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La Maçonne

Du papillon à la louve : l'autorité initiatique des femmes en question.

Comme l'a montré différents articles de cet été, c'est bien évidemment l'autorité spirituelle des femmes que l'église souhaitait restreindre, n'envisageant pas qu'elles puissent composer seules une réflexion et une expérience spirituelle à part entière. La spiritualité des femmes est acceptée du moment qu'elle demeure extatique. 

Plusieurs caractéristiques s'en dégagent et qui sont, encore de nos jours, la clef de voûte de la spiritualité « au féminin ». 

(lire les deux articles : Mésopotamie, Gaulle et Moyen Age : spiritualité & initiation des femmes encore à construire au 21ème siècle? et sur les visionnaires béguines du 13ème siècle.


L'infériorité des femmes : incompétence, ignorance et corps malade. 

Curieusement, les béguinees et religieuses du Moyen-âge que j'ai présenté dans deux articles de ce blog – du moins les plus importantes – étaient toutes convaincues de l'infériorité de leur sexe y compris Hildegarde, expliquent les biographes contemporains. C'est un minimum. Si en plus, elles avaient remis en cause cet ultime précepte de l'église catholique, on ne s'en remettrait pas. 


Ainsi, ces femmes hyper-actives, instruites, qui lisent et écrivent, fondent des monastères et des communautés autonomes, les organisent, les gèrent, dont certaines comme Hildegarde de Bingen voyagent même, donnant conseils aux rois, empereurs et autre pape, se sont présentées comme conscientes de leur infériorité naturelle et féminine. Un peu plus, je dirais même qu'elles le revendiquent, histoire de rassurer les foules … heu … le catholicisme en son entier. C'est sûr, nos ecclésiastes croyaient aux miracles ! 

Les idées leur tombent dessus en illumination. Les femmes ne pensent pas, n'analysent pas, sont même ignorantes de tout, voir si elles comprennent ce qu'elles disent on a de la chance. Si on les accuse d'avoir une quelconque connaissance de quoique ce soit, le bon goût veut qu'elles protestent avec vigueur … d'ailleurs, c'est la seule vigueur qu'on leur reconnaît. 


Thérèse d'Avila traitera largement de son incompétence. Sous l'Inquisition espagnole, femme et moniale, son confesseur lui demande d'écrire. Il lui ordonne de brûler plusieurs de ses écrits et, sept ans après sa mort, l'Inquisition veut brûler et, donc, interdire toute son œuvre. Sachant qu'elle allait être jugée et qu'elle risquait la persécution, elle ne cesse d'avouer son incompétence, son ignorance qui ne lui permet pas de comprendre, s'excuse de ses digressions, répétitions, … comme l'explique Hélène Trédanier. 

« Dieu secourable, dans quoi me suis-je fourrée ! J'avais déjà oublié ce dont je parlais, car les affaires et ma santé m'obligent à m'interrompre au meilleur moment ; et comme je n'ai guère de mémoire, tout doit être désordre, faute de pouvoir me relire ». 

Cependant, note Hélène Trédanier, Thérèse d'Avila était parfaitement consciente du caractère subversif de sa parole. Elle souhaitait, aussi, que son exemple puisse permettre à d'autres femmes qu'elles obtiennent le droit à la parole.  

« L'emploi des topoi de la tradition (obéissance, dévotion, humilité), les marques de renonciation et les aveux d'incertitude face à l'Écriture sont des procédés rhétoriques qui permettent à l'auteure de prendre la parole et de faire entendre son enseignement. Cette interprétation de l'écriture thérésienne est confirmée par un renversement de valeurs qui, subrepticement, se glisse dans le discours. Fondamentale à la théologie de l'écrivaine, cette subversion des acquis
constitue le présupposé sur lequel doivent s'entendre ceux et celles qui veulent suivre le chemin de la mystique. Ce présupposé sera d'ailleurs repris par la mystique française du XVIIe siècle. […]  Elle encourage d'ailleurs les religieuses de son ordre à devenir des « femmes viriles », c'est-à-dire des femmes fortes, sûres d'elles, intransigeantes et qui peuvent parler
. » explique ainsi Hélène Trédanier. Bigre ! Serais-je la  "Thérèse d'Avila" de la franc-maçonnerie féminine? 


Les femmes ésotéristes ne se trouvent pas confrontées au même problème – du moins – ne font pas d'aveu d'humilité ou d'ignorance. Cependant, pour elles aussi, leurs dons viennent d'ailleurs. Se voyant différentes, peut-être aussi cherchent-elles à s'en expliquer. Madame Guyon (1648-1717) s'éveillera à la vie intérieure « sous l'influence de la grâce divine ». 

L'autre caractéristique féminine est d'être le « sexe faible ». Le profil d'une mystique, d'une ésotériste est de manquer d'énergie, de posséder des corps souffreteux et faible.  
Elles avaient de grave maladie, cause de leur trépas subit et toujours précoce. En première lecture, on peut y voir la thématique chère au catholicisme d'une vie de souffrance et de douleur à laquelle on ajoute des périodes de jeûnes, des lits de cendre et des oreillers de pierre, des automutilations appelées stigmates, des longues périodes d'enfermements dans des cachots sombres et infestés de vermines, … et les risques de contagion – pour celles s'occupant de léproserie et d'hospices –  Lutgarde finit aveugle. Marie d'Oignies est morte des suites d'une grave maladie. Certaines même sont nées malades. Odile est née aveugle et on ne cesse d'insister sur sa fragile santé. 

Ainsi, Anna Kingston (1846-1888),  une des premières femmes anglaises à avoir obtenu un doctorat en Médecine, dont le principal travail fut de remettre au goût du jour le principe « d'un christianisme ésotérique », féministe engagée, propriétaire d'un journal, fondatrice de l'hermectic society, est présentée comme étant de « santé fragile », parlant « aux fleurs et aux fées » lorsqu'elle était petite fille. Elle mourut d'ailleurs jeune mais d'une tuberculose qu'elle a contractée. 


Quant à Alexandra David-Neel, dès ses 15 ans, elle s'entraîna à des techniques ascétiques tirés de livres racontant les vie des saints (et saintes). Thérèse d'Avila, (1515-1582), qui menait la joyeuse vie d'une jeune fille de bonne naissance de son époque et en parfaite santé, est tombée subitement malade. Décidant d'entrer dans les ordres, elle souffre, dès lors, de crise d'épilepsie, d'évanouissement et fut même paralysée durant deux ans. Quant à Jeanne-Marie de la Motte, dite Madame Guyon, née prématurée, mariée à 16 ans, elle eut 5 enfants dont 3 survécurent, elle est d'une santé si fragile qu'elle sortira de la Bastille après huit années d'emprisonnement et d'interrogatoire sur un brancard. Un homme – lui – embastillé – ne pouvait que sortir debout. 


Pour celles qui ne sont pas diagnostiquées « de santé fragile »,  on les tue littéralement à la tache quand elles ne se tuent pas elles-mêmes par les mauvais traitements qu'elles s'infligent. Lutgarde fera, raconte son hagiographe, trois périodes de jeûne de sept années (ce qui semble impossible, mais on remarquera le choix symbolique des nombres) et décédera à la suite d'une de ses périodes à l'âge de 62 ans à un siècle où l'espérance de vie, pour les femmes, ne dépassait pas les 25 ans.

La longévité de ces femmes parle pour elles :  Julienne est morte à 56 ans, Mechtilde de Magdebourg a vécu 78 ans, Marie d'Oignies avait 36 ans lorsqu'elle est décédée en 1213 après 53 jours à se nourrir que d'hosties. Hildegarde de Bingen (née en 1098) vivra, quant à elle, jusqu'à 81 ans.  La fragile et incompétente Thérèse d'Avila (1515 – 1582) ne survivra pas au delà de ces 67 ans. Madame Guyon, cette survivante, vivra jusqu'à l'âge honnête de 69 ans. Ces femmes de santé fragile ont failli tous nous enterrer ! 

En seconde lecture, vu l'insistance sur les maladies et la santé fragile de nos pieuses dames, on se demande si le but n'est pas aussi d'éloigner de tout désir de sainteté extatique, les femmes en bonne santé de leur rôle de mère et d'épouse, des travaux aux champs et domestiques, bien plus productifs et moins dangereux pour leur santé, que la pâmoison religieuse ou spirituelle. 

Il est temps de réhabiliter l'intelligence de ces femmes et ce qu'elles étaient. Si elles se disaient incultes, elles se protégeaient ainsi de l'Inquisition et de persécutions. Si elles se disaient faibles et malades, c'étaient autant pour souligner leur infériorité comme appartenant à leur légende d'une vie de souffrance et de douleur. 


Si on peut soupçonner chez certaines des hallucinations suite à des privations, des jeûnes répétés, et une démarche d'ascétique à différentes périodes de leur vie, voir même des formes d'anorexies mentales ou de névroses, celles dont les textes sont encore de nos jours étudiées présentent une véritable réflexion, une pensée profonde et le développement de concepts novateurs qui fut repris, pour certains, plusieurs siècles plus tard.

Au delà de ces considérations sur ces personnalités, on constate surtout que le stéréotype pour les femmes se construit autour de leur faiblesse physique et leur bêtise «naturelle ». 

L'autorité initiatique des femmes en franc-maçonnerie. 

Le confesseur, le respect de règles imposées par les hommes,  une mise sous contrôle autant des écrits des moniales que de leurs cultes fut mise en place dès le début des ordres religieux féminins qui apparaissent comme on l'a vu plus souvent à l'origine des familles et des femmes qu'à l'initiative de l'église elle-même. 
Le contrôle s'exerçait aussi au-delà des couvents. Il est aussi intéressant de souligner que ce contrôle sur les femmes se faisait aussi en leur imposant un comportement (humilité, charité, etc) ou une tenue vestimentaire codée, avec en particulier le port d'un voile, symbolisant l'infériorité des femmes « reflet de l'homme » alors que « l'homme est reflet de dieu ». L'islamisme d'aujourd'hui n'a rien inventé. 
Les interdits sociaux, économiques et sexuels, la mise sous tutelle plus ou moins importante des femmes suivant les siècles, ont ajouté à leur contrôle social. Ceci jusqu'au 20ème siècle. 

Au 21ème siècle, les deux derniers bastions qui résistent à la féminisation comme à l'égalité des hommes et des femmes, sont les religions d'une part et la franc-maçonnerie d'autre part. Dans les deux cas, la véritable cause est bien reconnaître que les femmes ne peuvent pas avoir une construction spirituelle et/ou initiatique. La religion sert de repères dit « moraux » permettant la dernière justification à l'infériorité des femmes.

Il est à s'interroger, cependant, à quoi peut servir la franc-maçonnerie. Serait-elle une continuité logique du religieux et, en particulier, du catholicisme? 

En regardant l'histoire de la franc-maçonnerie et l'interdit faite aux femmes, il ne s'agissait pas uniquement de se conformer pour les premiers francs-maçons à un ordre social qui retirait tous les droits aux femmes mais bien de considérer qu'elles n'étaient pas en mesure, en soi, d'avoir une démarche spirituelle et initiatique indépendante. Les francs-maçons se sont trouvés continuer un dogme religieux au moins sur ce point. 

La « non-mixité » des hommes va bien au-delà d'un simple besoin exprimé d'être « entre hommes ». Aujourd'hui encore, au regard des réflexions que l'on peut lire sur le sujet, certains frères croient mordicus que le rituel ne peut être compris par les femmes … et qu'il leur faudrait à ces pauvres têtes vides un rituel « à elles » pour mériter leur indépendance. 

De l'autre côté, la frontière entre la soumission des femmes maçonnes à ce contrôle et le besoin évident de remettre en cause une logique d'infériorité est floue. La prise de parole des femmes religieuses ou béguines fut la grande peur des ecclésiastes du moyen-âge, craignant qu'elles leur fassent de l'ombre mais surtout qu'elles transforment le dogme et donc la religion par leurs apports originaux. 

Quelle est exactement la prise de parole des francs-maçonnes au 21ème siècle ? 

Dans la pratique de la « non-mixité » des femmes francs-maçonnes, il y a tout d'abord le modèle des anglaises – qui ne risquent de rien réformer du tout – suivant le modèle « masculin » à la lettre (ou presque). Peut-être savent-elles déjouer les pièges. Or, il n'existe aucune prise de paroles qui leur soient spécifiques. Leur parole est même plus enfermée que celle d'une cistercienne du moyen-âge ! 

Pour ce qui est la non-mixité proposée en France, elle a pour base l' émancipation des femmes impliquant au minima une autonomie de leur démarche initiatique. Ceci hors du contrôle des obédiences masculines. La volonté des fondatrices étaient d'entrer dans leur siècle de plein pied et d'en être maîtresse d'oeuvre. 

Or, il suffit de lire le micro-texte de l'actuelle grande maîtresse de la GLFF (Marie-Thérèse Besson) en cliquant ici pour craindre que certaines se conforment plus souvent à la pression des obédiences masculines plutôt que de militer pour l'indépendance des femmes. 

Les grands thèmes essentialistes catholiques y sont présents. Ainsi, selon cette grande maîtresse, les francs-maçonnes seraient « une joie », « une espérance » et même « un message de paix » (mais pas d'amour) pour les autres femmes voir l'humanité toute entière (rien que ça !

Elle n'explique pas en quoi, devenant ainsi sous cette plume éclairée « rayonnantes » de beauté remarquable avec ce petit « truc en plus », car très certainement touchée par quelque grâce divine. Elles sont libres, explique-t-elle, d'exprimer « leur essentiel féminin ». Elles ne peuvent, semble-t-il, pas exprimer autre chose. Quant à leurs autorités spirituelles, ce sont « des battements d'ailes de papillon » qui créeront sans nul doute « des turbulences de libertés » … On va bientôt tous se mettre à croire aux miracles. 

Ainsi, la franc-maçonne est un joli papillon qui rayonne de sa fraîche et éphémère beauté exprimant son essence féminine en toute liberté. C'est bien mieux qu'une publicité pour un parfum. La franc-maçonne n'est donc pas – et cela rassurera nos frères -  une lionne, une louve, un aigle majestueux, indépendante et sauvage, sûre de sa force, de son courage et de son intelligence, faisant trembler les ténèbres de l'obscurantisme moyen-âgeux … Non, ce sont des jolies petites choses fragiles qui donnent l'espoir en toute béatitude. Que quelqu'un se décide, enfin, à écrire leurs hagiographies ! Ces saintes femmes le méritent ! 
Arrêtons-là, la plaisanterie ! 

Lorsqu'une femme définit la féminité, elle définit surtout l'image qu'elle souhaite donner d'elle comme d'ailleurs les hommes lorsqu'ils parlent de leur virilité. Thérèse d'Avila souhaitait être vue comme une incompétente et faible femme, Marie-Thérèse Besson souhaite être vue comme un fragile et rayonnant papillon.  Entre les deux, je ne vois pas vraiment la différence. Alors que Thérèse d'Avila enjoignait ses sœurs à se « viriliser » apportant ainsi un témoignage puissant, Marie-Thérèse Besson enjoint les sœurs de la GLFF a apprécié les compliments sur leur « rayonnement » autrement dit leur beauté, intérieure bien sûr. En somme, être franc-maçonne, c'est comme aller chez l'esthéticienne. On a le teint moins terne. 

Je note, pour la forme, que ce texte cité en exemple n'est ni très long, ni très compliqué. Il s'agit d'une simple et modeste juxtaposition d'idées/clichés sans aucun développement. 

L'autorité spirituelle et initiatique des femmes est niée mais qu'en plus ce déni appartient au paysage (maçonnique) bénéficiant du concours de certaines maçonnes. Beaucoup, fort heureusement, sont bien plus convaincues d'être des louves plutôt que des frêles papillons, rejetant allègrement depuis le 19ème siècle, les thèses essentialistes (et sexistes) définissant la féminité. 

Si cette autorité spirituelle devait se définir et trouver un moyen d'expression, il est évident qu'il passe par une remise en cause de thématiques papillonnaires dans un premier temps, mais par aussi une remise en cause d'un ordre « fait par les hommes pour les hommes », ses interdits comme son contrôle, d'autre part. 

Les jolis papillons que sont les francs-maçonnes liront avec joie et espérance le texte ici d'un ancien grand maître de la GLDF qui explique, très sérieusement en 1990, comment contrôler les connaissances des sœurs en leur faisant faire des petits exercices. Dans de telles conditions, il est inutile d'espérer que les sœurs puissent espérer construire une démarche initiatique qui leur soit propre – puisque devant se plier aux caprices de ces messieurs –  Si c'est cela que nos papillons désirent ... 

Le drame n'est pas là. En effet, lesdits caprices finissent par être suspectés. 
L'initiation des sœurs au GODF avait aussi un objectif hégémonique sur les obédiences historiques mixtes et féminines au moins pour la France, et par conséquent de définition plus ou moins dogmatique sur l'initiation des femmes (et des hommes).

Le rejet systématique et régulier de la GLDF des obédiences mixtes et féminines montre aussi qu'il est attendu des femmes maçonnes qu'elles se plient à leur définition, appelée pratique rituelique, de la franc-maçonnerie « de Tradition », interdisant toute pratique mixte.

La Grande Loge Unie d'Angleterre démontre aussi que l'exercice préféré des obédiences fut durant ce dernier siècle d'imposer des règles (et donc une mise sous contrôle) aux autres obédiences. Bref, en un mot, il est à se demander s'il existe des obédiences masculines sur terre qui ne veulent pas imposer aux autres une pratique maçonnique et qui n'impliquerait pas une mise sous contrôle de celles qui lui sont subordonnées. 

Le drame n'est pas dans ce qui est facilement analysable par n'importe quel papillon. L'image romantique que renvois nos pieuses saintes ont construit le stéréotype de la femme « initiées » ayant une vie spirituelle intense.  L'effet domino espéré chez le papillon a tout d'un effet placebo. 

Le corps souffreteux et malade de nos saintes, si faibles, si faibles et si petites, prennent, de nos jours, des allures éthérées d'illuminées. Le papillon donne le vague sentiment qu'il a fumé un bout du canapé. Comme le dit si bien une chanson, il confond la lumière d'un réverbère avec celle d'une étoile filante.

Le papillon préfère évoquer son intuition féminine, essence du féminin, expression moderne qui remplace les visions et autres hallucinations. A l'instar des béguines et autres religieuses, se disant incultes, et, par conséquent, incapables de saisir le sens  de grands textes savants, le papillon n'ouvre pas de livres. Il préfère le vécu et l'expérience, éphémère et limité – ce n'est qu'un papillon -  à la pensée et à la réflexion – qui sont infinies. De là à dire, qu'il préfère l'action – ce serait l'idéal –  Or, un papillon, sachez-le, papillonne. Il n'agit pas. 

Quant à la prise de parole des femmes, on se cache derrière l'intimité de la loge. En fait, avoir une démarche initiatique, c'est comme le sexe, cela ne se raconte pas. C'est un tabou. Il y a assurément confusion : une démarche initiatique est simplement difficile à raconter mais pas irracontable ou inavouable.  


Comme ce stéréotype existe depuis le bas Moyen-âge, il est temps de le déconstruire et de définir autrement la femme initiée en fonction de sa réalité et de ce qu'elle est. Là, seulement, elle gagnera en autorité et crédibilité. 

Une franc-maçonne n'est pas une moniale de l'Ancien Régime mais une femme de son temps – et qui a le droit comme tout un chacun – a la parole. 

 

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P
Quelle vigueur !

« Au 21ème siècle, les deux derniers bastions qui résistent à la féminisation comme à l'égalité des hommes et des femmes, sont les religions d'une part et la franc-maçonnerie d'autre part. »

Toutefois, la parole de certaines maçonnes « est même plus enfermée que celle d'une cistercienne du moyen-âge ! »

« Ainsi, la franc-maçonne est un joli papillon qui rayonne de sa fraîche et éphémère beauté exprimant son essence féminine en toute liberté. C'est bien mieux qu'une publicité pour un parfum. » « En somme, être franc-maçonne, c'est comme aller chez l'esthéticienne. On a le teint moins terne. »

«  La franc-maçonne n'est donc pas – et cela rassurera nos frères -  une lionne, une louve, un aigle majestueux, indépendante et sauvage, sûre de sa force, de son courage et de son intelligence, faisant trembler les ténèbres de l'obscurantisme moyen-âgeux … Non, ce sont des jolies petites choses fragiles qui donnent l'espoir en toute béatitude. »
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P
Quelle vigueur !

« Au 21ème siècle, les deux derniers bastions qui résistent à la féminisation comme à l'égalité des hommes et des femmes, sont les religions d'une part et la franc-maçonnerie d'autre part. »

Toutefois, la parole de certaines maçonnes « est même plus enfermée que celle d'une cistercienne du moyen-âge ! »

« Ainsi, la franc-maçonne est un joli papillon qui rayonne de sa fraîche et éphémère beauté exprimant son essence féminine en toute liberté. C'est bien mieux qu'une publicité pour un parfum. » « En somme, être franc-maçonne, c'est comme aller chez l'esthéticienne. On a le teint moins terne. »

«  La franc-maçonne n'est donc pas – et cela rassurera nos frères -  une lionne, une louve, un aigle majestueux, indépendante et sauvage, sûre de sa force, de son courage et de son intelligence, faisant trembler les ténèbres de l'obscurantisme moyen-âgeux … Non, ce sont des jolies petites choses fragiles qui donnent l'espoir en toute béatitude. »
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M
Bonjour La Maçonne,
J'en profite pour parler de ma méfiance sur la non-mixité.
Qui nous dit qu'il n'est pas enseigné des choses différentes dans les obédiences masculines et les obédiences féminines?
Comme à l'époque ancienne des écoles non-mixtes ou les garçons apprenaient le bricolage et les filles la cuisine. Sauf qu'en Franc-Maçonnerie, les hommes en apprendrait plus que les femmes... Une loge 100% féminine ne m'inspirerait pas confiance pour cette raison...
Qu'en pensez-vous?
J'en profite, je ne sais pas si vous avez vu mon message - à propos de l'Eveil - du formulaire de contact... Au pire, vous pouvez me dire en commentaire si vous ne souhaitez pas y répondre (je comprendrais, c'est des questions peut-être pas évidentes à répondre en restant vague).
Bonne journée à vous.
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