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La Maçonne

GLUA : "The futur of freemasonry", un rapport de « The Social Issues Research Centre » (2012).

Notre frère Peter Bu (dont je présente les initiatives dans cet article) m'a communiqué le rapport de 2012 de « The Social Issues Research Centre » traitant de l'avenir de la franc-maçonnerie.

Cette étude est menée non pas par des francs-maçons mais par des profanes à la demande de l'UGLE (Grande Loge Unie d'Angleterre). Ce qui pour une obédience française et bons nombres de francs-maçons va paraître parfaitement inconcevable. En effet, les frères et les sœurs Français sont majoritairement convaincus que la franc-maçonnerie ne peut être comprise que par son vécu. Cette étude est basée à l'aide d'entretiens avec des francs-maçons mais aussi des membres de groupe non maçonniques afin de souligner autant les différences que les points communs. Cela pose effectivement comme question : est-ce que la franc-maçonnerie est à ce point spécifique d'un autre type de groupe ?

Ce document de 44 pages peut nous éclairer sur l'avenir de la franc-maçonnerie libérale et adogmatique qui, elle aussi, se trouve confronter à divers problèmes comme le vieillissement ou encore la perte de la dimension initiatique dans ses loges et de ses membres.

En préliminaire, The Social Issues Research Centre a exploré les ressources contemporaines – publications papier mais aussi lien en ligne, dont le site de l'UGLE. La notion de « société secrète » est abrogée dès l'introduction, paraissant – comme nous l'avons aussi remarqué – surfaite du fait des publications (dont les rituels) accessibles à tous (et même à toutes). Si la franc-maçonnerie reste discrète, du fait de persécutions anciennes ou possibles, elle est « une société saine [qui] favorisera une plus grande ouverture et une meilleure compréhension pour tous ». « Il n'est pas bon pour la franc-maçonnerie de se cacher. Il n'y a plus de secrets commerciaux à défendre ».

Ce groupe de recherche souhaite ainsi explorer et analyser deux postulats : la fraternité (appelé aussi l'altruisme) dont la relation masculine au sein de la franc-maçonnerie « régulière », ainsi que la place et le besoin de rituels dans les vies des contemporains.

Le questionnement tourne aussi sur la transparence et la visibilité de la franc-maçonnerie, son ouverture à l'époque moderne, comme de se débarrasser des mythes et légendes aussi bien extérieurs qu'intérieurs à celle-ci. En un mot, l'UGLE semble avoir les mêmes problèmes que la franc-maçonnerie libérale, à part qu'elle part, de mon point de vue, avec un double handicap et quelques trains de retard: l'absence des femmes et un dieu un tantinet encombrant. Afin de nous permettre une meilleure compréhension, nous avons les mêmes (aussi) en France que l'on pourra étudier (si on le veut ou pas).

L'approche anthropologique débute plutôt mal : l'UGLE concerne uniquement des hommes. La justification est d'ailleurs plutôt hasardeuse. En effet, nous explique-t-on cela remonterait à la préhistoire (et ce n'est pas un blague), alors que les hommes chassaient, les femmes étaient les cueilleuses de fruits. Cette séparation genrée des activités expliquerait ce besoin de fraternité entre hommes – la grande confrérie préhistorique des chasseurs …La grande sororité des cueilleuses de la préhistoire auraient dû, aussi « naturellement », trouvé des héritières au 18ème siècle en Angleterre.

Les dernières découvertes nous montrent que les premiers artistes et, donc, artisans étaient des femmes. Ces dernières malgré les grossesses et des longues périodes d'allaitement (de plusieurs années) participaient à toutes les activités de la communauté en égalité avec les hommes. L'analyse des attaches musculaires des ossements de femmes de la préhistoire le démontrent. Les premiers humains chassaient peu préférant aller à la quête (ou cueillette) des charognes (ce qu'a développé Lewis Binford, dans les années 60, lors de fouilles des « boucheries »), lorsqu'ils n'étaient pas végétariens. C'est bien moins glamour que le chasseur poilu et musclé. La chasse du gros gibier (apparaissant en 35000 avt JC) mobilisait tous les membres du groupe, hommes, femmes et même les enfants. Quant au petit gibier ou simplement la pêche, l'agilité est la première qualité nécessaire à ce type de chasse que les femmes possèdent tout autant que les hommes (c'est toujours bon à préciser, sait-on jamais).

C'est aussi sans compter sur les déesses archaïques, chasseresses, guerrières, savantes et artisanes qui n'ont rien du fantasme d'une wonder-woman préhistorique, ainsi que les travaux de .. sur la psyché féminine. En gros, il aurait été nécessaire de faire une mise à jour des connaissances au lieu de nous sortir de bons vieux clichés. Si l'UGLE voulait trouver une justification pseudo-scientifique, c'est plutôt loupé. Qu'on se le dise : ils n'en ont aucune.

Grotte de Chauvet (France) et ci-dessus Vénus à la Corne (préhistoire)

Appartenance : ciment de la fraternité? 

Le sentiment d'appartenance à un groupe sociaux – qui est une des motivations pour entrer en franc-maçonnerie et y rester – est analyser. Ce sentiment d'appartenance existe pour n'importe quel groupe qu'il soit professionnel, amical ou familial. De même, les participants à ces échanges soulignent assez incongrue de vouloir rester « entre hommes », le partage d'activités sportives semblant suffirent pour cela. Le fait d'être « entre hommes » n'est pas un choix volontaire. Quant à rejoindre un groupe proposant une certaine diversité sociale et culturelle, les avis sont aussi partagés. Certains restent dans leur groupe se sentant en sécurité comme d'autres sont en recherche de nouvelles rencontres en dehors de leur groupe socio-économique et culturel.

La franc-maçonnerie (les loges en particulier) sont censées offrir la possibilité de rencontrer des personnes d'origine sociale, économique et culturelle différentes. Le sentiment d'appartenance, de liens amicaux se font au-delà de ce qui constitue une identité sociale et, en cela, superficielle.

Or, j'ai constaté autour de moi que bien des sœurs comme des frères ne font aucune démarche vers l'autre s'il est « différent », sans pour autant le rejeter. Ils sont incapables de tisser un lien amical en dehors des consignes sociales traditionnelles (emploi, niveau d'études, revenus, etc) restant dans un « entre soi » que je vais qualifier de petits bourgeois. L'étude souligne aussi que le nombre de réunions entre maçons est limité. En France, il y en a deux par mois – pour les Anglais, 3 à 6 réunions par an sont consignés. Cela est insuffisant pour tisser des relations privilégiées.

Je confirme, effectivement, que les relations avec des sœurs et des frères ne se construisent pas au sein de la loge, qui tient le rôle d'un lieu de rencontre et encore ! - mais à l'extérieur de celle-ci et en dehors d'elle voir de sa propre obédience (mais cela les Anglais l'ignorent complètement n'ayant contact dans leur pays qu'avec eux-mêmes). Si le désir d'appartenir à un groupe est une des motivations pour entrer en franc-maçonnerie, en rien, elle ne propose quoique ce soit de supérieur à un autre groupe social si on n'en pas l'envie ou les capacités.

 

Si la notion de développement personnel devient finalement plus importante que l'appartenance à un groupe ou pas (et donc tisser des liens), les maçons anglais restent prisonniers de cette idée qu'il leur faut être « entre hommes » du fait de la spécificité des rituels. De même, souligne encore ce rapport, ce « entre hommes » ne les empêchent nullement d'inter-agir avec les femmes (nous voilà rassurée !) les invitant régulièrement lors des réunions « ouvertes ».

Je constate que ce qui semble être un embrigadement (le croyance qu'un rituel peut être pratiqué que par un seul sexe) et le fait de se contenter (et de considérer comme suffisant) d'inviter de temps à autre des femmes à des dîners mondains demeurent très prégnant dans l'esprit de ces francs-maçons de l'UGLE.

Ils trouvent néanmoins dans le « nivellement » social une bonne raison d'être de la franc-maçonnerie – idée que je partage d'ailleurs à 200% : c'est certainement le seul endroit qui le propose. De plus, les francs-maçons anglais trouvent le rituel « amusant » et « plaisant » ….

Illustration : détail du vase de Vix (France) - celte. 

L'objet caritatif de l'UGLE.

Une des spécificités de la franc-maçonnerie anglaise et "régulière" est qu'elle a un objectif caritatif et humanitaire que les obédiences françaises partagent mais à des degrés bien moindres. On apprend, d'ailleurs, que le don d'argent est une caractéristique nationale : les Britanniques seraient les plus généreux. Je ne développerais pas ici le détail de ce rapport sur cette pratique maçonnique des frères de l'UGLE. Il faut comprendre – pour nous en France et ailleurs – qu'il s'agit d'une dimension plutôt centrale de l'UGLE. Ce rapport précise que l'UGLE est la 3ème voir 2ème groupe qui fait le plus de dons après la loterie nationale, sans en faire spécialement plus de publicité. De même, les dons sortent des poches des frères – et ne sont pas générés par des activités et des appels aux dons à l'extérieur.

Cependant, cela soulève de mon point de vue une question : est-il vraiment nécessaire d'être « entre hommes », d'avoir des « rituels », pour être une société caritative même aussi importante et incontournable dans son propre pays ?

Illustration : statuette ornant le vase de Vix. 

L'importance du rituel.

C'est le dernier aspect qui est étudié dans ce rapport. Je rappelle que ce groupe de recherche est composé uniquement de profanes. Le rituel est la spécificité de la franc-maçonnerie. Ceci tout le monde le sait (ou presque). Le rapport présente ainsi une pratique particulière à l'UGLE : l'apprentissage du rituel par cœur et qui se suffit à lui-même. Il ne s'agit pas d'une maçonnerie « à planche » comme nous la pratiquons en France (ou ailleurs dans le monde).

La notion de rituel est vaste, puisqu'elle peut couvrir des rituels privés et même personnels, c'est-à-dire la répétition d'actions afin de se sécuriser, tout comme « frapper avant d'entrer » dans une pièce … Ce rapport consigne les réflexions profanes sur cette notion.

On retrouve bien une compréhension du rituel en tant que moment privilégié. Bien sûr, les rituels religieux ont leur place dans la vie des individus, soit en terme de souvenirs, d'une quête d'identité ou encore l'occasion de communier avec d'autres. Néanmoins, les non-initiés confondent le « rituel », de la routine ou encore la superstition. La routine, par exemple, est ce que vous faites le matin avant d'aller partir travailler. La superstition est d'associer à la répétition d'un certain nombre d'actions un pouvoir magique. D'ailleurs, la magie est ni plus, ni moins composé que de rituels. La croyance, qui y est associée, est qu'une action a une répercussion sur un plan supérieur.

(Illustration : déesse celte, Brigit)

Cependant, la symbolique au travers d'un rituel existe aussi dans certains types d'événements : les applaudissements à un rythme spécifique est l'un d'entre eux. Je parlerais des trois coups assez significatifs avant la levée du rideau au théâtre comme les multiples rituels du service à table. Aujourd'hui, s'ajoute aux listes des rituels communs les réseaux sociaux qui font appel à un langage spécifique excluant ceux qui n'appartiennent pas au groupe ou qui sont opposés à leur utilisation. Est-ce que les rituels maçonniques sont la continuité d'un rituel social et commun ou ont-ils une signification spécifique ?

Les rituels sont disponibles (en Angleterre) au grand public. Il suffit de traverser la rue et de les acheter, précise d'ailleurs le Grand Secrétaire de l'UGLE. Ce rapport souligne que ce sont les jeunes maçons qui soulignent l'importance des rituels les premiers. Ils y trouvent au même titre que le Grand Secretaire de l'apparat et une forte théâtralisation d'un mythe qui leur est raconté (ou plutôt qu'ils se racontent). Ces jeunes, qui vivent de manière décontractée et dans une société bien moins cérémonieuses, y trouvent une rigueur qui leur semble manquer. L'un d'entre eux explique d'ailleurs que c'est grâce à son engagement en franc-maçonnerie qu'il a rejoint l'armée. Pas sûre que les francs-maçons français le comprennent … Bien que l'UGLE ne pratique pas une franc-maçonnerie « à planche », la place du rituel et du symbolique est identique à ce que nous connaissons. La répétition du rituel, impliquant un travail d'analyse et de recherche, conduirait, selon les témoignages de ces frères, à une amélioration de soi, à de « devenir meilleur », à gagner en confiance.  L'aspect unique, dramatique et moralisateur du rituel enthousiasme. Il est aussi utile de souligner que la différence entre le rituels religieux et maçonniques est bien compris. La franc-maçonnerie est sans "dogme".

Cette pratique maçonnique est concentrée sur la mise en scène du rituel,  présentée comme un jeu où tout le monde tient un rôle tout en étant une expérience de vie plus globale. Fierté d'un rituel bien mené, mais aussi le fait que le rituel s'adresse à tous quelque soit sa confession. Je rappelle que pour être franc-maçon à l'UGLE, il faut être croyant (en plus d'être un homme). Néanmoins, malgré ces restrictions notables et notoires, le rituel est vécu comme étant un élément à part et universel.

 

Quel peut être l'avenir de la franc-maçonnerie ?

Le problème soulevé est le manque de transparence – entendre par là que la franc-maçonnerie, malgré ces trois siècles d'existence, demeure paradoxalement l'organisation la moins connue du grand public et sur laquelle circule des mythes et fausses informations. Il y a un net besoin de communiquer sur les valeurs, les traditions, les aides à la communauté (n'oublions pas que l'UGLE a un mission caritative), de montrer les spécificités réelles de la franc-maçonnerie et de les expliquer au plus grand nombre.

Le deuxième point concerne les jeunes – qui ont des difficultés pour offrir un investissement en temps. Ces derniers ne restent pas. Des « mentorats » sont mis en place depuis quelques temps, permettant aux plus jeunes de rencontrer les plus âgés et de les intégrer dans le groupe. De même, des propositions d'organiser des tenues durant les heures de déjeuner, par exemple, sont exprimées. 

Illustration : Déesse Celte, Epona

La franc-maçonnerie fut fondée par des esprits libres, débattant sur la science, les découvertes, la philosophie, et aussi sur des notions de démocratie et de liberté (même en Angleterre!). Elle fut considérée comme un refuge alors que les guerres civiles religieuses éclataient permettant aux hommes de toutes confessions de se retrouver. Les francs-maçons anglais semblent vouloir renouer avec cette tradition perdue en donnant à la franc-maçonnerie, du fait de la diversité de ses membres, encore un rôle à jouer dans le monde. Autant dire que l'orientation serait ici de devenir une maçonnerie impliquée dans la société aussi dans le monde de la pensée et de l'étude du devenir et de la place de l'homme dans la société … autrement dit, une franc-maçonnerie « sociétale ». Or, la (nouvelle?) tradition adoptée par l'UGLE, qui est d'interdire les discussions politiques ou religieuses, empêchent cette ouverture. Le Grand Secrétaire de l'UGLE renvoie cette implication au niveau de l'individu et non pas par l'apport d'une réflexion collective sur tel ou tel événement ou phénomène social. La franc-maçonnerie serait de donner du temps et de l'argent, mais pas de penser ou d'utiliser le rituel autrement que dans un cadre de développement personnel.

Conclusion.

Cette idée de faire une étude par un groupe de recherche « extérieur » à la Grande Loge Unie d'Angleterre est certainement une idée que les obédiences françaises n'auront jamais eu et ne sont pas prêtes à avoir. On peut percevoir, effectivement, que l'on a à faire à des francs-maçons impliqués dans une démarche initiatique. Or, à mes yeux et parce que je travaille autrement, je dirais qu'ils sont « incomplets ». Ils ne font pas le grand saut (ou le grand écart). Ils ne courent pas le risque. La notion de risque n'apparaît nulle part – comme de doute – dans ce rapport.

La pratique maçonnique est définie comme un confort, une réunion d'hommes, certes tous différents, qui « jouent » un rituel, sur lequel certes ils réfléchissent mais nullement comme un lieu de remise en cause, de réflexions, de travail sur ses propres contradictions, et de pousser sa propre pensée au-delà de ses limites. Ce qui est ma définition. Certes, la démarche maçonnique est individuelle et, à ce titre, individualiste. Or, on peut demander au collectif d'être autre chose que la juxtaposition d'individualités différentes vivant la même expérience. C'est le collectif qui fait la force de la démarche maçonnique et apporte le principal attrait à celle-ci. De même le rituel, même s'il permet aux individus d'avoir un autre regard sur eux-mêmes ou encore se sentir meilleur, il peut être transformé au sens symbolique.

(illustration : sirène à deux queues, église de Tavant, Indre-et-Loire, symbole roman). 

De quoi ont-ils peur ? C'est bien aussi la question qui n'est pas abordée. De montrer d'eux-mêmes un visage par trop révolutionnaire, de déplaire à une certaine catégorie de frères un peu trop conformistes (qui sont certainement les plus nombreux), de se tromper, de perdre un sentiment de confort, des certitudes, …. de créer un précédent ? Ils feront tout cela s'ils prenaient le risque. Par contre, ils y gagneraient en vivant une expérience exaltante, de la force, des relations interpersonnelles transformées et découvriraient une liberté qu'ils n'imaginent même pas..

La franc-maçonnerie dite "libérale" ou "adogmatique" a passé plusieurs étapes que la Grande Loge Unie d'Angleterre et la maçonnerie anglo-saxonne se refusent : abandonner dieu à ses occupations divines, initiation des femmes (contre le gré de la majorité des frères, il faut le dire) et fondation d'une première obédience mixte (le Droit Humain, qui a permis aux anglaises et  parentes des frères de la GLUA d'avoir aujourd'hui des obédiences féminines, mais surtout ne nous remerciez pas !) ... Aujourd'hui, si elle connaît les mêmes problèmes que la GLUA, c'est aussi pour les mêmes motifs : les maçons et maçonnes ne prennent plus de risques dans le collectif qu'est l'obédience voir la loge. 

Etre un « esprit libre » est, tout d'abord, utiliser sa pensée. Les plus jeunes entrent en loge pour une promesse, celle qui faisait d'elle un repère de révolutionnaires conspués, de libres penseurs mal-aimés, d'être un refuge .... et un lieu de réflexion. Découvrant qu'il n'y en est rien, ils partent. Ce n'est pas un confort qu'ils cherchent, le doux ronronnement d'un rituel appris par coeur ou le plaisir de porter un costume sombre ... mais une aventure. L'aventure de leur vie. Ceci des deux côtés de la Manche comme de l'Atlantique. 

 

 

 

 

Vous trouverez l'étude complète en cliquant sur le lien ici

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Peter Bu 14/06/2017 17:06

En te transmettant ce dossier je ne m'attendais pas à ce que tu en fasses un si ample résumé généreusement commenté. Bravo pour ce travail.

Tu écris: "Les francs-maçons anglais semblent vouloir renouer avec cette tradition perdue en donnant à la franc-maçonnerie, du fait de la diversité de ses membres, encore un rôle à jouer dans le monde."

Je crois et j'espère que cette demande porte des germes du rapprochement des deux grands courants de la franc-maçonnerie. (Leur séparation de date que du XXe siècle et commence à être réduite grâce à des actions communes, même si, pour l'instant, elles me paraissent assez timides.)

Car il me semble que la franc-maçonnerie moderne a été créé pour agir sur notre monde qui, depuis le XVIIe - XVIIIe siècles s'achemine vers la CONSTRUCTION DE L’HUMANITÉ. Les voyages, les échanges culturels et commerciaux, la politique, parfois même les guerres y pourvoient mais qui d'autre que les francs-maçons peut développer la compréhension mutuelle des humains dans toute leur diversité et la tolérance qui permet de l'accepter ?

Ce n'est pas pour rien que j'ai écrit: "Les francs-maçons peuvent-ils se tromper sur le sens de leur mouvement?" (in http://call-of-bratislava.com/fr/reflexions.html)

La Maçonne 14/06/2017 19:33

Merci à toi Peter. Ce dossier laisse un peu sur sa faim. Cependant, j'ai trouvé que la démarche était à l'honneur de la GLUA. Il faut déjà le leur reconnaître cela. Par contre, un chouia "poulée" par le grand secrétaire ... Si ces propos sont intéressants, il oriente finalement la conclusion et, du coup, l'avenir.