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La Maçonne

Gilets Jaunes : Vox Populi.

Photo du 17 novembre 2018

Qui sont ces gens, me suis-je ainsi demandé, qui osent ainsi traiter de « beaufs », de « bidochons », …. et qui crient au « populisme » comme d'autres ont crié à la « guerre civile » lors de la vague d'attentats qui nous a touché ces dernières années ?

Des ignorants. Sûrement. Mais aussi des racistes … Un racisme « de classe » qui devrait nous, sœurs et frères, nous alarmer en premier chef car il concerne et touche un de nos fondamentaux, fissure et flingue la franc-maçonnerie en son entier comme les principes républicains de liberté, d'égalité et de fraternité. 

Le racisme repose que sur un seul et unique sentiment : celui de supériorité d'une catégorie d'individus qui s'accrochent à leur prérogative. 
Face aux manifestations multiformes, spontanées, il n'existe aucune association syndicale ou politique qui  revendique être l'organisatrice de ces manifestations. Le gouvernement se trouve « sans interlocuteur ». D'ici samedi, je suis presque certaine qu'il va même s'en plaindre. 

Ainsi, il ne peut espérer recevoir un petit groupe à l'Elysée pour lui donner la bonne parole, l'onction et l'assurance que « tout ira bien ». Inutile d'espérer de faire un show télévisé en faisant appel à des figurants qui poseront des questions – celles qui ne fâchent pas -  et auxquelles il ne répondra pas. Enfin, personne ne sait dire – et pas même les manifestants eux-mêmes au cœur de l'action – jusqu'où ira un tel mouvement. 
Si Macron et le gouvernement Edouard Philippe se cherchent des interlocuteurs, ils n'ont qu'à traverser la rue. Ils ne manqueront pas d'en trouver. 


Cela ira mieux, si le gouvernement ne se plaignait pas sans arrêt. 

Certes, il y a bien les arguties politico-gogos qui plombent le débat. Il faut sauver Macron ou sauver la face. Ce qui revient au même. Déjà dans l'Ancien Testament, l’idolâtrie est présentée comme une mauvaise idée. Certes, aucun dieu jaloux ne va venir menacer les macronistes de maux terribles qu'ils savent ne pas mériter. Toutefois, reconnaissons-le, ils se sont fait avoir. Ils se sentent bien ridicules et bien seuls, avec tous leurs jouets, à ne parler qu'à des gens qui ne lisent que les gros titres. Ne nous leurrons pas, même Sarkozy trouvera toujours des électeurs pour le soutenir malgré sa série judiciaire. Macron trouvera, pour les mêmes raisons, des soutiens parmi une catégorie de français, puisqu'il leur permet d'explorer leur racisme de classe. 
Des « petites gens » qui auraient des « petites frustrations » …(par exemple ici)
C'est vrai que l'on peut préférer plaindre celles de Carlos Gohsn, qui visiblement ne réussissant pas à boucler ses fins de mois, est soupçonné d'avoir détourné 40 millions d'Euros. Face aux gilets jaunes, dont il n'en a jamais vu la couleur, Macron réclame le « dialogue », lui qui justement l'a toujours refusé, encore il y a peu à Bruxelles. Depuis l'affaire Benalla où dans une gloriole puérile d'enfant gâté  il a invité les français « qu'il fallait le chercher » à aujourd'hui, il est  accusé d'être arrogant et méprisant à l'égard des français. Le dire silencieux serait exagéré. Il parle. Des phrases qui ne passent pas mais  inspirantes (comme ici)
Lui qui refuse de revoir ses positions sur des taxes, dont on sait qu'elles serviront à tout sauf à des projets écologiques, c'est, pourtant, « la France qui se cabre » contre le changement.

La France n'a pas un mauvais gouvernement, un président de la République incompétent, des députés de la majorité moutonnant, mais des mauvais français. Macron n'a pas cessé de s'en plaindre ainsi d'ailleurs que sa majorité. C'est un incompris parmi les incompris. 

Même les corbillards roulent au diesel. 

Avec la taxe sur le diesel, déjà taxé à hauteur de 70 % pour « réduire » la consommation des français, Macron s'attaque aux artisans, aux TPE-PME, comme aux services. De l'ambulance à la coiffeuse à domicile, Macron a souhaité touché à l'économie de manière très large. C'est autant le service de portage des repas aux personnes âgés que l'entreprise locale qui sont pénalisés par cette mesure. Il ne s'agit pas que de ceux qui se rendent sur le lieu de leur travail – et doivent faire plusieurs kilomètres pour cela – mais bien de tout le réseau social et économique des villes comme des villages qui est concerné par cette taxe.

Il n'a pas fallu attendre le 17 novembre pour que des voix – celles-là officielles – s'alarment de ces taxes alors que le prix du baril est en pleine hausse. .

Un ras le bol général. 

Hors, si les journalistes ont  autant de mémoire que des poissons rouges, cette taxe n'est qu'un prétexte à des manifestations spontanées, dont il est impossible d'en mesurer l'exacte ampleur, à un ras le bol général. Inutile de faire l'ENA pour comprendre que c'est la paupérisation d'une partie des français – qui ne concerne plus que les plus bas salaire, mais aussi toute une partie de la population dite « classe moyenne » – qui est en cause. Paupérisation qui n'a rien d'être une nouveauté. 
(source)

Or, si tout le monde s'accorde – sauf bien entendu les « macronistes » - à comprendre la cause profonde de ces manifestations, c'est la définition de « classe moyenne » qui coince.  Au début des années 80, elle est était parfaitement identifié par son niveau d'études, ses professions dites « intermédiaires » et son niveau de rémunération moyen. C'était la classe « sans problème », les éternels imposables, ceux dont on savait qu'ils allaient savoir lire n'importe quel mode d'emploi, vivre vieux et en relative bonne santé, … et éduqueraient leurs enfants de manière à ce qu'ils remplissent, à leur tour, les caisses de l'Etat. A côté de cela, ces français moyens garantissaient aussi une stabilité électorale. Ce ne sont pas eux qui allaient se risquer dans les eaux troubles des extrêmes. C'est autant les propositions trop à droite de Sarkozy – bien aimé d'une catégorie de ces mêmes français qui apprécient Macron – que la mollesse de Hollande, qui a conduit les français a se désintéresser des politiciens – mais pas de la politique. 

Aujourd'hui, cette « classe moyenne » se trouve, tout autant, face à la précarité de l'emploi, aux difficultés pour trouver un logement ou, tout simplement, sur-endettée.  Ainsi, pour mieux la cerner, on évoque la France périphérique – il faut croire que les manifestants n'habitent pas ou n'évoluent pas au cœur des métropoles ou encore que la France est un pays coupé en deux. 

On a voulu faire des manifestants des «beaufs », des « populistes » incultes, en laissant s'exprimer ce racisme de classe, véritable honte pour toute la France et ce qu'elle représente en Europe : une terre d'égalité sociale. 
On a aussi tenté de les accuser d'être à la cause des (deux) morts et des blessés, qui sont, en réalité, les victimes de chauffards – spécimens que l'on connaît trop bien – qui ont forcé des barrages en fonçant dans la foule. Le travail de diabolisation n'ayant pas porté ses fruits – mis à part sur une minorité déjà encline à développer un racisme de classe – les « gilets jaunes » s'en fichant du fait d'une distorsion naturelle des faits entre ce que qu'ils vivaient et les médias – le mouvement, imprévisible par nature, a monté d'un cran s'étendant à plusieurs jours …. 



Peu nombreux et si mal organisés ? 

 

Les multiples tentatives pour diaboliser un mouvement qui s'installe n'ayant pas fonctionné, y compris les menaces, les exhortations et les procédés (classiques) de désinformation, les "gilets jaunes" sont non seulement peu nombreux mais surtout pas du tout organisé. 

Ils seraient entre 7000 et 10000 selon le Ministère de l'Intérieur. Ils seraient même évacués facilement, à grand renfort de médias, de CRS, de vidéos. Sinon, ils sont surveillés – encadrés mais toujours non-identifiés – 

On se vente de 600 gardes à vue, qui concernent autant des « casseurs », des chauffards que des manifestants,  alors que pour la seule journée du 1er mai, manifestation autorisée par la préfecture de police, parfaitement bien encadrée, on dénombre plus d'une 100aine de garde à vue avec 290 arrestations pour la seule ville de Paris …(source)
Quant aux casseurs, ils étaient « 1200 en marge du cortège » le 1er mai, rien qu'à Paris, et seraient encore en vacances de Toussaint ces derniers jours pour le reste de la France. 
Des pénuries de carburants dans les stations-services – à peine 80 sont concernées d'ailleurs - mais aussi – et ce qui est très rarement commenté par nos brillants médias et politiques – des pénuries de ravitaillement dans les super-marchés et magasins des principales grandes enseignes.  (source)


Peu nombreux et mal organisés seraient la marque de fabrique – et même l'originalité – des « gilets jaunes ».  Bien entendu, ces chiffres sont à prendre avec les précautions d'usage. En effet, je doute que soit comptabilisé la 50aine de manifestants qui sont à 3 km de chez moi … et qui ne sont évoqués dans aucun journal local, pourtant présents depuis plusieurs jours. Combien de ces petits groupes, bloquant des endroits improbables, sont « oubliés » des comptes du ministère de l'Intérieur et de Castaner ? On le saura d'ici quelques années. 

L'important n'est pas de savoir s'ils étaient 5 ou 20 000 ce jeudi et combien ils seront samedi, mais de comprendre qu'il s'agit d'un mouvement populaire indépendant de toute organisation politique, syndicale ou sociale. 
 

Vox Populi. 

Franc-maçonne, je ne peux pas croire – et cela jusqu'à ma dernière cellule – que les gens, ceux qui manifestent, sont mauvais, soient des fachos – comme certains s'escriment à le faire croire – qu'ils ne sont que des petits frustrés, des ratés qui ont loupés l'heure de la mondialisation, ou encore des vilains égoïstes qui ne veulent pas dépenser 20 Euros par mois de plus pour se rendre au boulot. 

 

Vox Populi. 
A l'avenir, il faudra s'entraîner à écouter ... et même à danser. 

 


 

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Oncle Fernand 28/11/2018 15:20

Non, l’heure n’est plus aux blocages !!
Il faut une restructuration au niveau national. Ensuite, il faut choisir les ‘‘cibles’’ et durcir les blocages.
Non, ce n’est pas encore l’heure du dialogue ; le gouvernement entend ; mais il n’écoute pas !
L’écologie est une priorité à moyen et long terme pour le gouvernement.
Le pouvoir d’achat pour vivre est une urgence absolue pour les citoyens que nous sommes.

Paris est une mauvaise cible, une souricière.
Le seul combat qu’il sera donné de mener, ce fera contre les CRS et la Mobile.
Les seules images qui en résulteront seront les casseurs, les affrontements et les dégradations.
Or, l’objectif n’est pas d’entrer en conflit avec les forces de l’ordre qui ont, elles aussi, leurs problèmes en interne ; mais biens d’être écouté par le gouvernement.

Ce dernier nous entend ; maintenant, il lui faut être attentif à ce que le peuple demande.
Et pour être certain qu’il soit vraiment très attentif, il faut attirer son attention sur ce qu’il a de plus cher : ses rentrées d’argent constituées de taxes diverses et variées.

Le combat doit se passer sur le territoire ; sur un terrain dont chacune et chacun connait les moindres recoins, les points stratégiques comme sa préfecture, sa sous préfectures, son centre des impôts ; chacune et chacun sait où sont situés les endroits névralgiques comme les nœuds routiers, les péages, les plates-formes logistiques, les gares, les ports, les aéroports, les terminaux pétroliers ou de fret, les raffineries ou les dépôts de carburant ou encore les établissements de jeux (gros pourvoyeur de l’état).
Tout le monde sait où se trouvent les parkings payants ou les horodateurs ou les radars près de chez lui. La dégradation est un délit ; le masquage n’est pas une dégradation.

Les actions doivent pouvoir se faire sans violence ni détérioration (c’est nous qui payons !).
Le libre accès aux petits commerçants et aux marchés locaux est impératif (les commerçants et les artisans sont, comme nous, des victimes).
La libre circulation des véhicules de secours et des transports scolaires doit être sans concession.
Une bonne relation avec les médias locaux est primordiale.
Une bonne relation avec les gendarmes locaux ou la police ne peux être que bénéfique pour tout le monde.

La misère est muette comme le pouvoir est aveugle. Il faut que la voix des hommes sans-voix empêche les puissants de dormir. (Henri Grouès)

Brumaire 26/11/2018 09:55

Aux Gilets Jaunes:
Une grande partie des Français est concernée par les politiques menées depuis longtemps par ses dirigeants, quels qu'ils soient ou aient été, et en mai 2017, le choix était entre la peste brune et le choléra capitaliste dur.
La France, c'est autre chose que Paris, les Champs Elysées, et les grandes villes.
Se faire entendre, c'est d'abord éviter la violence et éviter de se faire déborder par les casseurs.
Des suggestions pour se (nous) faire entendre:
- ne pas empêcher de circuler ceux qui vont au travail et qui n'ont pas d'autre choix -ils ne peuvent pas tous poser des jours de vacances ou autres moyens-
- occuper les ronds-points en filtrant gentiment, mais jamais les mêmes ronds-points, déplacer régulièrement les blocages filtrants
- occuper les centres d'impôts
- occuper les docks et obliger les cargos à stopper leurs machines
- bloquer les dépôts de carburants
- ne pas aller à Paris pour manifester: Paris est toujours un piège pour les manifestations.
- Enfin, et je crois que c'est le plus important: faire des cahiers de doléances, par village, par ville,comme en 1789, ça prend un peu de temps, mais en 1789 aussi, ça a pris du temps.
Le tout, en se gardant bien de se faire infiltrer par des partis politiques, de droite, de gauche, ou d'extrêmes.

Michel KONIG 25/11/2018 12:43

En 1789, les gilets jaunes s'appelaient des "sans culotte".

Gilles 25/11/2018 12:41

De râleurs le Français devient Gilet jaune ! et donc il exige des avancées écologiques mais préfèrent que ça soit "l'autre', qui paie ... c'est plus juste !
Alors de suite on sort l'affaire Carlos Goshn, on décortique et commente certaines phrases de Macron dit en parlant avec des Français dans la rue, qui est le seul à aller au contact physique avec eux (ne me citez pas De Gaulle, Giscard ou Mitterand , c'était une autre époque) et au lieu de s'en féliciter on lui reproche un langage des fois un peu facile.
La France doit se préparer au XXIè siècle et elle en très loin. Les politiques depuis 30 ou 40 ans ont juste cautérisaient les plaies mais jammais traitaient les vrais sujets et ...les petites rentes subsistent ! Prochain épisode: élections du couple Le Pen -Mélenchon et épisode suivant: milices et exactions dans les rues en se choisissant des cibles faciles puis après ?? Surprise surprise ! ça sera peut être du "sauve qui peut" et ce sera les plus "aisés" qui s'en sortiront § Sombre non juste observateur de la vie d'aujour'hui.

La Maçonne 25/11/2018 17:35

Au moins, ce qu'il y a d'intéressant avec ce mouvement est que l'on constate que la majorité des français ne se font pas manipuler par Macron et les médias.

Brumaire 24/11/2018 18:19

Chère Maçonne,
Si j'étais connectée à Facebook , Twitter, etc...je dirais bien quelques bricoles aux gilets jaunes, pour amplifier le mouvement et l'empêcher de sombrer. Mais je refuse absolument les.réseaux dits sociaux. Dommage car je ne sais pas par quel canal passer pour leur z'y dire

La Maçonne 24/11/2018 18:25

Tu peux passer par mon blog ... et me faire un article (qui passera pas les réseaux sociaux).

Henri Han 24/11/2018 03:21

Le comportement des politiques-financiers depuis Pom-Pom-Pidou est celui égocentrique des enfants gâtés et immatures qui rêvent et se persuadent que leurs parents (le Peuple – vulgum pecum) qui les nourrissent, les habillent, les protègent, sont à l'entière disposition de leurs caprices… jusqu'à ce qui doit nécessairement arriver : la Fessée !
Avec au mieux les pleurs qui s'ensuivent et la prise conscience du "si j'avais su, j'aurais pas v'nu et je s'rai resté sagement à ma place… à écouter et entendre".
Les leçons et lumières du passé – 1789 – n'ont pas été apprises, comprises et retenues par la caste des ânarques arrogants de leurs suffisances et méprisables pour leurs incompétences et manque total d'humilité.
Lundi 19/11/2018 La Dépêche de Toulouse titre : Edouard Philippe assure avoir entendu «la souffrance» mais «nous allons tenir le cap».
Entendre c'est comprendre, prendre avec/en soi la souffrance d'autrui, avoir conscience de l'altérité, de l'autre, et connaître, vivre en soi l'empathie et la volonté de partager.
Si le 1er sinistre avait véritablement entendu, il n'aurait pas affirmé persister à tenir le cap. Son affirmation confirme le mépris pour le peuple qui les nourrit et doit se soumettre à leurs diktats, qui n'existe que pour financer les délires de toutes les franges et fanges politiques.
La guillotine a cessé de fonctionner, fort heureusement, mais à défaut d'une fessée, si les uns-cons-pétants politiques et financiers ne veulent pas entendre, qu'ils prennent garde à l'imaginaire de la pseudo-médiocrité du petit peuple qui trouvera les moyens, malheureusement et tristement sanglants comme nous l'apprend l'histoire, de les remettre à leurs places qu'ils ont oubliés ; SERVIR et non se servir !
Monsieur le Président, mesdames et messieurs les politiques, grandissez enfin, soyez adultes. Il n'importe pas/plus de briller en imposant vos caprices mégalomaniaques mais d'éclairer le chemin de vos cons(que vous croyez à tort) citoyens.
En attendant le jour de votre prise de conscience, je continuerai à rire du fond de ma caverne en comptant les points. Trois ! Of course.

Patrick Verbiest 24/11/2018 03:09

Merci Anne... On se rejoint. Que dire de plus a cet excellent plaidoyer, sinon coller ici mon ressenti sur la question. Voici :

Je me suis arrêté hier au soir à 23h30 sur le barrage de l'entrée de Orange. J'ai discuté un peu avec ces horribles gens, ces fascisant poujadistes bas du front, comme ils disent...

Des jeunes actifs, passant la nuit sous une pluie battante, dans un vent glacé, autour d'un feu de palettes. Je me suis arrêté sur le côté, et je suis allé me peler une demie heure avec eux. J'ai fini trempé jusqu'à l'os et eux tremblaient de tous leurs membres. 3 nuits sous la pluie et dans le vent...

Le lendemain, ils reprenaient pour la plupart le travail à mi temps à 8 heures; des jeunes et aussi des moins jeunes. des moins actifs aussi, chômeurs de longue durée, plus indemnisés.

Ils ont tous un point commun...

Ils ont la même lumière dans les yeux, la même détresse dans le cœur, le même mal à l'âme.

Ils ne réfléchissent pas parce qu'ils n'anticipent plus. Ça fait longtemps que leur seul horizon est le présent. Je me suis arrêté une demie heure, et tu sais quoi ? J'ai aimé ces gens... je n'avais plus envie de les quitter.

Je les reconnais comme les miens, ils pourraient être mon frère ou ma sœur, mon père ou ma mère... tous unis dans le même malheur de ne savoir ce qu'il vont manger dés le 15 du mois, ou même parfois, s'ils vont manger tout court.

Alors on peut me chanter les louanges, me dicter la philosophie, me raconter la République et ses valeurs nobles... je n'entends plus rien car je cesse séant d'écouter. Ma raison se bloque, il y a du sable dans l'engrenage... je l'y jette moi même. Seul mon cœur parle.

C'est mon choix !

Le mépris pour le peuple est grandissant, sans limite et désormais ouvertement affiché... Un point commun : la mauvaise foi sans borne.

Je peux sortir ici même des dizaines de vidéos de gilets jaunes sur leurs points de rassemblements où tout se passe très bien. L' atmosphère est bon enfant et le contact avec les usagers de la route pourtant ralentis est dans la grande majorité des cas, excellent.

ces gens pourraient aller voir sur mon mur pour vérifier, tout y est en public... mais ils n'iront pas, car ils le savent pertinemment "qu'ils ne sont pas si diables qu'on les fais noirs".

Quand on veut tuer un chien, on dit qu'il a la rage. Ces pauvres gens sont alternativement traités de fachos, de bas du front, de limités intellectuels, de violents sanguinaires, d'extrémistes ignobles, de populistes, accusés de poujadisme, et j'en passe encore pour les oublier, tant il y en a.

Ce n'est plus la rage que vous leur filez, mais la peste, le choléra et toutes les maladie les plus ignobles les unes que les autres.

Un Franc Maçon qui se respecte, en principe, doit être en tout premier lieu sensible au malheur du peuple quand ce dernier est opprimé.. il ne doit pas copuler avec les oppresseurs.

La Veuve, ce n'est pas le beau monde Parisien de la rue Cadet. L'orphelin, ce n'est pas Macron.

Et je me demande vraiment si tous ceux qui crachent impunément sur le malheur des petites gens sont réellement Franc Maçons...

J'ai dit !"

Astérix 23/11/2018 07:56

Il parait qu'il y a une fraternelle des franc-maçons (nes) de soutien au Président Macron et sa clique de financiers. Je me demande de quel humanisme et de quelles valeurs maçonniques ils se revendiquent? J'aimerai avoir leurs arguments dans les commentaires de ce blog.
Au faut combien a rapporté à la Banque Rothschild l'intermédiation de la cession du secteur énergie d'Alsthom à Général Electic? Rothschild c'était, c'est peut être encore, l'employeur de qui?
Le Président Pompidou et Giscard qui ont mis en place la loi du 3 janvier 1973 qui a permis de substituer à la Banque de France et à la CDC,- organismes d’État qui prêtaient à l'Etat à taux zero ou presque-, les banques privées qui depuis se gavent sur le dos des contribuables en prêtant à l’État avec des taux élevés et sont à l'origine de l'apparition de la fameuse dette pour la première fois en 1974. Quelle coïncidence et quelle escroquerie!..
C'est ce même principe qui a été adopté par l'U.E. et la banque centrale européenne avec l'euro. La BCE prête aux banques privées à 0% ou presque qui prêtent ensuite aux Etats en se goinfrant au passage, d'où la soi-disant dette qui est l'escroquerie du siècle, avec en corollaire la privatisation des services publics sous couvert du remboursement de la fameuse dette publique mais qui n'a en finalité que la privatisation de tous les services publics et bientôt la sécurité sociale et les retraites par répartition.
Les financiers qui ont mis en place le piège attendent la manne.
Mr Macron ne vient-il pas de chez Rothschild? Lui et sa clique de financiers ils vont continuer nous jouer la comédie de la dette jusqu'à quand?
Quant aux obédiences maçonniques et leur humanisme elles sont où? Elles font quoi? 9.000.000 de nos concitoyens sous le seuil de pauvreté et elles ne voient rien? Pitoyable.

La Maçonne 23/11/2018 15:05

Effectivement, il existe une fraternelle pour Macron. L'idolâtrie n'est jamais bonne conseillère .... et on peut que se féliciter de n'avoir pas marché dans l'affaire !