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Quand un 1er avril ressemble à un 8 mars … « Les francs-maçons architectes de l’avenir sur la voie du XXIème siècle » de Alain Pozarnik

Quand un 1er avril ressemble à un 8 mars … « Les francs-maçons architectes de l’avenir sur la voie du XXIème siècle » de Alain Pozarnik

L’année dernière pour le 1er avril, date où sont fêtés tous les poissons, j’avais produit un texte, compilation des lieux communs qu’une catégorie de frères distille jusqu'à l'enivrement. Il me fut demandé un « vrai » texte, un texte écrit par un frère, qui serait de la même veine.

Je suis heureuse de vous informer qu’en fouillant dans ma bibliothèque, j’ai trouvé cette petite merveille qui vous réjouira toutes et tous. Il est tiré du livre « les francs-maçons architectes de l’avenir sur la voie du XXIème siècle » signé par Alain Pozarnik, écrit en 1999, c’est-à-dire bien avant sa grande maîtrise.

Alain Pozarnik a un style littéraire certain, dont la concision n’est pas la qualité. Il répéte souvent la même idée plusieurs fois, ses développements peuvent paraître longs et chargés. Il se classe – et se définit- parmi les « spiritualistes », considérant que la Tradition (de la GLDF, bien sûr) remonte aux Templiers (ou à la préhistoire, ce qui revient au même). Il fut un des rares Grands Maîtres à avoir théorisé sur l'exclusion des sœurs et la non réciprocité des inter-visites avec la GLDF. Les autres ont évité ce douloureux exercice – douloureux pour eux, bien sûr. Néanmoins, les idées développées par Alain Pozarnik sont, pour le moins, éclairantes…

Allez, on s’amuse ?

Dans le dernier chapitre « Francs-maçons du futur », Alain Posarnik disserte longuement sur la « crise » de notre siècle :

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« Sans aucune contestation possible, la crise de notre civilisation d’aujourd’hui est une crise de l’intelligence connectée au sentiment d’une réalité transcendantale, une crise de l’Etre, une crise de la perception du sens de la vie humaine, de la valeur l’humaine nature. La franc-maçonnerie ne remédie pas aux perturbations inévitables de cette altération dramatique mais s’attaque à la cause profonde, l’altération elle-même. Elle revient à la source perdue et à la racine de la chute, à la racine d’un mal qui désenchante la condition humaine et qui est inacceptable pour les temps à venir. »
…/…
L’organisation initiatique est à la dimension de son éternité, sa structure répond à des forces invisibles et subtiles qu’il appartient à chacun de découvrir, alors que l’organisation administrative est à la dimension du relatif et de l’intelligence limitée, si affûtée soit-elle.
…./….
Les idées d’un renouveau maçonnique se situent trop souvent au niveau, soit de la peur du monde, soit de la vanité d’un homme, soit d’une politique hégémonique, soit d’un désir de confort.
…/…
Une des préoccupations concernant les règles de la vie maçonnique prise dans l’ambiguité de l’existence ordinaire contemporaine se réfère à la mixité. Ce sujet fait couler beaucoup d’encre et mérité que nous l’examinions sans parti pris. »

Ces passages permettent de situer le discours : des hommes perdus dans un monde matérialiste, une société initiatique qui cherche un « renouveau » mais dont il faut se méfier, … La description d’une maçonnerie imbue d’elle-même qui va (presque) en crever ….Bref, rien de joyeux.

Là-dessus, il enchaîne sur une question fondamentale : la mixité en loge et surtout la question des « inter-visites » avec les sœurs des obédiences mixtes et féminines. Les frères des obédiences mixtes son, quant à eux, reçus par la GLDF. C'est utile de le préciser (à nouveau).

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« La Constitution d’Anderson de 1723 excluait de la franc-maçonnerie « les esclaves, les femmes, les athées stupides ». Par la force des traditions opératives qui exigent des hommes vigoureux, peut-être aussi déjà par son goût pour les cercles de réunion réservés à la gent masculine, … /…
Pourtant parce qu’elle engendre et qu’elle a une intuition sensible, dès les premiers âges de l’humanité, la femme personnifie la Grande Mère Cosmique, la Déesse-Mère et représente l’Initiation, le secret initiatique. »

Quand un 1er avril ressemble à un 8 mars … « Les francs-maçons architectes de l’avenir sur la voie du XXIème siècle » de Alain Pozarnik

Deux arguments : historique (Ah ! Anderson, si tu n'avais pas existé!) et plus personnel : les femmes sont l'incarnation sur terre de déesses. Autrement dit, le « féminin sacré » nous est ressorti. Elles pourraient être simplement humaines, mais ce sera pour le siècle prochain... heu ! Le millénaire prochain. C'est, néanmoins, tenter la thèse connue de la non-initiation des femmes : elles n'en ont pas besoin, car incarnation de l'initiation.

Alain Pozarnik continue en évoquant Isis, Déméter, etc. Puis tout un paragraphe concerne l’initiation des femmes dans une corporation de métier « les Charpentiers de Norwich » (1375) et celle de 1747 des « Bucheronnes », suit bien sûr l’histoire des loges d’adoption du 18ème siècle, celle de Maria Deraismes et de la Grande Loge Féminine de France. Bref, la franc-maçonnerie se trouve face à un problème de taille : les femmes ont trouvé non seulement le moyen d'être initiées, mais aussi de fonder des obédiences mixtes et féminines.

«  En 1969, le Grand Orient, obédience masculine, décide que les femmes …./… pourront désormais assister à leurs réunions solennelles avec la possibilité pour chaque président de Loge de refuser l’accès au temple aux femmes. »

On notera l’usage de « femmes » plutôt que « sœurs ». La suite se complique quelque peu. Rappelons encore la date : 1999. Ce n’est pas si vieux que cela et je ne pense pas que nous avons assisté à une révolution sociale et féministe à ce point durant ces 15 dernières années.

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« Joannis Corneloup, Grand Commandeur d’Honneur du Grand Collège des Rites, considérait déjà en 1962, dans son ouvrage « la chair quitte les os … mais l’accacia refleurira » , que les femmes sont régulièrement et légitimement initiables, ce que la Grande Loge avec reconnu en 1936. Corneloup explique qu’Anderson a récusé les femmes …. /…
Corneloup propose un rapprochement prudent en plusieurs étapes avec les obédiences féminines. Il suggère d’entreprendre des études identiques menées en parallèle dans des loges féminines et masculines, puis il envisage que des réunions de travail communes dans un premier temps et, dans un second temps, des droits de visite exceptionnelles entre Maître et Maîtresses. Dans une troisième étape il propose de réaliser des réunions avec les Compagnons, mais jamais en présence d’Apprentis qui, par manque de sagesse initiatique, pourraient manifester spontanément un plaisir de plaire ou une volonté de séduire, nuisible à la sérénité des travaux.
Parce que nous sommes les héritiers d’une société chrétienne qui pendant des siècles a soutenu la perversité d’Eve, réputée avoir perdue son âme, les Ordres initiatiques de notre civilisation occidentale ont toujours été réticents, voire opposés à leur acceptation dans le cénacle des sages. »

C’est la faute à Eve, comme le dit la chanson. En retirant le jargon mystico-gélatineux de ce passage, nous pouvons distinguer plusieurs idées, qui vont être directrices tout au long de l’analyse de Alain Pozarnik :

  • La maçonnerie féminine est « naturellement » inférieure à la maçonnerie masculine : ainsi, il faut que les femmes (qui ne sont pas des sœurs) prouvent leurs niveaux de haute spiritualité à la GLDF.
  • Alain Pozarnik définit la maçonnerie comme un héritage judéo-chrétien, dont il ne remettra rien en cause. Il ne peut donc pas envisager une société humaine où les femmes et les hommes seraient égaux. .

Il ne semble s'intéresser qu'aux sœurs des obédiences féminines, plus exactement de la GLFF. On pourrait se demander si le « traitement » spécial, qui sera repris par Alain Pozarnik dans la suite de son développement (oui, je sais, je vous raconte la fin de l'histoire!), ce qu'il compte faire avec les sœurs travaillant dans des obédiences mixtes. Estime-t-il que ces sœurs ont une « initiation » inférieure à celle de la GLDF … Ou alors les frères aussi ? Alors, pourquoi recevoir les frères de ces obédiences mixtes à la GLDF ?

Sans s'émouvoir de la contradiction, il continue en présentant les arguments contre la mixité – qu’il définit bien comme soit une obédience mixte (initiation des femmes et des hommes dans la même loge) ou une situation d’inter-visite réciproque.

Les arguments contre la mixité, nous les connaissons – ou devrions les connaître : les landmarks et la Constitution d’Anderson. Alain Pozarnik se permet de nous faire un portrait-type des caractères des femmes :

intuitives, « une grande sensibilité aux vibrations d’énergie émise par les autres et leurs pulsions d’attirance ou de répulsion immédiate constitueraient une manifestation spontanée dérisoire, d’un ordre horizontal, inadéquate à l’expansion d’une rencontre de cœur à cœur et d’une meilleure compréhension mutuelle. …/… Autrement dit, les femmes seraient trop sensibles à la réalité matérielle et pragmatique et n’auraient pas les qualités d’ouverture des hommes pour la spiritualité. …/….
Le troisième type de veto, plutôt sympathique, est constitué d’hommes sensibles à leur attraction pour le sexe opposé et qui craignent de perdre la simplicité et la pureté de leur regard intérieur pour se laisser distraire par un regard extérieur et une attitude de séduction.  …/… Ils sont conscients de n’être pas encore libres ni de leur souffrances affectives ni de leurs pulsions hormonales, et leur libération des rapports sexuels passe par la fuite .../….
Et enfin, il y a ceux qui veulent préserver leur îlot de non-mixité pour ne pas séduire ou être séduits. Ils garantissent la sérénité de leur vie de couple, …. »

Que fichent les frères de la GLDF en visite dans les loges d’obédiences féminines et mixtes ? Y perdent-ils la « pureté de leur regard intérieur » ? Sont-ils libérés de leurs « souffrances affectives » ou de leurs « pulsions hormonales » ?

Ce laïus montre une première chose : le stéréotype féminin/masculin est essentiel dans la pensée de Alain Pozarnik.

Les femmes, pour des motifs biologiques, seraient incapables d'avoir une relation à l'autre saine et réfléchie. Les hommes, quant à eux, avec leurs « souffrances affectives » - très certainement liées à la mère (quitte à faire de la psychologie de cuisine, on se demande pourquoi Alain Pozarnik n'en parle pas) et « leurs pulsions hormonales » sont incapables de travailler avec des femmes. Comme notre société ne prévoit pas d'enfermer les hommes une fois arrivée à l'âge de la puberté , comment les frères de la GLDF font pour survivre sans traitement spécifique dans une société irrémédiablement « mixte »?.

Il apparaît que Alain Pozarnik et d'autres estiment que la franc-maçonnerie est supérieure à tout (études, travail, etc). Ils appartiennent à une "élite" - spirituelle, d'ailleurs - le "cénacle des sages". Indirectement, il montre aussi qu'il estime que les femmes, dans la société, ne sont pas ses égales, alors qu'en les acceptant en loge, elles le deviennent de fait.

Le refus des inter-visites de la GLDF est motivé par un raisonnement fondamentalement sexiste. Les "théories" de Alain Pozarnik sont celles qui perdurent.

Il cite Michel Barat, ancien Grand Maître de la GLDF, en 1998, qui n’envisageait pas faire perdurer une « ségrégation ». :

« Il (Michel Barat) ajoute fort malicieusement que si les femmes nous manifestaient quelques marques d’intérêt non initiatique, quelques soins délicats, il nous appartiendrait d’en appeler à notre raison et à notre humour. La fidélité se mérite, ... » 

Vous avez compris, mes sœurs ? Si vous croisez un frère de la GLDF, frappez-le ! Si vous avez (malheureuses!) l'un d'entre eux comme conjoint, quittez-le ! Il en va de préserver la qualité de sa démarche initiatique et de sa place dans le « cénacle des sages ».

« De toute façon, disent les tenants de la mixité, ce n’est pas un problème de mixité ou de non-mixité, mais un problème de maturation du chercheur. De là, la proposition de Corneloup de toujours éviter la mixité aux Apprentis. …/… Le silence intérieur exige un apprentissage, la mixité aussi, sous peine d’être difficilement tolérée. »

Quand un 1er avril ressemble à un 8 mars … « Les francs-maçons architectes de l’avenir sur la voie du XXIème siècle » de Alain Pozarnik

Ces longs passages pour introduire, si je puis dire, ce qui va suivre. Déjà, Alain Pozarnik nous a présenté l’essentiel des arguments contre et n’évoque finalement qu’en argument pour : la société et ce qu’il appelle la maturité sexuelle nécessaire pour l’exercice d’un travail en loge.

Je ne ferais aucun commentaire, pour cette fois, désagréable à l’attention des frères de la GLDF, passant déjà dans les écrits de Alain Pozarnik pour des adolescents immatures et perturbés par des flux hormonaux, dans le meilleur des cas. Leurs « souffrances affectives » les conduisent sur le divan d'un psy. Dans le pire des cas, ils sont des pervers sexuels, bon pour la castration chimique. C'est bon de souligner que l'argument des « pulsions » sont aussi utilisées pour défendre des viols, les violences conjugales et la prostitution. Alain Pozarnik n'est pas un féministe (cela n'est pas un scoop) mais un minimum de culture aurait été nécessaire pour qu'il évite ce type de justifications. La moyenne d’âge des frères de la GLDF, en 1999, était peu ou prou identique à celle actuelle : 60 ans, l’âge de leurs prostates.

Alain Pozarnik discute longuement s’il est nécessaire de faire évoluer les choses au sein de son obédience et en particulier d’accepter les inter-visites entre hommes et femmes, mais prévient-il :

« La raison d’opter pour le droit d’inter-visite des hommes et des femmes ne peut donc être une raison politique d’un Grand Maître cherchant à augmenter par la mixité la quantité des adhérents à son obédience, ni celle d’une obédience visant à étendre son hégémonie sur les autres obédiences. »

En résumé, s’il advint qu’il fut Grand Maitre, un jour, il ne serait pas celui-là. Nous avons appris que les Apprentis, du fait d’une carence de sagesse et des problèmes hormonaux inhérents à leur condition de mâles, ne pouvaient pas assister à des tenues en mixité. Nous parlons des apprentis de la GLDF, pas des autres, bien sûr, qui sont faits d’un autre bois (ou se sont soignés). Alain Pozarnik s’interroge :

« Alors faut-il raisonnablement envisager la mixité pour tous, uniquement la réserver aux grades supérieurs, surtout pas aux hauts grades dévolus au spirituel et à l’alliance, ou tout simplement conserver la situation actuelle ? »

Rappelant quand même, que la mixité est tout de même du domaine temporel et profane, c’est-à-dire notre société. Il précise, en outre,

« Ce n’est pas par la mixité que les problèmes des francs-maçons seront résolus parce que le problème sexuel qui torture et divise les actes de tant de personnes …/… Pour l’initié accompli, la question sexuelle n’est plus un problème, un tracas, … elle a trouvé sa place. …/…
En admettant que la mixité devienne, pour les lointaines générations à venir, une réalité, que pourrait-il se passer dans cette lente évolution ? ».

Bon. OK, là, cela fait peur.

Il explique, ensuite, dans son style tout particulier que cette évolution sera affaire de temps. Il faut donc, mes sœurs, attendre, car forcément cela viendra, nous assure-t-il. Mais quand ? C’est là, la surprise de ce passage succulent de son livre, il sait non seulement quand mais comment.

Voici le programme :

« Dans notre hypothèse, la mixité reconnue et acceptée demandera probablement une cinquantaine d’année …/… avant que la nécessité profane ne devienne si impérieuse qu’elle influence la forme extérieure de la Tradition. »

En résumé, pour Alain Pozarnik, la mixité n’est pas reconnue et acceptée. Le Droit Humain semble être, tout juste, toléré, bien que dans les faits, cette obédience fut reconnue par la GLDF vers 1920 et que de nombreux frères, dès la fondation du Droit Humain , l'ont soutenu, ayant une double appartenance (le plus célèbre n’est ni plus, ni moins Georges Martin). Nous savons que c'est une partie de l'histoire de la GLDF que la GLDF nie (ou ne veut pas reconnaître).

De 1999, cela nous fait arriver à 2049 pour que la pression sociale se fasse trop sentir. Nous allons en vivre des 1er avril !

« Cet aboutissement engendrera probablement les étapes suivantes : études communes dans des temples séparés pour les hommes et les femmes avec confrontation des résultats une fois l’an au cours d’une cérémonie officielle, puis une ou deux tenues exceptionnelles en commun en cours de l’année, puis droit de visite sur accord de la loge, puis inter visite libre et enfin, peut-être initiation commune. »

Le sous-entendu est criant : ce sont aux femmes et donc aux sœurs de prouver leur qualité initiatique et non pas aux frères.

Suivant son calcul, il prévoit les inter visites entre 50 et 100 ans, (2049 à 2099) et 50 ans plus tard, des obédiences mixtes, les « sociales » d’un côté, les « spirituelles » de l’autre. Pour finalement, aboutir dans 200 ans, à une maçonnerie universelle, dans laquelle les obédiences « sociales » seront liquidées, puisque n’aboutissant à rien. Les hommes ne changent pas, dit-il.

Il y a, dans le raisonnement de Alain Pozarnik, un problème de fond : la réciprocité des visites ne conduisent pas à la mixité des obédiences. La GLFF en est la preuve. Cette finale, dans le raisonnement, est l’épouvantail qu’il agite sous le nez de frères apeurés : « si nous recevons des femmes dans nos loges, elles vont nous demander qu’on les initie ! »

Un autre aspect est, bien sûr, son jugement de valeur sur la franc-maçonnerie « sociétale », amenée à disparaître. On trouve, ici, une trace du problème de la GLDF, qui l'a conduit au ridicule de la Confédération (CMF) ces trois dernières années.

C'est toujours bon de préciser que les obédiences féminines et mixtes traitent de tous les sujets dans leurs loges, sans discrimination. C'est, finalement, peut-être cela qui dérange Alain Pozarnik.

Néanmoins, en le prenant au mot, j’arrive à cette conclusion, calculatrice en main, que les sœurs (et les frères travaillant en mixité) ont 150 ans d’avance sur les frères de la GLDF … Là, ce n'est même pas une blague.

Lilithement vôtre,

A lire sur ce même thème, cet article publié sur le blog Critica Masonica.

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J
Je visite régulièrement une loge mixte et le signale en apportant les salutations fraternelles de la V.°. Maîtresse.°. de cette cayenne.<br /> Si je trouve ubuesque le fait de ne pouvoir pas même recevoir nos S.°. en tenue, je pense qu'une loge masculine me convient bien. Pourquoi? Je n'en sais rien, c'est comme ça et je perdrai mon temps en justifiant un ressenti qui m'est propre.<br /> Pour le reste, le seul commentaire qui me vient à la lecture de cette chronique du 1er avril, c'est que la connerie se porte bien, en maçonnerie comme ailleurs...
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J
Tres juste ta manière de l'aborder, J Yves ! et qui permet de pointer sur ce qui fait réellement problème plutôt que ségarer(délibérément ?) dans des consdérations annexes.<br /> Que personnelement, on ait envie de se retrouver de temps en temps entre "mecs" ou "entre gonzesses" pour discuter bagnoles ou discuter parfums (je caricature délibérément), pas de problème.<br /> Par contre ce qui est odieux et insupportable c'est qu'une institution élabore un INTERDIT basé sur le sexe. Qui plus est si cette institution se réclame de "fraternité", ouverture.<br /> Le comble est lorsqu'une institution comme GLNF considre que non seulement l'acceptation dans ses loges est innaceptable, mais même de les cotoyer en visite ... et qqu'ils ont le culot de clamer que ces parais femelles infréquentables, dangereux seraient quand-même des franc-maçons.
J
MC, tu procèdes à un amalgame classique et facile chez les sexistes mais que tu me décois d'employer (pas toi !).<br /> Les sexistes, en prétexte à leur comportement discriminatoire mettent en avant des différences physiologiques, voire psychologiques entre mâles et femelles.<br /> C'est tout de même plutôt dérisoire :<br /> - Il y a des differences evidentes entre les grands et les petits, les noirs et les jaunes, les forts et les plus faibles, les riches et lles pauvres.<br /> - La question qui se pose : ces differences sont-elles rédhibitoires à pratiquer une activité en commun( la FM en l'occurence) ? Aucun des sexistes militants ici n'a été capable de mettre en évidence quelque empechement ... Ah si leur crainte d'être incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles. ... Il faut les renvoyer à la règle en 12 points(point 12).<br /> <br /> On comprend bien, MC que tu veux tenter de protéger la responsabilité de ton obedience de son comportement sexiste ...<br /> Mais comme tu ne veux pas l'aborder non plus sur le plan maconnique hors obedentiel ...<br /> Dans le cadre de la vie civile ? On a compris que dans ce cadre, tu abandonnes ce comportement sexiste. Donc hors de ta soumission à ton obedience, ton comportement devient respectueux et respectable. N'y a-t-il pas là un indice interessant ?<br /> <br /> En tout cas, même si tu finis par t'embrouiller entre tes reflexiosn et des désirs de soumission, je te félicite d'accepter de reflechir à ce que t'impose ton obedience.<br /> Embrouille : <br /> - tu mets en evidence l'intérêt de l'"alterité" ... et la refuse dans ton activité maconnique !<br /> - tu reconnais FM d'autres FM que ceux de ton groupe ... et les rejette d'activités maçonniques communes !<br /> Il y a dans cette approche un ecartelement ! D'où vient-il ?
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M
Bonsoir LM j'ai commis un doublon d'une publication veux tu bien supprimer celle trop espacée? Merci
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L
Pour répondre à ta question.<br /> Le "genre" est un ensemble de caractéristiques qui ne s'arrête pas au sexe biologique, qui part du principe que le féminin/masculin est assigné par la société (rôles sociaux, éducation, ....) <br /> L'étude de genre étudie finalement la question sous cet aspect, tout en tenant compte d'une différence biologique (mais cette différence ne suffit pas à expliquer tout). On parle aussi de construction/déconstruction de la féminité/masculinité.<br /> Pour les hommes, en 90, des groupes de parole ont été ouvert pour leur permettre de travailler sur ce que la société faisait d'eux et comment eux se sentait face à ce que la société leur imposaient.<br /> (société patriarcale qui oblige les hommes à avoir des caractéristiques comme force, agressivité, courage, .... )<br /> On peut donc voir la non mixité comme un moyen de construire/déconstruire la masculinité/féminité. Ou bien un moyen de préserver les rôles sociaux dans une société qui les remet en cause (ou qui subit des pressions pour les remettre en cause)<br /> Tout dépends de la liberté de l'homme et de la femme au sein du groupe et des interdits/tabous dans le groupe. <br /> A mon avis, l'avenir de la FM est là, d'autant plus que la méthode FM permet ce travail.
M
merci La Maçonne<br /> Est ce que tu conçois qu'il existe et comment (toi ou d'autres sœurs ou frères) une "spécificité" (un autre terme serait peut-être plus adéquat, "genre" par exemple) masculine et féminine humaine en gal et en particulier dans la mixité. Bien entendu chaque personne est à elle seule aussi à considérer par delà ces deux déterminismes, ces qualificatifs de genre et il y a des réalités, forces, énergies, conditionnements, choix ... contrastés, divers et variés en chacun d'entre nous et dans la société. Peut-être aussi que certains considèrent comme acquises les réponses à ces questions qui seraient d'un autre âge, et aussi certainement formatées et récupérées à des fins partisanes pour tel ou tel combat. L’idéal serait déjà de pouvoir aborder le sujet sans le réduire à ses implications obédientielles ou idéologiques, si cela est possible. Bonne soirée
L
C'est fait !
M
je pense mon frère que tu passes à côté de l'essentiel pour t'attacher à des questions qui bien qu'importantes restent subalternes; je ne suis pas certain que tu es entendu le questionnement d'un autre niveau que sexuel ou obédientiel. Et le "si tu pouvais éviter de tels posts "obstruants" n'est pas très délicat comme abord et dans la mesure où je ne peux effacer le fait du doublon de la publication que seule notre webmastrice peut décider. Si tu trouves que j'obstrue comme tu dis -et ce n'est pas très fraternel de le faire remarquer- c'est bien involontairement et je me demande ce que j'obstrue? Au niveau des affirmations importantes je ne crois pas que la masculinité ou la féminité comme mode d'être ou genre ne se réduise au sexe. Bon je ne faisais que passer. Bonne fin de journée et à plus tard
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J
je sais que je ne fais pas dans la convenance ... mais 3 posts gigantesques identiques, tu ne crois pas que c'etait pas que c'etait un peu "obstruant" (met un autre adjectif, si tu veux ! c'etait pas la teneur que je visais mais la forme).<br /> j'ai bien compris que tu veux protéger ton allégeance, non pas à une obedience, mais à une equipe au pouvoir et parler d'autre chose.<br /> Il s'avere que tu nous explique qu'au dehors de cette obedience, tu n'as pas ce comportement sexiste odieux, donc le problème tombe ailleurs. Le seul objet de discussion est pourquoi à l’intérieur de ce groupe te comportes-tu ainsi ?<br /> Je te rappelle que le sujet soumis par notre hôte est celui du sexisme EN FM sur la base des declarations d'un ancien GM de GLDF.
J
MC, si tu pouvais éviter de tels posts "obstruants" non pas par leur contenu mais leur redaction...<br /> Pour reprendre quelqu'une de tes affirmations :<br /> Tout d'abord, l'habitude sexiste GLNF te fait dériver vers une approche bien etrange. <br /> En fait le monde "piedestal" GLNF aborde leur sexisme comme si le sexisme était la norme et de plus abordent la question comme si ceux qui ne pratiquent pas le sexisme étaient en "recherche sexuelle". Tels sont les discours plutôt benets tenus dans certaines loges : Il est vrai que parmi les plus fanatiques sexistes, certains voent des visites en FM féminine comme s'encanailler ou occasion de drague.<br /> <br /> - Tu esquives en effet totalement la question de l'infédilité aux principes maçonniques rituels(pas de question sexuelle) pratiqués par ton obedience.<br /> - idem l'incapacité à expliquer le pourquoi faire intervenir le sexe dans les activités maçonniques.<br /> <br /> Pardon mon frere, mais ton discours devient bien décousu, tant tu es à la fois gêné par l'odieux de cette position d’apartheid et en même temps fanatique de ton organisation qui pratique ces procédés odieux.<br /> Là où tu te te trompes totalement :<br /> - Le sexisme est un acte volontaire discriminatoire contre une partie de la population. Et ton sexisme s'impose contre des FM, quelques soient tes efforts pour lui donner une "image".<br /> - La mixité est un état de fait, résultant de la réalité mâle-femelle de notre espèce. Il serait tout aussi imbécile d'imposer une ouverture de loge que si les 2 sexes sont représentés !<br /> Il est amusant de lire les oppresseurs jouer les victimes ! "oh ! on voudrait les empêcher de discriminer selon le sexe !".<br /> <br /> Malgré les pirouettes pour tenter d'inverser les rôles (mais aussi les maladresses des militants de mixité), la réalité est là et se pose à toi : <br /> Veux-tu perpétuer au nom de règles contre-maçonniques une pratique discriminatoire ?<br /> Pour ceux qui respectent les principes rituels de la FM, il n'y a nul lieu de se montrer indulgents vis à vis de cette pratique honteuse. ..même si on peut se montrer compréhensifs vis à vis des hommes qui l'ont pratiqué..
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M
je prie d'excuser le lecteur courageux du manque d'espacement des paragraphes qui étaient dans mon texte mais qui ont été "avalé" au clic "valider" et n'apparaissent plus ...
Répondre
M
Voilà, je n'esquive pas le sujet et expose mon raisonnement sur la question de la mixité. On peut discuter du choix des termes employés et de leur pertinence mais avec indulgence. Au delà de la terminologie la discussion de fond serait évidemment d'ordre anthropologique en ce qui concerne la deuxième partie de cette "planche". A ce niveau d'autres approches selon d'autres valeurs peuvent aussi m'être opposées. A chacun là de se déterminer sur cet aspect plus essentiel selon ses convictions et intuitions. <br /> <br /> La loge délimite un espace figurant dans son espace apparemment limité car délimité comme une sorte de maquette de l’universalité de la Franc-maçonnerie. La porte est au-dedans. De nombreux symboles en Loge évoquent le rapport entre ce lieu spécifique et l’univers. Par exemple la Chaine d’union que nous formons à la fin de nos travaux mais qui symboliquement reste ouverte à un plan supérieur par le canal du VM à l’orient, comme elle enchaine les frères présents de l’atelier à l’ensemble des francs-maçons ; on pense souvent à ceux qui absents, à ceux qui sont malades, à ceux qui ont rejoint l’orient éternel et à tous les FM répandus sur la surface de la terre.<br /> <br /> <br /> Si l’on voulait comparer le rapport que la Loge entretien avec le monde au-dehors on pourrait prendre pour exemple ce que retrace Alexandre Koyré dans son livre <br /> « Du monde clos à l’univers infini ». Passer du « monde clos » de la cosmologie des anciens à la théorie d’un « univers infini » a supposé une transformation de notre perception de l’espace et cela fut possible grâce à l’observation patiente de la nature et grâce à la science. Pour le maçon on pourrait dire que c’est grâce au travail sur soi dans son for intérieur mais aussi en présence des autres, grâce à l’initiation et à l’illumination, grâce à la pratique du rituel, grâce à la fraternité, à la vérité, au bonheur auquel nous aspirons, que nous changeons aussi de plan et progressons, nous projetant depuis cet espace volontairement restreint jusque dans le monde du dehors, d’où nous venons mais repartons, plus tout à fait les mêmes. La loge est ainsi un laboratoire et un moment qui se répète, se renouvelle chaque fois différemment, indispensable à la transformation. <br /> <br /> <br /> Dans La loge nous formons un premier cercle dans cette perspective de nous dépasser, de nous entrainer, cercles après cercles, à avancer et pour nous réunir, vivants et aussi morts jusqu’à l’éternel Orient diront certains, et pour reprendre l’idée de la formule de Goethe dans le testament de vielle religion persane.<br /> <br /> <br /> Mais c’est parce que nous avons délimité un espace et que nous l’avons séparé de l’immensité informe du tohubohu ou pour le dire comme Pascal du silence des espaces infinis et effrayants, que nous pouvons projeter un ordre de nos vies sur le reste de l’univers. <br /> <br /> <br /> Ainsi chaque loge opère cette séparation et c’est la multiplicité de ces unions qui se forme à travers l’espace et même le temps en nous reliant au GADLU dans la chaine d’union universelle des maçons ou à la grandeur et à la noblesse d’idées ou de principes attestant de de ce qu’il peut y avoir de plus sage, beau et fort en l’homme. Chacun de ces lieux primordiaux, chaque Loge, est à protéger et à protéger aussi dans sa spécificité. Ce ne sont pas les approches ou les spécificités différentes de chacun qu’il convient de juger –et j’inclus ici qu’il existe une approche féminine comme masculine spécifique dans ce travail- mais avec et à travers ces spécificités, notre capacité à poursuivre au-delà du premier cercle ce à quoi tous maçons sommes appelés et qui est clairement indiqué à la clôture des travaux au 1er degré du REAA :<br /> <br /> <br /> «Que la lumière qui a éclairé nos travaux continue de briller en nous pour que nous achevions au dehors l'œuvre commencée dans le Temple mais qu'elle ne reste pas exposée aux regards des profanes»<br /> <br /> <br /> Ces lumières allumées dans le Temple, c’est-à-dire en chacun de nous, l’illumination que nous procure l’expérience initiatique vécue avec nos Frères, prennent formes et noms, valeurs à promouvoir de retour dans le monde profane : Paix, Amour, Joie.<br /> <br /> <br /> « Que la Paix règne sur la Terre! », « Que l'Amour règne parmi les Hommes ! » et « Que la Joie soit dans les cœurs ! ».<br /> <br /> <br /> Au sein de ce processus de transformation -par l’illumination au contact des autres au sein du cercle de la Loge et menant à s’engager à poursuivre au dehors l’œuvre commencé au-dedans- la mixité peut bien évidement opérer et contribuer de manière tout à fait bénéfique à sa réalisation, si elle fait droit à la spécificité des deux approches différentes inhérentes à notre nature humaine par laquelle nous sommes hommes et femmes. La nature mais aussi la tradition, se concrétisant aussi culturellement de manières selon les âges et les sociétés, attestent que l’humanité est une ontologiquement mais selon un double mode d’être, comme être au masculin et comme être au féminin. Cette raison fondamentale ne peut qu’ordonner la mixité à prendre en considération la spécificité ontologique de l’être au masculin tout autant que la spécificité de l’être au féminin, à respecter sans les confondre ou les renier leur spécificité et ce aussi pour ne pas risquer que l’un ne l’emporte sur l’autre.<br /> <br /> <br /> La mixité comme la non-mixité ne peuvent donc être que choisie et non subie et la mixité ne peut être choisie que si elle aménage et garantit un égal respect ontologique du double mode d’être de l’humain. La mixité suppose donc un coexercice par ce travail des deux approches, féminines et masculines. Certainement elle est une richesse pour ceux qui la pratique. Elle est exigeante dans la mesure où une approche ne doit pas dominer ou prendre le pas sur l’autre. Elle est riche dans la mesure où les deux approches s’expriment dans leur spécificité l’une avec l’autre.<br /> <br /> <br /> La non-mixité choisie n’est en rien une discrimination. Elle est la possibilité pour chacune des spécificités de vivre selon la modalité d’être qui lui est propre. Elle ne signifie pas en soi le rejet de l’autre ou la peur de l’autre. Si on met en balance l’enrichissement pour le processus en Loge que produirait une mixité respectueuse de la double modalité d’être humain avec dans l’autre plateau la richesse de processus en Loge produit dans le cadre d’une non-mixité, on obtiendra à n’en pas douter un résultat favorable à la mixité en terme d’enrichissement d’expérience du processus. <br /> <br /> <br /> C’est le premier résultat à prendre en compte. Ensuite si on met dans la balance la richesse du processus en Loge dans le cadre d’une non-mixité avec dans l’autre plateau l’appauvrissement pour le processus en Loge que produirait pour l’un ou l’autre mode d’être, masculin ou féminin voire pour les deux, la mise en œuvre d’une mixité non respectueuse de la double modalité d’être humain, le résultat obtenu mettra certainement en évidence qu’il ne vaut pas mieux pratiquer cette mixité et que dans ce cas la non mixité et préférable car plus riche pour le processus. Toutefois on peut encore comparer les deux résultats et se poser la question en terme de risque si nous sommes prêt à tenter toutefois la mixité d’une certaine manière à l’aveugle car il est certainement très difficile de prévoir à l’avance comment l’être humain réagit et s’adapte aux situations auxquelles il est confronté et s’il respectera les règles mises en place de respect des spécificités masculines et féminines et d’abord s’il en a véritablement le souhait ou en comprend le sens et les enjeux.<br /> <br /> <br /> Pour illustrer mon propos et mon raisonnement, ci-dessous des extraits d’une analyse du point de vue du féminisme militant préférant la non mixité dans son combat pour le droit des femmes : <br /> <br /> S'opposer, refuser puis combattre le pouvoir de l'homme ne signifie pas répudier l'être humain mâle en tant que tel.. La mixité n'exclue pas les rapports de pouvoir et dans certains cas, peut même les augmenter. La misogynie n'est malheureusement pas une "valeur" obsolète qui n'appartient qu'au passé. La structure dualiste hiérarchique entre les sexes n'est pas supprimée. <br /> <br /> Bien sûr, la mixité (je ne parle pas des groupes féministes ici ) présente des avantages pour les femmes. Elle leur permet un regard positif sur elles-mêmes dans la mesure où elles ont la possibilité de se rendre dans tous les lieux, toutes les organisations, etc... Elles sont moins assignées dans des lieux précis et à des places circonscrites où elles étaient prisonnières auparavant. Qu'il s'agisse de profession ou autres, on retrouve cependant une dominante féminine ou masculine dans la société, qui laisse très peu de place à une réelle mixité. Donc si la mixité a supplanté la ségrégation, il faut faire la part entre les illusions et les réalités de la mixité. En effet, la mixité ne masque-t-elle pas les situations inégales entre les sexes ? Est-ce qu'elle a le pouvoir miraculeux d'éradiquer les inégalités dues au patriarcat ? NON.<br /> il s'avère que l'idéologie de la mixité aseptise les luttes féministes et mystifie la réalité.<br /> les intérêts féministes des femmes ne correspondant pas forcément à ceux des hommes.<br /> <br /> La non-mixité est indispensable dans un groupe féministe car elle constitue un espace qui échappe au contrôle masculin-dominant. A travers elle, l'existence ce d'une autonomie féministe devient possible<br /> <br /> Refuser la maîtrise de l'autre n'est pas refuser l'autre. Le moment de "l'entre femme" consiste à instaurer les conditions d'une altérité libérée de l'aliénation.
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J
@MC""IL n'y a qu'une façon de "reconnaitre", MC. Elle figure dans ton rituel maçonnique " voilà comment mon chez johaben tu t’égares."<br /> <br /> Il y a plein de gens que je reconnais amis, collègues, camarades, confreres, partenaires, freres en humanité hors du temple. Mais nul besoin de FM et de ses rituels pour çà. Et fort heureusement les relations sociales permettent de vivre ensemble.<br /> Mais ce dont nous parlons, est "avec qui je pratique des tenues maçonniques ?" et là le rituel maçonnique répond à la question.<br /> Fort heureusement, à ce que je lis de toi, tu ne pratiques pas ce sexisme odieux de ton obédience à l'extérieur ... <br /> Reste à savoir : pourquoi tu as besoin de le pratiquer dans tes activités maçonniques ? C'est tout de même le sujet qui nous occupe ici.
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M
"IL n'y a qu'une façon de "reconnaitre", MC. Elle figure dans ton rituel maçonnique " voilà comment mon chez johaben tu t’égares. Moi le critère premier c'est la vie hors du temple. A une époque on a reproché aux prêtres et aux chrétiens de n’être prêtre et chrétien qu'a l'"intérieur de leur église. C'est exactement le même raisonnement. je ne suis pas censé être maçon, frère, alter, mixte ... qu'à l’intérieur de la Loge et selon le rituel. C'est la vie. Ton raisonnement n'a rien à envier dans ce cas à celui finalement des pharisien qui plient devant la lettre et avalent des chameaux. Ce combat aveugle. Et oui il faut arrêter et sortir du Temple pour essayer de se comprendre. C'est une prise en otage permanente. La mixité sert d'alibi. Ceux qui me connaisse sauront s'il faut ainsi me donner des leçons de fraternité au nom de l’interprétation et de l'application du rituel. <La certain ne voit que l’intérieur du temple. Et sortez un peu!! Bien entendu le rite et la règle aident à grandir en humanité et en fraternité et la pratique rituelle ne doit se contredire aux actes eux-mêmes. Oui je constate bien trop d'hypocrisie et de réduction dans tout cela. Je ne dis pas cela pour toi personnellement cher Johaben bien entendu. Allons donc vivre cette fraternité et laissons chacun se ressourcer et se former avec le rituel selon son propre discernement. La véritable chaine d'union sera sera bien plus encore que une mixité.
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J
je précise : il me semble que tu es concient de l'image calamiteuse de ce sexisme GLNF.<br /> Mais ce que je crains est que tu veuilles juste corriger, ou atténuer L'IMAGE, en encourageant une FM d'aparteid, plutôt que t'en prendre au vrai probleme : le sexisme de certains groupes maçonniques ... domme le tien !<br /> Sors de l'image ! Si tu es chrétien, ca doit t'evoquer ce que JC demande : authenticité, vérité profonde, pas de l'image !
J
MC on peut parler de tout, de foot, de religion, de boulot, hors du temple ...<br /> Mais là n'est pas le sujet qui nous occupe. Que tu ais envie de détourner l'echange vers d'autres considération, je peux le comprendre, même si je trouve désolant l'esquive, venant d'un FM.<br /> <br /> Que tu ne sois pas aussi odieux sexiste à l'extérieur de la GLNF, j'en suis heureux et t'en félicite. Mais c'est le lot de milliards de gens en ce monde.<br /> Oui, hors du temple, sur ce plan là,grâce aux institutions democratiques ces comportements odieux ont reculé. C'est pour cette raison qu'il est honteux qu'une certaine FM continue à pratiquer ce sexisme.<br /> Comme je te l'ai dit, je me moque de la mixité qui n'est pas un but en soi.<br /> Par contre, je suis profondément choqué que des "frères" brandissent sexisme, sectarisme futile et osent se réclamer de "fraternité" au nom, non pas de la fidélité à des rituels mais d'une allégeance soumission à des règles profanes !<br /> ON ne "vit pas de fraternité" en cultivant sectarisme et sexisme, désolé. On vit un communautarisme local.<br /> Quelque soit l'estime que je peux avoir pour toi individuellement(et tu le sais) lorsque tu brandis un interdit de maçonner avec toi, tu détruis toute fraternité maconnique.<br /> <br /> Un peu de sérieux, MC ! je comprend que dans un jeu de repartie, tu veuilles tenter de retourner l'argument. mais lorsque je te met en avant le rituel c'est dans SON cadre, en loge ! Il n'a aucun sens dehors.<br /> Lorsque tu fais entrer des considerations obedentielles contre les rituels, en loge, là il y a problème. C'est celui dont je te parle.<br /> Que tu sois un garçon charmant par ailleurs, je n'en doute pas. Mais se comporter correctement avec les femmes et le reste de l'humanité, fort heureusement la franc-<br /> maconnerie n'est pas indispensable.<br /> Et ce comportement sexiste de tes freres GLNF est plutôt un point négatif, même à l'exterieur, que ce soit par l'image desatreuse que çà propage, mais aussi certains comportements machistes à l'exterieur, banalisés par cette attitude.
G
Le travail initiatique sous ses aspects intellectuels et spirituels est enrichi par la mixité ... au rite écossais ancien et accepté comme aux autres!<br /> Le reste n'est que la survivance d'un ordre révolu, d'autres époques où les femmes soumises aux hommes n'étaient que des citoyennes de deuxième catégorie. <br /> Triste à pleurer.<br /> Alors pourquoi s’obstiner à prétendre à un humanisme initiatique en snobant une moitié de l'humanité?<br /> Sexisme ? Communautarisme ?<br /> <br /> Germain <br /> Triangle mixte "Les Amis de la Rose" à l'Orient de Mâcon
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J
La mixité au quotidien est totalement hors sujet cher MC. C'est un fait fort heureux.<br /> Nous parlons des pretextes à votre sexisme en tenue maçonnique.<br /> Si tout travail est enrichi par l'altérité, pourquoi rejettes-tu ton alter-ego ?<br /> <br /> Parce que le recul du sexisme s'avere quelque chose de bon dans l'ensemble de la vie ... tu voudrais te le garder en loge ??? Drôle de raisonnement !<br /> Et surtout d'entêtement ... on sent bien, MC que tu es gêné par cette pratique odieuse de ton obedience.<br /> Mais plutôt que mettre en cause la source du probleme tu preferes accuser ailleurs, ceux qui la mettent en évidence..<br /> Ainsi tu me reproches d'evoquer le ridicule sobriquet gourouesque dont s'est affublé ton GM ("ultime lien avec Dieu") ... au lieu de le reprocher à l'auteur (ton GM).<br /> Combien de temps allez-vous encore ainsi détourner l'attention, esquiver ?
M
le reste, quel reste, la vie elle-même, si je vous suis, nous sommes maçons que pendant nos travaux rituel? ce n'est pas spécifiquement toi Germain qui dit cela mais plutôt Johaben mais il es est de même pour la mixité, elle ne se vit pas que en tenue, je vi moi la mixité au quotidien, je l'appelle altérité encore mieux et plus infini car exempt de tout idéologie. Tout travail est enrichi par l'altérité. A une époque on a reproché aux prêtres et aux chrétiens de n’être prêtre et chrétien qu'a l'"intérieur de leur église. C'est exactement le même raisonnement. <La certain ne voit que l’intérieur du temple. Et sortez un peu!!