3 Juillet 2014
« Ce qui est en haut ne ressemble pas à ce qui est en bas » : est certainement la conclusion où nous sommes arrivés après deux années de ce qui sera bientôt feu-CMF.
Différents articles – dont celui de Gérard Contremoulin – ont relaté l'interview du nouveau Grand Maître de la GLAMF (dans le blog « la Lumière » de François Koch). Cette dernière laisse planer, non pas le doute, mais un certain sur-réalisme.
En effet, les frères que nous rencontrons – le fait que j'en rencontre est en soi signifiant - nous donnent nullement l'impression d'être attachés à une quelconque quête de « régularité ». Ils paraissent curieux des différentes démarches maçonniques faites en France et sont bien moins dénigrant que ce groupuscule de frères de la GLDF qui ont failli conduire la GLDF à la scission.
La GLAMF est une obédience bien trop récente, issus essentiellement d'une scission, pour que l'on puisse se permettre d'apporter une conclusion à son sujet. Certainement, soit par loges entières, soit individuellement, des frères vont retrouver le havre régulier que propose à nouveau la GLNF – solution la plus simple et la plus logique pour eux -
D'autres ont pris le pli des visites et des tenues communes, intégrant finalement un mode de « consommation » habituel en France de la maçonnerie. Si la GLNF est un havre régulier, elle est aussi l'assurance pour eux de se retrouver à nouveau isolés.
De même, forte de 14000 membres à l'heure actuelle, elle n'a aucun intérêt à fusionner avec une GLDF qui traverse la même crise, pour le même sujet, tous les 50 ans sous les beaux yeux d'un Suprême Conseil, ayant déjà la leur à régler.
Parce que le terme utilisé était souvent une agression vis-à-vis des obédiences, des sœurs et des frères, qui ne l'étaient pas, il faut aussi se demander si une « maçonnerie traditionaliste » existe vraiment ? Comment se distingue-t-elle des autres maçonneries ?
Je pourrais parler durant plusieurs heures de la bible en 3ème lumière (apparue seulement en 1953 pour la GLDF) mais que d'autres obédiences libérales mettent encore dans certaines de leurs loges sans pour autant se prétendre « traditionnelle ». Je pourrais parler du REAA que le Droit Humain pratiquent aussi depuis plus d'un siècle … Ces arguments ne feront prouver que si la maçonnerie « traditionnelle » existe, elle ne se constitue qu'en rejet, refus et autres allégations bancales vis-à-vis de la maçonnerie libérale.
C'est aussi se souvenir que cela signifierait aussi que les sujets religieux et politiques sont interdit en loge. La GLDF organise des conférences publiques QUE sur ces sujets. C'est à se demander en quoi elle peut prétendre à une quelconque expertise alors qu'aucun frère n'aborde de tels sujets en loge ! Or, ce n'est pas le cas.
La GLDF est munie d'une « Commission des Droits de l'Homme et du citoyen » forte, dit-elle sur son site, de 1200 frères. « Les thèmes abordés depuis ces bientôt vingt années d’existence puisent leur inspiration dans la vie de la cité : « La dignité humaine », « Bâtir les Droits de l’Homme », « Démocratie, laïcité, solidarité », « Droits de l’homme, devoirs du Maçon », « Mondialisation et droit à la différence », « Humanisme et intolérance » »
http://www.gldf.org/fr/component/content/article/23-la-commission-des-droits-de-lhomme-et-du-citoyen
Elle possède un « groupe de réflexion éthique » (entendre par là la bioéthique) qui est présenté ainsi :
"La réflexion éthique et bioéthique à la Grande Loge de France est une réalité depuis près de de 60 ans.
Notre ancien Grand Maître Pierre Simon, cofondateur en 1958 du Mouvement français pour le planning familal, fut le premier, en 1956, à introduire la notion et le mot « éthique » dans le monde médical, en France. En 1970, il proposa aux loges de débattre le sujet « Respect et protection de la vie ». En 1981, un autre sujet « Sciences de la vie et respect de l'homme » abordait ces questions fondamentales."
La liste des question à l'étude des loges présentées aussi sur le site de la GLDF pourrait être celle du GODF. Rien de vraiment original en soi : il s'agit en fait des fameux sujets sociétaux tant décrier par nos traditionalistes.
Elle ne se différencie pas pour une approche "spiritualiste" : la GLTSO l'est bien plus que la GLDF, et de nombreuses obédiences, sans rien s'interdire par ailleurs, comme les obédiences mixtes et féminines l'ont aussi.
Seul subsiste le refus des visites des sœurs en loge pour la seule GLDF.
J'en viens donc à conclure que la seule démarche de cette maçonnerie « traditionnelle » est d'être masculine et de refuser la visite de sœurs dans leurs loges. Autant dire que c'est bien maigre pour différencier une démarche initiatique !
Il n'existe pas de troisième groupe en France – et donc une troisième démarche initiatique – qui s'éloignerait de la maçonnerie libérale …
Il existe seulement des frères qui pensent être meilleurs que les autres et des politiques obédientielles qui veulent absolument se donner une étiquette alors que les loges ne s'y reconnaissent pas.
Ce qui est en haut ne ressemble pas à ce qui est en bas.
Lilithement vôtre,
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Sur la voie de l'universalité de la franc-maçonnerie... - Sous la Voûte étoilée
Hier soir, j'étais dans une loge du GODF qui accueillait un frère de la GLDF venu présenter son obédience et le Rite auquel il travaille, le REAA. Cette nouvelle, pour banale qu'elle serait ...
http://www.souslavouteetoilee.org/2014/06/sur-la-voie-de-l-universalite-de-la-franc-maconnerie.html