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La Maçonne

Assignation de la loge Dionysos : la GLFF refuse la médiation (et n'en parle même pas).

Elle a surtout loupé, une fois encore, l'occasion d'éviter un procès. Suite à une audience en date du 31 mai 2018, le Tribunal d'Epinal envoyait à toutes les parties une proposition de médiation par courrier en date du 12 juin.

Toutes les parties, c'est peu dire : mon avocat et moi-même avons reçu chacun notre exemplaire, et l'avocate de la partie adverse, la loge Dionysos et Gertrude ont reçu chacune le leur – soit 5 exemplaires de la même lettre, difficile de la manquer. 


Le 16 novembre, non sans quelques relances de la partie adverse, nous apprenions que la GLFF refusait cette solution de médiation et par conséquent préférait aller au procès (directement). 

L'opacité : une nouvelle règle ? 

Entre le 12 juin et le 16 novembre, que s'est-il passé ? Rien. 

De mon côté, j'avais accepté cette médiation sans aucun problème. Au plus tard le 25 juin 2018, la loge Dionysos et tout le conseil fédéral devaient être informés de ma décision.  Ceci dans un monde idéal ...

Le 6 juillet – lors de la réunion du conseil fédéral – la (nouvelle) grande maîtresse Marie-Claude Kervalla et la grande oratrice Nicole M, déclaraient « attendre des nouvelles de leur avocat ». Au plus haut niveau de l'obédience, on ne sait pas décrocher un téléphone. 

Les réunions du conseil fédéral suivantes (une tous les mois), le sujet "Dionysos" n'est plus jamais abordé. Les conseillères fédérales ignorent donc qu'une médiation est proposée, qu'elle a été refusée et que - par conséquent - cela ouvre aux suites judiciaires que l'on devine sans peine. 

Quant aux  sœurs de la loge Dionysos, elles ne savent même pas qu'une assignation est ouverte contre leur loge.  Après tout, pourquoi s'en inquiéteraient-elles ? Pour elles, c'est le conseil fédéral qui gère le dossier et, même si la loge Dionysos est condamnée, non seulement elles ne paieront rien mais seront encore protégée par la grande maîtresse Marie-Claude Kervalla. 

Pour obtenir la réponse de ce refus, il a fallu insister. En effet, elles refusaient de répondre - usant de divers prétexte - comme se dire "pas prêtes". Bien sûr, je n'ai aucun motif expliquant leur refus .... Dans le cadre d'une médiation de ce type, c'est inutile d'en donner.

Par ailleurs, nous n'avons toujours pas reçu les conclusions de la partie adverse. Là, cela pourrait être utile puisqu'il s'agit de leur défense. Je rappelle qu'elles détiennent le dossier d'assignation en plusieurs exemplaires depuis fin mars 2018, soit depuis 8 mois ... Pour le moment, le seul dossier vide que je connais, c'est le leur. 

Par qui est géré l'affaire Dionysos? 

C'est, effectivement la question qui peut se poser. Les membres de la loge Dionysos s'en fichent et sont bien contentes d'avoir refilé l'affaire au conseil fédéral, sans plus s'en préoccuper. Les conseillères fédérales ne sont informées de rien et donc ne peuvent décider de rien. Il suffit aux soeurs de la GLFF de lire tous les comptes-rendus du CF depuis le 1er mars 2018 pour s'en convaincre. A la partie juridique, c'est le "néant" total frisant le vide intersidéral. 

L'affaire "Dionysos"  semble être « gérée » - et a priori sans aucune concertation avec les conseillères fédérales - exclusivement par  la grande maîtresse Marie-Claude Kervalla, qui ne sait faire que du « Besson » mieux que l'originale et par la grande oratrice Nicole M, lyonnaise et affidée de Besson et qui avait refusé, en son temps, le recours interne (article 160). 

Eventuellement, la nouvelle grande maîtresse adjointe aux affaires intérieures qui remplacent Catherine L est peut-être dans la boucle suivant ses "affinités" personnelles avec le gang des lyonnaises. 

Cela signifie aussi – et c'est important pour les sœurs de la GLFF – que l'avocate lyonnaise est toujours rémunérée par la GLFF. Le conseil fédéral n'a décidé d'aucune disposition pour faire en sorte que la loge Dionysos participe, au moins financièrement, à sa propre défense. 

 

 

Qu'est-ce une médiation ? 

Il s'agit d'une disposition prévue, à l'écart d'une procédure judiciaire, qui permet d'éviter l'engorgement des tribunaux. Une médiation peut être demandée par l'une et l'autre partie ou par le juge. Dans le cas du dossier "Dionysos", c'est le Tribunal qui en a fait la demande. 
Cette solution de médiation  a aussi pour objectif de mettre en face les deux parties et de leur permettre de régler leur différent via un accord. Accepter une médiation est vouloir entamer une négociation et tenter de trouver un arrangement « amiable ». Refuser la médiation est refuser le dialogue. De la part de la GLFF, cela n'a donc rien d'étonnant : le dialogue, c'est pas vraiment leur truc. 

Bien sûr, l'éventuel accord trouvé doit être homologué par un juge et a la même force exécutoire qu'un jugement. Ainsi, la partie plaignante n'a rien à perdre, surtout si elle est de bonne foi. Quant à la partie adverse, elle s'évite une condamnation plus officielle et donc publique. La GLFF avait donc tout à y gagner ... Ainsi, pourquoi refuser cette solution?

Voici quelques hypothèses  rien que pour les soeurs de la GLFF ....  

1 - La première raison qui a fait, me semble-t-il, refuser cette solution de médiation tient à la manière dont le dossier « Dionysos » a été gérée par Besson et sa grande oratrice Nicole M. Elles ont pris les décisions seules, sans informer le conseil fédéral et surtout sans informer les membres de la loge Dionysos, tenus à l'écart du dossier, qui pourtant les concernent directement. C'est, rappelons-le, la loge qui est assignée et pas la GLFF.   

Ainsi, si un accord était trouvé, les membres de Dionysos comme n'importe quelle autre loge de la GLFF  pouvaient ouvrir un recours pour s'y opposer arguant que le conseil fédéral n'avait pas respecté l'article 17 de la constitution concernant ses délibérations et que Annie G, l'actuelle vénérable Chiboulette, n'avait pas respecté de son côté, les article 86, 87 et 110 à 117 (Délibérations) du Pacte Social, décidant de tout de son côté, sans respecter le pacte social. 

2 - Elles sont butées. Oui. Mais pas que. Ce n'est pas la première fois que le conseil fédéral ne sait pas éviter ce procès. N'oubliez pas, j'ai ouvert un recours en septembre 2016 (article 160) et celui-ci a été refusé sans que nous sachions pourquoi. Nous - vous mes chères lectrices et mes chers lecteurs - mais moi aussi ainsi que tous les membres de la GLFF, ce qui - convenez-en - est inhabituel : prendre une décision et ne pas l'expliquer ... Du grand n'importe quoi ! 

A cette époque, elles ont aussi refusé de me recevoir et de m'entendre. Que je fasse le récit de l'affaire de la « Biennale de Bordeaux » devait déplaire à Besson et lui faire craindre quelques remontrances par ailleurs. Bref, il n'y a rien d'étonnant, en soi, qu'elles refusent cette médiation. C'est dans leur logique de fonctionnement. 


Elles espéraient que j'abandonne (et l'espèrent encore). En effet, refuser cette médiation est, dans leur petite tête, montrer qu'elles ont de quoi se défendre et qu'elles n'iront pas s'abaisser à négocier quoique ce soit avec moi.  Aussi, pensaient-elles, qu'en pilotant elles-mêmes le dossier, cela allait me faire peur … comme envoyer une avocate lyonnaise dans les Vosges ou encore maintenir la loge Dionysos en activité ! Puis, il y a quelque chose de revanchard dans ce refus de négocier : « elle veut le procès, elle l'aura ! ». Oui, je l'aurais … mais elles aussi. Après tout, ce n'est pas moi qui suis assignée ! 

Butées, donc - bornées aussi - mais surtout, elles sont irresponsables. 
 

3 - Elles ont quelque chose à cacher. Le conseil fédéral de la GLFF commence a être connu internationalement pour son manque cruel de transparence à l'égard des loges et des soeurs de la GLFF. 

Or, les conseillères fédérales ne sont, elles-mêmes, pas informées de l'avancement du dossier. Elles n'ont rien décidé comme, par exemple, mandater une conseillère fédérale auprès de la loge pour organiser une réunion les informant de cette assignation, requérir de leur part les accords ou refus, …. et, enfin, les avertir du risque de condamnation que la loge Dionysos encourt. Bref, faire leur boulot de conseillères fédérales – mais cela est aussi une utopie – lointaine utopie ... 

Personnellement, je ne vais pas les plaindre. Les conseillères fédérales se laissent manipuler - tout en ayant parfaitement conscience qu'elles le sont. Est-ce que la prise de parole est à ce point impossible et verrouillée, lors des réunions du conseil fédéral, pour qu'aucune ne proteste vigoureusement? Estiment-elles n'avoir rien à devoir aux loges de l'obédience? Cela, je ne sais pas. 

Se montrer plus transparentes de la part des lyonnaises appelle obligatoirement à devoir répondre à des questions bien gênantes comme pourquoi avoir laissé faire la loge Dionysos ou encore pourquoi avoir refuser le recours interne à raison de 32 voix pour 32 votantes. Elles se retrouvent, paradoxalement, piégées dans leur  propre duplicité. 

Elles souhaitent cacher quelque chose aux conseillères fédérales : une erreur, un petit "arrangement" avec la vérité, ...  leur réelle motivation. Quelque chose qu'elles savent inacceptables au niveau du conseil fédéral et des loges et qui n'a rien à voir avec la défense de la loge Dionysos (leurs conclusions devant m'être envoyées). 

 

4 - Elles ne voulaient pas se trouver face à moi. Ce n'est pas que je fasse peur. C'est qu'accepter cette médiation est aussi me parler, droit dans les yeux et avoir des arguments « qui tiennent ». C'est tout le principe du dialogue entre personnes responsables.

Ne pas assumer ses responsabilités, c'est un peu tout le problème de nos protagonistes. Cela depuis l'histoire de Cunégonde.  

En résumé, il est plus simple (et facile) pour elles de préférer un procès et la condamnation qui va avec, plutôt que de tenter d'apporter des explications qu'elles n'ont pas envie de donner.

C'est pourquoi, leurs "conclusions", qui tardent à venir, vont mériter une lecture particulièrement attentives.

Elles ne devraient avoir aucune difficulté pour les remettre.  En effet, Nicole M, grande oratrice, avait conclu au refus de mon recours interne sur la base des mêmes documents et arguments qui se trouvent dans l'assignation de Dionysos.

Si elle a réussi à convaincre les conseillères fédérales à l'unanimité, elle doit avoir envisagé qu'elle se devait aussi convaincre un juge profane. Non? C'est pourtant tout le sens de l'article 160 du pacte social où le conseil fédéral est appelé "Gardien des Lois". 

Conclusion. 

Est-ce que les soeurs de la GLFF vont apprécier le refus de cette médiation et - donc - ce refus de dialogue, qui est loin d'être le premier à mettre à l'actif du gang des lyonnaises ? Je n'en suis pas certaine. 

Payer les factures des errements et erreurs du conseil fédéral et de la loge Chiboulette  va finir par les lasser ... au même titre que de constater que les conseillères fédérales sont laissées (volontairement) dans la plus crasse ignorance. 

Préférer un procès sans même tenter de trouver un accord, n'est-ce pas paradoxale pour une obédience maçonnique qui prône autant le respect des lois qu'un esprit de tolérance? 

Le prochain rendez-vous sera devant le juge .... 

 

 

Un choix musical qui, comme d'habitude, n'a strictement rien à voir avec l'article. Juste pour le plaisir. 

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P
Chère Maçonne, tu as écrit: "le gang des lyonnaises". Puis-je te rappeler que par ta décision, ce dossier est ouvert au public? TCS, ne dépasse pas la ligne jaune...
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L
Ce surnom est "interne" à l'obédience ... Force est de constater que les principales "fonctions" de la GLFF étaient entre les mains de soeurs de Lyon, comme par exemple la Grande Maîtresse, MT Besson, son adjointe aux affaires intérieures Catherine L et enfin pour terminer sa grande oratrice Nicole M. La nouvelle grande maîtresse est une soeur de la même région (Nevers) que Catherine L (Dijon), la grande oratrice est toujours Nicole M ... Quant à la présidente de la commission de la Constitution, c'est l'ancienne Grande Oratrice Anne-Marie F de Besson qui en est la présidente (Besson a fait en sorte de la placer à la tête de cette commission - du jamais vu !) - et il semblerait que la présidente de la commission Laïcité soit encore une soeur de Lyon. Voilà. Voilà. Ainsi, les appeler le "gang des lyonnaises" n'est ni faux, ni exagérer ...
G
Le problème de ces Obédiences importantes est que les frères et sœurs sont dépendants d'une autocratie épouvantable. Ils et elles sont dans un moule de l'obéissance arbitraire. On paie les cotisations et on la ferme. Si seulement GM et G Maitresses brillaient par leur intelligence ?, malheureusement ils se contentent de despotisme dans une maçonnerie qui ne veut plus rien dire et, qui évolue dans les ténèbres. L'absentéisme des frères et certainement des sœurs en apporte la preuve. La maçonnerie c'est la liberté et la joie du travail pour apprendre et construire. Dans mon Obédience la Glamf, j'ai retrouvé cette liberté. C.Galinier
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L
Là, tu es en train de me faire flipper. Depuis quand tu me défends?
D
L'à-peu-près dictionnaire de la franc-maçonnerie de Philippe Benhamou et Jean-Laurent Turbet<br /> <br /> LES CONS ÇA OSE TOUT. C'EST MÊME À ÇA QU'ON LES RECONNAÎT.<br /> Michel Audiard<br /> <br /> Avec une œuvre d’une telle puissance littéraire le Prix Nobel est dans la poche.<br /> Bien installés dans le fromage, tout est possible pour engraisser les cochons, et les pigeons/couillons sont tellement nombreux dans les loges. Belle contribution à la disparition de l’espèce maçonnique...
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F
Je trouve désolant d'étaler son dossier en place publique.
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G
Je te défends depuis toujours. J'ai un côté matcho, mais je respecte profondément le sexe féminin. J'ai horreur de l'injustice et d'une maçonnerie de façade sans fraternité, avec des dirigeants pour le moins abjects et prétentieux. C.Galinier
L
Moi, je trouve désolant que des frères et des soeurs soient contraints d'assigner leur loge ou leur obédience respectives pour faire respecter leurs droits fondamentaux et leurs droits associatifs. <br /> Une fois que toutes ces affaires seront bien exposées, bien détaillées, bien expliquées ... démontrant que la loi est la même pour tout le monde, y compris des loges maçonniques et des obédiences, je suis certaine qu'elles seront bien plus vigilantes. En attendant, cette affaire sera expliquée, étalée, débattue sur ce blog et aura toute l'audience qu'elle mérite ... n'ayant rien à cacher et à me reprocher.
P
Le prochain rendez-vous sera devant le juge .... dites-vous...<br /> <br /> Les procès de ce type sont publique, seriez-vous donc obligée de dévoiler votre identité ?
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L
Benhamou est soi-disant l'auteur de "la Franc-maçonnerie pour les nuls" ... Il n'a pas pigé la première règle. C'est à craindre que son bouquin soit pour les nuls de chez nuls et plus nuls encore que l'on pourrait imaginer !
P
Décidément ce Benhamou n'a rien compris...il devrait demander conseil à son copain Turbet avant de dire et écrire des conneries, à moins que son cas soit sans espoir...Toute ma sympathie et mes encouragements à toi Lilith
L
Mais, mon cher,j'ai le droit de dévoiler mon identité - C'est vous qui n'en avez pas le droit .... Ce serait bien soit de respecter la législation sur la vie privée à défaut d'être capable de respecter un principe maçonnique que vous ne semblez pas comprendre.
D
Ma TCS, Les loges comme les obédiences, comme toute organisation constituée d’hommes et/ou de femmes traversent des crises. La GLNF s’est trouvée dans un état de décomposition avancée pourrie par la tête par les soins d’un dénommé stifani (sans majuscule) et de quelques sbires qui se vautraient dans le gâteau. La GLDF s’interroge sur le fait que 7 frères maîtres sur 10 démissionnent après 3 années de pratique dans le grade et recommande de draguer les frères maîtres vers les degrés de perfectionnement, pour tenter d’endiguer l’hémorragie interne. Peine perdue car ce qui rebute les frères qui abandonnent le chantier c’est la pauvreté intellectuelle, la médiocrité, de trop nombreux membres (lesquels considèrent appartenir à la crème de la société). La pratique maconnique ne fera jamais d’un âne un cheval de course. Pourtant les ânes en question jouent le jeu, ils s’acquittent de leurs capitations, lesquelles serviront, entre autres, à couvrir les frais de voyages et de séjours des dignitaires > à l’étranger. La GLFF n’échappe pas à la règle.<br /> C’est du grand n’importe quoi, quand elle est pilotée par des dirigeantes stupides, elle produit de la stupidité. <br /> Je te souhaite courage et persévérance pour affronter l’épreuve que tu traverses. Fort heureusement, sous notre république, il reste possible d’alerter l’opinion sur les dérives et les malversations dont on se trouve témoin. D’apporter un peu de lumière dans toute cette noirceur.<br /> Frat
Répondre
L
Il y a des statistiques du même ordre pour la GLFF. <br /> Les indications ne sont pas fausses. Il évoque les "jeunes maîtres" ayant 3 ans de présence - ce qui signifie qu'ils auraient été initiés 3 à 4 ans plus tôt et ont donc un total de présence avant démission de 7 à 10 ans (la GLFF fait un constat identique pour des soeurs ayant été initiées il y a 10 ans). <br /> Autrement dit, sur 10 frères initiés il y a 10 ans, seuls 3 restent (ou 7 démissionnent). <br /> Ainsi, sur 2000 initiations / an pour une obédience, il n'en restera que 600 au bout de 10 ans. (La GLFF initie une moyenne de 1000 femmes par an pour un effectif constant et stagnant de 14 000 membres, avec une moyenne d'âge qui a pris 5 ans en 15 ans). <br /> <br /> Ce qui explique le vieillissement (âge moyen) des obédiences alors que les loges initient régulièrement (quoique l'on dise) des jeunes hommes et des jeunes femmes ayant entre 30 et 40 ans de manière suffisante pour espérer un renouvellement des effectifs ... <br /> <br /> Pour avoir une idée de la durée de vie d'une loge, il suffit de compter le nombre de frères (ou de soeurs) par classe d'âge et ajouter 10, 15 et 20 ans ainsi que le taux de renouvellement possible du fait des initiations mais aussi des départs. <br /> <br /> Cela donne - en gros - pour avoir fait le calcul que dans 20 ans, au rythme où on va, la GLFF ne comptera que 7000 membres. Elle aura perdu la moitié de ses effectifs par départ naturel (les décès) tout en étant incapable maintenant de renouveler ses effectifs de manière suffisante du fait du départ des jeunes "maîtresses". C'est la même chose pour la GLDF et toutes les obédiences françaises. <br /> <br /> Autre calcul possible. L'âge moyen est de 59 ans. Les effectifs stagnent et on ne note pas de rajeunissement (pas de renouvellement donc - celles qui remplacent les soeurs décédées ont le même âge). Dans 20 ans, l'âge moyen serait donc de 79 ans. Ce qui est humainement impossible .... A moins de vivre toutes et tous centenaires (ce que je nous souhaite toutes et tous d'ailleurs). Au bout d'un moment, c'est l'âge moyen qui risque de stagner .... et les effectifs de dégringoler. <br /> C'est ce qu'est arrivé aux obédiences américaines ... (je dis cela en passant). <br /> <br /> La première question est : est-ce que c'est important ? Après tout, la qualité d'une obédience n'est pas ses effectifs mais la qualité de son travail et de ce que ses loges proposent. <br /> <br />
F
Bonjour,<br /> <br /> L'idée n'est pas, David, d'ouvrir une "joute" des statistiques, mais je me demande bien où vous puisez vos "sources" lorsque vous avancez que " 7 frères maîtres sur 10 démissionnent après 3 années de pratique dans le grade " ?...<br /> Je souhaitais juste souligner qu'il serait peut-être plus sérieux, avant de donner des chiffres "hallucinants", de bien en vérifier la réalité tout autant que la cohérence... A ce rythme si mes calculs sont bons, il n'aurait pas fallut plus de 2 années pour que la GLDF ferme ses portes...
P
Ma TCS,<br /> Toutes tes hypothèses sur les raisons du refus de médiation supposent qu’en tant que plaignante :<br /> 1- Tu as raison<br /> 2- Tu vas gagner<br /> 3- Ça va leur couter de l’argent <br /> N’ayant jamais entendu leur point de vue, je ne peux me prononcer sur aucun des trois points, sachant que même le fait d’avoir raison n’est pas toujours suffisant pour gagner. Je propose donc d’autres hypothèses :<br /> 1- La GLFF ne s’estime pas en faute et du coup, ne voit pas ce qu’elle aurait à négocier<br /> 2- La GLFF pense gagner, donc ça ne leur coutera rien<br /> 3- Ce problème, majeur pour toi, est plus que mineur pour la GLFF, et ne mérite pas d’y perdre du temps<br /> Pour ma part, j’ai toujours défendu la vision "un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès". Bon, moi j’dis ça mais j’dis rien hein…
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L
Les trois premières hypothèses sont les meilleures ... car je n'ai jamais entendu (ou reçu) leur point de vue. <br /> A moins que je n'ai pas tout compris aux obédiences, aucune n'a envie de se voir condamner (ou de risquer une condamnation) même pour une question mineure. Cela leur fait une mauvaise publicité.
M
Cette réponse n'a pas vocation à apparaitre sur ton blog.<br /> Bonsoir la maçonne, ayant quelques compétences juridiques..., je suis surpris du contenu de ton article. Ma réponse va être rapide:<br /> Tu assignes en justice la présidente de l'association "dite"loge dyonysos. (lit bien le texte de radiation de ton association et la ou les signatures présentes) la présidente, elle est seule responsable juridiquement...Même si sur le document de la radiation, il apparait "loge maçonnique de la GLFF" cette dénomination n'a pas de valeur juridique, tu assignes l'association dyonysos !<br /> Tu n'es pas membre de la GLFF et le conseil fédéral n'a pas à te répondre !<br /> Tu sembles confondre la mayonnaise maçonnique avec le droit associatif !<br /> La glff peut te radier de la franc-maçonnerie, être franc-maçonne n'a aucune signification juridique, tu ne peux pas aller en justice pour ce motif...et contre la glff...<br /> Tu vas en justice car tu estimes que l'on n'avait pas le droit de te radier de ton association !<br /> Seule ton association aurait le droit d'aller en justice contre la GLFF...Pour t'aider à comprendre.<br /> Dans ton cas, ne compte pas dessus...<br /> Bon courage.
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V
Bonsoir la Maçonne, C'est consternant de voir la GLFF s'enliser dans cette affaire. Refuser une médiation est maladroit de leur part. Elles ne pourront pas se plaindre si la loge est condamner, ni de la condamnation, ni de la publicité qui sera faite autour.
L
1) - Les articles 160 (RG) et 18 (constitution) oblige le conseil fédéral à me répondre. Il s'agit de deux articles relatif aux recours internes. Le CF m'a d'ailleurs répondu qu'elle refusait (suite à un vote des conseillères fédérales) mon recours interne. Il n'a simplement pas justifié les raisons de ce refus. <br /> Au regard de la législation, je suis obligée (comme n'importe qui) de montrer que j'ai tout tenté pour trouver un arrangement amiable - et donc d'avoir ouvert tous les recours que les textes de l'obédience me permettaient d'ouvrir. La réponse du CF est d'ailleurs une pièce de mon dossier d'assignation pour cette raison au même titre que tous les courriers que j'ai adressé à la loge - qui a refusé de répondre (elle-aussi) voir même de retirer un de ces courriers. Donc dire que "le CF n'a pas à me répondre puisque je ne suis pas membre de la GLFF " est plutôt imbécile - désolée de le dire ainsi - puisqu'il l'a fait ! <br /> Dans le cadre de mon recours interne, j'ai d'ailleurs deux autres courriers : un pour me dire que ma demande sera discutée et un pour m'expliquer qui était chargé d'enquêter sur ma plainte. <br /> Simplement, ces éventuelles justifications concernant son refus pouvaient servir à la défense de la loge comme arguments de sa défense. Comme il a refusé de me les indiquer, la loge ne peut pas les évoquer et estimer qu'elles sont connues de moi (que ce soit avant ou après ma radiation). <br /> <br /> 2) - L'association loi 1901 est responsable morale - Elle est assignée conjointement à la présidente de l'association. Ce sera au juge de déterminer les niveaux de responsabilité entre l'association et sa présidente. Comme les membres de la loge / association ont voté, qu'en sus tout est bien prévu par le pacte social - à leur place, je ne me ferais pas trop d'illusion sur ce point. <br /> <br /> 3) N'importe qui (y compris des profanes) peut assigner une loge voir la GLFF en fonction des compétences des structures juridiques concernées. Les compétences de la GLFF sont définis par sa constitution - et quelques articles des RG dont l'article 160 (RG) - qui sont de la responsabilité du conseil fédéral, seule instance qui représente la GLFF. En 2005, la GLFF a été condamnée en cassation pour non-respect de l'article 17 de la constitutions par un avocat, un homme, mentionnant l'irrégularité des votes du CF (la GLFF refusait de le payer). <br /> Une loge peut techniquement assigner au même titre que moi et n'importe qui d'autres la GLFF si elle s'estime victime d'un préjudice suite à une décision du conseil fédéral (et donc suite à un non-respect de la constitution par ce dernier). <br /> Or, dans le cas de la loge Dionysos, je ne vois pas vraiment la nature du préjudice. Elle peut dire "n'avoir pas reçu les bons conseils". Or, une loge de la GLFF est autonome et se doit respecter le pacte social sans qu'on lui donne la main ... <br /> <br /> 3) Jusqu'à présent, ce n'est pas moi qui confond "mayonnaise maçonnique" et justice profane. J'ai assigné ce qu'il fallait - et contrairement à ce que l'on croit la loge (maçonnique donc) n'est pas "séparée" de l'association (profane) - Pour un juge, c'est la même chose et il saura l'appeler "loge" tout aussi bien que moi. Par contre, entre un avocat désigné et payé par le CF, le refus d'une médiation (par des CF et non par la loge), .... et j'en passe, montre bien que l'on n'a pas compris à quelque part ce qu'était une fédération de loges ... et ce que cela impliquait juridiquement. <br /> Dionysos est protégée par quelques conseillères fédérales - non pas par le conseil fédéral qui est laissé dans l'ignorance - <br /> <br /> Les soeurs de la GLFF doivent savoir aussi qu'elles vont être contrainte de payer en lieu et place de Dionysos toutes les factures ... et qu'en plus, même assignée, le conseil fédéral n'a pris aucune mesure conservatoire vis-à-vis de Dionysos, ne serait-ce que pour éviter des initiations le temps de la procédure (et mettre des apprenties dans une sale situation). <br /> <br />
J
Du simple racisme de classe, le seul qui existe d'ailleurs. Ces belles dames bardées de faux diplômes et titres ronflants d'intellectuelles patentées, ne supportent d'envisager l'échange avec une simple électrotechnicienne. Fi donc.
Répondre
J
Oui on peut penser que c'est le nœud de l'affaire De plus vous n'exercez pas un métier typiquement masculin puisque un grande force physique n'est requise plutôt concentration analyse, endurance, Je suppose qu'il n'y eu de guerre des sexes à couteaux tirés avec vos collègues, les hommes sont plutôt bons camarades, appréciant les compétences.<br /> . Pour vos anciennes sœurs, l'amalgame mal ficelé était accompli, vous étiez comme Achille se cachant dans le gynécée , il leur fallait exclure'' l'intrus'' (pas d'écriture l'inclusive) . On est loin des grandes envolées des égalités. Trop différente, vous deveniez victime expiatoire à chasser pour la solidité de leurs convictions et du groupe elles forgèrent un égrégore de mesquineries...<br /> Bien souvent ces groupes de viragos, s’enivrent de lectures, théories puis quand un exemple survient mettant à plat leurs élucubrations elles le rejettent farouches.
L
Il y a dans l'article 1er de la constitution de la GLFF quelque chose comme quoi les francs-maçonnes de la GLFF honorent le travail intellectuel comme manuel ... En plus, comble de l'affaire, la GLFF a ajouté l'année dernière la défense des droits des femmes dans ses principes. Lors de mes études, nous étions 2% de femmes à suivre des formations techniques dites "masculines" et je n'ai pas l'impression que ces "métiers" soient si mixtes que cela encore de nos jours. A part se donner "bonne conscience", la GLFF - au moins pour son conseil fédéral et une partie des soeurs - a complètement perdu de vue ce que les fondatrices de l'obédience ont voulu fonder et réformer pour les femmes.
T
Ma TCS , <br /> <br /> j'ai vraiment du mal a comprendre comment on peu refuser de DIALOGUER pour une Obédience qui demande a ses membres d’êtres des modèles dans la société !!!<br /> Bon courage a toi , et reste telle que tu es !
Répondre
L
Ah cela, elles ne le comprennent pas. On peut même le leur expliquer longtemps qu'elles refuseront tout dialogue et d'apporter toutes explications comme elles l'ont toujours fait. Comme je le disais, si elles préfèrent être condamnées, cela les regarde + c'est pas moi qui suis assignée.