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La Maçonne

Guerre de tranchée (1): "la nécessaire non-mixité"?

Guerre de tranchée (1):  "la nécessaire non-mixité"?

Je n'indique pas dans ce blog mon choix d'obédience. Féministe – et je l'étais avant d'être maçonne – je suis fatiguée de celles et ceux qui veulent expliquer aux femmes « ce qui est bon pour elles ». Même la chanson de Ferrat m'énerve, c'est dire ! Les femmes ont bon dos. Qu'elles soient leur propre avenir avant de porter celui du monde et de l'humanité sur leurs épaules.

«... Je ne suis pas une soeur de la GLFF qui est contre la mixité, et qui considère avec assez d'arrogance que les soeurs en mixité sont sous l'influence de frères, voir de leurs mecs - Je ne suis pas non plus une soeur du DH qui considère que les soeurs de la GLFF sont toutes lesbiennes, ou des féministes radicales ... » ai-je écrit dans une conversation expliquant mon silence sur mon appartenance (ceci en référence à cet article:http://lamaconne.over-blog.com/les-franc-ma%C3%A7onnes)

Voici ce qu'un frère de la GLDF me réponds :

« il faut remercier la sœur de son blog et de ces messages, ils forment la meilleure explication de la nécessaire non-mixité pour une approche spirituelle et laïque de la maçonnerie du REAA. Merci à elle! » Nécessité? Bigre! Voilà une intéressante justification.

La Grande Loge Féminine de France est une obédience féminine, Elle initie des femmes uniquement, mais ne se déclare pas contre la mixité. Elle n'affirme pas que la non-mixité est une nécessité. Elle sait recevoir des frères (même ceux qui ne reçoivent pas de sœurs), sait organiser des tenues communes, participer à des travaux en mixité.

Bon nombre de sœurs de la GLFF savent faire la part des choses entre être dans une société mixte et le désir d'une démarche initiatique pour elles et "entre elles". C'est pour elles faire un choix qui demeure personnel, qui n'est pas d'être « comme dans la société » sans pour autant nier cette société, y travailler et y vivre. La Mixité, débat de l'école et l'instruction tout d'abord, mais aussi parité, parité politique et dans le monde du travail, sont des combats qui s'adressent autant aux femmes qu'aux hommes. Des combats féministes. Une soeur de la GLFF ne peut y être que sensible.

La GLDF a érigé la non-mixité comme un principe depuis cette année, grâce à – ou à cause de – la Confédération Maçonnique – prenant un virage stratégique qui l'éloigne de la conception d'une GLFF et de ses sœurs. Attention, champions de la demi-mesure ou de l'argutie, les frères de la GLDF entendent bien continuer à visiter les loges féminines et mixtes.

On imagine bien le scandale qu'ils feraient, eux et d'autres, si la GLFF se permettait la même chose : refuser de recevoir des frères dans leurs loges, mais visiter les loges masculines. La GLFF n'est pas au demeurant contre l'initiation des hommes, et ne considère pas que certains rites ne peut être compris par eux.

Les hommes s'arrogent des droits et des discours qu'ils n'admettent pas pour une sœur, une femme, une obédience.

Il y a, bien sûr, des sœurs de la GLFF qui sont « contre la mixité » en maçonnerie et méprisent de ce fait les obédiences mixtes. Elles prennent à leur compte le discours des frères. A leur décharge, elles sont obligées de trouver des arguments tangibles, n'ayant aucune tradition derrière laquelle se cacher et encore moins le soutien de leur obédience. Cependant, elles font le même amalgame que leurs homologues masculins: confondant leur choix personnel voulant l'étendre au collectif, comme étant le seul valable.

Le travail initiatique en mixité ou non est un choix personnel. On ne peut pas imaginer une maçonnerie unique qui serait tout-mixte ou uniquement non-mixte. Aucune des deux solutions n'est supérieure à l'autre. Il n'y a donc aucun enjeu à prévaloir l'une d'entre elle.

Dans deux articles, je vais développer les arguments qui sont généralement donné pour défendre une non-mixité:

  • Le rapport à la séduction
  • Le conjoint que l'on ne saurait voir.
  • L'argument de l'initiation,

Un troisième article présentera l'avantage des femmes dans la démarche initiatique.

Le Rapport à la séduction.

Alain Pozarnik, alors Grand Maître de la GLDF, écrivait dans la revue interne de l'obédience:
« Certains hommes sont sensibles à leur attraction pour le sexe opposé et ils refusent de perdre la simplicité et la pureté de leur regard intérieur pour se laisser distraire par un regard extérieur et une attitude de mâle. Ils craignent les influences de leurs fantasmes sur leur personnalité ou de découvrir que leur libido n’est pas canalisée. Ils sont conscients de n’être pas encore libres, ni de leurs souffrances affectives ni de leurs pulsions hormonales. L’initiation a pour but le perfectionnement de l’homme afin qu’il puisse vivre son humanitude et non plus automatiquement ses pulsions de mammifère. »

C'est depuis devenue la théorie admise par la GLDF. Il faut remettre cette déclaration dans le contexte de la GLDF de l'époque. Au début des années 2000, la GLDF menait une campagne contre les "réguliers" en France, voulant se différencier de la GLNF. Il en existe encore les traces sur leur site:

Elle n’est pas une religion et elle n’exige de personne - ni n’interdit à personne - la croyance en Dieu ou la pratique d’une religion.

Au contraire d’autres obédiences, elle ne demande en aucun cas à ses membres l’affirmation d’une croyance en Dieu et sa volonté révélée.

Mais elle n’interdit pas non plus à ses membres la croyance en Dieu et / ou la pratique d’une religion.

Ces domaines relèvent, selon elle, de la liberté de chacun. La Grande Loge de France veut rassembler dans ses temples des hommes en recherche d’une réflexion à la fois individuelle  et collective, respectant la sensibilité et les convictions de chacun, considérant que la diversité est une richesse qui conditionne la progression de tous. http://www.gldf.org (les questions que vous vous posez, février 2007).

La GLDF, ne pouvant pas se cacher derrière les "règles" anglaises, devait malgré tout justifier sa position vis-à-vis des visites soeurs. En interne, des frères protestaient, il fallait leur donner une raison officielle. A l'extérieur, les soeurs se faisaient entendre. Ainsi, , Alain Pozarnik, alors Grand Maître, a pris les choses en main et a présenté cette théorie. Pour justifier, l'interdit de visite des soeurs dans les loges de la GLDF, il n'a pas trouvé mieux.

Les propos de Alain Pozarnik donne ceci : les hommes sont des animaux piqués à la testostérone qui ne savent ni se concentrer, ni se tenir devant une femme. On se demande comment on leur laisse le droit de conduire une voiture et d'avoir un emploi.

Oui, vous comprenez la superficialité et l'hypocrisie de l'argument. S'il est énoncé par une femme, il est sexiste. S'il est énoncé par un Grand Maître de la GLDF, il est encensé.

Aucune Grande Maîtresse de la GLFF ne justifie la féminité de son ordre, en faisant état des hormones et des pulsions de ses sœurs.

Cet argument « des pulsions sexuelles irrépressibles des hommes » est utilisé – et a été utilisé – pour justifier les viols, les femmes confinées et voilées, les femmes battues, la pédophilie, …. Les hommes ne sont dotés que de pulsions qui régissent leur existence.

Les sœurs « contre la mixité », reprenant l'argument de Porzanic, estiment que la non-mixité leur permet de ne pas être harcelées par les frères. Elles se présentent comme victimes de « vieux schéma de séduction ». Il faut reconnaître qu'en lisant les propos de Alain Pozarnik, on n'a guère envie d'en croiser un dans une rue sombre à la nuit tombée. Comme c'est eux-mêmes qui le disent : pourquoi ces sœurs ne les croiraient pas sur parole ?

Mais soyons un peu réaliste, des hommes nous en rencontrons toutes – et quotidiennement – ils ne nous paraissent pas aussi décérébrés que Alain Pozarnik laisse l'entendre. Ils sont d'ailleurs, dans le monde profane, bien minoritaire à justifier encore leurs actes par « des pulsions ». Les féministes ont bossés pour cela, les ont libérés, ces hommes du diktats de la pulsion et de la séduction. La toute puissante masculinité voir virilité n'est aujourd'hui, dans nos sociétés profanes, n'est qu'un concept coincé quelque part entre le 19ème siècle et le début du 20ème, servant uniquement aux masculinistes et aux avocats de violeurs.

Seulement voilà, entre écouter des féministes et un Grand Maître, le choix est fait. Le mythe du frère avec des pics d'hormones est présent, bien ancré dans les colonnes, se construisant toute une symbolique (sans même la remettre en cause ou réfléchir à ce qu'elle admet pour l'homme) de la virilité active s'opposant à une féminité passive. On y ajoute, à ce cocktail, une Eve tentatrice et quelques gammes judéo-chrétiennes sur le même thème pour obtenir « une nécessaire non-mixité ». La nécessité faisant loi. Une nécessité qui ne laisse d'ailleurs pas de choix pour les hommes. Ce sont eux que l'on enferme. Les soeurs, quant à elle, n'ont pas besoin de se protéger contre la présence ô combien virile de leurs frères.

Ne sont déconcentrés ou séduits que les hommes et les femmes qui le veulent bien. Une Grande Maîtresse de la GLFF, (je ne sais plus laquelle, n'ayant pas trouver la référence), expliquait, que séductrice dans la vie profane, elle souhaitait un endroit pour réfléchir, d'où son choix d'une obédience féminine.

Une approche bien plus honnête, moins hypocrite, au moins – une manière de dire que l'on aime un peu trop les membres de l'autre sexe – et qu'au bout du compte, si c'est très amusant dans notre existence profane, il y a un lieu pour soi.

Seulement, cette approche aussi sympathique soit-elle, considère que les franc-maçons sont tous hétérosexuels.

Paradoxe de notre société, si nous savons qu'il y a environ 100 000 couples homosexuels en France, nous ignorons le pourcentage d'homosexuels. Les obédiences aussi. Néanmoins, les frères homosexuels de la GLDF sont-ils déconcentrés par la présence d'autres hommes? Seraient-ce des sur-hommes? . La séduction féminine est aussi active que celle masculine. (je parle toujours de sexe, là). Les sœurs homosexuelles de la GLFF ne sont-elles pas aussi amenées à faire des invitations amoureuses précises à leurs sœurs ? En un mot, nos frères et soeurs homosexuels n'ont pas de choix. De même, la séduction est-elle uniquement que du sexe? N'y-a-t-il pas plus dangereux et plus fort dans nos relations femme/femme, homme/homme, et femme/homme qu'une simple attirance sexuelle?

Les obédiences mixtes existent et n'affichent pas plus de couples-éclairs ou de relations séductrices que les autres obédiences. Pourtant, les tenants de la non-mixité affirment haut et fort le contraire. Si les hommes le font avec mépris, les soeurs sont plus confuses, avec 40 ans de féminisme derrière elles. L'émancipation de la femme est aussi passée par le liberté sexuelle, l'abolition du tabou de la sexualité féminine.

Les arguties douteuses sur les taux d'hormones et l'inconséquence masculines dans lesquels se complaisent les frères anti-mixité ne nous expliquent pas pourquoi ils visitent toujours et ont visité les loges mixtes et féminines.

Le rapport à la séduction des frères et des sœurs est emprunté à nos clichés sociaux et culturels. Il est assez étonnant que les franc-maçons les reprennent à leur compte, sans tenter de les démonter, et tout au moins de définir une autre approche des relations femme/homme. Ils ne cherchent pas plus loin. Cette maçonnerie n'inventera rien. Les hommes et les femmes ne sont définis qu'à l'aune de préjugés et de mesure d'exclusion. Progrès de l'humanité, me disiez-vous?

Pour conclure : le choix d'une obédience commenceraient-il par une histoire de fesses?

Lilithement vôtre,

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F 18/10/2013 08:22

(je ne sais plus laquelle, n'ayant pas trouver la référence)--> "(je ne sais plus laquelle, n'ayant pas trouvé la référence)".

MTCS pour ma part j'ai choisi une loge exclusivement masculine parce que je savais avant d'y rentrer que je ne me contrôlais pas et je voulais à tout pris pouvoir travailler sans me poser ce qui était pour moi à l'époque un problème.

Dans la vie profane je suis un séducteur même si cela à pas mal changé et j'avais un réel besoin d'être dans une loge exclusivement masculine. Non que je dénigre la femme actuellement mais avant de faire parti de ma loge j'en avais un opinion particulière voir même pas spécialement bonne.

être dans une loge exclusivement masculine m'a fait beaucoup de bien. J'ai visité une loge mixte et aperçu quelques soeurs de la glff et je dois dire qu'avant de m'y être préparé je n'aurais pas compris. Voilà pourquoi je vais revenir visiter des loges mixtes pour mieux comprendre cette maçonnerie.

Je suis posé des questions avant de venir dans cette loge mixte que j'ai visité et je dois dire que la femme qui m'a renvoyé à ma propre condition était de la glff.

Si certaines loges veulent être mixtes soit, c'est un bien. Mais il est aussi normal que certain hommes aient besoin de se perfectionner entre eux, tout comme certaines femmes le font.

Je ne souhaite pas pour le moment de femme de ma loge mère et je comprends les femmes qui ne veulent pas d'hommes. Je pense aussi que cette séparation tend à être bénéfique au dialogue entre genres.

je reviendrais lire le blog que je viens de découvrir.

Luciole 26/05/2014 13:31

Bonjour,je reviens sur d'anciens articles,n'ayant découvert la Maçonne que depuis peu.
Je me permets d'intervenir à bâtons rompus (pas sur la tête siouplait!),car je ne comprends pas bien pourquoi,dans un pays où nous avons la chance du choix le plus vaste,il faut, sous peine d'être un obscurantiste attardé,que la mixité règne dans tous les domaines.
J'ai choisi la GLdF , m'en trouve bien depuis des dizaines d'années et je n'ai pas à justifier mon choix.Aucun droit fondamental de la vie en société n'est bafoué,puisque la FM reste elle aussi un choix .On n'impose à personne d'être FM.
Ce combat anti-GLdF est inutile ,il y a surement mieux à faire.Si nous sommes ainsi dans cette obédience c'est que cela nous convient et ce depuis des siècles.
Bien sur que l'initiation et le Reaa sont ouverts aux femmes et votre blog que j'apprécie pour le moment, traite de bons sujets,je ne crois pas que ces attaques sur une obédience en soient.
Cordialement.

f 30/10/2013 08:18

"je n'aurai" "prix" "certains" "reviendrai"

ni maîtresse ni déesse 07/10/2013 16:58

Tout à fait d'accord, ma sœur, à l'heure du mariage pour toutes et tous, il serait temps de dire que la question de la séduction, comme celles des couples est autant hétéro-qu'homosexuelle.
Le grand maître de la GLDF ne cache pas son orientation, ô combien respectable et a fini, peut-être involontairement de rendre hors d'usage argumentaire cette histoire dite de fesses que l'on ne saurait voir, même sous une robe noire (ou blanche).
J'ajouterai volontiers que si certaines et certains n'étaient pas obsédés par leur "développement personnel" à forte tendance narcissique, ils seraient moins obsédés par ce genre de question.

La Maçonne 10/10/2013 19:48

Je pense que "sous la pression", il a fallu à la GLDF se trouver une justification. Pas très imaginative, d'ailleurs ... Merci de ton commentaire!

Jean-Yves 06/10/2013 09:11

MTCS Lilith, hé bé, t'as pas fini d'entendre des horions, des justifications alambiquées, des âneries mâles et autres contorsions philosophiques/sémantiques pour justifier l'injustifiable!!!
Bon, je suis un "bon"(!?) hétéro qui aime les femmes, toutes les femmes, presque même celles à barbe...! En définitive peut être faut il se demander comment les hommes que nous sommes avons nous été élevés et par qui. Par des parents classiques, la plupart du temps un homme et une femme. Passons sur ce couple bien judéo/chrétien, normatif et qui se veut séculaire... A titre personnel, j'ai eu la chance d'être élevé par un couple parental dont la Maman, bonne chrétienne catholique, "portait la culotte" dans le ménage; Mon adorable Papa n'y trouvait rien à redire, il aimait tant son épouse...!!! Ainsi, toute mon enfance, adolescence et vie d'adulte, féminité/masculinité c'est interchangeable, sans domination de l'un sur l'autre (enfin pour nos Lilith faut voir...lol). Si ce n'est la prédisposition de l'un ou de l'autre à assumer ou pas la part qui lui ressemble le plus dans l'ordre naturel de ses aspirations, du sens donné à sa vie, la volonté "de regarder ensemble dans la même direction". Et bien en maçonnerie, voilà qui devrait être une des plus belle règle à promouvoir et à adopter! Dans mon Ob.°. la GLDF, la seule justification "sérieuse" entendue systématiquement c'est... la testostérone!!! Et oui Lilith, c'est désolant mais c'est ainsi... Et vois tu, je me demande à quoi sert le perfectionnement, la sculpture de sa pierre si, pour l'autre moitié de l'humanité, nous demeurerions à jamais, finalement, qu'une pierre brute.

La Maçonne 06/10/2013 18:56

Merci Saled de ton commentaire ....
J'ai bien aimé ta remarque : le "être entre hommes" est très certainement aussi sympa que le "être entre femmes", tout comme le "être entre hommes et femmes"....

Saled 06/10/2013 17:41

Intéressant.
Je suis au GODF, la seule obédience masculine qui initie des humains de sexe féminin (trop peu et trop récent pour se définir comme mixte), ma loge est à 100% masculine mais ça peut changer un jour. Ma compagne est à la GLFF, une obédience féminine qui n'initie pas d'humains de sexe masculin (et qui ne semble pas prés de changer). J'ai des copains et copines en même temps que des frères et soeurs qui sont au DH, j'assiste de temps en temps à leurs tenues comme à celles de la GLFF (dans ce dernier cas, je passe souvent plus de temps sur le parvis que dans le temple et ça me gonfle un peu). Tout cela est le résultat de choix, le plus souvent de hasards de recrutement. La plupart du temps nous sommes bien là où nous sommes, habitués à un environnement et à une manière de travailler. Dans ma loge il est bien rare qu'il n'y ait pas de visiteur ou de visiteuse, ça ne pose pas de problème, n'empêche que de temps en temps cela fait du bien de se retrouver entre nous. Pour le reste la maçonnerie avant d'être régulière ou pas (hi, hi, hi...) est surtout universelle et ceux qui n'acceptent pas cette évidence au nom de l'histoire, des pulsions ou des hormones sont bien à plaindre. Mais le pire pour moi sont ceux qui n'ont pas compris que pour tout en maçonnerie, c'est la reconnaissance et la réciprocité qui comptent, alors dans ce cas, lorsqu'on n'est pas satisfait, on fait changer son obédience ou on change d'obédience, foin des faux-semblants et des faux-culs.

La Maçonne 06/10/2013 09:58

MTC Jean-Yves, Ce GM que je cite a fait fort. C'est du lourd.
C'est même incroyable que des hommes normaux, pas pires que d'autres, ont reçu cela dans leur boîte aux lettres (journal interne de la GLDF) sans crier au scandale.
Il propose finalement une définition figée de l'homme, de la masculinité ... et ne laisse aucune place au doute, à la recherche, au travail sur soi. Aux hommes, de se demander mais "que sommes-nous?" "qu'est-ce finalement le masculin?"
A quoi sert d'être "entre hommes" pour éviter le sujet, ne pas en découdre, et de rester sur quelque chose qui, même, dans la société dans laquelle nous vivons n'a aucun sens?
Comment la GLDF va atteindre la nouvelle génération d'hommes qui frappent à la porte du temple, des hommes nés après 68, qui ont de leur masculinité, une vision à la fois plus solide (une femme n'effondre pas la masculinité d'une obédience) et plus souple (un féminin/masculin en ombre et lumière)?
Comment être crédible, enfin, aux regards d'une société qui - si elle est demanderesse de quelques chose d'une obédience non-mixte - est ce travail, cette expérience de la non-mixité hors religion, ....que les femmes savent faire (et très bien, même)?

Noé Lamech 05/10/2013 20:44

le choix d'une obédience commenceraient-il par une histoire de fesses?

Voilà la réponse est dans la question

La Maçonne 06/10/2013 09:43

MTCF Noé, Maintenant que la question est posée et que la réponse est trouvée, l'initiation perds de son sel, pour préférer le miel.