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La Maçonne

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

En 1825 est publié : ≪ Le véritable lien des peuples ou la Franc-Maçonnerie rendue à ses vrais principes ≫, écrit par Nicolas Charles Des Etangs (1766-1847), ancien Vénérable d’une Loge de Paris,Les Trinosophes.

Ce livre fut rédigé sous « les auspices du Grand Orient de France ». L’auteur le dédicace à plusieurs loges, dont la sienne, la loge « la Candeur n°36 » de Charleston, ainsi que plusieurs autres loges françaises comme, par exemple, la bordelaise « l’étoile de la Gironde », « l’école de la sagesse » à Metz, et « St-Jean de Jérusalem » à Nancy, laissant entendre qu’il y avait ses correspondants ou des attaches.

Il souhaitait, par ce livre et ces rituels, rester dans l’ancienne tradition (on sourira de la référence), la faisant remonter à des temps immémoriaux comme il était à la mode de le faire en ce début du 19ème siècle.

« La Maço. ., quoique faible et défigurée, prit part à ce nouveau travail. Elle osa rappeler les principes. Le mal venait de l'ignorance, de l'esclavage et du mensonge ;elle aida à chercher la lumière, la liberté, la vérité. » écrit-il dans son histoire de la franc-maçonnerie et on n’est pas encore au 15ème siècle !

Les Anglais et les Ecossais avaient eu leurs révolutions : les Anglais et les Ecossais s'étaient fait Maç.. pour mieux servir leurs partis. On s'appelait frères, dès qu'on avait fait serment de combattre pour la même cause. Delà tant d'associations différentes et souvent opposées. On a compté jusqu'à huit sortes de RR.. ++.., trente-sept espèces d'Elus, soixante de Mait.'., et soixante quatre d'Ecossais. […]Enfin, le XVIII.° siècle arrive; il devient le phare élevé d'où l'on découvre toutes les horreurs des siècles précédents, d'où l'on découvre encore les bûchers et les échafauds; mais d'où l'on aperçoit aussi les moyens de leur échapper. »

Ouf !

Pour continuer (parce que cela le mérite) : « A peine a-t-il paru, que la Maço. .. reprend, avec les sciences, une direction plus régulière et plus assurée. Les Français, qui l'avaient connue autrefois, mais qui l'avaient perdue dans leurs malheurs , la reçoivent de nouveau des Anglais et l'embrassent avec zèle. »

Maintenant que l’on sait que la franc-maçonnerie est une invention française que les anglais leur ont redonné, il nous fait (se référant à Baruel !) le décompte des loges au 18ème siècle et des francs-maçons, comme des différents types de franc-maçonnerie, tout en écrivant un histoire rocambolesque, mais néanmoins sérieuse, sur l’origine de ces rituels.

Dans la partie destinée à mettre en place la loge, l’auteur donne de nombreuses précisions comme un chapitre intitulé :

« BONTÉ, POLITESSE. La plupart des associations deviennent désagréables, parce que l'ambition, la vanité et l'égoïsme s'y établissent. La première loi dans vos LL.'. sera la bonté, la politesse, et une politesse toujours soutenue. La politesse seule suffirait pour rendre une société aimable, parce qu'elle exclut toute parole aigre et, dure, tous mauvais procédés, reproches et railleries. »

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

Ces rituels ont permis d’enrichir les trois premiers degrés balbutiant du REAA, se référant d’ailleurs au degré allant du 4ème au 33ème. Les trois premiers degrés du REAA étaient alors une reprise des rites existants, c’est-à-dire du rite français, avec un fort apport dit « ancien ». Il lui apportera indubitablement cette petite touche dite « naturaliste », d’autre dirait « mystique ». Il s’agit, selon moi, d’un texte fondateur de l’actuel REAA, qui se figea définitivement en 1829.

« Dans le grad.-. de Mait-., c'est autre chose : les instructions sont données, on passe aux conséquences; on parle à l'âme et au cœur. L'expérience sert de guide; le tableau des misères humaines se déroule; on en voit clairement la cause, et le remède n'est plus un secret. Alors le Mac.-, conçoit qu'il n'est pas né seulement pour s'instruire, mais encore pour devenir bon, courageux, magnanime. Il voit que la science seule ne produirait que des automates, plus ou moins habiles, plus ou moins dangereux peut-être, et que c'est la vertu qui crée véritablement les hommes. » Explique le rituel – et c’est même bien plus long – avant que l’on ne fasse entrer le postulant.

Ceci était pour vous mettre dans l’ambiance de ce qui va suivre. Je ne compte pas vous présenter la cérémonie, mais uniquement le cœur de la légende elle-même racontée dans ce rituel assez atypique.

« Nous avions un Maître, ce Maître possédait toutes les qualités qui constituent la perfection. Son nom était Hyram; d’autres disent Osiris, d’autres le Soleil, le Pere7, le Conservateur de toutes choses. Son pays était celui où nait la lumière. Il travaillait à l’édification d’un temple qui devait réunir tous les hommes dans un même culte, celui de la Vérité ![…] Elle touchait à sa fin lorsque trois Compagnons, ennemis de sa gloire et de son autorité, formèrent le projet de l’assassiner. Leurs noms restèrent longtemps inconnus ; mais on parvint à les découvrir.

Les Compagnons détestables, ces assassins, s’appelaient de trois noms qui signifient dans toutes les langues : l’Ignorance, le Mensonge, l’Ambition ; noms funestes qui sont restes depuis aux trois fléaux qui désolent le plus la terre ! Oui, mes frères, voilà ceux qui ont fait nos malheurs ; gardez-en le souvenir»

Ainsi commence ce rituel qui ouvre sur un premier apport : Hyram est clairement associé à des divinités antiques et solaires. Jusqu’alors, même s’il possédait plusieurs identité, il n’était qu’un architecte humain.

Les noms des mauvais compagnons est le second apport de ce rituel pour le REAA. Ces noms varient suivant les versions du REAA. Ils devinrent : l’Ignorance, le Fanatisme et l'Ambition. Cette personnalisation des mauvais compagnons est devenue une marque de fabrique spécifique du REAA, dont l’origine se trouve ici.

De même, et ce sera la particularité du REAA par la suite, les mobiles du crime qui était jusqu’alors d’avoir le grade, c’est-à-dire le salaire du maître, disparaît pour des seules notions moralisatrices. En effet, dans le Guide des maçons écossais (1801-1820), le rituel respectait encore cette formule : « Chacun de ces grades avait des signes et des mots pour pouvoir se faire reconnaître, et recevoir le salaire de leur ouvrage et de leur peine. Les apprentis s’assemblaient a la colonne B; les compagnons a la colonne J, et les maîtres dans la chambre du Milieu. ». Il plaçait encore tous les grades en fonction d’un rôle précis dans la construction du Temple. Celui-ci est devenu prétexte dans le rituel de Des-Etangs. En 1829, si cette division du travail est respectée dans la version définitive du REAA, il n’en demeure pas moins que l’approche moralisatrice a survécu. C’est le « génie du mal », « l’envie et la jalousie », le « dégoût du travail » qui deviennent le mobile du crime.

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

« Mais voici quelle trame ils ourdirent pour venir à bout de leur dessein : Hyram, le Maitre parfait, se levait avec le jour. Sa présence vivifiait tout ce qui l’environnait. Il visitait régulièrement son ouvrage. Il commençait par l’orient, arrivait au midi et finissait par l’occident4, ou il payait et congédiait les ouvriers5. Le Mensonge l’épia et l’attaqua le premier. Il lui jeta sur la tête un voile qui l’enveloppa et le rendit presque méconnaissable.

Puis il publia que le Maitre avait résolu de ne plus se montrer lui-même aux ouvriers ; qu’il lui avait confie ses secrets, ses plans et ses dessins, et qu’il lui avait commande de le remplacer dans la direction des travaux. L’Ignorance, guidée par le Mensonge, fut chargée de répandre ces impostures, et combattit pour les faire triompher. L’Ignorance et le Mensonge étaient audacieux et cruels ; leurs succès furent rapides. L’Ambition, qui avait dirigé le complot, voyant la crédulité et la faiblesse des ouvriers, se dit : ≪ Tout va bien ; nous aurons la place du Maître, nous aurons ses richesses et ses honneurs ; il est temps d’agir. ≫

Puis, prenant avec elle ses deux complices, tous trois se mirent en embuscade pour consommer leur crime. La nuit était proche, et le Maître s’avançait vers le lieu de son repos. L’Ignorance osa la première prendre la parole et lui demander compte de sa gestion. Comme elle était née de l’oubli même des perfections du Maître, elle se prétendit aussi savante que lui, déclara qu’elle pouvait partager son pouvoir, et le menaça de le tuer, s’il n’y consentait. Qu’exiges-tu ? lui dit Hyram, mon pouvoir entre tes mains serait fatal aux ouvriers : l’Edifice périrait. Alors, l’Ignorance, incapable de rien comprendre bouleversa les matériaux, cacha, brisa les outils, les règles, les compas, et les ouvriers furent embarrassés quand ils revinrent au travail. Ils cherchèrent le Maître pour s’en plaindre ; mais déjà ils ne le reconnurent plus, à cause du voile dont le Mensonge l’avait couvert. Cependant, le Maître avait gagné une autre porte ou des ouvriers travaillaient encore avec ardeur : c’était la porte du Midi, qu’il quitta pour passer à celle de l’Occident. C’est là que les trois Compagnons l’attendaient. A peine fut-il arrive, qu’ils se jetèrent sur lui et lui portèrent a la tête un si grand coup qu’il succomba !

Les trois scélérats firent une fosse et l’y ensevelirent pour dérober la trace de leur crime. Ils plantèrent sur cette fosse une branche d’acacia, pour reconnaître la place et s’assurer si l’on ne découvrirait pas le corps de leur victime.C’est ainsi, mes Frères, que périt Hyram, le maître parfait, le génie bienfaisant ; et les travaux tombèrent dans la confusion. »

Hyram/Hiram, dieu soleil, éluminait de sa présence le monde des ténèbres. Il fallait bien lui faire débuter sa journée de travail avec le soleil. L’intérêt de ce passage est, bien entendu, les modalités du crime qui sont pour le moins un peu compliqué. Il est enveloppé d’un voile qui le défigure. On lui vole sa place alors qu’il est toujours vivant. On brise tous les outils du chantier et finalement on le tue d’un seul coup. Les auteurs du REAA ont préféré, par la suite, un crime bien plus classique et – disons-le - traditionnel.

La suite de ce rituel décrit un monde sans soleil, sans dieu unificateur. Douleur des ouvriers attachés à Hiram, qui cherchèrent les assassins, ceux-ci se mêlèrent à la foule pour exprimer une souffrance de concert. « C’est de cette époque que naquit l’affreuse Hypocrisie, qui tue et qui pleure ! ». Nous voilà bien, nous qui avions déjà trois mauvais compagnons, nous nous trouvons avec un quatrième sur les bras. Salomon – qui est quand même le roi de la légende – n’apparait nulle part dans ce récit.

« Les ouvriers désignèrent neuf d’entre eux pour aller à la recherche de leur Maître ; mais les envoyés firent plusieurs voyages infructueux. Les pluies, les frimas et les ténèbres s’opposèrent à leurs projets. Pendant ce temps, l’Ignorance, le Mensonge et l’Ambition osèrent se présenter pour consoler et gouverner ceux qu’ils avaient jetés dans le deuil ; et, pour mieux cacher leur crime, ils allèrent jusqu’à élever des temples au Maître qu’ils avaient assassine ! Beaucoup d’ouvriers furent séduits. »

Fort heureusement, quelques fidèles maçons zélés tentèrent une résistance.

« Les assassins, craignant de plus en plus d’être découverts, s’avisèrent d’un moyen qui leur réussit. Ils semèrent la discorde parmi les ouvriers, les rendirent ennemis les uns des autres, leur apprirent la calomnie, la délation, la trahison5. Ils traitèrent de rebelles ceux qui les priaient d’être justes ; ils les trainèrent dans les cachots et les firent périr par toutes sortes de supplices, disant que c’était plaire au Maitre que de lui sacrifier ses ennemis ! Alors la désolation régna dans toute la contrée. L’ami ne reconnut plus son ami, le père son fils, le frère son frère, on s’entretua, on s’entr’égorgea. [..]

« Parcourez le camp, disait celui qui commandait, immolez votre fils, votre père ; commencez par votre ami le plus tendre. »

Et, d’après cet ordre, il y en eut vingt-trois mille d’immolés en un seul jour ; puis deux cent cinquante-trois ; puis quatorze mille sept cents ; puis vingt-quatre mille ; puis soixante-dix mille ; puis cinq cent mille ; puis des millions, des peuples sans nombre, des générations tout entières ; et la terre ne fut plus qu’un vaste champ de carnage dont d’épaisses ténèbres couvraient l’inexprimable horreur ! […] »

C’est certainement le passage le plus délirant de ce rituel, qui fort heureusement ne fut pas préservé dans les différents corpus du REAA par la suite. On ignore ce que signifient ces chiffres, dont l’auteur affirme avoir une origine historique. C’est, néanmoins, une véritable guerre civile ! Le REAA se contenta de formuler avec plusieurs variations sur les ténèbres qui s’abattent sur le monde :

« Depuis le fatal évènement qui nous a privé du Maitre, le monde est demeuré dans les ténèbres les plus épaisses ; tous les travaux ont été suspendus… Ne pourrions-nous donc rien entreprendre pour recouvrer la lumière ? » se contente presque de dire la version du REAA de 1829.

Bien sûr, si cela nous semble naturel, les versions originales de la légende, tout en regrettant la disparition d’Hiram, s’inquiétait bien plus de retrouver le mot du maître que de s’inquiéter du soleil, qui n’avait nullement disparu avec Hiram. Détail qui a son importance : Hiram n’a été divinisé qu’avec le REAA et tardivement.

« L’homme resta muet, épouvanté et comme anéanti. On l’avait dépouille de tout ; on lui avait enlevé sa pensée, sa volonté, sa conscience et jusqu’à la raison. Le Mensonge, l’Ignorance et l’Ambition triomphaient ; la terre était prosternée devant eux.

Cependant, il restait toujours des ouvriers qui survivaient aux supplices, aux fournaises ardentes, aux serpents dévorants. Leur génie était celui d’Hyram, restait immortel. Ils conservaient dans le silence le feu sacre auquel ils osaient quelquefois rallumer le flambeau de la vérité ; et ce flambeau faisait pâlir leurs adversaires, tout puissants que’ils étaient. »

Cet apocalypse est intéressant – je dirais sur le plan humain – Serait-ce une analyse des désordres civils, des dictatures, voir des génocides même si l’allégorie demeure strictement solaire ? Au regard de l’introduction de ces rituels, il est probable qu’il s’agit aussi d’une critique de la franc-maçonnerie et des autres rituels pratiqués à l’époque.

Une ambition triomphante, l’ignorance des masses devenant la norme, et le mensonge complétant le tableau ont comme sœur cadette: l’hypocrisie, mais aussi la délation et l’extermination d’une résistance, voir la désignation de bouc-émissaires. On n’a même plus besoin de sociologues. Les pures et les dures sont les cherchants. Cherchants qui sont 9 (spécificité des rituels français) et qui reviennent bredouillent.

Voir même pire :

≪ Courage ! se disaient-ils entre eux ; recherchons notre Maitre, il existe, il n’a point péri, il n’a pu périr ! ≫

Malheureusement on les entendit. De nouveaux traitres apostes les dénoncèrent comme des impies, des blasphémateurs, et l’on en fit mourir un grand nombre.

≪ Courage ! se dirent ceux qui restaient encore ; est-ce la peine de vivre, si nous devenons les esclaves du crime ? Non, notre Maitre n’a point péri ; c’est le Dieu de la lumière et de la vérité ! Il est doux de mourir en combattant ses assassins ! ≫

Alors, un doigt sur la bouche6, munis du compas et de la règle et tenant l’épée de crainte et de surprise7, ils recommencèrent leurs recherches. »

Essayez ce geste et vous comprendrez que ces maîtres ne devaient pas être de la même planète que nous.

« Ils arrivèrent a un lieu retire ou la terre semblait nouvellement remuée ; et la branche d’acacia plantée en cet endroit excita leur attention. Ils fouillèrent la terre, et bientôt ils aperçurent le corps d’un homme assassiné. Ils furent saisis de frayeur !

Ils virent à côté de lui une règle et un compas et la lettre G sur la poitrine9. ≪ C’est notre Maître! s’écrièrent-ils. ; C’est notre Maître ! ≫

L’un d’eux voulut essayer de le soulever ; mais son trouble fut si grand, qu’il s’écria que

la chair quittait les os ! Et leur consternation fut extrême ! Cependant le Maitre les entendait ; il n’était pas mort, il avait dormi seulement10 ; le repos avait guéri ses blessures et se levant doucement à l’aide d’un Macon fidèle… il leur dit : ≪ Cessez de pleurer ; ne craignez point. Vous m’avez cherché, vous m’avez trouvé. Me voilà ! ≫

Et son visage devint radieux comme le soleil. »

Le coup de la résurrection d’Hiram est pas mal ! Le REAA s’est, par la suite, contenté de trouver un cadavre anormalement frais. Ainsi, explique la version de 1829 : « On croirait qu’il respire encore… ! On aperçoit sur sa noble face le seul calme du repos et de la paix de l’âme, tant l’empreinte de la vertu est profondément gravée dans ses traits… ! ». Bref, il a une apparence de vivant bien que mort. Et plus loin, on peut lire : « Dieu soit loué ! Le Maitre est retrouvé et il reparait aussi radieux que jamais ! ». L’influence d’un Hiram, Dieu Solaire, est tenace.

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

La fin du rituel Des-Etangs est bien plus déroutante :

« Chacun le reconnut et le salua par trois fois trois. La nature entière se réjouit et on le couronna de fleurs. On lui offrit des parfums. On ralluma devant lui le flambeau du jour et de la vérité. Et l’on promit de n’avoir plus d’autre guide. Les trois mauvais3 Compagnons furent voués à l’exécration universelle. Le Maitre rentra dans son Temple.

Le Maitre promit d’achever ce bel ouvrage et demanda aux ouvriers plus de courage et de vigilance. ≪ Vous m’aviez abandonné, leur dit-il, et les méchants m’ont immolé. Le Mensonge, l’Ignorance et l’Ambition ont régné à ma place. Dites au monde tout le mal qu’ils ont causé. Que l’exemple du passé vous instruise pour l’avenir. […]

Ainsi parla Hyram. Ses disciples l’écoutèrent et jurèrent d’observer ses commandements.»

Le rituel Des-Etangs, méconnus de la plupart des maçons, qui devraient pourtant retrouver une place dans les instructions, a fait plusieurs apports originaux. Il marque un tournant avec les rituels précédents qu’ils soient français, appartenant aux corpus de « l’écossisme », et même « anciens » qui n’avaient nullement révolutionné les fondamentaux.

Dans cet Hiram divinisé, solaire, avec une approche mystique quelque peu dérangeante, il y a un net désir d’en faire une religion comme le montre la résurrection qui frise l’hérésie (si on est un fervent chrétien). La conclusion (les commandements !) ne laisse, quant à elle, plus aucun doute.

Quand l’ambition tuait Hiram : le rite Des-Etangs

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Bilboquet 23/05/2016 11:38

Ma TCS:.,
Merci pour faire connaître ce texte ! Merci pour ce texte que chaque Maç:. devrait lire ! On devrait le lire, le relire et encore lire, pour nous améliorer et pour éviter ce que certain SS:. et FF:. vivent comme calvaire ...
Frat:.