7 Février 2014
Je tiens d'abord à rappeler aux 5 Grandes Loges Européennes, signataires de ce qui est nommé « Déclaration de Bâles » et de la dernière déclaration, en date du 29 janvier de cette année, dite « De Vienne » que le Paysage Maçonnique Français n'a nullement besoin d'être recomposé ou reconstruit par vos soins.
Je constate qu'après un an et demi la Déclaration de Bâle, vous semblez toujours autant méconnaître la franc-maçonnerie en France, ses nombreux courants composant son paysage et sa quête d'authenticité.
Après avoir abandonné vos frères de la GLNF sans jamais apporté aide et assistance à quelque niveau que ce soit, non seulement vous vous permettez de les enjoindre à une association qu'ils ne semblent pas avoir choisi, mais aussi de demander à une autre obédience, la GLDF, de trahir ses relations entretenues depuis plusieurs décennies aussi bien en France qu'à l'étranger. Vous avez demandé, auparavant, aux frères de la GLAMF, sortant à peine d'une crise, de se lier avec une obédience et des frères qu'ils ne connaissent pas. Cette amitié bien trop conditionnelle pour qu'elle soit une main tendue a tout d'un mariage forcé. Si votre pratique de la fraternité est tout juste livresque et bien trop contestable, beaucoup peuvent s'interroger sur vos réelles motivations.
J'entends très bien que vous estimez que la GLDF et sa Confédération Maçonnique de France doivent s'agenouiller devant vous, vous devenir des vassaux pour signer quelques allégeances à une vieille anglaise. Je vois aussi que vous niez, avec arrogance, toutes responsabilités quant aux désastre et difficultés que la GLNF a connus, leur devenant une irritante commère, étant pourtant l'une des vôtres. Vous usurpez votre rôle, quittant vos frontières, jugeant une franc-maçonnerie libérale dont vous ne comprenez vraisemblablement pas grand chose, décidant d'une recomposition dans un paysage où vous n'existez pas, vous gargarisant une régularité dont vous démontrez, encore une fois, le peu d'éthique.
Comme si le tableau n'était pas assez affligeant, votre déclaration en date du 29 janvier était publiée – très certainement à votre demande – dès le 31 janvier dans un blog profane, tenu par un journaliste, dont la mission est de décrire la franc-maçonnerie comme un club d'affaires mettant plus en avant les escroqueries de quelques uns que les valeurs de tous. Cette promptitude à rendre publique votre déclaration, sans laisser aux intéressés un temps de réponse, voir même un droit, souligne plus encore l’ambiguïté de votre message.
Si la GLDF et sa Confédération Maçonnique de France ont, d'ores et déjà, été dans le sens de la trahison et que ce qu'elles appellent « règles » sont critiquables et critiquées, elles n'ont pas encore fait de la franc-maçonnerie une muflerie.
Même si des frères de la CMF – et en particulier de la GLDF – clament haut et fort leur dédain pour les sœurs et les frères de la maçonnerie libérale, adogmatique, mixte et féminine, rêvant d'une médaille ou de la reconnaissance de leurs pairs, je n'en suis pas moins pour l'abolition de la prostitution, même sous une forme aussi sournoise qu'intellectuelle. Je ne peux donc que m'élever contre la leur.
Un traité d'amitié signé suivant votre marchandage n'est que la promesse d'un long purgatoire.
Lilithement vôtre,