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La Maçonne

La Chaîne d'Union n°74 (Revue)

http://ysabeautaybotner.com/
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Quelqu'une a possiblement interféré afin que Conform Editon référence le blog « la Maçonne » comme support à leurs nouveautés et à leurs informations. J'ai ainsi reçu le dernier numéro de «la Chaîne d'Union ». Par chance, ce numéro traite (entre autre) de deux sujets dont je peux me targuer avoir quelques connaissances.

Tout d'abord, une interview-dialogue entre Daniel Keller, Grand Maître du GODF et Jean-Pierre Servel, Grand Maître de la GLNF, dans le cadre des « Rencontres Lafayette » initiées en mai 2015. Rencontre, donc, de deux obédiences masculines et de ses Grands Maitres, qui se contenteront de colloques ou réunions profanes, existantes dans le passé, mais dans un moment officialisé. L'exercice de ce double interview a ceci d'intéressant qu'il balaye finalement l'ensemble des sujets classiques de ces deux obédiences. Jean-Pierre Servel évoque la crise de son obédience, ainsi que son dénouement heureux - « le miracle » d'une reconnaissance de la GLUA rapidement retrouvée rendant la Déclaration de Bâle et la posture de la GLDF inopportunes. Daniel Keller, quant à lui, présente une obédience sans histoire, sans problème et même sans question, considérant le GODF et la GLNF comme chacune représentant un « idéal-type » avec entre elles d'autres obédiences.

A votre avis, lequel de ces deux Grands Maîtres a mentionné l'existence des obédiences mixtes et féminines dans ce qui paraît être un monde si masculin au travers de cette interview? Perdu. C'est Jean-Pierre Servel.

Le dossier de ce numéro est consacré aux contes. J'héberge et ai hébergé bien plus de fées qu'il n'y en a dans les contes de fées. C'est dire que c'est un sujet que je connais. Ce dossier fait appel à plusieurs auteurs dont on ne peut nier la maîtrise du sujet, bien qu'aucun n'avoue vraiment avoir été d'une manière ou d'une autre en relation avec des fées. Ce qui est tout à leur honneur. Ils font malgré tout une approche des contes, symboliques bien entendu – mais aussi nous faisant découvrir leur poétique et ce qu'ils reflètent de nous - nous, mortels.

Une des clefs de ses travaux est, néanmoins, l'histoire de ce genre littéraire particulier, à peine abordée dans ce dossier - c'est un signe en soi. Les illustrations de Ysabeau Tay Botner nous mettent sur la piste.

En effet, nous pouvons nous demander combien de fois les auteurs de ce dossier ont visionné Blanche Neige de Walt Disney. Combien de contes ont-ils lus (et relus). Ont-ils rêvé d'avoir une rose unique mais ordinaire comme le Petit Prince ? Pourquoi cet attrait pour les contes qu'ils soient populaires ou oeuvres littéraires?

Charles Perrault, devenu veuf et père célibataire, portant déjà bien haut ses 60 années, a recueilli auprès de gouvernantes, cuisinières, et vieilles dames … ces contes que nous appelons populaires. Sa première publication fut pour celui de Peau d'âne, écrit en vers. Il perdit, à ce goût pour le conte et les récits merveilleux, son rang et ses distinctions à l'Académie Française. Monsieur Perrault n'était pas n'importe qui, avant qu'il héberge un peu trop de fées sous son toit. Il continua sa quête, abandonna la lourdeur de la versification pour une prose plus simple dans laquelle le merveilleux peut prendre son envol. Le genre littéraire lui-même appartient aux femmes, coquettes et précieuses aristocrates, dont la « Belle et la Bête » est celui qui nous est le plus connu de deux auteures Madame de Villeneuve (1740) et Madame Leprince de Beaumont (1756), genre à part entière ouvert par une certaine Mde d'Aulnoy au 17ème siècle (l'Oiseau Bleu).

Longtemps considéré comme de la sous littérature, les hommes s'en emparèrent en faisant un exercice littéraire obligatoire comme l'unique conte de Zola ou trouvant quelque prétexte comme par exemple l'éducation d'un enfant pour en écrire. Ainsi, Fénélon lui-même peu destiné aux contes de fées et encore moins à en écrire en a produit plusieurs. Ceci dit pour bien vous montrer que les contes de fées portent des signatures des plus incongrues.

Psychiatres et psychologues s'en emparèrent ensuite, tout aussi sérieusement. Tout au long du 19ème siècle et début du 20ème siècle, on ne compte plus les reprises des contes sous forme de ballets ou pièces de théâtre. Le conte y trouve des lettres de noblesse, un sérieux qu'il ne possède pas.

Parfois des adultes, véritables cherchants, s'y penchent comme une fée au-dessus d'un berceau, pour transmettre quelques dons à l'humanité. D'autres encore en écrivent comme St-Exupéry avec un peu d'encre magique. On ne sait pas pourquoi. Enfin moi, j'ai bien une idée. Comme je vous l'ai dit, mon salon est devenu - contre mon gré - un lieu de rencontre privilégié pour fées. Cela aide.

La Chaîne d'Union n°74 (Revue)

Cette revue n'est plus à présenter (enfin je l'espère!). Elle est disponible en suivant le lien ci-dessous.

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Lucis 02/11/2015 17:30

Dans la série – il voit des maçons et des maçonnes partout – relire le roman de Lewis Caroll en s’imaginant qu’Alice sous son arbre est une profane attendant à la porte du Temple d’être conduite dans le cabinet de réflexion, et que le lapin en gant blanc est en retard à une Tenue d’initiation, change complètement la vision que nous pouvions avoir dans notre enfance du voyage d’Alice au pays des merveilles (et quelles merveilles et quels voyages !) et de sa chute aux antipodes.

triangle 02/11/2015 08:44

sans oublier Pinocchio dont le père Carlo Colodi (notre Frere) voulait tellement qu'il soit parfait...