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La Maçonne

Un démenti de « la Maçonne »

Les rumeurs et autres ragots empoisonnent les vies. C'est d'ailleurs le but (inavoué) de celles et ceux qui les colportent. L'une de ces rumeurs qui circulent dans certains milieux maçonniques me concerne. En même temps, s'il en avait qu'une …. ce ne serait pas très grave ! Celle-là me gonfle tout particulièrement étant à la fois particulièrement stupide et – comme toute rumeur – reposant sur aucune preuve. Je n'ai pas à me justifier. Cependant, ce type de rumeur est inquiétant non pas par son fond, mais par l'intention qui se cache derrière. Ces sœurs qui sont à l'origine de cette rumeur souhaite, bien sûr, me nuire mais aussi nuire à plusieurs sœurs comme à leur propre obédience, c'est-à-dire la Grande Loge Féminine de France.

 

L'histoire de cette rumeur qui me désigne même comme une de ses fondatrices est rocambolesque. Une sœur, dont je tairais le nom, se découvrant l'âme d'un détective, a traversé Paris, au péril de sa vie, pour photographier le siège de cette nouvelle obédience. Elle a posté cette photographie sur son mur facebook. Ses affidées et elle ont décidé pour des motifs qui m'échappent mais qui ne doivent pas voler très haut, qu'il ne pouvait pas s'agir d'une véritable obédience mais d'un canular que j'aurais monté de toutes pièces. Bien vite, les faits les ont détrompés.

Il s'agit d'une réalité. Vexées de ne pas être celles qui sont les mieux informées, jalouses et mauvaises langues par nature, de la faiseuse de canular, je suis magiquement devenue fondatrice ou membre de cette nouvelle obédience. C'est assez stupide pour ceux et celles qui me lisent régulièrement. Je ne suis pas membre de la nouvelle obédience, scission de la GLFF, nommée la GLIFF qui, par l'annonce de sa fondation, a secoué plusieurs certitudes.

Mettre « la Maçonne » dans l'affaire, c'est, pour ses femmes, se trouver une victime expiatoire commodément. C'est imbécile et moche. Elles y trouvent, possiblement, un remède à leur propre vide. 

Je ne suis, en effet, non seulement athée mais aussi guère attachées aux « traditions ». Cependant, pour les femmes, lesdites traditions relèvent de bien autre chose de ce qui est entendu par les hommes en franc-maçonnerie. Déjà, être à la fois femme et franc-maçonne, c'est comme être prêtre catholique et marié … pas franchement dans le corpus de la « Tradition ».

Les traditions maçonniques sont celles d'une société patriarcale du 18ème siècle, remaniées tout au long du 19ème siècle – rien de folichon et d'enviable pour les femmes.

La principale critique concerne l'initiatique comme étant à la fois nécessaire mais aussi ce qui différencie une loge et une obédience d'un club philo. Les fondatrices dénoncent une perte de valeurs comme des principes maçonniques au sein de l'obédience. Mon expérience au sein de la loge Chiboulette me montre autre chose. Si l'initiatique est le but d'une loge, tout le monde ne peut pas se construire une démarche initiatique. Non pas qu'ils et elles ne veulent pas. Ils et elles ne peuvent pas. Ils et elles ne comprendront jamais d'ailleurs de quoi je parle. L'initiation n'en demeure pas moins de la responsabilité de chacun. Peu importe au final ce que l'on en pense et y met. Personne ne peut dicter une démarche pour les autres. C'est cela lutter contre le dogmatisme et le sectarisme.

Durant ces dernières années, j'ai été aussi victime d'une chasse aux sorcières au sein de la GLFF. Je sais très bien comment cela commence et ce en quoi cela consiste. 

Ces sœurs, qui colportent des rumeurs et de fausses informations sur un sujet qu'elles ne connaissent pas, ouvrent, tout simplement, une chasse aux sorcières contre les 300 sœurs fondatrices de cette nouvelle obédience.

En sus de faire froid dans le dos, cela mettra bien plus en danger la GLFF que la scission elle-même. Elles risquent de faire de la GLFF une bande de chiffonnières en pleine guerre d'ego.

Cette scission devrait faire réfléchir sur les problèmes actuels de la Grande Loge Féminine de France, plutôt que de chercher qui condamner. Cela nécessite du courage et de la bienveillance pour celles qui mettent le doigt sur ce qui ne va pas et qui on fait un choix. Aujourd'hui, peut-on se demander alors que le monde traverse une période particulièrement difficile, y compris la France, qu'est-ce que la GLFF a apporté ? Quel a été son témoignage ces deux dernières années? Quelles sont les idées qu'elle a sorti des cartons ? Qu'est-ce qu'elle a défendu ? Rien. C'est cela qu'il faut changer. 

 

 

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