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La Maçonne

« Les Grands Maîtres du Grand Orient de France » (du 18ème siècle à nos jours).

Ce livre faisant le recensement des Grands Maîtres du GODF, du 18ème à nos jours, fut écrit par, ce qui serait de bon ton d'appeler un collectif d'auteurs, dont on compte Pierre Mollier, Denis Lefebvre (auteur d'une biographie de Arthur Groussier, par ailleurs), Charles Bonaparte, François Reboud, André Combes, JL Le Bras et Irène Manguy.

 

 

« Les Grands Maîtres du Grand Orient de France » (du 18ème siècle à nos jours).

Il est ce que l'on pourrait considérer comme un livre officiel du GODF. Sur papier glacé, préfacé par Daniel Keller, il est de ces cadeaux que l'on fait à ce jeune apprenti ou du jeune maître du GODF, dont on sait qu'il ne le lira pas. Un tantinet tapageur, illustré des portraits de ces Grands Maîtres, peu critique vis-à-vis de certaines personnalités, ces biographies d'une page glorifient le passé.

Un court historique de la fonction, plus exactement de son appellation, montre que le Grand Maître du GODF fut longtemps, soit de la famille impériale, soit de la famille royale … Ceci jusqu'en 1852. La fonction s'appellera sobrement « Président du Conseil de l'Ordre » à partir de 1871 pour redevenir après la Seconde Guerre Mondiale, « Grand Maître », afin – explique-t-on – de devenir lisible vis-à-vis des autres obédiences à l'internationale.

Le premier Grand Maître français, officiel, serait Louis Pardaillan de Gondrin (entre 1738 et 1743) – qu'il est difficile de relier à l'histoire du GODF, n'existant pas alors. Il est cependant le premier Grand Maître Français, laissant d'ailleurs peu de trace de sa Grande Maîtrise et de souvenirs.

Le premier véritable Grand Maître du GODF est Louis Philippe d'Orléans (de 1773 à 1793), connu sous le nom de Philippe-Egalité, jacobins, votant l'exécution de Louis XVI et guillotiné à son tour en 1793. Après lui, on retrouve Roëttiers de Montaleau, dont la présence dans toutes les phases de la Révolution, y compris dans le Comité du Salut Public, le rendraient pour n'importe quel lecteur quelque peu trouble. Il travailla ensuite à associer les loges, après leurs réveils, au régime Napoléonien. Joseph Bonaparte sera, après lui, Grand Maître du GODF.

Je ne pourrais vous faire le tour complet de ces figures du Grand Orient de France.

Bien des noms sont oubliés, méconnus.

Marie-Auguste Desanlis, Président du Conseil de l'Ordre entre 1849 et 1850, fut fondateur de la Maison de Secours du GODF et rédacteur en chef de la revue maçonnique « le Globe ».

Antoine de St-Jean (Président du Conseil de l'ordre de 1872 à 1882), refusera de soutenir la Commune, ne sera pas favorable à l'abandon de la « croyance obligatoire en dieu », s'opposera au Suprême Conseil de France (alors rattachée au GODF) au convent de Lausanne, …

Gaston Bouley, (Président du conseil de l'Ordre de 1910 à 191&), n'a mérité qu'une demi-page, dont le nom est pourtant rattaché à sa prise de position ayant conduit au départ de la loge « le Centre des Amis », fondatrice de l'actuelle GLNF.

Georges Corneau (Président du conseil de l'ordre de 1913 à 1920) fondera en pleine guerre un service de consultation gratuites, rue Cadet, où 100 000 personnes y recevront des soins de médecins francs-maçons bénévoles. Il sera en charge d'organiser le service des pigeons voyageurs, service secret, pour lequel il sera décoré.

Un livre à conseiller pour les amateurs du genre.

« Les Grands Maîtres du Grand Orient de France » (du 18ème siècle à nos jours).

Pour vous procurer ce livre, suivez le lien.

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Lionel Maine 12/08/2016 16:43

Le Grand Orient de France ne s'est pas "débarrassé" du "gadlu"; il a simplement rendu ce concept facultatif.
Aux Loges, en toute souveraineté, de décider de "l'invoquer" ou non.

uneSoeur 12/08/2016 16:39

@Condorcet : je ne me serais pas exprimée mieux que toi ! merci !

Bilboquet 12/08/2016 15:48

Un GM intéressant aussi est Frédéric Desmons, à ce sujet voir le livre de Daniel Ligou, Frédéric Desmons et la Franc-Maçonnerie sous la 3e République. Sous la présidence de FB le GOdF se débarrassait du GADLU

uneSoeur 10/08/2016 17:28

Bonjour, je ne vois pas très bien quel message souhaite faire passer cette publication......, sauf peut être donner l'idée aux autres obédiences d'en faire autant ! Nous aurons ainsi fait un grand bond dans l'enrichissement de l'Homme......... d'autant qu'à la GLMF on doit toujours dire : Sérénissime (!!) Grand Maître....... c'est vertigineux !

La Maçonne 12/08/2016 16:02

L'expression "Sérénissime GM" est issue du GODF (qui l'a abandonné en 2000). Il y a un article de Gérard Contremoulin à ce sujet : http://www.souslavouteetoilee.org/article-habemus-serenissimum-magnum-maestrum-118928937.html

C'est vrai que la GLMF actuelle a repris pas mal de chose du GODF ayant été longtemps l'obédience mixte du GODF.

La Maçonne 12/08/2016 15:56

C'est assez normal de faire (à un moment donné) la bio des GM ... Dans le cas du GODF, on n'a pas le droit à un extrait de leurs écrits. Les temps ont changé. Il aurait été intéressant d'être un peu plus objectif quant à certaines positions de quelques GM du GODF. Il s'agit d'une publication "promotionnelle" au mauvais sens de l'expression.

Brumaire 12/08/2016 12:07

Ma TCS, ce livre existe depuis 1997 au DROIT HUMAIN, et nous n'avons pas attendu le GODF pour recenser nos GM. Comme, depuis, il y a eu 2 GM, l'édition a été actualisée en 2015. Ce livre, dont le titre est "Grands Maîtres, vous avez la parole", donne une courte bio des GM, et un ou deux textes de chacun d'eux. Certains sont fort intéressants. Et nos GM n'ont jamais été qualifiés de Sérénissime qui reste, pour moi du moins, celui de Venise.

Condorcet 11/08/2016 08:33

En quoi le fait de dire Serénissime GM ou Très respectable GM est ce important pour l'enrichissement de l'homme...? J'aimerai comprendre..!
Que ce soit l'une ou l'autre dénomination elles sont d'un autre âge et d'une autre époque et transpirent la désuétude, la respectabilité ne se décrète pas elle se gagne par l'exemplarité liée à la pratique de la tolérance et de la bienveillance. Deux notions qui malheureusement sont de moins en moins pratiquées au sein de certaines obédiences qui préfèrent le dogmatisme et l'obéïssance.