10 Octobre 2017

S'il existe des fausses obédiences maçonniques, dont certaines sont des escroqueries, des attrape-nigauds et nigaudes, et d'autres plus dangereuses, il existe aussi des fausses églises et avec elles un clergé, c'est-à-dire des individus qui s'autoproclament « prêtres » - plus exactement « évêques » se donnant d'ailleurs divers titres pompeux. Le fait n'est pas nouveau.
Celles et ceux qui ont lu et surtout survécu à la lecture de « la colline inspirée » de Maurice Barrès, faisant le récit (admiratif) des trois frères Baillard montant leur propre église et même une communauté fonctionnant sous un régime monastique sur la colline de Sion (Meurthe-et-Moselle), savent de quoi je parle. Pour les autres, cet article leur suffiront.
Lorsqu'il s'agit de « faux-prêtres » francs-maçons, intégrés dans des obédiences dont certaines ne sont pas des imitations, là – cela devient plus inquiétant.
Cet article fait suite à celui concernant le malheureux Grand Prieuré des Gaules (ici). En effet, il a donné lieu à une recherche d'un correspondant et lecteur de « la Maçonne », lecteur non assidu et non passionné par ma, pourtant, si jolie prose.
Cela ne se sait pas. Or, la franc-maçonnerie a été condamnée à plusieurs reprises par l'Eglise Orthodoxe, ce qui n'empêche nullement les orthodoxes, au même titre que les catholiques, d'intégrer une loge dans différentes obédiences.
Une de ces condamnations a été adoptée en 1955 par le concile de l'Eglise orthodoxe russe aux USA. Plus ancienne, celle de l'Eglise de Chypre date de 1815. Condamnation qui a été rappelée en 1993 par l'archevêque Cyprien. Le patriarcat oecuménique de Constantinople aurait condamné la franc-maçonnerie dès 1745.
La lettre synodale du Patriarcat oecuménique de Constantinople de novembre 1793, condamne, entre autres, le déisme de Voltaire, la franc-maçonnerie et les doctrines de Rousseau et Spinoza. Même position pour l'Eglise orthodoxe de Roumanie, en 1933, qui explique dans un texte de 26 pages que le but de la franc-maçonnerie serait « la fondation d'une république mondiale conduite par les francs-maçons. Une république avec un parachèvement laïc, avec une humanité abrutie par la misère et des passions inférieures déchaînées. » (source)
Ainsi, suivant ces condamnations multiples et croisées, qui perdurent encore, il est à se demander comment l'église orthodoxe accepte ce « grand aumônier » de la franc-maçonnerie, encore archiprêtre de la franc-maçonnerie.
Tout simplement parce que l'église orthodoxe en question est une fausse église, non reconnue par les autres églises orthodoxes. Elle s'appelle « l'église catholique orthodoxe de France » dont le site est ici.
Cette église, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas plus catholique qu'elle n'est orthodoxe. Elle fut fondée en 1936 suite à la rencontre de Louis-Charles Winnaert et Eugraph Kovalevsky.
Louis Charles Winnaert fut ordonné prêtre catholique en 1905. Il devint rapidement un anti-réformateur, ce qui en 1905 ne portait pas bonheur. En 1919; il quittera l'église de Rome pour servir plusieurs églises – il les fit toutes – et devint prêtre au sein de l'église catholique libre – bien sûr pas plus reconnue par le Vatican que l'église catholique orthodoxe de France. Il fondera "l'Église catholique libre" en 1921. Il sera, à cette occasion, élu "évêque".
En 1927, il se rapprochera de La confrérie de Saint-Photius – confrérie orthodoxe fondée par huit russes immigrés. Il y rencontrera Eugraph Kovalevsky avec qui il fondera l'église catholique orthodoxe de France sous le nom de "église orthodoxe de France".
Quant au second protagoniste, Eugraph Kovalevsky qui se fera appelé « Jean de St-Denis », en dehors d'une longue biographie illuminée que vous pouvez lire directement sur le site de l'église, ceux qui ont lu « la colline inspirée » déjà citée savent de quoi il en retourne.
Pour être plus précise, il serait né en 1905 et décédera en 1970.
Suivant le site de l'église catholique orthodoxe de France, il serait devenu prêtre en 1921 dans l'Eglise Russe. Cette dernière église, fondée par des prêtres et orthodoxes immigrés russes, a coupé ses ponts avec son origine dès 1927 parce qu'elle refusait d'adhérer avec le Régime Soviétique. Elle sera ainsi une église orthodoxe tout à fait indépendante jusqu'en 2007. Eugraph Kovalevsky quittera, dès 1925, cette église et fondera à son tour sa chapelle jusqu'à sa rencontre en 1936 avec Winnaert.
"L'année 1936 est un tournant définitif de l'existence d'Eugraph Kovalevsky. Il va rencontrer celui qu'il cherchait sans le connaître : monseigneur Winnaert. Ce dernier, venu de l'Eglise romaine où il était prêtre, avait fondé une «Eglise Catholique Evangélique de France». L'homme et son Eglise évoluaient, depuis 1919, sans le savoir vers l'orthodoxie." Nous explique-t-on sur le site de notre fausse église.
Jusqu'en 1953, elle était reconnue par l'église de Russie. Ainsi, suivant une autre biographie plus cohérente (mais pas forcément plus vraie), il aurait été ordonné prêtre qu'en 1937 - et pas en 1921 comme le prétend notre fausse église - par le Métropolite Eleuthère, Exarque du Patriarche de Moscou.
St-Denis est fait prisonnier en 1940 par les Allemands et sera libéré en 1944. En 1945, il est nommé "Archiprêtre "par le Patriarche Alexis de Moscou. Devient "docteur en théologie" en 1952, soit une année avant sa rupture avec la Russie.
Cette fausse église, aussi curieuse soit-elle, n'a nullement passionnée les foules étant rarement citée. Il est ainsi difficile de trouver un historique relativement complet et pas auto-écrit par ses « faux » évêques successifs. On peut cependant dire que cette église répondrait à un double enjeu : revenir aux sources du christianisme d'avant le schisme chrétien et apporter "l'orthodoxie". Cette église débuta sa carrière se contentant d'un rite romain révisé.
Notre Jean de St-Denis, évêque autoproclamé, travailla à établir à un rite qu'il utilisera en 1945 et sera « la liturgie selon l'ancien rite des Gaules ». (source)
La situation canonique de l'église orthodoxe de France ne fut, pas toujours, la même. Elle fut reconnue par le patriarcat de Moscou qui rompit avec elle en 1953. Elle se rapprocha entre 1953-54 du patriarcat de Constantinople, puis là encore rupture pour rester durant plusieurs années aussi sans reconnaissance.
Elle se rattachera à l'église russe sans frontière en 1959, suivi d'une rupture en 1966. Ce serait durant cette période qu'aurait été sacré "évêque" notre Jean de St-Denis.
Suivant toujours les informations que l'on peut lire sur le site de l'Eglise Orthodoxe Catholique de France, il serait sacré évêque en 1964 par Jean de San Francisco (Jean de Chang-hai).
"L'Eglise orthodoxe de France est reçue dans l'obédience russe hors-frontières avec un statut d'autonomie; l'archevêque Jean sera son protecteur et le 11 novembre 1964, jour de la fête de saint Martin l'apôtre des Gaules, il sacre évêque le père Eugraph à San Francisco, où l'archevêque Jean a été nommé. Le nouvel évêque reçoit le nom de Jean, du patronyme de saint Jean de Cronstadt, prêtre de l'Eglise patriarcale russe né au ciel le 20 décembre 1908 et qui fut un thaumaturge prodigieux, tout en desservant la cathédrale Saint-André de Cronstadt (faubourg de Saint Petersbourg). Et comme l'évêque est l'évêque d'un lieu ce sera la ville de Saint-Denis, près de Paris, qui n'a pas à cette date d'évêché romain qu'on attribuera à Monseigneur Jean." Voici pour la version officielle.
Deux ans plus tard, notre nouvel évêque se verra lui et son église exclus de l'église Russe Hors Frontière. Ainsi, ce fameux "évêque" aura perdu la protection et la reconnaissance Russe. Ce qui en soit n'est pas très grave au regard de la situation politique du pays (Régime Soviétique) mais surtout aura perdu celle de l'église Russe Hors Frontière. En somme, il aura réussi à rester évêque durant deux ans, avant d'être défroqué.
Bien sûr, la rupture avec l'Eglise orthodoxe "hors frontière" a pour origine le successeur de Jean de San Francisco et pour préserver la spécificité de cette fausse église contestée autant dans le monde orthodoxe que dans le monde catholique. En effet, tout simplement, parce qu'elle n'est ni l'un ni l'autre, mais gallicane.
En 1972, elle se rapprocha du patriarcat de Roumanie et consacra un nouvel évêque, toujours en fonction (!), le père Gilles Bertrand-Hardy, sous le nom de Germain de St-Denis. Enfin – et cela sera la dernière fois – à nouveau rupture avec la Roumanie en 1993. L'église catholique orthodoxe de France se trouve, depuis cette date, en dehors de toute reconnaissance canonique. Ceci entraîna le départ de nombreux clercs.
Les motifs de la dernière rupture est d'ordre disciplinaire lié à la personnalité même de Germain de St-Denis qui semble en avoir fait qu'à sa tête. Après avoir été rappelé à l'ordre en plusieurs occasions soit en 1974,1976, 1978,1979, 1982, 1985, 1987, 1988, 1989, 1990 à en croire le courrier du partriarcat roumain que vous pouvez trouver ici. (1)
Ce saint homme s'est ainsi vu « “retirer définitivement la juridiction canonique” et ‘l’exercice de route fonction épiscopale lui est défendu."
Cela signifie simplement du point de vue canonique que l’ex-évêque Germain est exclu de l’épiscopat et est réduit â l’état laïc. Il n’a plus le droit de célébrer la Sainte Liturgie, ni aucun office religieux, ni d'effectuer des ordinations et dispenser les Saints Sacrements, ni de conduire une communauté cultuelle orthodoxe.
Suite à son remariage (1995), il fut même exclu de l'église orthodoxe en 2001. Non seulement, ce saint homme est non seulement un évêque défroqué mais aussi exclu de la communauté orthodoxe.
Notre « grand aumônier » du Grand Prieuré des Gaules fut consacré prêtre (archiprêtre) par ce même évêque défroqué, à l'en croire lui-même, en 1998. Or, on peut situer sa rencontre avec cette fausse église au milieu des années 80. Il en fut diacre dès 1987.
De quoi faire doucement sourire sur la qualité ecclésiastique de l'individu en sus de s'interroger de sa qualité maçonnique au sein du Grand Prieuré des Gaules qu'il contribua à faire péricliter.
Or, la double appartenance entre le Grand Prieuré des Gaules et cette fausse église orthodoxe n'est pas chose nouvelle. Ce « grand aumônier » n'est pas précurseur en la matière comme il l'explique à mots couverts dans son livre « La franc-maçonnerie à la lumière du Verbe » (cela ne s'invente pas). En effet, on y trouve Daniel Fontaine qui devint Grand Prieur (grand maître) du Grand Prieuré des Gaules dès 1983. (source)
Daniel Fontaine est ni plus ni moins qualifié de « second Willermoz » par notre « grand aumônier », authentique faux prêtre. En effet, explique-t-il, il a rechristianisé le RER – reprochant à Granger d'avoir apporté un peu trop d'universalisme !
J'ai, par ailleurs, retrouvé trace de cette « rechristianisation » conduite par Daniel Fontaine et Jean-François Var dans le numéro 7 des « Cahiers Verts » datant de 1985, dans lequel ce dernier apparaît une première fois comme chargé d'enseigner aux grades et de veiller à « l'état spirituel » des frères avant leur élévation au grade supérieur. Dans le fond, la GLNF a bien chassé ce « Grand Prieuré » du fait de sa radicalisation chrétienne. Daniel Fontaine n'était pas loin de vouloir mener une guerre sainte au sein de la GLNF en pourfendant les infidèles de son glaive.
Ce même « grand aumônier », qui ne semble pas s'arrêter à une seule usurpation, se déclare aussi « professeur de lithurgie et de spiritualité », expliquant sur son nouveau blog :
« Je suis maçon rectifié, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, Grand Croix de la Cité Sainte. Je suis aussi Chevalier du Temple et de Malte. Je suis enfin Souverain Prince Rose+Croix. Ceci dit non pas pour m'enorgueillir mais pour assurer qu'à propos de franc-maçonnerie et de chevalerie, je sais de quoi je parle. J'ai d’ailleurs quelque 80 contributions à mon actif.
D'autre part je suis archiprêtre et vicaire patriarcal dans l'Eglise orthodoxe, ainsi que professeur de liturgie et de spiritualité. Là encore je puis m'exprimer avec quelque autorité. Ces titres et fonctions, je ne les énumère pas par gloriole mais parce qu'ils m'obligent. Ils m'obligent à une parole véridique autant que mes facultés me le permettent. »
Ses facultés semblent passablement limitées pour ce qui est de la vérité. Plus loin, en effet, on trouve qu'il serait professeur à « l'Institut St-Melaine », qui est tout aussi fantaisiste que la fausse église étant une « école » ouverte sous le couvert de cette seule église.

Ce serait déjà pas mal si notre grand aumônier, a qui la franc-maçonnerie adogmatique et libérale (pour ne pas dire le GODF) offre des tribunes lors de colloques et conférences, n'avaient pas des amis tout autant spécialisés dans la fausse prêtrise.
On le trouve ainsi aux côtés d'un certain « monseigneur » Nicolas . On trouve aussi Dominique Philippe et J-Paul Marty, Jean-Marie Auzanneau-Fouquet, Monseigneur Michel Hulot Collart de Boulais (alias Michel-Marie de Collart Ste-Marthe), et un dénommé Bonnerot. Mon correspondant m'en a trouvé bien d'autres.
Le plus intéressant est Dominique Philippe et son nouvel allié Marty. Dominique Philippe est surtout connu pour avoir été expulsé – lui et sa fausse église – des locaux dont il ne payait d'ailleurs pas les loyers « Sainte-Rita », sainte patronne des causes perdues. (source)
Son combat pour la sauvegarde du patrimoine (!) réussit à le faire remarquer en obtenant le soutien inconditionnel de Brigitte Bardot
De temps à autre, il officie dans la chapelle de Mr Le Tanneur comme on peut le voir dans cet article. Ce dernier est un proche de Jean-Marie Le Pen. Puisque j'évoque les proches de le Pen, il faut citer De Olmetta, du Parti Nationaliste Français (PNF), qui fut membre durant 30 ans du GODF et qui est chancelier de l'Eglise Gallicane aux côtés de Dominique Philippe. Il raconte tout cela dans un livre « Parlons … franc-maçonnerie »
C'est aussi parce qu'il a « sacré » Jean-Paul Marty de la Stricte Observance Templiére, dont on trouve ici le site; est aux premières loges des pseudo-obédiences.
On y trouve d'ailleurs parmi les membres du faux clergés de cette énième résurgence de la SOT Auzonneau-Fouquet. Ce dernier a d'ailleurs ouvert « l'Ordre de Mélusine », dont il est le gouverneur à vie – ce qui est imminent pratique. Il pourra ainsi « armer » les chevaliers qui lui plairont.
La Stricte Observance Templiére obligeait la présence d'au moins trois ecclésiastiques. Or, il s'agissait d'authentiques clercs appartenant à des religions reconnues et non pas à des inventions sorties de cerveaux torturés.
Sans aller si loin dans la fantaisie, si l'on veut, on peut aussi s'inquiéter de l'appartenance de Jean-Pierre Bonnerot à une mystérieuse fausse église appelée l' EGLISE VIEILLE CATHOLIQUE MARIAVITE qui pourrait être celle-là . Ce dernier est grand maître du non moins obscure « Ordre de Lyon » .
Or, comme une église peut en cacher une autre, sur ce qui semble être le nouveau site de "l'Ordre de Lyon" apparaît non pas l'église Mariavite mais une "église gnostique apostolique". Bonnerot présente - dans une prose indigeste - une filiation. Or, dans un article un peu plus documenté, cette église gnostique aurait pour origine Monseigneur Bricaud et est tout aussi gallicane que les autres. Il est présenté une lettre d'Ambelain qui fait remonter la filiation à St-Pierre pour aller jusqu'à lui !
Au titre d'Evêque de cette église bien mystérieuse, Bonnerot a ainsi déposé Michel Georges Louis HULOT COLLART de BOULAIS. Ce dernier « évêque » sacré par le premier fut grand maître de la Grande Loge Française de Misraïm. (à lire ici)
Cette dernière « Grande Loge » qui, autant que je sache n'est reconnue par personne, mais il se pourrait qu'elle le soit, s'est vue dépossédée d'une patente cette année remise à des frères personnellement dont De Boulais.
Ainsi, de la consternation à la nausée, je viens de faire à peu près le tour de ces « faux prêtres » de ces « fausses églises » qui semblent bien polluer de leur présence des obédiences du monde adogmatique ou régulier.
Avec ces fausses églises, on croise bien sûr l'extrême droite, le royalisme et une forme d'intégrisme religieux – pour dire les choses avec un minimum de retenue – mais aussi une bande d'illuminés qui jouent non seulement aux chevaliers – comme notre « grand aumônier » du Grand Prieuré des Gaules – mais aussi au prêtre, aux évêques et – bientôt - il ne tardera pas à apparaître un pape « orthodoxe » ou un messie. Cela se sacre et se dépose. Cela se dispute. Cela discute théologie. Cela apparaît glauque et puant, hypocrite et malodorant. Cela n'a pas grand chose à voir avec la franc-maçonnerie.
Or, tout ceci balancé – comme s'il me fallait m'en débarrasser comme une poubelle nauséabonde – mérite une analyse.
En effet, alors que le RER n'est pas spécifiquement le plus adogmatique qui soit, des frères du RER estiment au même titre que moi que ce Grand Prieuré des Gaules est une authentique secte, bien conscients que son « grand aumônier » est un faux prêtre. Cela suffit pour inquiéter. Or, il est à craindre que le laxisme général a permis uniquement le départ de frères de ce Grand Prieuré; qui aurait véritablement apporter quelques choses à notre compréhension du rite; en gardant sa part la plus sectaire.
En attendant que je finisse la rédaction d'une réflexion plus complète, je vous laisse réfléchir à cette question. Comment peut-on, frères et soeurs "libéraux", permettre que nous soyons plus longtemps responsables de cette farce qu'est ce Grand Prieuré et ses faux prêtres?

(1) Le monde orthodoxe est, en lui-même, plutôt mouvementé. En 2016, notre fausse église "orthodoxe catholique de France" se serait rapproché d'une autre fausse église : "l'église orthodoxe russe en exil", schisme de 2001 de l'église russe hors frontière que j'ai évoqué dans cet article.
Elle fut fondée par Mgr Vitaly, celui qui aurait viré notre fausse église (qui décédera en 2006) qui voyait dans le rapprochement canonique avec Moscou une perte d'autonomie.