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La Maçonne

Des faux prêtres en franc-maçonnerie

S'il existe des fausses obédiences maçonniques, dont certaines sont des escroqueries, des attrape-nigauds et nigaudes, et d'autres plus dangereuses, il existe aussi des fausses églises et avec elles un clergé, c'est-à-dire des individus qui s'autoproclament « prêtres » - plus exactement « évêques » se donnant d'ailleurs divers  titres pompeux. Le fait n'est pas nouveau.

Celles et ceux qui ont lu  et surtout survécu à la lecture de  « la colline inspirée » de Maurice Barrès, faisant le récit (admiratif) des trois frères Baillard montant leur propre église et même une communauté fonctionnant sous un régime monastique sur la colline de Sion (Meurthe-et-Moselle), savent de quoi je parle. Pour les autres, cet article leur suffiront. 


Lorsqu'il s'agit de « faux-prêtres » francs-maçons, intégrés dans des obédiences dont certaines ne sont pas des imitations, là – cela devient plus inquiétant. 
Cet article fait suite à celui concernant le malheureux Grand Prieuré des Gaules (ici). En effet, il a donné lieu à une recherche d'un correspondant et lecteur de « la Maçonne », lecteur non assidu et non passionné par ma, pourtant, si jolie prose. 

L'orthodoxie interdit la franc-maçonnerie. 

Cela ne se sait pas. Or, la franc-maçonnerie a été condamnée à plusieurs reprises par l'Eglise Orthodoxe, ce qui n'empêche nullement les orthodoxes, au même titre que les catholiques, d'intégrer une loge dans différentes obédiences. 
Une de ces condamnations a été adoptée en 1955 par le concile de l'Eglise orthodoxe russe aux USA. Plus ancienne, celle de l'Eglise de Chypre date de 1815. Condamnation qui a été rappelée en 1993 par l'archevêque Cyprien. Le patriarcat oecuménique de Constantinople aurait condamné la franc-maçonnerie dès 1745. 

La lettre synodale du Patriarcat oecuménique de Constantinople de novembre 1793, condamne, entre autres, le déisme de Voltaire, la franc-maçonnerie et les doctrines de Rousseau et Spinoza. Même position pour l'Eglise orthodoxe de Roumanie, en 1933, qui explique dans un texte de 26 pages que le but de la franc-maçonnerie serait « la fondation d'une république mondiale conduite par les francs-maçons.  Une république avec un parachèvement laïc, avec une humanité abrutie par la misère et des passions inférieures déchaînées. » (source)

Ainsi, suivant ces condamnations multiples et croisées, qui perdurent encore, il est à se demander comment l'église orthodoxe accepte ce « grand aumônier » de la franc-maçonnerie, encore archiprêtre de la franc-maçonnerie. 
Tout simplement parce que l'église orthodoxe en question est une fausse église, non reconnue par les autres églises orthodoxes. Elle s'appelle « l'église catholique orthodoxe de France » dont le site est ici.

L'église catholique orthodoxe de France. 


Cette église, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas plus catholique qu'elle n'est orthodoxe. Elle fut fondée en 1936 suite à la rencontre de Louis-Charles Winnaert et Eugraph Kovalevsky. 

Louis Charles Winnaert fut ordonné prêtre catholique en 1905. Il devint rapidement un anti-réformateur, ce qui en 1905 ne portait pas bonheur. En 1919; il quittera l'église de Rome pour servir plusieurs églises – il les fit toutes – et devint prêtre au sein de  l'église catholique libre – bien sûr pas plus reconnue par le Vatican que l'église catholique orthodoxe de France. Il fondera "l'Église catholique libre" en 1921. Il sera, à cette occasion, élu "évêque". 

En 1927, il se rapprochera de La confrérie de Saint-Photius – confrérie orthodoxe fondée par huit russes immigrés. Il y rencontrera Eugraph Kovalevsky avec qui il fondera l'église catholique orthodoxe de France sous le nom de "église orthodoxe de France".  

Quant au second protagoniste, Eugraph Kovalevsky qui se fera appelé « Jean de St-Denis », en dehors d'une longue biographie illuminée que vous pouvez lire directement sur le site de l'église, ceux qui ont lu « la colline inspirée » déjà citée savent de quoi il en retourne. 

Pour être plus précise, il serait né en 1905 et décédera en 1970.

Suivant le site de l'église catholique orthodoxe de France, il serait devenu prêtre en 1921 dans l'Eglise Russe.  Cette dernière église, fondée par des prêtres et orthodoxes immigrés russes, a coupé ses ponts avec son origine dès 1927 parce qu'elle refusait d'adhérer avec le Régime Soviétique. Elle sera ainsi une église orthodoxe tout à fait indépendante jusqu'en 2007. Eugraph Kovalevsky quittera, dès 1925, cette église et fondera à son tour sa chapelle jusqu'à sa rencontre en 1936 avec Winnaert. 

"L'année 1936 est un tournant définitif de l'existence d'Eugraph Kovalevsky. Il va rencontrer celui qu'il cherchait sans le connaître : monseigneur Winnaert. Ce dernier, venu de l'Eglise romaine où il était prêtre, avait fondé une «Eglise Catholique Evangélique de France». L'homme et son Eglise évoluaient, depuis 1919, sans le savoir vers l'orthodoxie." Nous explique-t-on sur le site de notre fausse église. 

Jusqu'en 1953, elle était reconnue par l'église de Russie. Ainsi, suivant une autre biographie plus cohérente (mais pas forcément plus vraie), il aurait été ordonné prêtre qu'en 1937 - et pas en 1921 comme le prétend notre fausse église -   par le Métropolite Eleuthère, Exarque du Patriarche de Moscou.

St-Denis est fait prisonnier en 1940 par les Allemands et sera libéré en 1944.  En 1945, il est nommé "Archiprêtre "par le Patriarche Alexis de Moscou.  Devient "docteur en théologie" en 1952, soit une année avant sa rupture avec la Russie. 

Cette fausse église, aussi curieuse soit-elle, n'a nullement passionnée les foules étant rarement citée. Il est ainsi difficile de trouver un historique relativement complet et pas auto-écrit par ses « faux » évêques successifs. On peut cependant dire que cette église répondrait à un double enjeu : revenir aux sources du christianisme d'avant le schisme chrétien et apporter "l'orthodoxie". Cette église débuta sa carrière se contentant d'un rite romain révisé.

Notre Jean de St-Denis, évêque autoproclamé, travailla à établir à un rite qu'il utilisera en 1945 et sera « la liturgie selon l'ancien rite des Gaules ». (source)

La situation canonique de l'église orthodoxe de France ne fut, pas toujours, la même. Elle fut reconnue par le patriarcat de Moscou qui rompit avec elle en 1953. Elle se rapprocha entre 1953-54 du patriarcat de Constantinople, puis là encore rupture pour rester durant plusieurs années aussi sans reconnaissance.

Elle se rattachera à l'église russe sans frontière en 1959, suivi d'une rupture en 1966. Ce serait durant cette période qu'aurait été sacré "évêque" notre Jean de St-Denis. 

Suivant toujours les informations que l'on peut lire sur le site de l'Eglise Orthodoxe Catholique de France, il serait sacré évêque en 1964 par Jean de San Francisco (Jean de Chang-hai). 

"L'Eglise orthodoxe de France est reçue dans l'obédience russe hors-frontières avec un statut d'autonomie; l'archevêque Jean sera son protecteur et le 11 novembre 1964, jour de la fête de saint Martin l'apôtre des Gaules, il sacre évêque le père Eugraph à San Francisco, où l'archevêque Jean a été nommé. Le nouvel évêque reçoit le nom de Jean, du patronyme de saint Jean de Cronstadt, prêtre de l'Eglise patriarcale russe né au ciel le 20 décembre 1908 et qui fut un thaumaturge prodigieux, tout en desservant la cathédrale Saint-André de Cronstadt (faubourg de Saint Petersbourg). Et comme l'évêque est l'évêque d'un lieu ce sera la ville de Saint-Denis, près de Paris, qui n'a pas à cette date d'évêché romain qu'on attribuera à Monseigneur Jean." Voici pour la version officielle. 

Deux ans plus tard, notre nouvel évêque  se verra lui et son église  exclus  de l'église Russe Hors Frontière.  Ainsi, ce fameux "évêque" aura perdu la protection et la reconnaissance Russe. Ce qui en soit n'est pas très grave au regard de la situation politique du pays (Régime Soviétique) mais surtout aura perdu celle de l'église Russe Hors Frontière. En somme, il aura réussi à rester évêque durant deux ans, avant d'être défroqué. 

Bien sûr, la rupture avec l'Eglise orthodoxe "hors frontière" a pour origine le successeur de Jean de San Francisco et pour préserver la spécificité de cette fausse église contestée autant dans le monde orthodoxe que dans le monde catholique. En effet, tout simplement, parce qu'elle n'est ni l'un ni l'autre, mais gallicane. 

En 1972, elle se rapprocha du patriarcat de Roumanie et consacra un nouvel évêque, toujours en fonction (!), le père Gilles Bertrand-Hardy, sous le nom de Germain de St-Denis. Enfin – et cela sera la dernière fois – à nouveau rupture avec la Roumanie en 1993. L'église catholique orthodoxe de France se trouve, depuis cette date, en dehors de toute reconnaissance canonique. Ceci entraîna le départ de nombreux clercs. 

Les motifs de la dernière rupture est d'ordre disciplinaire lié à la personnalité même de Germain de St-Denis qui semble en avoir fait qu'à sa tête. Après avoir été rappelé à l'ordre en plusieurs occasions soit en 1974,1976, 1978,1979, 1982, 1985, 1987, 1988, 1989, 1990 à en croire le courrier du partriarcat roumain que vous pouvez trouver ici. (1)

Ce saint homme s'est ainsi vu « “retirer définitivement la juridiction canonique” et ‘l’exercice de route fonction épiscopale lui est défendu."

Cela signifie simplement du point de vue canonique que l’ex-évêque Germain est exclu de l’épiscopat et est réduit â l’état laïc. Il n’a plus le droit de célébrer la Sainte Liturgie, ni aucun office religieux, ni d'effectuer des ordinations et dispenser les Saints Sacrements, ni de conduire une communauté cultuelle orthodoxe. 

Suite à son remariage (1995), il fut même exclu de l'église orthodoxe en 2001. Non seulement, ce saint homme est non seulement un évêque défroqué mais aussi exclu de la communauté orthodoxe. 

Notre « grand aumônier » du Grand Prieuré des Gaules fut consacré prêtre (archiprêtre) par ce même évêque défroqué, à l'en croire lui-même, en 1998. Or, on peut situer sa rencontre avec cette fausse église au milieu des années 80. Il en fut diacre dès 1987. 

De quoi faire doucement sourire sur la qualité ecclésiastique de l'individu en sus de s'interroger de sa qualité maçonnique au sein du Grand Prieuré des Gaules qu'il contribua à faire péricliter. 

Or, la double appartenance entre le Grand Prieuré des Gaules et cette fausse église orthodoxe n'est pas chose nouvelle. Ce « grand aumônier » n'est pas précurseur en la matière comme il l'explique à mots couverts dans son livre « La franc-maçonnerie à la lumière du Verbe » (cela ne s'invente pas). En effet, on y trouve Daniel Fontaine qui devint Grand Prieur (grand maître) du Grand Prieuré des Gaules dès 1983. (source)

Daniel Fontaine est ni plus ni moins qualifié de « second Willermoz » par notre « grand aumônier », authentique faux prêtre. En effet, explique-t-il, il a rechristianisé le RER – reprochant à Granger d'avoir apporté un peu trop d'universalisme ! 

J'ai, par ailleurs, retrouvé trace de cette « rechristianisation » conduite par Daniel Fontaine et Jean-François Var dans le numéro 7 des « Cahiers Verts » datant de 1985, dans lequel ce dernier apparaît une première fois comme chargé d'enseigner aux grades et de veiller à « l'état spirituel » des frères avant leur élévation au grade supérieur. Dans le fond, la GLNF a bien chassé ce « Grand Prieuré » du fait de sa radicalisation chrétienne. Daniel Fontaine n'était pas loin de vouloir mener une guerre sainte au sein de la GLNF en pourfendant les infidèles de son glaive. 

Ce même « grand aumônier », qui ne semble pas s'arrêter à une seule usurpation, se déclare aussi « professeur de lithurgie et de spiritualité », expliquant sur son nouveau blog :  
« Je suis maçon rectifié, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, Grand Croix de la Cité Sainte. Je suis aussi Chevalier du Temple et de Malte. Je suis enfin Souverain Prince Rose+Croix. Ceci dit non pas pour m'enorgueillir mais pour assurer qu'à propos de franc-maçonnerie et de chevalerie, je sais de quoi je parle. J'ai d’ailleurs quelque 80 contributions à mon actif.

D'autre part je suis archiprêtre et vicaire patriarcal dans l'Eglise orthodoxe, ainsi que professeur de liturgie et de spiritualité. Là encore je puis m'exprimer avec quelque autorité. Ces titres et fonctions, je ne les énumère pas par gloriole mais parce qu'ils m'obligent. Ils m'obligent à une parole véridique autant que mes facultés me le permettent. » 
 
Ses facultés semblent passablement limitées pour ce qui est de la vérité. Plus loin, en effet, on trouve qu'il serait professeur à « l'Institut St-Melaine », qui est tout aussi fantaisiste que la fausse église étant une « école » ouverte sous le couvert de cette seule église.


Les « amis » du grand aumônier, faux prêtre orthodoxe. 


Ce serait déjà pas mal si notre grand aumônier, a qui la franc-maçonnerie adogmatique et libérale (pour ne pas dire le GODF) offre des tribunes lors de colloques et conférences, n'avaient pas des amis tout autant spécialisés dans la fausse prêtrise. 

On le trouve ainsi aux côtés d'un certain « monseigneur » Nicolas . On trouve aussi Dominique Philippe et J-Paul Marty, Jean-Marie Auzanneau-Fouquet, Monseigneur Michel Hulot Collart de Boulais (alias Michel-Marie de Collart Ste-Marthe), et un dénommé Bonnerot. Mon correspondant m'en a trouvé bien d'autres. 


Le plus intéressant est Dominique Philippe et son nouvel allié Marty. Dominique Philippe est surtout connu pour avoir été expulsé – lui et sa fausse église – des locaux dont il ne payait d'ailleurs pas les loyers « Sainte-Rita », sainte patronne des causes perdues. (source)

Son combat pour la sauvegarde du patrimoine (!) réussit à le faire remarquer en obtenant le soutien inconditionnel de Brigitte Bardot
De temps à autre, il officie dans la chapelle de Mr Le Tanneur comme on peut le voir dans cet article. Ce dernier est un proche de Jean-Marie Le Pen. Puisque j'évoque les proches de le Pen, il faut citer De Olmetta, du Parti Nationaliste Français (PNF), qui fut membre durant 30 ans du GODF et qui est chancelier de l'Eglise Gallicane aux côtés de Dominique Philippe. Il raconte tout cela dans un livre « Parlons … franc-maçonnerie »

C'est aussi parce qu'il a « sacré » Jean-Paul Marty de la Stricte Observance Templiére, dont on trouve ici le site; est aux premières loges des pseudo-obédiences. 
On y trouve d'ailleurs parmi les membres du faux clergés de cette énième résurgence de la SOT Auzonneau-Fouquet. Ce dernier a d'ailleurs ouvert « l'Ordre de Mélusine », dont il est le gouverneur à vie – ce qui est imminent pratique. Il pourra ainsi « armer » les chevaliers qui lui plairont.
La Stricte Observance Templiére obligeait la présence d'au moins trois ecclésiastiques. Or, il s'agissait d'authentiques clercs appartenant à des religions reconnues et non pas à des inventions sorties de cerveaux torturés. 

Sans aller si loin dans la fantaisie, si l'on veut, on peut aussi s'inquiéter de l'appartenance de Jean-Pierre Bonnerot à une mystérieuse fausse église appelée l' EGLISE VIEILLE CATHOLIQUE MARIAVITE qui pourrait être celle-là . Ce dernier est grand maître du non moins obscure « Ordre de Lyon » .

Or, comme une église peut en cacher une autre, sur ce qui semble être le nouveau site de "l'Ordre de Lyon" apparaît non pas l'église Mariavite mais une "église gnostique apostolique". Bonnerot présente - dans une prose indigeste - une filiation. Or, dans un article un peu plus documenté, cette église gnostique aurait pour origine Monseigneur Bricaud et est tout aussi gallicane que les autres. Il est présenté une lettre d'Ambelain qui fait remonter la filiation à St-Pierre pour aller jusqu'à lui ! 

Au titre d'Evêque de cette église bien mystérieuse, Bonnerot a ainsi déposé Michel  Georges Louis  HULOT COLLART de BOULAIS. Ce dernier « évêque » sacré par le premier fut grand maître de la Grande Loge Française de Misraïm. (à lire ici)

Cette dernière « Grande Loge » qui, autant que je sache n'est reconnue par personne, mais il se pourrait qu'elle le soit, s'est vue dépossédée d'une patente cette année remise à des frères personnellement dont De Boulais. 

 

Ainsi, de la consternation à la nausée, je viens de faire à peu près le tour de ces « faux prêtres » de ces « fausses églises » qui semblent bien polluer de leur présence des obédiences du monde adogmatique ou régulier. 
Avec ces fausses églises, on croise bien sûr l'extrême droite, le royalisme et une forme d'intégrisme religieux – pour dire les choses avec un minimum de retenue – mais aussi une bande d'illuminés qui jouent non seulement aux chevaliers – comme notre « grand aumônier » du Grand Prieuré des Gaules – mais aussi au prêtre, aux évêques et – bientôt  - il ne tardera pas à apparaître un pape « orthodoxe » ou un messie. Cela se sacre et se dépose. Cela se dispute. Cela discute théologie. Cela apparaît glauque et puant, hypocrite et malodorant. Cela n'a pas grand chose à voir avec la franc-maçonnerie. 

Or, tout ceci balancé – comme s'il me fallait m'en débarrasser comme une poubelle nauséabonde – mérite une analyse.

En effet, alors que le RER n'est pas spécifiquement le plus adogmatique qui soit, des frères du RER estiment au même titre que moi que ce Grand Prieuré des Gaules est une authentique secte, bien conscients que son « grand aumônier » est un faux prêtre. Cela suffit pour inquiéter. Or, il est à craindre que le laxisme général a permis uniquement le départ de frères de ce Grand Prieuré; qui aurait véritablement apporter quelques choses à notre compréhension du rite; en gardant sa part la plus sectaire. 

En attendant que je finisse la rédaction d'une réflexion plus complète, je vous laisse réfléchir à cette question. Comment peut-on, frères et soeurs "libéraux", permettre que nous soyons plus longtemps responsables de cette farce qu'est ce Grand Prieuré et ses faux prêtres? 

 

(1) Le monde orthodoxe est, en lui-même, plutôt mouvementé. En 2016, notre fausse église "orthodoxe catholique de France" se serait rapproché d'une autre fausse église : "l'église orthodoxe russe en exil", schisme de 2001 de l'église russe hors frontière que j'ai évoqué dans cet article.

Elle fut fondée par Mgr Vitaly, celui qui aurait viré notre fausse église (qui décédera en 2006) qui voyait dans le rapprochement canonique avec Moscou une perte d'autonomie. 

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Klimus 29/03/2019 00:15

A ce niveau-là, c'est pathologique.
La vérité ne vous plaît sans doute pas, mais cela ne change pas la réalité historique.
Pour la troisième fois : aucun de ces deux évêques ne s'est auto-proclamé évêque. Tous deux ont été sacrés validement.
Suite au sacre, seul Germain a été défroqué, Jean ne l'a jamais été.
S'auto-proclamer évêque signifie se dire évêque sans avoir été sacré.
Se dire évêque après avoir été défroqué n'est pas de l'auto-proclamation.
Votre manière de présenter les choses tend à faire disparaître les sacres et à les rendre invalides a posteriori, ce qui constitue une manière névrotique de penser l'histoire.
Arguer du fait qu'un évêque est déposé pour prouver qu'il est invalide est un argument sans consistance. Avec ce type de raisonnements, on doit pouvoir dire que puisque Mandela a fait des années de prison, son action est illégitime, ben oui, puisqu'il a été mis en prison.
Vous oubliez qu'en général les puissants écrasent les faibles, au sein des Eglises et dans le loges tout autant qu'en politique. Et ce n'est pas parce qu'on est faible qu'on a tort.

Les deux évêques ont des psychologies et des parcours totalement différents.
On ne peut pas les mettre dans la même case de manière arbitraire, sans regarder les contextes qui les entourent, ni leurs personnes.
Vous n'avez manifestement pas encore acquis ce type de subtilités. Il vous faudrait vous départir de votre absence d'empathie.

La Maçonne 29/03/2019 09:29

Pour la dernière fois, ne jouez pas sur les mots. Tout est dans mon article. Votre Jean s'est autoproclamé évêque dès lors que son église ne fut plus reconnue canoniquement.

Klimus 29/03/2019 00:03

C'est ahurissant, vous continuez à mentir, je ne comprends pas comment on peut à ce point tordre la réalité. C'est manifestement pathologique.
Pour la troisième fois : ni l'un ni l'autre ne se sont auto-proclamés évêques, ils ont tous les deux été sacrés régulièrement, Jean en 1964 à San Francisco, Germain en 1972 à Paris.
C'est le premier mensonge : il n'y a pas eu d'auto proclamation.
Deuxième mensonge : l'évêque Jean n'a jamais été défroqué. Lui et ses fidèles ont décidé de quitter l'ERHF après la mort de l'archevêque Jean de San Fransisco. Il n'y a jamais eu d'acte de "défrocation", contrairement à Germain.
Troisième chose : où avez-vous vu que j'ai dit qu'on restait évêque une fois que l'ion est sacré ?
Ce que je dis, c'est que vous mentez en disant qu'ils sont auto-proclamés.
Cela ne vous plaît manifestement pas qu'ils aient été sacrés validement, mais vous pouvez persister à nier la réalité historique, cela ne la changera pas.
Donc je vous renvoie la remarque : c'est clair maintenant ?

Klimus 15/03/2019 15:45

Bonjour (cela s'appelle la politesse, vous connaissez ?)

Jean de Saint-Denis n'a jamais été viré de l’Église de Roumanie, vous parlez sans doute de Germain.
Donc relisez-vous.
Dans mon commentaire précédent je parle bien de Jean, non de Germain.
Et dans votre texte, vous dites bien : "Jean, évêque auto-proclamé".

Je maintiens : Jean n'est pas un évêque auto-proclamé, il a été sacré en 1964, etc...
Donc c'est vous qui hallucinez, et gravement.
Vous avez besoin de quoi pour ne pas tordre l'histoire ? Du papier officiel signé de sa main et de l'évêque Jean de Shangaï ?
Donc, je reprends le BABA : l'évêque Jean, évêque sacré et non auto-proclamé, en 1964, dans l'Eglise russe hors-frontières.
Ensuite, l'évêque Germain, évêque sacré canoniquement aussi, en 1972, dans l'Eglise de Roumanie. Pas auto-proclamé.
Qu'il se dise évêque suite au départ de l'Eglise de Roumanie, c'est un autre sujet.
Son sacre en 1972 était bien valide et non "auto-proclamé".

Donc je ne sais que vous conseiller. Continuer à répandre des mensonges sur Internet, pourquoi pas. Vous trouvez ça gratifiant ?

Enfin, votre argument à propos de la Roumanie (Caucescu, etc) est bien misérable.
Si on vous suit, il faut attendre la perfection sur Terre (type témoins de Jéhovah ? ) pour considérer quelque chose comme valable.
Vous ne connaissez rien à la mentalité chrétienne, vous dites être athée, donc vous êtes manifestement incapable de comprendre la position d'une Église persécutée par un régime politique, et emprisonnée dans ses griffes, qui essaie tant bien que mal à la fois de sauvegarder sa foi et son culte en regimbant, à la fois de protéger les fidèles en donnant des gages au pouvoir, etc.

Et puis, considérez Jésus comme n'ayant pas existé si vous le souhaitez, mais là aussi vous êtes totalement dans l'erreur, et contre la totalité de la communauté scientifique mondiale (les chercheurs de tous bords confondus qui se sont penchés sur le sujet sérieusement), qui est d'accord pour dire que Jésus est un personnage historique et non une invention.
Mais vous avez vous aussi, comme eux, sans doute passé des milliers d'heures à lire des textes en hébreu, en grec ancien, en araméen, à comparer des sources, pour en conclure l'inverse ?

Je récidive : bonne chance !

La Maçonne 15/03/2019 21:55

Les deux "évêques" ont été virés et défroqués ... avec leur église toute entière. Ce qui est assez significatif. Dire que l'on est évêque dans ces conditions, c'est un peu comme un flic qui a été viré de la police qui prétends encore à l'être. . Ces deux personnages se sont autoproclamés "évêques" une fois virés, défroqués et même pour l'un d'entre eux excommunié. C'est clair, là? Et venez pas me raconter que "l'on est toujours évêque une fois que l'on a été sacré" ... C'est absolument faux - et cela l'est pour toutes les religions chrétiennes.

Klimus 08/03/2019 14:04

Bonjour,

Malgré le sérieux que vous visez, votre article comporte plusieurs erreurs.
La première, et la plus grosse de conséquences pour votre démonstration, est de dire que l'évêque Jean de Saint-Denis est un évêque auto-proclamé.
Rien de plus faux : il a été sacré le 11 novembre 1964 par l'évêque Jean de San Fransisco, de l'Eglise russe hors-frontières, et l'évêque Théophile Ionesco, de l'Eglise de Roumanie, à San Fransisco.
Il n'est donc pas du tout auto proclamé, et n'a jamais cherché à "gagner" l'épiscopat.
Vous pourriez peut-être vous cultiver un peu, en lisant quelques textes de sa main, et vous constaterez, si cependant vous avez un minimum d'honnêteté (ce qui ne semble pas certain, vu les erreurs que vous répandez), que l'évêque Jean n'a jamais souhaité se mettre en marge de l'Orthodoxie ni jamais voulu monter une "boutique".
Voir : http://www.eugraph-kovalevsky.fr/
Je vous souhaite bonne chance dans votre future métanoïa, si jamais elle devait, par chance, ou par grâce, arriver.
"Qui s'élève sera humilié, qui s'humilie sera élevé" n'est pas la parole d'un Grand Maître, mais d'un certain Jésus-Christ.

La Maçonne 08/03/2019 19:05

Jean de St-Denis a non seulement été viré de l'Eglise de Roumanie comme évêque mais aussi excommunié. Il vous faut quoi de plus? Les informations sont dans mon article. Non ou faut-il que je l'écrive en rouge ?
En même temps, être sacré évêque par l'église orthodoxe qui a servi Ceaușescu, on peut s'interroger sur le personnage.
St-Denis s'autoproclame bien "évêque" et son église est bien une église dissidente ... que cela vous plaise ou non, ce sont les faits.
Ensuit, sachez-le et comprenez-le bien : je suis athée et je considère que Jésus est au mieux un imposteur, au pire - et c'est ce que démontre les historiens - n'a jamais existé. Voilà. Voilà.

Elisabeth 30/04/2018 10:36

Beaucoup d’approximations et d’inexactitudes, dans cette « analyse ».... Gilles Bertrand-Hardy fut reçu officiellement dans la juridiction du Patriarcat de Roumanie en 1972 et fut sacré évêque sous le nom de Germain de Saint-Denis.
Il n’a pas volé ce sacre, mais l’a reçu de manière valide, dans une église canonique.
Il y a d’autres erreurs ! Hélas, je n’ai pas le temps de toutes les énumérer, après tout ça m’est égal, je vous le signale juste pour vous, et dans un souci d’honnêteté. Catholique romaine, je n’ai rien à voir avec eux, mais la calomnie me dérange quoi qu’il en soit.
Dommage, ce manque de sérieux.

La Maçonne 08/05/2018 18:08

Comme indiqué dans mon article, non seulement cette fausse église fut virée de l'église orthodoxe roumaine mais son faux évêque a été, par la suite, "excommunié". C'est largement suffisant pour remettre en cause son soi-disant "sacrement" acquis, d'ailleurs, sous le régime sanglant d'un dictateur; où cette même église orthodoxe a eu un mauvais rôle ayant récupéré les biens des autres églises qui furent interdites à son seul profit. A votre place, je n'en serais pas fière et je n'irais pas revendiquer une telle filiation !
En outre, Madame, un sacrement peut être retiré par ceux qui l'ont donné.

C'est vrai dans toutes les religions (et surtout la catholique romaine qui a son lot de prêtres défroqués pour diverses raisons dont la pédophilie). Laissons aux églises - peu importe lesquelles - ce droit qui est d'estimer, seules, qui peut les représenter ou pas. Cela les regarde.
Libre à vous de contester aux églises une telle possibilité. Mais, je crains qu'elles se passent - bien volontiers - de votre autorisation.

Quant à vos menaces, veuillez dorénavant m'appeler "Maîtresse la Maçonne" ou encore "Maîtresse Lilith" , car je suis bien plus "Maître" que votre "Maître le tanneur" et tous vos faux curetons,

Elisabeth 04/05/2018 17:42

Sachez, Madame, pour votre sérieux toujours qu'un sacrement reste valable quoi qu'il en soit et ce, quelque soit l'indignité même du ministre.
Sachez également que les églises orthodoxes sont des églises autocéphales.
Pour ma part, je n'ai aucun problème d'honnêteté car je ne pratique pas la délation, ce sont des méthodes dignes du passé pas très glorieux de la France des collabos, c'est abjecte.
Pour votre gouverne toujours, Monsieur Le tanneur, est en fait, Maître Le tanneur, alors, je ne saurais trop vous conseiller d'user de prudence, quant à vos propos qui frisent parfois la calomnie. Voici Madame, pour votre sérieux !

La Maçonne 30/04/2018 12:04

Certes, mais comme indiqué dans mon article, il fut "viré" du patriarcat de Roumanie, qui était aussi l'église de Ceausescu, dictateur sanguinaire roumain, mort en 1989 et qui était au pouvoir depuis 1965.
Ce n'est pas véritablement une "référence" morale encore aujourd'hui. Je vous invite à lire leur propre site, ils l'expliquent eux-mêmes !
Voici pour votre souci d'honnêteté ...
Quant au reste de mon article que c'est trop long pour vous de l'expliquer, sachez, Madame, que j'ai vérifié mes sources et indique largement des liens les concernant. Mon rôle ici est d'alerter sur ces églises parallèles, autoproclamées qui ont tout de sectes.
Mais si vous souhaitez protéger ces fausses églises, je vous invite à en parler tout d'abord à en discuter à votre prêtre "catholique romain", à votre évêque, au pape même ... Tous me donneront raison. . .
Ce sont, en effet, eux les premiers qui dénoncent ces fausses églises et qui font un travail d'alerte à destination des crédules, des naïfs, de la malveillance de ces faux prêtres ou églises. Voici, Madame, pour votre sérieux.

lenne 19/01/2018 08:28

Attention l'eglise vieille catholique mariavite dont vous proposez le site est membre fondateur du conseil oecuménique des églises et donc une Eglise à part entière...Elle est également membre de la conférence des Eglises Européennes. Il existe cependant une pseudo-église mariavite qui elle n'est pas reconnue comme telle avec des aventuriers ecclésiastiques. Il conviendrait de ne pas tout mélanger, même si des vérités sont dites dans cet article.

La Maçonne 20/01/2018 20:05

Merci pour l'information ! Il faut dire que l'on a de quoi se perdre.

hector 11/10/2017 11:25

Objectif ?
Se valoriser ......

Lionel MAINE 11/10/2017 08:24

Ma très chère Sœur, par son baptême, tout chrétien est "roi, prêtre et ... prophète" !!!
Tu le vois, nos rangs sont cléricalement riches !!!

La Maçonne 12/10/2017 21:15

Ah oui ! déesse, c'est mieux ! Ouf ! J'ai failli être jalouse !

Papygrincheux 12/10/2017 11:07

Mais non: tu n'as pas "loupé une vocation"...ni prêtresse, ni prophêtesse, ni reine. Pas plus que sorcière...Contente toi d'être notre déesse. On t'aime tous!

La Maçonne 11/10/2017 21:34

Tu es en train de me dire que j'ai loupée une vocation ! Au lieu d'être "la maçonne" j'aurais dû être "la prêtresse" ... ou "la prophétesse" ... ou "la reine". Que de choix !

Henri Han 11/10/2017 03:50

MTCS, vous avez une plume infatigable, intraitable, dérangeante, éclairante et vous êtes un phare qui montre la direction aux marins, démystificateurs, avides de raison, réalité et vérité, cherchant le port des Illusions où tous les psychopathes, manipulateurs et mensongers donc escrocs avides de profits égocentriques matériels, vendent leurs pseudo savoir à une foule grouillante possédée par la peur de mourir qui, pour oublier cette peur se forme en troupeau bêlant prêt à écharper la première voix qui dérange leur fausse quiétude.
Il y a quelques siècles, vous auriez été condamnée pour sorcellerie. Quoique ! Cela peut encore, toujours et malheureusement advenir.
Pour ma part, vous êtes le Messie (mais si !) du web franchouillard. Et le comble… je vous reconnais comme une Femme (le degré supérieur féminin de l'espèce humaine) libre et déchaînée.
Splendide ! Dirait Jim Carrey dans le film The Mask.
Je vous Fraime MTCS Lilith

La Maçonne 11/10/2017 21:36

Henri, merci ! Le messie ... zut ! il n'y a pas de féminin ! Encore une vocation que j'ai loupée ...

Shana lilie 11/10/2017 01:35

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. un blog très intéressant. J'aime beaucoup. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). au plaisir