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La Maçonne

Droit des enfants : deux enfants meurent chaque jour en France.

C'est la faute aux femmes... et même aux enfants.  Voici la conclusion qui ressort des conclusions actuelles de la justice française concernant le viol d'une petite fille de 11 ans. La justice française juge que l'enfant de 11 ans n'a pas montré son désaccord devant son agresseur âgé lui de 28 ans. Elle a donc refusé de qualifier ce viol en « atteinte sexuelle ». L'enfant paraissait en avoir plus, elle ne s'est pas assez débattue, …. Une petite fille de 6 ans a été jugée, de la même manière, consentante. Son père, le violeur, a écopé d'un an de prison. Deux ans plus tard, il la tuait. Certainement que la même justice estime que l'enfant était tout aussi consentante de son viol que de son meurtre.

Ces affaires extrêmes montrent qu'il s'agit, bien plus, d'un problème de mentalité des juges et policiers – autant dire de la société – plus préoccupée par le consentement d'enfant de moins de 13 ans à des rapports sexuels forcés – c'est-à-dire à des viols – qu'à juger des violeurs pour leurs actes. C'est aussi un moyen de dédouaner des violeurs d'enfants, autrement dit des pédophiles, qui si leurs actes est qualifiés d'atteinte sexuelle ne risquent que 5 ans de prison au lieu des 20 ans requis.  Or, dans les faits, bon nombre de viols sur enfants font office de peine symbolique comme dans cet exemple

Pour la justice française, une petite fille de 11 ans devrait comprendre ce que des juges et des policiers ne comprennent pas eux-mêmes.

Parallèlement à cette affaire, une autre fait la une des médias : la disparition depuis un mois d'une petite fille de 9 ans, Maelys alors qu'elle assistait, accompagnée de ses parents, à un mariage. 
En janvier 2017, il y avait 12000 enquêtes encore ouvertes de disparition d'enfants et environ 50 000 cas déclarés en 2016. Pour la disparition d'un enfant de plus de 12 ans, une enquête n'est pas toujours ouverte. Lorsque l'enfant est majeur, le dossier est simplement fermé laissant les familles dans le désarroi. 
Le nombre de cas de maltraitance sur des enfants est, en France, inconnu même si on sait dire que deux enfants meurent chaque jour. « Maltraitance » mot qui cache, en réalité, des actes de tortures inimaginables. Ce sont autant des coups, des privations de nourriture, des séquestrations, pouvant conduire jusqu'au décès. Deux enfants meurent chaque jour en France de maltraitance. 

Le progrès ne se mesure pas par la technologie, à un régime politique, mais par la valeur que l'on donne à la vie humaine. Dans ces exemples, il s'agit même de la vie d'un enfant, de ses droits et même de la définition de l'enfance.

C'est seulement depuis les années 1980 que les autorités et l'opinion publique ont pris conscience de l'ampleur des violences sexuelles sur mineurs. Contrairement à ce que l'on peut croire, ce ne sont pas les associations de protection de l'enfance qui sont à l'origine des alertes sur le phénomène mais par des associations féministes alors qu'elles souhaitaient apporter une écoute aux femmes victimes de violence. En effet, c'est grâce à des actions d'aide et d'écoute qu'elles ont découvert l'ampleur du problème et surtout le mutisme autour des faits. Cependant, l'implication des féministes s'est arrêtée là dès les années 90 bien qu'il existe une relation de cause à effet. 
Quant aux cas de maltraitance, les enfants ne sont simplement pas entendus. Que peut d'ailleurs dire un nourrisson qui se trouve victime de multiples fractures ? 
Lorsque les cas de maltraitance sont – elles – institutionnalisées comme, par exemple, dans un IME recevant des polyhandicapés, non seulement l'IME est toujours ouvert, mais ce sont les lanceurs d'alertes qui sont condamnés et les parents déboutés des plaintes qu'ils ont déposées contre l'institut, ceci malgré les images choquantes tournées en caméra cachée et le témoignage d'anciens employés !

L'enfant est-il encore considéré comme un meuble, une propriété des parents et/ou des institutions qui ont un droit de vie et de mort sur ce dernier ? Dans une société en progrès, l'enfant, son bien-être comme sa sécurité, devrait être inscrit dans une responsabilité commune et collective. Ce n'est pas que les parents maltraitants qu'il faut juger, les violeurs et enleveurs d'enfants qu'il faut condamner, mais des enfants qu'il faut secourir et protéger et par là, toute une société muette et ses institutions qu'il faut réformer.  

250 000 enfants sont en situation de danger en France. Quelle confiance auront-ils, une fois adulte, d'une société qui les a oublié et refusé de reconnaître leurs souffrances physiques et morales ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les faiseuses d’agenda : les militantes féministes et l’émergence des abus sexuels sur mineurs en Europe », Boussaguet Laurie, Revue française de science politique, Presses de Sciences Po, 2009-04 (http://spire.sciencespo.fr/hdl:/2441/53r60a8s3kup1vc9k4h19ckj2

Libération : enfants disparus

France Bleu : maltraitance d'enfants

http://www.20minutes.fr/france/319993-20090415-maltraitance-couple-8-enfants-le-petit-trouve-rue-croyait-etait-etat-hypothermie-tant-semblait-mal-point

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Michael 02/10/2017 10:19

"lorsque l'enfant est majeur"
Dites vous.... Un enfant majeur ne s'appelle-t-il pas un ADULTE ?

La Maçonne 02/10/2017 11:58

même à 70 ans, on reste l'enfant de quelqu'un .... Il s'agit de jeunes adultes à la charge des parents, vivants sous leur toit et disparaissant. Ces disparitions sont mis sous le compte de fugues.