daesh - et qu'une de ses origines est en Palestine?

Pour les attentats de Paris, on reçoit en plein figure une réalité que nos politiques souhaitent occultées dans leur désir de galvaniser les foules en « faisant la guerre contre le terrorisme ». Les terroristes du 13 novembre 2015 répondent à la logique du groupuscule terroriste sur un état, c'est-à-dire qu'ils sont membres de cet état.

Ils sont, par conséquent, français, d'autres belges. Pour certains d'entre eux, leurs familles respectives témoignent d'une vie normale, de leur intégration, tout autant que de leurs incompréhensions.

La situation de la Syrie (si on se concentre que sur ce cas) est particulièrement cornélienne : l'Etat Islamique, issu lui-même pour partie de Al-Qaida, Al-Nosra issu tout d'abord d'une révolte contre le dictateur en place, que la France a aidé et armé lui permettant de devenir un groupuscule affilié à Al-Qaida – et le dictateur en place Bachar Al-Assad. On rappellera aussi que l'Etat Islamique – appelé aussi Daech – est à cheval entre la Syrie et l'Irak. Irak que l'on oublie aussi de mentionner.

La difficulté de la définition même du terrorisme est largement illustrée en Syrie. Lancer des armes chimiques sur une population civile comme Bachar Al-Assad l'a fait sur son propre peuple est un acte de terrorisme – car aussi aveugle, qu'injuste que celui que nous avons vécu.

Les incohérences de la politique étrangère menée par la France la rendent parfaitement illisible. On peut étendre cette « illisibilité » à l'ensemble du monde occidentale, qui finalement s'est enlisée dans une politique au Moyen-Orient quelque peu contradictoire. C'est bien d'une ligne claire entre nos valeurs et nos enjeux (économiques) dont nous avons besoin.

Ne rien faire n'étant pas une solution admissible d'un point de vue stratégique et acceptable pour les français – comme pour les millions de Syriens fuyant leur pays – il est important de surveiller la rhétorique guerrière des médias et des politiques : « ennemis invisibles » hier (que l'on ne pouvait combattre vraiment et dont la menace planait sur nos têtes) , « guerre contre Daech », « guerre contre le terrorisme » alors qu'il s'agira très certainement d'une guerre générale contre un seul pays (la Syrie), lui même en guerre civile, qui se prépare ainsi que des actions policières (tardives mais bienvenues) en Europe.

La violence appelle à la violence. La première est aveugle et insurmontable, j'aimerais que notre réponse ne soit pas une autre violence aveugle et tout autant insurmontable. Je fais le vœu que nous ne soyons pas demain contraintes et contraints à faire « une guerre contre la guerre ». Je ne veux pas demain me trouver dans la rue à brandir une pancarte « Non à la guerre contre … le Vietnam, l'Irak, l'Indochine, l'Algérie, la Syrie ... ».(dans le désordre). Nous devons lutter contre le terrorisme. Quant à la guerre - après 7000 frappes aériennes - je vous laisse juge de son efficacité réelle.

De cette logique de « guerre » forcément « totale » contre des « ennemis non identifiés », le risque est pour nous-mêmes, non pas uniquement des actes de terroriste nouveaux, mais un « Patriot Act » (nullement abrogé aux USA à ce jour) à la française. Si nous sommes attaqués parce que nous sommes un pays de liberté et des droits de l'Homme, j'aimerais que la limitation de nos libertés et de nos droits ne deviennent pas la seule réponse de notre gouvernement et de l'Europe. Parce que là – dans ce cas – le terrorisme aura gagné.

Attentats à Paris : de la lutte vers la guerre?

Pour aller plus loin :

Christian Choquet, « Evaluer la menace terroriste et criminelle »,Cultures & Conflits [En ligne], Article Inédit, Mis en lige ne 25 février 2005, URL : http://conflits.revues.org/1154

Christian Choquet, « Le terrorisme est-il une menace de défense ? »,Cultures & Conflits [En ligne, 44 | hiver 2001, Mis en ligne le 22 mars 2006, URL : http://conflits.revues.org/732

Didier Bigo y Christian Olsson, « Guantanamo. Sortir du silence, refuser l’impunité », Cultures & Conflits [En ligne], 56 | hiver 2004, Mis en ligne 2010. URL : http://conflits.revues.org/1626

Didier Bigo, « La voie militaire de la "guerre au terrorisme" et ses enjeux », Cultures & Conflits [En ligne], 44 | hiver 2001, Mis en ligne le 22 marzo 2006. URL : http://conflits.revues.org/730

Didier Bigo, « L'impossible cartographie du terrorisme », Cultures & Conflits [En ligne], Article Inédit, Mis en ligne le 25 février 2005. URL : http://conflits.revues.org/1149

Olivier Carré, « Le combat-pour-Dieu et l'État islamique chez Sayyid Qotb, l'inspirateur du radicalisme islamique actuel », Revue française de science politique, Année 1983, Volume 33, Numéro 4, http://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1983_num_33_4_394083

Steinberg Guido, « Al-Qaida, 2011. », Politique étrangère 2/2011 (Eté) , p. 267-279 URL : www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2011-2-page-267.htm

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Ergief 23/11/2015 22:24

Ce que tu ecris ma tcs a propos des sources du terrorisme islamique est interessant mais tres incomplet. Salafisme, Frères musulmans et autres ne sont que les sous produits d'un schisme musulman beaucoup plus ancien: le Wahhabisme dont l'Arabie Saoudite et le Qatar sont aujourd'hui les fers de lance. C'est au 18 ème siecle que Mohammad Îbn Abd al-Wahhâb, que même les oulemas les plus rigoristes traitent encore d'imposteur, a formulé sa doctrine violemment expansionniste qui allie la politique , l'économie et la theologie. Les terroristes d'Al Quaida comme de Daesh se reclament implicitement d'al-Wahhab et profitent des largesses financieres des Saoudiens et autres Quataris, dont l'occident et en particulier les USA sont aujourd'hui devenus économiquement dependants.
On est a des années lumieres de la spiritualité comme source de débat et d'oppositions societales. Il s'agit simplement d'hommes du désert a la conquête de paturages herbus. Tout le reste n'est que discours.

aristote57 23/11/2015 10:09

Tu mets le doigt sur un danger essentiel que l'on lit dans des commentaires ici.
L'extreme droite, y compris celle incrustée dans une part de la FM (celle qui se pretend ou qui reve de se pretendre "réguliere", essentiellement) tente de se saisir des évènements pour tenter de satisfaire des instincts sur les quels elle s'est toujours construite :
- désignation de l' "autre" (qu'il soit juif, francmacon ou musulman ou rouge, ca depend des epoques) comme ennemi à abattre. Filon classique qui leur permet de récupérer au delà de leurs fidèles au travers d'un réflexe de facilité, mais aussi de se dédouaner de ses propres responsabilités. Attention à la banalisation ... Ils se presentent décomplexés !
- Ainsi nous lisons des propos abominables, inimaginables appelant à l'assassinat des "fiches S" dans procès ni enquête. (par exemple un papa qui tente de ramener son fils de Syrie sera assassiné !)
- Pour prétexter cette abomination, les auteurs supporters de ces assassinats, s'arrogent sans vergogne la douleur des proches de victimes, qui, eux se montrent dignes.
- Et ceci se déploie sur des blogs prétendus maçonniques ( affidelis, isere).
Il est à noter que ces délires sont exactement ce qu'attend Daesh tel qu'ils l'ont annoncé : provoquer un déchainement de haine contre la population musulmanne qui se radicalisera encore plus et provoquer ainsi un état insurrectionnel qui leur serait favorable.
Il est d'ailleurs à noter une communauté de discours entre cette extreme-droite et les djiadistes : attaque des "bobos", des "bienpensants", des "politiquement-corrects", de la "democratie occidentale", des "laicards", "droitdelhommiste" etc.
On notera aussi (affidelis, Dauphiné-Savoie) une volonté d'imposer une "société Judeo-chretienne" ...
Il est donc temps de cesser les complaisances que ce soit dans la société ou en FM avec de telles dérives.
Oui, ces derives que ce soit gourouesques ou les derives d'extreme-droite sont bien réelles et empuantissent notre FM.
Si des "rencontres Lafayette" sont de "bonne guerre" dans les luttes anti-obedience ... c'est tout l'esprit de la FM qui en souffre.

Désap. 27/11/2015 12:38

S'il fallait un exemple de commentaire ultra-démago,
en voici un qui est une synthèse,
merci Aris... Joab'n...Tab..., je ne sais plus qui remercier

Condorcet 23/11/2015 06:41

Et si certains profitaient de cette situation d'exception pour réformer le Code du Travail sans trop d'opposition visible. On a déjà connu cela au cours de notre histoire. Les états d'exception se retournent toujours contre les braves gens...et les terroristes s'en moquent. Au fait qui a financé les mouvements terroristes à leur origine?