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La Maçonne

Le GODF ceci. Le GODF cela.

Deux événements nous ont rappelé  l'existence du GODF. Je me suis beaucoup amusé à suivre ces deux événements dont l'un nous démontre le désir inavoué d'hégémonie du GODF et l'autre son incapacité à régler ses problèmes internes sans se sentir obliger de les étaler dans les médias traditionnels. 

Pour rappeler mes positions – d'autres parleraient de valeurs – une obédience a, tout d'abord, selon moi, parfaitement le droit de n'être pas d'accord avec le GODF et de le dire haut et fort. Cela participe à la pluralité des démarches maçonniques d'une part et d'autre part à une nécessaire liberté d'expression et d'opinion au sein de la franc-maçonnerie française et « à la française ». 
L'autre point est que je suis une républicaine indécrottable. Ainsi, comme toute bonne républicaine, je suis pour le suffrage universel considérant que le suffrage par collège d'électeurs est une source de conflit, comme l'a démontré l'histoire en maintes occasions. 
Je suis pour la pluralité des candidats détestant le principe « d'un seul candidat » pour ne pas dire « un seul parti » à la soviétique. Alors, lorsque l'on se trouve dans la situation absolument grotesque d'un seul candidat élu par un collège d'électeurs, excusez-moi de vous dire que cela a le don de m'énerver ! 
Je suis aussi pour des systèmes de démocratie participative, décentralisée et ouverte, qui fleure bon la VI ème République, estimant par ailleurs qu'une obédience ou une association, au vu des moyens modernes dont nous disposons peut mettre en place de tels systèmes relativement facilement. Enfin plus facilement qu'un Etat ! On ne va pas trop en demander  à Macron, hein ? 

Ces précisions étant faites, il va de soi que les positions du GODF ou de certains de ses membres sont incompatibles avec mes propres valeurs. 
Or, je suis « la Maçonne ». Ma – ô combien contestable – célébrité est de vous proposer des analyses. Comme tout est étalé pour le plus grand plaisir du public, rassembler les pièces du puzzle n'oppose aucune difficulté majeure. 

Le pseudo-conflit GODF- GLNF. 

C'est ce qu'il y a de plus facile à traiter. Le GODF comme d'autres obédiences ont réagi suite au discours de Macron, président de la République devant une assemblée d'évêques. J'ai personnellement analysé ce discours par le biais d'un article. Ainsi, je ne vais pas revenir sur le fond de la question. Pour moi, il est évident que Macron contrevient à la Loi sur la Laïcité – ne serait-ce que par sa seule présence à cet événement. 
Je n'ai pas pris le soin d'éplucher les communiqués des obédiences en cette occasion. Elles sont souvent – selon moi – trop peu argumentées pour avoir une quelconque portée sur le fond. Je ne suis pas en charge de la communication des obédiences. Après tout, si elles estiment que cela suffit, tant mieux pour elles. 
En ce qui concerne le GODF, nous avons eu droit, une fois de plus, à des affirmations péremptoires relevant du cliché.

Je cite ainsi : 
« L’affranchissement du respect de la loi de Séparation de 1905 et de la Constitution fait le lit du retour du cléricalisme, soit l’implication du religieux dans le politique. 
[…]  le Président de la République réintroduit les Églises dans le champ politique en contradiction avec l’esprit comme la lettre de l’idée laïque de la République.
Le recul de la laïcité républicaine française, […] traduirait une vision passéiste et rétrograde de la société, contraire à la philosophie des Lumières. 
[…] devant le risque que s’installe au plus haut niveau de l’État un retour aux anciennes pratiques du cléricalisme et avec elles [...].  L’égalité des droits de tous les citoyens [...] est un principe fondamental de la République, […] Face aux nouveaux dangers [...] la laïcité républicaine est le ciment de notre société, elle en est aussi le rempart contre les totalitarismes et les obscurantismes. »
 (lire le communiqué complet)

Ce communiqué a occupé François Koch qui nous offre, à son tour, un article reprenant les propos (personnels) de Philippe Foussier. http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2018/04/10/foussier-le-discours-de-macron-est-clerical/

Par ailleurs, le site du GODF propose une série de communiqué : un discours de Philippe Foussier le 1er mai, encore un communiqué rappelant « la liberté de conscience »,  un autre concernant l'Aquarius qui – au demeurant ne souligne pas le silence assourdissant de la France et son refus manifeste d'accueillir ce groupe de migrants dont la vie et la sécurité se trouvaient en péril – un autre du 21 juin qui récuse un article du Canard Enchaîné et promet d'apporter les éléments de preuve (sans le faire, mais ceci concerne la seconde partie de cet article) et enfin le 22 juin, un dernier communiqué – celui-ci commun  - parfaitement illisible,  aussi sur la Laïcité, mais le débat n'est pas là.  (source)
Le Figaro Magazine, suite à cette avalanche de communiqués, a trouvé matière à produire un article. (source)

La GLNF (Grande Loge Nationale Française), obédience dite « régulière », n'a de son côté pas produit de communiqué. 
Dans son histoire, cette obédience n'en a jamais produit concernant la défense ou son opposition à la laïcité. Toutefois, Jean-Pierre Servel, son grand maître, a considéré nécessaire de rappeler aux journalistes comme à Emmanuel Macron qu'il y avait deux modèles maçonniques : un libéral et adogmatique représenté par « plusieurs obédiences » (pour reprendre l'expression de ce courrier) et un autre, « régulier », qui refuse toute ingérence dans le champ sociétal, soit politique ou religieux, qui est représenté par la seule et unique GLNF. 
Ces précisions ont pour objet d'éviter tout amalgame entre la GLNF et les autres obédiences françaises. Ce qui est, parfaitement, du droit de la GLNF de le faire. 
Il n'y a, d'ailleurs, pas que la GLNF qui ne communique jamais sur la Laïcité ou sur un sujet sociétal. On peut citer par exemple la LNF, la GLTSO, la GLAMF… à qui personne ne fait de procès d'intention. 

Ces obédiences ont, d'ailleurs, elles aussi, parfaitement le droit d'expliquer à qui elles veulent, même au Président de la République, si elles le souhaitent, qu'elles respectent cette règle « ni politique, ni religieux ». 

Non seulement le GODF a crié au scandale, mais en plus s'est senti visé créant ainsi une polémique montrant, à mots cachés, le véritable souci du GODF. 

Gérard Contremoulin, sur son blog « Sous la Voûte étoilée » explique que Jean-Pierre Servel a, en écrivant au Président de la République, remis en cause une manifestation « Les Rencontres Lafayette » (lire ici)

« Le Grand-Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel, vient d'adopter une attitude particulièrement contre-productive par rapport à l'objectif officiel des Rencontres La Fayette. » nous dit-il dès l'introduction.  Plus loin, on peut même lire – histoire d'enfoncer le clou : 

« Chacun des maçons du GODF qui estiment que se parler vaut toujours mieux que s'ignorer -dont je suis- peuvent maintenant mettre en doute la sincérité des paroles aimables et fraternelles tenues par les dignitaires de la GLNF. A quoi servent nos échanges s'ils conduisent, dès le lendemain, à ce type de propos ? Cette lettre donne raison à tous les réfractaires et détracteurs des Rencontres... « 

Pire encore, il fait un parallèle avec une lettre de Stifani qui promettait à Sarkozy de ranger derrière lui tous les frères de la GLNF ! 

Les menaces de ce candidat à la grande maîtrise du GODF – je parle de Contremoulin  - sont à peine voilée : si la GLNF se risque à donner son avis et à souligner sa différence, à qui que ce soit, lui – Gérard Contremoulin – une fois grand maître – fera en sorte de remettre en cause ses fameuses rencontres Lafayette, dont il ne semble pas être le premier supporter. En effet, finalement, le propos de Contremoulin est bien d'annuler ces « Rencontres » sautant sur ce prétexte (cela pourrait en être un autre). 

Philippe Foussier, grand maître du GODF, nous la joue grande victime. Il reproche à Jean-Pierre Servel, lui-même grand maître de la GLNF, d'avoir « dissimulé » sa lettre. Il faut comprendre que Jean-Pierre Servel se devait de demander la permission à Foussier ! « Du jamais vu »  pour reprendre l'expression de François Koch dans son article (ici) (qui prend fait et cause pour le GODF) ? Non. C'est en effet ainsi que le GODF souhaite mener les obédiences en France, les contraindre soit par la menace comme le fait si naturellement et si ouvertement Contremoulin, soit en créant des grandes crises, à TOUJOURS demander l'autorisation du GODF. 

En effet, nulle part – et on sait combien je sais lire entre les lignes – la lettre de Jean-Pierre Servel évoque le fond sur la question de la Laïcité. Nulle part, encore, il ne nomme une obédience en particulier. En somme, en rien le GODF était spécifiquement visé … du moins pas plus que le Droit Humain ou la Grande Loge Féminine de France. 

Cette réaction exagérée cache, bien sûr, un autre malaise, bien plus profond du côté du GODF. Les obédiences françaises ne suivent plus (et on se demande si elles l'ont fait un jour) le GODF.  Lui qui veut être force de proposition au niveau de l'Etat, ne sait pas l'être au niveau des obédiences françaises même si elles partagent les mêmes points de vue. 

Ce que peuvent comprendre, finalement, les frères de la GLNF est la capacité du GODF a faire des histoires de peu de chose, mais surtout à se croire posséder une hégémonie qu'il est loin d'avoir. Quant aux Rencontres Lafayette, si elles sont annulées avec le GODF pour une raison ou une autre, il sera facile de trouver à nos frères de la GLNF d'autres compagnons de jeu, bien plus intéressant et révolutionnaire qu'un GODF qui traverse d'ailleurs une autre crise …. et celle-là, bien plus sérieuse. 


La crise des ex-Grands Maîtres. 

J'avais suivi d'un œil distrait la tentative d'OPA de Daniel Keller en parcourant le blog de « La Lumière » un matin devant mon bol de café noir et sucré. 

Voici en quelques mots les faits. Le convent de 2017 du GODF a décidé d'augmenter le nombre de conseillers de l'ordre, passant de 35 à 37. Il avait laissé au Conseil de l'Ordre le choix des régions d'affectation supplémentaire (au moins pour un de ces nouveaux conseillers de l'ordre). Si pour un de ces conseillers de l'ordre le choix de la région d'affectation ne pose aucune problème, pour le second, deux régions sont entrées en concurrence dont Paris IV, région de Daniel Keller. Ce dernier souhaitait profiter de cette modification pour candidater comme Grand Maître. Paris IV. 
Il s'est, ensuite, mis à espérer sur la démission d'un conseiller de l'ordre de Paris IV. Or, il a décidé de rester en fonction. 
Ainsi, dans le plus complet désœuvrement, en compagnie d'autres anciens grands-maîtres, Daniel Keller a décidé de mener une kabbale contre le conseil de l'ordre afin de leur faire annuler le vote du convent de 2017. 
Cette petite équipe ainsi formée a envoyé un premier courrier au conseil de l'ordre et a saisi la justice maçonnique arguant que les dispositions prises le furent illégalement.  

Le « Canard Enchaîné » a produit un article – que vous pouvez trouvé sur le blog de François Koch (La Lumière) qui explique grossièrement l'affaire, mais surtout insinue : 
1) que le prochain grand maître pressenti serait politiquement « à droite » (ce qui signifie que ce n'est pas Contremoulin qui est pressenti) en mentionnant le candidat Mosellan qui fut membre du RPR. 
2) surtout, il se moque très ouvertement du GODF et de sa querelle interne : « élection de ses chefs à plume », évoque « un appel à la fraternité » du 30 juin et j'en passe. Bref, c'est très drôle. 

Ce n'est pas du goût de Philippe Foussier. Pour lui, tout est faux .. sauf qu'il n'explique pas vraiment où, mais promet-il, dans un communiqué, il fera toute la lumière un jour. Je reconnais que les chefs du GODF ne portent pas de plumes.  En attendant ce jour radieux, il est à se demander si les informateurs du Canard Enchaîné ne sont pas la fine équipe de Daniel Keller qui y est mis un peu trop en avant. 

Pour ce qui est du fond de la question, le principal argument des ex-grands maîtres contestataires est que ce devait être le convent qui devait voter les affectations. Or, d'après les règlements intérieurs du GODF, c'est le conseil de l'ordre qui décide du découpage géographique et des affectations des conseillers de l'ordre. 
Comme ces derniers sont élus par les régions, on peut estimer, certes, qu'il y a conflit d'intérêt.  Or, selon les textes de l'obédience, le conseil de l'ordre est parfaitement dans son droit.  Ainsi, la « Justice Maçonnique » du GODF risque fort de renvoyer nos contestataires et leurs plumes chez eux si ce n'est pas déjà fait. 

Cette crise relève  d'une simple querelle intestine entre personnes et serait sans intérêt si cela n'avait pas été étalé dans le « Canard Enchaîné ». 

Daniel Keller, s'ennuyant chez lui, n'ayant pas réussi à percer en politique, souhaite devenir une nouvelle fois grand maître. Vexé que sa région soit écartée – et donc de se voir débouté –  possiblement ayant aussi quelques rancoeurs personnelles à l'égard de Philippe Foussier, l'actuel grand maître, il a décidé de faire de sa frustration une affaire nationale et publique en faisant publier ses contestations par le blog « La Lumière » et le « Canard Enchaîné » afin d'appuyer sa demande auprès de la Justice Maçonnique. Cela risque d'être, suivant l'expression d'usage, contre-productif. 

Cette crise relève aussi du fonctionnement anachronique du GODF. 

Le grand maître n'est pas élu par le convent mais par les conseillers de l'ordre. Imaginer que les 50 000 membres du GODF ne puissent pas élire leur propre grand maître pourrait presque me pousser à la révolution. Or, les loges du GODF – allez savoir pourquoi – se trouvent très contentes ainsi. Je ne vais pas gâcher leur bonheur en menant une campagne pour un suffrage universel !Quant aux conseillers de l'ordre, ils sont élus par les congrès régionaux et non pas par le convent qui n'a que le privilège de les installer. En somme, l'exécutif du GODF n'a aucune légitimité nationale. Le convent se trouve être le grand exclu de l'affaire.

A titre comparatif, la GLFF élit sa grande maîtresse au suffrage universel par le convent. Les conseillères fédérales sont désignées (par vote) par les congrès régionaux. Ce vote est consultatif – ainsi toutes les candidates sont présentées au convent qui procède aux élections finales. 
Pour être candidate à la grande maîtrise, il faut avoir été élue par le convent comme conseillère fédérale. 

Pour ce dernier convent, il y avait deux candidates « officielles ». L'une d'entre elle n'a pas été élue conseillère fédérale par le convent. Elle ne pouvait donc pas se présenter à la grande maîtrise. Le vote consultatif de sa région devait en préférer une autre qui, elle, n'a pas souhaité se présenter à la grande maîtrise. 
Il s'est donc trouvé une seule candidate à la grande maîtrise que nous connaissons. Dire que c'est plus démocratique est un grand mot … Le dysfonctionnement de la GLFF ne relève pas de son système d'élection mais de la désignation des candidates qui sont d'une part peu nombreuses et d'autre part pas nécessairement celles que l'on voudrait avoir. Néanmoins, le convent n'est pas écarté et le conseil fédéral de la GLFF a une légitimité nationale.  

Techniquement, sauf règlement particulier, c'est lorsqu'il faut démettre un conseiller de l'ordre ou un grand maître que cela peut devenir compliquer voir impossible. Un grand maître du GODF ne peut être démis de ses fonctions que par le conseil de l'ordre et un conseiller de l'ordre ne peut être démis que par un congrès régional.

Pour la GLFF, c'est le convent qui doit s'en débrouiller. Les conseillères fédérales sont justiciables devant lui. Elles sont censées travailler pour l'intérêt de leur obédience et rendre compte au convent de leurs actions. Ensuite, tout est une question de confiance et d'honnêteté des unes vis-à-vis des autres. Bref, de transparence. Le mandat de Marie-Thérèse Besson est un parfait contre-exemple. 

Pour le GODF, le grand maître travaille pour le conseil de l'ordre, voir sa région, et les conseillers de l'ordre n'ont finalement qu'à plaire à leur région. 
Le GODF cumule ainsi deux problèmes : un système d'élection dépassé et des problèmes de candidature. 

Si les loges du GODF – je le rappelle – sont très satisfaites de ce système s'illusionnant sur leur souveraineté, la contre-partie est qu'il génère de temps à autre des conflits entre quelques personnes. Un futur grand maître n'a pas à plaire aux loges et aux 50 000 membres du GODF, mais seulement à 35 et bientôt 37 individus d'où les crises régulières et récurrentes de « pouvoir ». 

Comme il est propulsé par une région (qui l'élit préalablement conseiller de l'ordre), ceci explique pourquoi la région et le président de région de Daniel Keller ont tenté de faire annuler la décision du conseil de l'ordre en utilisant divers moyens. Il est même, fort probable, que la grande scène du congrès régional que relate le Canard Enchaîné concerne aussi le pauvre conseiller de l'ordre en fonction, celui dont Daniel Keller attendait la démission. 

Et nos valeurs ? 

Une obédience libérale et adogmatique s'est choisie, en toute logique, un mode de fonctionnement démocratique reconnaissant aux loges – réunies en convent – un véritable pouvoir de décision. 

Le convent de 2018 de la GLFF (Grande Loge Féminine de France) a été particulièrement exemplaire. Il a refusé toutes les propositions de l'équipe de Marie-Thérèse Besson que j'avais analysées dans deux articles (sauf celle concernant la question du nombre de tenues pour les apprenties et les compagnonnes). . (lire ici ou encore dans cet article ici)
Ce convent de la GLFF a travaillé pour l'avenir de l'obédience refusant de se laisser abuser par ses dignitaires et d'enfermer l'obédience dans des conflits inutiles. 

C'est à cela, en effet, que sert un convent : rester le rempart contre l'obscurantisme, les luttes de pouvoir, qui bien trop souvent gangrène nos obédiences. 

Je souhaite à celui du GODF de trouver le chemin vers la Vème République. 

 

Musique pour ma mère. 

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yvan 25/06/2018 14:59

Bonjour, article intéressant mais sur une base fausse , mieux relevée par le volatile: c'est bien au convent du GODF de définir quelles régions recevraient les nouveaux conseillers car le règlement général était modifié , ce qui est de sa seule compétence. Le conseil a pris un gros risque en ne motivant pas sa décision au surplus. D'ou la lettre des anciens grands maitres qui rappellent les règles associatives !

Roland 25/06/2018 08:25

Analyse pertinente et à laquelle, sous de nombreux aspects, on ne peut que souscrire. Mais revenons au point de départ qui est cet article du Canards enchaîné et la guerre intestine qui semble s'y dérouler.
Nous serions heureux que ce journal nous explique "ce qui peut bien séparer une gauche plus que molle et une droite assez tendre… Entre un frère Daniel Keller, issu d'une grande école bourgeoise et un frère Jean-Philippe Hubsch, ex-jeune du RPR ?.. Dans ce monde merveilleux et enchanteur où l'on survit, seul le bruit provoqué par l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette vibre à l'unisson dans cette franc-maçonnerie sirupeuse. Ce petit monde des tabliers semble bien éloigné de celui qui contribua aux luttes démocratiques et sociales." (in mon blog "Vibrations").
C'est bien sur ce point que le bât blesse. Tout le reste n'est que littérature qui ne dupe que ceux et celles qui le veulent bien....

La Maçonne 25/06/2018 11:50

Oui. Le petit bourge' Keller ne me semble pas plus à gauche que cela.
En même temps, que le GM du GODF penche plus à droite qu'à gauche tout le monde s'en moque. Bauer la superstar, grand pote de Sarko, penche de quel côté, lui ?

Zorobabel 25/06/2018 06:36

Et encore heureux que le gm soit pas élu au suffrage universel! Le GODF est une Fédération de loges et de rites, nul besoin d’un caporal. Et à bien y réfléchir c’est cela la démocratie.

La Maçonne 25/06/2018 11:47

Heu . Donc, si j'ai tout compris. Un président de la république est un petit capo et on devrait stopper le suffrage universel ?