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La Maçonne

Y-a-t-il un symbolisme « au féminin » ?

Y-a-t-il un symbolisme « au féminin » ?

Mettons-nous d'accord, tout de suite, je ne parle pas des rituels - qui sont parfaitement adapté aux soeurs - mais de l'étude symbolique, le rituel étant une base de travail et uniquement cela.

L'étude symbolique – ou le symbolisme – en Franc-maçonnerie est la partie centrale (quoique l'on veut faire croire par ailleurs) d'une démarche initiatique, qui peut s'ouvrir, comme on le sait, à des sujets plus spécifiques. La question qui se pose, ici est : est-ce que les femmes, c'est-à-dire les sœurs, ont une démarche initiatique spécifiquement féminine, c'est-à-dire font-elles des études symboliques qui leur soit propres.

A priori, rien ne prouve qu'il existe une différence notable entre le symbolisme « au féminin » et le symbolisme « au masculin » - Il y a différence car les auteurs sont eux-mêmes différents. D'un frère à un autre, il y a différence du fait de leur personnalité et de leur histoire individuelle. Même chose d'une sœur à une autre.Et on peut ainsi dire, il y a différence parce que, même semblables, nous sommes tous différents.

Lorsque l'on parle d'un symbolisme "au féminin" et que l'on prétends qu'il puisse existe, il y a la crainte que ce qualificatif dévalue un travail - crainte parfaitement fondée d'ailleurs Cet argument d'une sous-maçonnerie féminine ou mixte a été souvent utilisé, voir proposant des rituels spécial-femmes, un peu comme si la franc-maçonnerie pour les femmes devaient se vêtir des couleurs d'un magazines féminins.

Il peut être aussi considéré comme une sorte d'originalité - le fameux "autre regard nécessaire de la moitié de l'humanité" sans pour autant tenir compte de la profondeur ou de la justesse de ce travail. La femme devient prétexte.Les femmes ne sont pas des moitiés, elles sont représentatives de l'humanité autant que les hommes.

Ainsi, l'expression "au féminin" est souvent rejeté par les femmes elles-mêmes. Une soeur, un jour, a exprimé ceci en disant: "que parler de féminin c'est être montrer du doigt". Ainsi la position serait de nier, ou de neutraliser l'expression, pour ne pas être montrer du doigt, ne pas être utilisée, ne pas être méprisée.

Certes, une femme qui plus est une sœur a des préoccupations sociétales différentes – réclamera plus facilement des places de crèches supplémentaires, veillera aux droits fondamentaux de la femme comme la contraception, ... Elle aura un regard sur l'autre, la femme qu'elle est et celle qu'elle souhaite devenir. En 40 ans, à peine, la maçonnerie féminine et mixte s'est agrandie, suivant l'évolution sociale des femmes et leurs accès à de nouveaux droits.

Les chantiers des obédiences mixtes ou féminines sont toujours ouverts, sortant des frontières de la seule France. Ils permettent l'initiation de femmes - pas encore assez nombreuses - dans d'autres pays, d'autres cultures, ayant d'autres attentes et besoins que la française.

L'objectif de l'étude symbolique est un face à soi. Quoiqu'elle puisse faire, une femme n'en est pas moins une. Enfermer les femmes ou tenter de le faire dans une symbolique ou dans une définition de celle-ci n'a aucun intérêt.

Il y a une déclinaison infinie du symbolisme qui ne fait que commencer. Une vision du monde qui se construit d'écho en écho d'une sœur à l'autre.

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mutakallim 04/09/2013 21:25

la question n'est pas tant de savoir s'il y a un symbolisme au masculin ou au féminin, mais de savoir s'il y a une différence entre femme et homme, si non pourquoi la biologie en fait une, si oui où se situe-t-elle? l"égalité en droit ne signifie pas la confusion des genres, au contraire sinon il n'y a plus de question. La loge n'est pas la société, le monde réel, la loge est une utopie où les questions profanes ne sont pas les bien venues, les questions religieuses faisant partie du profane. Féminiser les titres des offices ou pas ne signifie rien, et l'incompréhension de certains degrés écossais est aussi partagé homme et femme, mais sans doute différemment.