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La Maçonne

GLDF & GLAMF (CMF) : la note historique nécessaire (partie 1 : 2012 - 2013)

Pour « entrer dans l'histoire », il faut d'ors et déjà l'écrire. Comme on le dit aussi, c'est le boulot des vainqueurs. Comme, a priori, personne ne se précipite pour en faire un récit complet, même les historiens de la GLDF délaissent le sujet, j'ai décidé de m’atteler à cette funeste tâche.

J'ai, dans le cadre de ce récit, plusieurs objectifs.

Tout d'abord, bien des sœurs et des frères – y compris des frères de la GLDF - n'ont pas suivi cette affaire ou alors de loin en loin, sans en connaître les arcanes. Cela est devenu très rapidement, pour eux, parfaitement incompréhensible.

L'autre objectif est de poser les questions qui restent encore sans réponse et qui, bien sûr, fâchent. J'ai une réputation à tenir.

Le dernier objectif est, suite au dernier article Vabadus sur ce blog, il est force de constater que si des épisodes sont occultés, si elle est ré-écrite, l'histoire ne sert à rien ... La conquête de la reconnaissance angalise de la GLDF a recommencé bien qu'elle a connu une crise en 1964 - crise jamais relatée par les "historiens à eux" ou amoindrie, préférant faire l'éloge de l'antisémite Riandey plutôt que celui du frère Gabriel qui a réussi à maintenir une obédience unie à force d'entretiens. 

Je me suis aidée de mes propres articles dont je citerais certains, de ceux du blog « Myosotis Dauphiné Savoie » pour la partie « GLNF » de l'histoire, et pour ramener le tout à une juste proportion à un document que m'a transmis le frère Vabadus, proposant une chronologie des événements. 

Pour cette première partie de cette note historique, j'explore les événements de 2012 au convent de la GLDF de 2013. Mon blog n'existait pas ! 

La Déclaration de Bâle (10 juin 2012).

 

Tout a été dit sur cette Déclaration de Bâle, signée par cinq Grandes Loges régulières Européennes, celles d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, du Luxembourg et de Suisse.

Afin de montrer que l'affaire était volontairement médiatisée dès le départ, elle fut signée le 10 juin et publiée sur le blog « la Lumière » (François Koch) le 11 juin.

Pourquoi cette médiatisation plutôt brutale ?

J'ai, bien sûr, une idée. Elle sera développée plus avant. Elle me fait dire aujourd'hui que la régularité et la Confédération Maçonnique de France n'a existé que sur les blogs. Comme d'ailleurs toute chimère qui se respecte, elles n'ont été que virtuelles y compris dans l'esprit des dignitaires en charge du dossier de la GLDF.

Les obédiences signataires de cette déclaration de Bâle y retiraient la reconnaissance à la GLNF, la considérant en « déliquescence ».

« Les cinq Grandes Loges affirment leur conviction que vu sa grande tradition maçonnique, la France se doit de retrouver la place qui est la sienne dans la chaîne universelle et qu’à cet effet et pour éviter sa fragmentation supplémentaire, une recomposition courageuse de son paysage maçonnique s'impose. »

Les cinq Grandes Loges considèrent donc qu'une chance historique est venue pour cette Grande Loge [la GLDF] de concrétiser cette aspiration en assumant tous les choix que cela implique, à savoir en particulier :

  • de continuer à œuvrer dans le respect des principes fondamentaux de la Franc-maçonnerie régulière ;

  • de rompre sans ambiguïté avec les Obédiences non régulières;

  • d’observer les us et coutumes internationaux en vigueur entre une Grande Loge et un Suprême Conseil. »

Cela ne s'invente pas. La GLDF, désignée volontaire, a une chance qualifiée « d'historique » de devenir une obédience régulière et reconnue comme telle sous, bien sûr, certaines conditions.

Respecter les us & coutumes de la franc-maçonnerie régulière, mais surtout « rompre sans ambiguïté avec les obédiences non régulières ». Le problème est venu de ce texte que seuls quelques rares initiés ont compris (dont je peux me vanter de faire partie) comme vous le verrez dans la suite de cet article. Le 13 juin 2012, lors de la réunion du conseil fédéral, celui-ci décida d'accepter l'invitation faite par les 5 Grandes Loges Européennes, tout en rappelant qu'elle est parfaitement « régulière » et qu'elle mandate Alain-Noël Dubart,  Alain Pigeau et Jean-Jacques Zambrowski pour « poursuivre les échanges commencés et aboutir, sous l'autorité du prochain Très Respectable Grand Maître au rétablissement des liens historiques unissant les Obédiences travaillant selon la Tradition Maçonnique Universelle » (in Communiqué de la GLDF commenté sur le blog de Jean-Laurent Turbet)

Le 15 juin 2012, le convent, composé des députés des loges de la GLDF, vota le tout à la surprise générale. Les députés n'avaient guère le choix étant mis devant le fait accompli. 

En effet, les conditions émises par les 5 GL Européennes ne pouvaient pas être acceptées par le convent dont, en particulier, rompre leurs relations avec les obédiences françaises qui sont, disons-le tout de suite, toutes « irrégulières ».

Le déroulement de ce convent n'a jamais été très clair – surtout pour les frères de la GLDF – qui ont considéré assez légèrement – que les 5 GL Européennes, dont il se racontait qu'elles ne savaient pas dire simplement les choses, ne voulaient pas dire ce qu'elles disaient.

On constate que la GLNF était considérée comme morte (ou en passe de le devenir) Les 5 GL européennes faisaient l'acquisition de son cercueil.

La GLDF, désignée comme se devant de recomposer le « paysage maçonnique français » (l'expression restera), prenant la chose très aux sérieux, invita dans ce même communiqué les obédiences et frères désireux de les rejoindre.

Bien sûr, sont rejetés de cet événement historique, la GLFF, le Droit Humain, le GODF - c'est-à-dire toutes les obédiences qui initient des femmes !  

Ce sont bien avec ces obédiences que la GLDF devra rompre « sans ambiguïté » toutes relations. Mais cela, ses dignitaires ne le comprenaient pas, ne faisant pas parti des rares initiés évoqués plus hauts.

Perte de la reconnaissance de la GLNF - Rencontre entre la GLAMF, la GLDF et les 5 Grandes Loges Européennes.

1 - L'année maçonnique 2012/2013 sera secouée, dès le 12 septembre, par la perte de reconnaissance de la GLNF par la Grande Loge Unie d'Angleterre (GLUA). Communiqué de la GLUA en français et en anglais (Blog Myosotis Dauphiné Savoie)

La GLUA mentionne les scissions et déclare :

« Il est donc devenu impossible de savoir qui sont et qui ne sont pas des membres authentiques de la GLNF, qui à ce moment reste la seule Grande Loge en France reconnue par cette Grande Loge (la GLUA). ».

Tout en déclarant – et ceci a une importance primordiale (je le rappelle nous sommes en septembre 2012 et la GLUA connaît parfaitement l'existence de la Déclaration de Bâle) :

« Il est important de souligner qu'en faisant cette recommandation, la Commission ne déclare pas que la GLNF ou ses membres sont d’aucune sorte irréguliers pas plus que le retrait de la reconnaissance les rendra tels. Ils seront, cependant, devenus non reconnus tout en étant susceptibles d'être à nouveau reconnus dans l’avenir. 

Pour cette raison, le Conseil n'a pas entamé de discussions avec l'un des autres organismes qui prétendent représenter la Franc-maçonnerie régulière en France, et n’a aucune intention à l'heure actuelle de recommander à cette Grande Loge la reconnaissance de toute autre Grande Loge en France. »

 

Il est clairement dit, dès lors, que la GLDF – y compris la GLAMF – n'ont aucune chance d'obtenir la « reconnaissance ».

 

 

2 - Ce même jour, la GLDF et la GLAMF rencontrent les représentants des 5 Grandes Loge Européennes. Que personne ne me dise qu'il s'agit d'une coïncidence calendaire ! 

Ces dernières sortirent un nouveau communiqué pour officialiser cette réunion au sommet promettant que la GLDF et ses compagnes allaient travailler pour « le développement d’un projet crédible et équilibré de structure institutionnelle pour une nouvelle entité maçonnique régulière en France » et « la reconnaissance éventuelle de cette entité, sachant que tous ceux concernés ont connaissance de ses critères et des pré-requis en jeu. »

Tout le monde est censé, effectivement, au moins les participants à cette réunion, connaître les « critères » de reconnaissance.

 

Une feuille de route fut établie. Il était prévu, alors, que ce qui est appelée « une entité institutionnelle » dans ce communiqué, devait être reconnue à fin 2014 par la GLUA.

Ce qui signifie, très clairement, qu'en deux ans, la GLDF devait se conformer aux principes de la maçonnerie anglo-saxonne (croyance en dieu obligatoire) et rompre avec toutes les obédiences françaises ne faisant pas partie du « projet ».

 

La GLAMF : une obédience opportuniste du Suprême conseil pour la France ?

Cette année 2012 a vu aussi la naissance d'une obédience qui jouera un rôle primordial dans la nouvelle crise de la GLDF. Elle est née en mai 2012, embarquant avec les loges, le Suprême Conseil pour la France (à moins que cela soit l'inverse). Lors de l'élection du Grand Maître, l'administratrice judiciaire avait publié un communiqué mentionnant 10 candidats. Au sujet de Alain Juillet, il était noté :

« Monsieur Alain JUILLET, ancien membre actif du Souverain Grand Comité, suspendu le 21 décembre 2011. A été membre représentant de province du SGC le 5 décembre 2009, puis membre actif du SGC du 5 décembre 2009 au 7 juin 2011 en qualité de Grand Inspecteur du collège des Grands Officiers du GM. Il n’était membre du SGC qu’en qualité de membre du collège actif du GM et il n’a pas exercé ses fonctions de GMP plus de 3 ans lui permettant de devenir membre à vie. »

Ce qui signifie que sa candidature fut rejetée (suivant les règlements généraux de la GLNF). L'administratrice judiciaire avait pour mission de les faire respecter ces RG, d'organiser une élection de la présidence de l'association et de mettre le nez dans les comptes.

Il devint le 1er Grand Maître de la GLAMF quelques mois plus tard, en avril 2012. Rapidement, la GLAMF se raccrocha à la Déclaration de Bâle (publiée en juin 2012).

On peut se poser, néanmoins, quelques questions sur la fondation de cette obédience à des dates peu opportunes. En effet, l'essentiel du problème de la GLNF – c'est-à-dire du renvoi de Stifani dans ses pénates – était sur le point de se résoudre avec l'élection d'un nouveau Grand Maître. 

Quant à la « reconnaissance » de la GLUA perdue seulement en septembre 2012, c'était une administratrice judiciaire qui organisait les élections de la Grande Maîtrise d'une obédience qui fait l'éloge de la virilité – comme d'ailleurs toutes (ou presque) obédiences « régulières » - La GLUA a prouvé plusieurs fois qu'elle n'avait pas un sens de l'humour très féminin !

Les dignitaires de la GLAMF furent à des fonctions-clefs sous le mandat « à rallonge » de Stifani. Alain Juillet fut Grand Inspecteur jusqu'en juin 2011. Stifani avait ouvert un cabinet « secret » dont il dévoila les membres dès 2009. Il fut d'ailleurs débouté à sa demande de réintégration de la GLNF à cause de ce dernier, étant contraire aux règlements de l'obédience. On y trouve comme responsable de la communication l'actuel Grand Secrétaire, qui était alors responsable de la communication de la GLNF.

En juin 2012, Alain Juillet, en sa qualité de Grand Maître de la GLAMF, déclarait dans un communiqué officiel :

 

"La déclaration des cinq Grandes Loges européennes qui retirent avec tristesse leur reconnaissance à la GLNF n’est pas une surprise.[...]

En réalité nos Frères suisses, belges, autrichiens, allemands et luxembourgeois considèrent qu’après l’effondrement irrémédiable de ce qui fut pendant longtemps l’obédience régulière de référence en France [...]

L’Alliance partageant totalement cette vision  a entamé des contacts avec toutes les parties concernées, en Europe et dans le monde, depuis un certain temps déjà. Elle échange avec elles sur le sujet, et travaille à la fixation d’un cadre pour l’avenir. [...]

Le rôle que celle-ci devra jouer est basé sur ses spécificités qui la placent au centre de cette indispensable refondation. [...]

Parallèlement la retenue, la discrétion et l’absence d’implication politique de certains de nos Frères français rendent le dialogue avec eux tout à fait justifié. Ils sont à notre avis plus prés de nous que les thuriféraires d’une GLNF qui a trahi ses fondamentaux dans un triste mélange des genres. Les Grandes Loges européennes, auxquelles il faut ajouter la Pologne qui vient elle aussi de retirer sa reconnaissance, nous disent ainsi clairement à leur manière qu’il est temps de regarder ailleurs et autrement, sans pouvoir être accusées d’une quelconque instrumentalisation, ni ingérence.

Méconnaitre cet état de fait serait une faute historique, et nous remercions nos Frères européens de l’avoir si bien compris et exprimé.

Mais restons prudents. Cette recomposition du paysage maçonnique ne sera pas instantanée. De la même manière, s’il est vrai que les critères de la reconnaissance doivent rester intangibles, il n’en est pas moins vrai que l’implosion en cours de l’obédience qui en bénéficiait montre bien qu’il va falloir concevoir des barrières adaptées pour éviter de telles dérives à l’avenir. C’est précisément ce que la GL-AMF a tenté de mettre en place dans des statuts [..].

Il doit être clair pour tous les Frères que cette déclaration des Grandes Loges européennes marque la fin d’une époque : celle de la GLNF. Elle ouvre  les portes d’un avenir de la franc-maçonnerie française à construire avec toutes les Grandes Loges régulières du monde, dans laquelle la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française aura toute sa place, et pourquoi pas avec d’autres, et sera à la hauteur des exigences que requiert la franc-maçonnerie universelle. »

Alain Juillet indique que des entretiens sont menés depuis plusieurs mois avec les 5 Grandes Loges Européennes signataires de la Déclaration de Bâle. Faut-il entendre par là que la GLAMF a entrepris des tractations avant la Déclaration de Bâle et même avant sa propre fondation ?

Les rédacteurs de ce communiqué ne sont pas non plus les meilleurs analystes du paysage maçonnique français. A croire qu'ils ignorent tout d'une obédience et de la spécificité de ce type d'organisation ! En effet, il est inutile pour une obédience d'avoir 50000 membres pour exister … Il suffit pour elle d'avoir des loges ! Seulement trois ! Comme la GLNF en possédait alors, encore, en nombre suffisant, il était à craindre qu'elle n'allait pas s'effondrer aussi facilement.

Il était, néanmoins, vital pour la GLAMF de faire croire à ses membres que la conquête d'une reconnaissance était possible, même si elle paraissait longue.

Le convent 2013 de la GLDF : le traité fondateur de la CMF & les protocoles de visites. 

Le convent de 2013 de la GLDF fut, pour tout observateur extérieur, tout aussi incompréhensible que celui de 2012.

La LNF quitta la petite équipe dès février 2013, soit quelques mois après une une déclaration tonitruante (oubliée aujourd'hui!). La GLTSO la suivra. Les obédiences censées construire le "nouveau paysage maçonnique français" en lui redonnant la "régularité anglo-saxonne" restèrent trois : la GLDF, la GLAMF et la GLIF (une petite obédience française, scission de la GLNF) qui les quittera courant 2014. 

En 2012, les loges de la GLDF n'eurent aucune occasion de discuter de la « Déclaration de Bâle » avant le vote des députés.

Aucun délai ne leur furent laissé pour ce faire. On ignore toujours en fonction de quoi, ces derniers ont engagés leur loge et leur obédience. Entre temps, en dehors du communiqué en date de septembre 2012, la GLDF a réussi à se faire oublier. Les loges, quant à elles, avaient le temps de lire au moins une fois la fameuse déclaration de Bâle. Certaines l'ont fait. D'autres pas. Ainsi, ce convent a voté la fondation de la Confédération Maçonnique de France, qui réunissaient alors la GLDF, la GLAMF, la LNF et la GLTSO à hauteur de 89%.

 

Le traité fondateur de la Confédération Maçonnique de France (CMF) n'indiquait rien, ressemblant peu ou prou à un « traité d'amitié », faisant état d'une reconnaissance entre les obédiences signataires, assurant leurs indépendances les unes vis-à-vis des autres dans le respect de leurs « us & coutumes ». Ce traité n'indique pas l'objet de la Confédération, pourtant cause du traité, et son principal objectif qui est, malgré tout, d'obtenir la reconnaissance des 5 Grandes Loges Européennes.

 

Les éléments les plus importants de ce traité sont les « protocoles d'inter-visites ».

Chaque obédience, membre de la confédération, a défini ses propres modalités de visites des frères. La GLDF demandait aux frères visiteurs de signer dans le registre des visiteurs une règle en 7 points devant lui garantir une « régularité ». Ainsi, le convent de 2013 avait voté d'obliger les frères qui les visitaient auparavant sans plus de conditions que celles usuelles, de signer des règles qui ne les concernaient pas … et qui au demeurant n'apportaient rien de plus à la qualité d'une tenue.

Cet artifice choqua bons nombres de frères et de sœurs, symbolisant à leurs yeux le début de la rupture, la considérant d'ailleurs plutôt ambiguë et surtout parfaitement ridicule. rupture.

Le 3 juillet 2013, suite à ces votes, en toute confiance, les obédiences fondant la CMF envoyèrent sur les blogs « la déclaration de Paris ».

On fera, en deux ans, presque toutes les villes européennes. Celle-ci confirma le souhaite de ces dernières de « recomposer le paysage maçonnique français », affirmèrent leurs reconnaissances mutuelles et l'existence de protocoles de visites, pour conclure ainsi : « Elles s'engagent également à définir les modalités de représentation extérieure de la Confédération, préalables à l'établissement de relations de reconnaissance mutuelle avec les Grandes Loges de la Franc-Maçonnerie traditionnelle et régulière dans le monde. »

Dans tous ces documents, il n'est pas fait mention du but de cette confédération et, donc, à quoi servira cette « recomposition maçonnique du paysage français » dont la GLDF se gargarisera durant toute l'année 2013 et 2014.

De même, les conditions émises par la déclaration de Bâle ne sont nullement évoquées. Les dignitaires de la GLDF considérent que la GLDF est « régulière » au sens anglais, leur permettant d'éviter le sujet.

Les frères de la GLDF interdits de faire un seul commentaire. 

Durant cette période, le Grand Chancelier s'inquiétait des retours autour de cette « recomposition ». Dans une note de septembre 2012, celui-ci indiquait :

« Dans le cadre en particulier du processus européen en cours, et du remodelage total du paysage maçonnique français qui s'annonce, le Grand Chancelier invite tous les membres du Conseil fédéral, ainsi que tous les Officiers des Loges de la GLDF à strictement s'en tenir aux termes de ce qui est porté dans cette circulaire n° 7. Tout le reste doit être considéré comme rumeur, spéculation ou calomnie. Ceci vaut notamment pour les propos sur ce sujet que les Conseillers Fédéraux peuvent être amenés à tenir lors des installations de Loge auxquelles ils président. »

En mars 2013, il rappelait à l'intention des conseillers fédéraux :

« Il faut insister sur l'importance de s'en tenir à des messages clairs, ne diffusant que des informations validées, et de couper court aux spéculations et autres anticipations hasardeuses. Ceci me semble un impératif absolu pour les Conseillers fédéraux où qu'ils soient, notamment auprès de leurs Loges d'inspection. Ne laissons pas les uns ou les autres délirer sur des interdictions non formulées, des renoncements non envisagés, l'effacement de deux siècles et demi de relations et de partages, ne serait-ce que de locaux. Ceci ne contredit en rien, qu'on ne s'y trompe pas, la distance qu'il me semble essentielle de tenir vis-à-vis d'obédiences respectables en tant que telles mais reposant sur d'autres fondamentaux que ceux qui sont les nôtres, notamment quant à notre participation à leur côté à des instances de représentation à quelque niveau que ce soit, français ou européen. »

 

Ces passages montrent bien le double jeu d'une partie des dignitaires de la GLDF y compris vis-à-vis des conseillers fédéraux, qui se faisaient taper sur les doigts comme des enfants pas sages. Il est clairement indiqué que toutes discussions – considérées comme des « délires » - étaient interdites pour les frères de la GLDF et les conseillers fédéraux. Ils n'avaient pas le droit de faire des analyses prospectives ... qui auraient certainement abouties à renoncer à la Déclaration de Bâle et aux "honneurs" qu'elles laissaient supposer.

Pas facile dans ce cas de voter en "conscience" alors que l'on ne possède ni les informations nécessaires, ni encore moins le droit de faire les analyses contradictoires qui auraient dû être faites. 

Il faut croire que les députés de la GLDF ont suivi - sans trop réfléchir - les grands discours de leur Grand Maître et Grand Chancelier sans chercher plus loin. 

Pourtant, il s'agissait bien de l'avenir de leur obédience ! Il était de leur droit, voir même de leur devoir, de s'en inquiéter … et d'y réfléchir et donc d'en discuter.

 

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Pierre-Philippe Baudel 22/10/2016 21:13

Perso, pour non parution donc.
J'avais été surpris de ne pas voir retenu l'un de mes commentaires, mais m'aperçois dans l'article ci-devant qu'il n'aura pas été tout à fait inutile, puisqu'il aura inspiré dès sa 1ère ligne. Sans rancune toutefois.

bruce 22/10/2016 19:59

juste pour le FUN , il y a des conférences en ce moment très intéressante de deux anciens GM de la GL , d'abord c'est AND , le thème : la maçonnerie une aventure intelligente (sic) il n'abordera pas la CMF et AG la FM expliqué aux non maçons ( a parié qu'il y aura les signataires de l'aventure intelligente )
je sais c'est méchant !

Nabucco 21/10/2016 16:34

Ma Doué Beniguet ! ...C'est toujours les mêmes... quand j'étais VM de ma petite Loge là bas très loin de Paris il y a plus de 11 ans ,Ph Charuel était déjà au conseil fédéral comme grand officier( GO si je ne m'abuse) Pigeau je pense que je l'ai toujours vu conseiller fédéral , Zambrowski je sais moins mais avec l'affaire CMF ça plusieurs années que je lis son nom ? quant à Graessel il n'a jamais quitté le devant de la scène....Mais comment font- ils pour être constamment réélus ? alors que la constitution de la GLdf (C 12) limite à 3 ans le mandat et non rééligible pendant un an à l'expiration de leur mandat ? c'est peut être à ça que servent tous les périphériques inventés il y a peu de temps et puis on peut s'affilier à une autre loge à la recherche d'un député ....et recommencer le circuit .
Dans ces conditions sauf un schisme il n'y a peu de chance que la GLdF évolue , même en draguant la jeunesse (mâle bien sur)
Kénavo

Oscar 20/10/2016 21:31

Tout est là, bien dit et de façon très exhaustive.
Belle et honnête synthèse ma BAS La Maçonne!
Oscar

maçon espagnol 20/10/2016 13:14

Bonjour chère sœur. D'abord, félicitations pour l'article. C'est vrai qu'en France cela était la folie, mais hors de la France cela était... rien. Une déclaration de seulement 5 grandes loges parmis plus de 150 grandes loges régulières dans le monde c'est pas grande chose. Pas toutes les grandes loges régulières ont quitté leur reconnaissance et la seule raison pourquoi la GLUA a quitté la sienne c'est parce que "Il est clair que la GLNF ne contrôle pas pleinement ses propres affaires."(rien a voir avec la virilité ou les femmes ma chère). Hors de la France, les GGLL ont attendu, ont regardé... La GLNF avait à ce moment-là 100 ans, ceux qui ont pensé qui serait facile de prendre sa place, ils étaient des fous

Condorcet 20/10/2016 08:08

Alain-Noël Dubart, Alain Pigeau et Jean-Jacques Zambrowski ...Tout est dit....concernant la manipulation de l'obédience et des FF.
Mais ils sont toujours là, mieux le Grand Maître Charuel a organisé autour de lui un groupe de conférenciers officiels destinés à porter la bonne parole, toujours les mêmes, c'est à dire ceux qui ont failli engager la GLDF dans un désastre.
Ils n'ont donc rien compris.

TS 22/10/2016 09:45

c'est assez navrant de voir que cette obédience est prisonnière de quelques uns qui n'ont de cesse de vouloir faire valoir leur point de vue .
les FF de la GLDF méritent mieux et surtout la vérité .
quand a la GLAMF avec AJ et consort c’était couru d'avance , il suffisait d'attendre que les masques tombent ! c'est fait !

VABADUS 20/10/2016 21:13

Bien vu Condorcet.8
Mais si tu ajoutes Gresel, Trébuchet, Bernheim, Turbet à Dubart et Zambrovski tu as les permanents du BUREAU DES LÉGENDES de Puteaux, chargés des conférences pour diffuser les carabistouilles sur l'héritage d'un Écossisme qui date du temps d'Hérode, des 300 ans de la GLDF et des Hauts Grades du Rite, le fait qu'à Puteaux on possède les vrais morceaux de la vraie croix et que, comme le dit JL Turbet ils sont les seuls à vivre la SPIRITUALITÉ ÉCOSSAISE dans la PURETÉ DU RITE. Amen