31 Octobre 2018

Ce qui est assez détestable avec le GODF est son opportunisme. Le coup médiatique que le GODF s'offre avec la suspension de Mélenchon semble le confirmer.
Afin que je ne sois pas accusée injustement de faire le même coup qu'à la GLDF, je ne peux que remercier les conseillers de l'ordre d'avoir pensé à moi. En effet, les 50 000 membres du GODF n'ont strictement aucun mot à dire quant aux élections de leur grand maître, mais surtout – puisque la multiplicité des candidats semblent être un mal nouveau en démocratie comme feu le régime soviétique l'affirmait en son temps – il était le seul candidat à se présenter. Ce qui, nonobstant, limite passablement les options même pour un si petit collège d'électeurs qu'est le conseil de l'ordre du GODF, conseillers de l'ordre qui ne sont pas non plus élus par le Convent.
Ceci dit pour mettre dans son contexte la position du conseil de l'ordre qui touche à un des fondamentaux de l'obédience : l'égalité.
Jean-Luc Mélenchon est sur le coup d'une enquête concernant ses comptes de campagne des présidentielles 2017. Il n'est pas inculpé, pas condamné et bénéficie comme tout citoyen de la présomption d'innocence. (source)
Ce 13 février, le Journal officiel publiait la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) approuvant les comptes, mais rectifiés à hauteur de 6,03 millions d'euros au lieu des 10,676 millions budgétés.
Il est assez curieux que cette commission valide les comptes d'un côté et les signalent au parquet dans le même temps. S'il y avait un problème (détournements de fond, fausses facturations, etc), il suffisait de les refuser ET de les signaler comme frauduleux.
Les circonstances de ces perquisitions fortuites me semblent aussi douteuses. En effet, du fait de la validation des comptes par la commission en charge, on ne sait rien des accusations réelles et, a priori, Mélenchon n'a jamais été entendu préalablement par les enquêteurs. Il n'est même pas mis en examen !
Les accusations ont été faites par une députée de l'extrême droite Sophie Montel qui, elle même, explique qu'il s'agit d'une blague (d'un mauvais goût, mais c'est l'extrême-droite, après tout) et considérées par elle comme fantaisistes. Mélenchon a même demandé - afin de sortir de ces accusations - un nouvel examen de ses comptes, le 8 juin 2018. Pourquoi cela n'a tout simplement pas été fait? (source) Ce qui laisse entendre que Mélenchon estimait savoir remettre les documents sans avoir besoin de déployer les forces de l'ordre.
C'est seulement APRES la perquisition que sont entendu Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou. (source)
Bien que les journalistes sont bien informés, on ne sait pas ce qui a été confisqué par les nombreux policiers ayant débarqués à la fois dans les locaux des Insoumis, chez Mélenchon, mais aussi chez différents collaborateurs de Mélenchon. Soit un total de 17 perquisitions avec une 100 aine de policiers déployés. La liste des adhérents, les documents confidentiels stratégiques auraient-ils tout autant confisqués que les fameux comptes?
Pour l'extrême-droite et ses 15 mises en examen, il n'en a pas fallu autant !
Pour l'affaire Benalla (où il s'agissait quand même d'armes à feu, d'actes de violence sur plusieurs manifestants), les policiers n'ont pas réussi à accéder à l'appartement de Benalla .... on peut s'interroger sur l'organisation de ce type de procédure et ce déchaînement policier.
Mélenchon, semblant vouloir jouer sur le principe de la "transparence", a publié sur son site les questions du Parlement Européen sur ses assistants parlementaires (il s'agit d'une des accusations faites par la justice française) et sa réponse (janvier 2018). Vous pouvez trouver le document ici.
La demande du Parlement Européen concerne des "publications" faites en France (Mélenchon répondra qu'il s'agit des allégations de la "néo-fascite" Montel) et présente une liste de contrat de travail. Suivant Mélenchon, il a été particulièrement actif en tant que "député européen". Ce qui a laissé peu de temps à ses assistants parlementaires pour faire autre chose. Dans le cas où ces derniers ont souhaité avoir une activité politique, Mélenchon affirme s'être toujours rapproché des services du Parlement et présente même les mesures qui ont été prises (mise en temps partiels, congés sans solde et même fin de contrat) afin d'éviter que des "assistants parlementaires" soient employés par le parti politique.
Le style de la réponse très "Mélenchon" montre aussi que le personnage est rigoureux voir même rigide. On pourra aussi trouver sur le site de Mélenchon une réponse concernant les comptes de campagne, démontant l'argumentation des médias (lire ici). Les comptes de campagne sont aussi publiés sur le site de Mélenchon et vous pouvez les éplucher ici.
Quant aux soupçons d'une instrumentalisation de Macron vis-à-vis de la justice, il apparaît que cela en a tout l'air selon le Monde et le Canard Enchaîné. Visiblement, Macron semble tenir à choisir le "Procureur de Paris" celui qui sera chargé de suivre les "affaires" de ces copains "En Marche" ou du MoDem (source). Les magistrats demandent, afin d'éviter tout conflit d'intérêt, que cesse aussi les "remontées d'information" au sujet de certains dossiers et condamnent la main-mise de Macron sur le système judiciaire. (source)
Je ne vais pas discuter pour savoir si insulter des représentants de l'ordre, c'est mal.
Par contre, je vais me permettre de demander pourquoi n'avoir toujours pas suspendu un frère du GODF lorsqu'il a frappé (on dit même battu) une sœur du GODF et avoir préféré laisser un vénérable maître et un surveillant insulter cette jeune sœur en lui conseillant « d'aller baiser ailleurs ».
Je pose cette question non pas à des fins polémiques mais bien parce que cela démontre toute l'ambivalence du GODF et sa perte – était-ce fut fait la nuit dernière ? - d'une de ses principales valeurs. L'égalité.
Nous pouvons être tous d'accord que la démonstration de violence de Mélenchon est déplorable au même titre que tout acte de violence - que le GODF soit d'accord ou non avec la suite de cette phrase : y compris sur des femmes.
Ainsi ce frère qui frappe une sœur n'est pas suspendu, mais Mélenchon – qui n'est pas mis en examen – l'est lui pour insultes … en utilisant même une mesure d'exception selon François Koch, sur le blog « La Lumière ».
A l'égard des sœurs et des femmes en général, je connais très bien le principe de double-vitesse de leurs droits pour savoir le dénoncer sans avoir besoin d'autres arguments de voir une sœur du GODF contrainte de démissionner de sa loge, poussée par les frères de sa loge, ceci dans l'indifférence générale et même le déni de la réalité des violences dont elle a été victime comme Géplu nous en a donné une parfaite illustration dans un de ses articles où il en profitait pour m'insulter ainsi qu'un journaliste de l'Express, François Koch. A tout hasard, pour mémoire, on trouvera en illustration en fin d'articles quelques unes des insultes de Géplu me concernant. Il est, d'ailleurs, félicité par bons nombres de frères du GODF qui n'ont d'ailleurs pas plus d'arguments que la violence.
Le GODF a gardé dans ses rangs – malgré une condamnation pour abus de biens sociaux en 2003 – Jean-Michel Baylet qui, grand ignorant des affaires de son conseil régional, voit ses collaborateurs mis en examen ou condamnés les uns derrière les autres actuellement. (source)
Comme frapper une femme et la forcer à démissionner n'est pas un problème pour le GODF et d'une gravité bien moindre que de bousculer un agent de la sécurité nationale dûment armé et parfaitement entraîné, on oubliera l'affaire de son assistante parlementaire avec lequel il a signé un accord confidentiel pour faire annuler la plainte de cette dernière. Cela a même été discuté en pleine séance de l'Assemblée Nationale. (source) Baylet n'a jamais caché sa toujours actuelle appartenance au GODF (cliquez ici).
Jérôme Cahuzac, celui qui mentait « les yeux dans les yeux » - ce qui est en soi une atteinte à la probité et à l'honneur et bel et bien nuisible à l'image du GODF - a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, pour fraude fiscale. (source)
S'il est suspendu du fait de sa mise en examen (et pas du fait de ses mensonges à l'égard des français), rien n'indique que le GODF a consenti à l'exclure définitivement de l'obédience et qu'il n'a pas réintégré sa loge, une fois l'affaire "oubliée".
Je suis certaine qu'en cherchant un peu, on trouvera d'autres « frères » du GODF qui ont échappé aux foudres de la justice maçonnique et des grands maîtres successifs, bien qu'ils soient condamnés ou mis en examen.
Vu l'empressement du GODF pour voter la suspension de Mélenchon et la publicité qu'il s'offre sur "sa moralité", ces silences pour ces "frères" paraissent bien suspects.
Très à l'aise pour se vanter de certaines décisions, il faut croire que le GODF en a pris aucune concernant les "frères" sus-mentionnés et souhaitent les garder bien au chaud dans leurs loges.
Là où le principe d'égalité devrait prévaloir, l'idée même qu'elle pouvait aussi s'appliquer dans ce cas n'a, semble-t-il, pas effleuré les grands esprits du conseil de l'ordre. De ne pas suspendre voir radier des frères condamnés d'un côté du fait de leur appartenance politique (Parti Socialiste), mais de s'acharner sur un autre me semble disproportionné.
Quant aux questions sur l'indépendance de la justice vis-à-vis du gouvernement ou de la présidence de la République, il s'agit de questions bien trop techniques et importantes pour qu'elles intéressent le GODF.

Le GODF se dit "gardien de la République". En mettant en pâture Mélenchon - comme d'ailleurs on le voit sur son blog officieux hiram.be tenu par le sieur Géplu - avec même un sondage ! - il signe une justice "maçonnique" à deux vitesses mais aussi ce qui relève d'un lynchage maçonnique en règle.
François Fillon est mis en examen suite à l'emploi (fictif) de plusieurs membres de sa famille, cela durant 30 ans. Nicolas Sarkozy est empêtré dans des affaires judiciaires et a été condamné à plusieurs reprises (correctionnel, par la Cour Constitutionnel, source). Marine Le Pen est, à son tour, menacée par diverses actions judiciaires (emploi fictif, diffusion de photographies, etc).
17'Euro-députés sont d'ailleurs sous le microscope judiciaire pour des dossiers d'emplois fictifs. Tous membres de l'ex-Front National (Rassemblement National) et 15 mises en examen ont été décidées dont celle du Front National. (source). Quelque soit leur parti, les Euro-Députés français n'ont pas une excellente réputation au sein de l'Europe. Ils profitent d'un système de lobby permettant leur enrichissement personnel. (source) Ne gâtons par notre plaisir, c'est le seul classement européen où la France est si bien placée.
En une seule année de mandat, la "République en Marche" connait, de son côté, trois mis en examen (affaires Benalla) et pas moins de 7 enquêtes pour des affaires de fraudes dont :
Pour un parti "exemplaire", cela commence à faire beaucoup. Or, dans aucun de ces dossiers y compris ceux du MoDem, il n'a été organisé des perquisitions de l'envergure de celle faite chez les Insoumis.
La publicité faite autour de Mélenchon, publicité à laquelle participe le GODF, ne fait que masquer les affaires de l'équipe de Macron mais aussi, et c'est tout le paradoxe de l'histoire, celles du Front National, soit l'extrême-droite.
Le GODF – véritable allié d'une misère morale en politique – ne sait que satisfaire les désirs partisans, que ce soit ceux d'un Parti Socialiste exsangue ou d'un macronisme en difficulté. Il est « aux ordres ». C'est tout au moins ce que nous montre la décision hâtive de son conseil de l'ordre. "Aux ordres" c'est peu dire - il est même en pleine allégeance, ayant remis une Marianne à Emmanuel Macron à l'occasion d'un entretien avec Macron et toutes les obédiences maçonniques (lire sur le site du GODF).
S'interroger sur les véritables raisons de cette enquête et de la perquisition, dont on peut remettre en doute l'utilité judiciaire ainsi que les circonstances, aurait été un minimum. Le conseil de l'ordre n'a fait qu'exécuter .... et n'a rien pensé.
Ce n'est pas la première fois que le GODF tente de se séparer de Mélenchon comme ce fut le cas, aussi, pour Collomb, maintenant ex-ministre de l'intérieur. Le GODF est, très certainement, arrivé à son point d'essoufflement maximal : il en est à déposer des plaintes contre des frères pour "délit d'opinions" (et pas d'opinions d'extrême-droite).
Le Parti Socialiste, avec seulement ses 35 députés à l'Assemblée Nationale, n'a jamais été aussi mal. Il risque de déchoir un peu plus lors des élections européennes, logiquement prétexte à « caser » les « sans-mandats ». En effet, il envisage de présenter des listes sans étiquette PS.
La « République En Marche ! » semble surtout être embourbée dans les bas côté des chemins sinueux de la politique. La majorité à l'assemblée est terne. Les démissions – rocambolesques – de Collomb et Hulot ont donné l'image d'un gouvernement aux abois. Ainsi, la France s'est trouvée sans Ministre de l'Intérieur durant deux semaines. Macron est tous les mois au plus bas des sondages – et à côté Hollande paraît même être un président bien plus populaire.
Le successeur du Parti Socialiste, celui qui peut proposer, tout au moins, un programme ancré à gauche – certains diraient trop à gauche – et qui se présente comme la seule opposition à Emmanuel Macron – au moins bien plus fréquentable que l'extrême-droite et la famille Le Pen - est la « France Insoumise » avec son leader, un peu trop naturel pour mon goût pour les suffrages universels – mais passons – Jean-Luc Mélenchon.
Puisque j'y suis, il n'a pas existé de "primaire" pour désigner Macron comme candidat à la présidentielle pour représenter "En Marche". Quant à la légitimité de Macron, la dégringolade morale et politique des principaux partis (PS et Les Républicains) n'ont pas laissé d'autre choix aux électeurs. En même temps, pour une obédience qui pratique de manière très officielle le principe de la mono-candidature, s'en félicitant, et qui donne le droit de vote qu'à 37 personnes sur 50 000 membres, je ne suis pas certaine que le GODF et moi avons la même définition de "légitimité".
Un sondage ont placé Mélenchon devant Macron lui-même, comme "homme politique préféré des français", en octobre. (source) Cela ni Macron, ni les conseillers de l'ordre du GODF (ou tout au moins son grand maître) ne pouvaient le supporter. Mélenchon ne semble pas enclin à vouloir se soumettre aux directives du GODF comme il ne se montre pas très désireux de l'intégrer à ses choix politiques. Le véritable exclu n'est pas Mélenchon, mais le GODF. Lui qui se veut être dans l'ombre du pouvoir - sorte d'éminence grise - en apportant ses "conseils" aux politiques, il n'est même pas dans l'ombre de la chaussette de Mélenchon.
Au final, selon les derniers sondages, l'extrême-droite est le seul parti à bénéficier des difficultés récentes de Mélenchon. Peut-être que le GODF cherche, en s'attaquant à Mélenchon, rendre un service à Marine Le Pen comme il semble porter foi à une accusation fantaisiste d'une députée d'extrême-droite ? Si ce n'est pas le cas, c'est tout au moins, la conclusion de ce lynchage maçonnique et médiatique en règle, Est-ce que le GODF est capable de l'assumer ?
A lui de savoir quelle image le GODF souhaite donner dans l'avenir. Dans tous les cas, je ne cautionne pas ce lynchage maçonnique parfaitement indigne d'une obédience maçonnique.
L'exemplarité morale ne se commande pas à coups d'éclat médiatique – c'est un long travail qui reste encore à faire, aussi bien dans les différents partis politiques mais aussi dans nos obédiences.
Au GODF de faire ce travail - et pour l'y aider fraternellement, il trouvera quelques exemples d'insultes de Géplu qui ne peut que nuire à l'intégrité morale du GODF.

Histoire d'inspirer le GODF et de la soutenir dans sa quête morale, voici quelques insultes made in Géplu qui nuisent à l'image de notre pieuse obédience.

Toujours dans l'objectif de soutenir le GODF et son Conseil de l'Ordre, ainsi que son Grand Maître dans leur importante entreprise de moralisation des frères et de veiller à ce qu'ils aient en toute occasion une parfaite conduite, voici un exemple d'email que le sieur Géplu, blogueur sur hiram.be se permet d'envoyer dès qu'il est (un peu) vexé.
Pour citer les règlements du GODF, c'est de "l'intempérance habituelle", des "propos grossiers ou inconvenants, .... actes contraires à l’honneur, à la probité, [....] même non suivis de sanctions profanes, …."

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GODF : le Conseil de l'Ordre soutient l'agresseur présumé d'une soeur du GODF. - La Maçonne
Contre les violences faites aux enfants Il y a trois mois, nous vivions dans un pays où n'importe quelle femme pouvait se faire tuer en faisant son jogging. Aujourd'hui, nous vivons dans un pays où
http://lamaconne.over-blog.com/2017/12/godf-tarbes-soeur-agressee