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La Maçonne

Violences (policières) : la honte doit changer de camp.

Les visages des manifestants blessés. Montage que vous pouvez trouver sur le lien en cliquant sur l'image https://www.facebook.com/loic.depaujantec/posts/2044771025601887

2000 manifestants ont été blessés, plus de 90 l'ont été grièvement et depuis samedi dernier un pompier est dans le coma suite à tir dit « tendu » des forces de l'ordre. David Dufresne, journaliste, sur son compte twitter, relève plus de 300 cas « grave » de violences policières depuis le début des hostilités qui sont signalées à l'IGPN.

Amnesty International, dès le 14 décembre 2018, rédigeait un rapport quelque peu clinique et froid sur les moyens de répressions des forces de l'ordre utilisés contre les Gilets Jaunes. Des journalistes – surtout des photographes – témoignent avoir été aussi visés systématiquement par les policiers lors de ses manifestations. 
Je n'ai cessé de soulever l'incongruité des chiffres : 80 000 à 90 000 policiers sont déployés chaque samedi alors que le ministère de l'intérieur affirme que le nombre de manifestants est bien inférieur se situant aux alentours des 30 à 50 000.  Ce dernier samedi, il n'y aurait eu « que » 80 000, soit un rapport de force de 1 contre 1. 
Si 300 signalements ont été fait sur le site de l'IGPN, 78 instructions « seulement » sont ouvertes. 

Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent des actes de violence inouïe,  comme une femme tirée par les cheveux et traînée sur plusieurs mètres, un policier qui « gaze » grand sourire aux lèvres des manifestants agenouillés à plusieurs reprises, une femme écrasée par une meute de CRS qui chargent une foule, …. des personnes âgées bousculées, des jeunes frappés. 
Les « Gilets Jaunes » - et cela devrait nous inquiéter – en sont à mettre en place un « service d'ordre » pour se protéger des forces de l'ordre, tellement ils en ont marre de voir des « femmes tirées par les cheveux » …. là, je cite des propos que l'on peut lire ici. 

Il n'y a que Castaner, Ministre de l'Intérieur, qui ne les a jamais vu et qui ne sait rien. Avec d'ors et déjà, 78 instructions, nous avons (encore) gagné un ministre de l'Intérieur particulièrement ignorant ou menteur. 


Un mutisme médiatique coupable. 

Les violences policières ont été exclues systématiquement des grands médias. Certains, même, allant jusqu'à demander une répression plus importante des « Gilets Jaunes ». Or, parmi les victimes des forces de l'ordre, on compte plusieurs journalistes. Libération rapporte, dans un article début décembre, plusieurs actes de violence indiquant que ses journalistes étaient spécialement visés. Une plainte de 24 journalistes a été déposée concernant ces violences de la part des forces de l'ordre.

Ce 9 janvier 2019, Acrimed faisait le point – guère difficile à faire!- sur le silence des médias concernant les violences policières
Si David Dufresne présente 300 signalements de violences policières et en fait état régulièrement et cela depuis le début des manifestations., il n'existe qu'un seul média, un média indépendant, qui lui a permis d'exposer sa critique avant janvier 2019.

Force est de constater que si vous ne cherchez pas – par vous-même  - des informations contradictoires sur les fameux « réseaux sociaux » ou sites d'informations alternatifs ou indépendants, 90 % de ces actes de violences policières ne seraient pas connus – et surtout impossible à prouver – 
En effet, les journalistes ne semblent savoir filmer et montrer que les violences des « Gilets Jaunes » à l'égard, entre autre, des flics. Ils seraient 1000 à avoir été blessés – Je vous rassure aucun n'est dans le coma ou ne se trouve mutilé. 
Ce silence fut tel que les grands médias – faute d'avoir mené des investigations en leur temps et tenu eux-mêmes de tels comptes – en sont à se référer à ces mêmes sources d'information comme le montre Libération dans un de ses « ChekNews » en date du 14 janvier 2019 ici

Le site « Désarmons-les » dénonçant les violences policières, en général, fait le compte de 98 blessés graves – dont 4 personnes ont eu la main arrachée (grenade GLI F4), 17 personnes ont été éborgnées (balles de LBD 40), 1 a perdu définitivement l'audition et, n'oublions pas, qu'il y a eu un mort du fait d'une bombe lacrymogène explosée. Les amateurs pourront trouver la liste du type de blessures ici.

Ce 14 janvier, un collectif d'universitaires s'alarmaient sur les méthodes du gouvernement et les violences policières. Là encore, on ne trouvera qu'une information sur quelques médias dont Libération.

2000 blessés, le chiffre a de quoi faire froid dans le dos. Pour une inondation ou dernièrement une fuite de gaz à Paris, avec un nombre moindre de blessés, les médias ont font des longs communiqués. Pour 2000 blessés, il faut leur arracher un article. 


Du « maintien de l'ordre » à la « répression ». 

Pourquoi un tel silence de la part des médias ? Tout d'abord, la réponse sécuritaire du gouvernement d'Edouard Philippe, qui commence seulement à être critiquée, était la seule réponse qu'ils savaient donner aux français qu'ils soient « gilets jaunes » ou pas. Emmanuel Macron et Edouard Philippe n'ont aucune réponse politique à donner. 

Ensuite, comme je peux le constater chez les rares soutiens de Macron, l'idée développée est que ces manifestants « le méritent » bien. Clairement, ils n'avaient pas à être là et devaient « s'attendre » à courir quelques risques dont celui de perdre une main ou un œil. 

Toute une catégorie de médias – eux à droite comme ici le Figaro font la promotion des gentils CRS, relayant l'initiative du président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier d'une cagnotte pour les CRS "blessés".  
Cette cagnotte est, semble-t-il, truquée affichant de nombreuses anomalies que le très sérieux « Marianne » listent dans un article, tout en soulignant l'opacité du site de la cagnotte en question. 

D'autres encore se demandent s'il ne faut pas augmenter les moyens de répression au vu des « dégats matériels » qui, dans notre société de consommation sont bien plus importants que la vie humaine – comme on devrait l'avoir compris -

BFM TV et LCI, ainsi que les autres chaînes d'information, en général, auront refusé de montrer une seule vidéo de ces violences policières depuis le début des manifestations. BFM-TV, « notre antenne » selon une députée LREM, est très remarqué – y compris par les autres médias – pour faire la promotion des forces de l'ordre comme ici par Télérama
Lors des journées de « manifestations », c'est encore les journalistes de ces mêmes chaînes qui coupent les intervenants dès lors qu'ils souhaitent aborder la question des violences policières. 

Le droit à manifester en danger ? 

« La cruauté impressionne. La cruauté et la force brutale. L'homme de la rue n'est impressionné que par la force et la brutalité. La terreur est la méthode la plus efficace en politique. » disait Adolf Hitler, citation que l'on trouve dans un article sur Wikipédia sur le terrorisme d'état (ici)

Le maintien de l'ordre est la mise en sécurité des biens et des personnes. Peu importe que les personnes manifestent. Or, la police est sortie allègrement de son cadre. Il serait faux de considérer qu'elle l'a fait toute seule. 
C'est le résultat d'un long processus de plusieurs années  : les violences policières sont devenues presque une normalité. Il suffit de lire certaines réactions lors de l'arrestation d'une 100aine de lycéens  pour une voiture brûlée. C'est « normal », « ils l'ont bien cherché » … sans même se demander qu'une 100aine de « casseurs » sont censés faire plus de dégâts. Mais que voulez-vous, ma bonne dame, y'a plus de jeunesse ! 

La frilosité des juges et des procureurs à poursuivre et condamner les policiers ayant commis des violences gratuites et non justifiées sur des tiers est devenue si légendaire que même la Cour Européenne des Droits de l'Homme s'en est émue.  

Pour preuve, le flic décoré de la Légion d'Honneur n'est pas poursuivi alors que les films (que j'ai retrouvé pour vous) montre que rien ne justifiait ces violences.
Il n'y a pas à discuter : il frappe (accourant même pour le faire) deux hommes alors qu'ils sont l'un et l'autre déjà neutralisés. Une situation inverse aurait conduit le malheureux à une comparution immédiate et à voir le CRS décoré pour « bravoure ». 

La police, en France,  est (re)devenue un outil politique, de répression pour décourager les manifestants à revenir le samedi suivant. 
Ainsi, se justifie des milliers de « garde à vue », des « comparutions immédiates » mais aussi on peut trouver – et je vous en joint à cet article – des milliers de vidéos montrant des actes de violences gratuites vis-à-vis des manifestants que les médias et, finalement, tout le monde, taisent. 

Amnesty International s'inquiétait déjà du « droit à manifester » sur le territoire national lors de l'état d'urgence mis en place à titre permanent sous le mandat de François Hollande.

L'ONG commentait déjà les violences policières à l'égard de journalistes.
Les violences actuelles sur des manifestants – qui, comme on le constate, fait le boulot des journalistes en se filmant – sont autant des atteintes à la liberté de manifester mais aussi à celle de l'expression et au droit à l'information. 

 

Dans son rapport, Amnesty International précisait, en substance : 
« Dans plusieurs cas recensés par Amnesty International, les représentants des forces de l'ordre ont eu recours à une force non nécessaire ou excessive. Dans certains cas, ils ont utilisé des matraques et du gaz lacrymogène à l'encontre de manifestants pacifiques qui ne présentaient aucune menace spécifique à l'ordre public. Dans d'autres cas, ils ont utilisé des projectiles à impact cinétique (plus connus sous le nom de balles de caoutchouc) ou d'autres armes, y compris des grenades de désencerclement, dans des situations où un faible nombre de manifestants commettaient des actes de violence, sans toutefois présenter une menace immédiate à l'intégrité physique des représentants des forces de l'ordre ou d’autres personnes. 
En outre, ils ont parfois attenté de manière illégale au droit à la liberté d'expression, en ayant recours à la force ou en faisant obstruction par d'autres moyens aux journalistes et autres membres des médias qui couvraient les manifestations.

[…] Les Street Medics, un mouvement informel de secouristes, estiment qu'à Paris près de 1 000 manifestants ont subi des blessures suite à un recours excessif ou non nécessaire à la force par les représentants des forces de l'ordre au cours de manifestations contre la Loi Travail.  » 

La France est signataire de différentes conventions internationales garantissant le droit à manifester comme un droit fondamental. L'état doit protéger et garantir ce droit. 

« Les États peuvent exiger des organisateurs d'une manifestation qu'ils en notifient préalablement les autorités. Explique Amnesty International dans ce même rapport. Cependant, le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunion pacifique et d'association a souligné que l'exercice du droit à la liberté de réunion pacifique ne doit pas être soumis à une autorisation préalable et que toute procédure de notification ne doit pas s’apparenter dans les faits à une demande d'autorisation. Une notification préalable doit avoir pour objectif de faciliter l'exercice du droit à la liberté de réunion pacifique et permettre la mise en place de mesures destinées à protéger la sécurité publique et l'ordre public. Cependant, aucune notification ne doit être demandée pour les manifestations qui n'exigent aucune préparation préalable de la part des autorités nationales (par exemple lorsqu'un faible nombre de participants est attendu).
 En outre, les autorités de l’État doivent permettre l'organisation de rassemblements publics spontanés sans notification préalable, par exemple lorsqu'une manifestation se tient en réponse à un événement inattendu. 

L'absence de notification aux autorités de la tenue d'une manifestation ne rend pas celle-ci illégale et, par conséquent, ne doit pas être utilisée comme motif de dispersion de la manifestation. Les organisateurs qui ne notifient pas la tenue d'une manifestation ne doivent pas être soumis à des sanctions pénales ou administratives se soldant par des amendes ou des peines d'emprisonnement. » 

Ainsi, les menaces du gouvernement concernant soit les « organisateurs », soit en maintenant une logique de dispersion par les forces de l'ordre des manifestants est une atteinte à un droit fondamental. 
 

Les principes républicains  sont Liberté, Egalité, Fraternité. La France doit être un pays ou personne ne serait « rien », des « derniers de cordées » qu'ont laisseraient tombés dans la montagne. Le gouvernement de Edouard Philippe, les médias en refusant de reconnaître l'existence de conventions internationales faisant le jeu du gouvernement, ont voulu faire des français des individus haineux. La haine n'est pas là. Elle est chez ceux qui demeurent indifférents à ces violences policières ayant fait 2000 victimes. Or, un jour, ce sera leur revendication qui sera étouffée sous du gaz lacrymogène. 

 

Ajout du 26 janvier 2019.

Alors que Castaner nie l'existence des violences policières sur les manifestants "Gilets Jaunes" et le 18 janvier se disait "sidéré" accusant même que les accusateurs de prendre le parti des "casseurs", des journalistes, en particulier ceux de Bordeaux, témoignent devant le Préfet de celles dont ils ont été victimes, rejoignant les témoignages des journalistes faits à Amnesty International.  

Quelques jours après la publication de mon article, les médias commencent à souligner l'importance du problème et remettent en cause les déclarations inacceptables de Castaner.  La présence de "casseurs" n'excusent le déferlement de violences à l'encontre de manifestants et de journalistes. 

Ajout du 14 février 2019 : 

Le Parlement Européen, tout d'abord, a condamné, ce jeudi 14 février, l'usage de "certains types d'armes à létalité réduite par les forces de polices contre des manifestants pacifiques, comme les projectiles à impact cinétique". 

Il "prend acte du rôle important des journalistes et des photojournalistes dans le signalement des cas de violence excessive et condamne les situations dans lesquelles ils ont été délibérément pris pour cible

Il "souligne que les services répressifs doivent privilégier la dispersion volontaire sans recours à la force; souligne que les armes à feu ne devraient jamais être autorisées par la loi pour disperser un rassemblement et qu’elles ne devraient être utilisées qu’en cas de nécessité absolue face à une menace imminente pour la vie ou à un risque de blessure grave

Entre autre, il " demande aux États membres de faire en sorte que toutes les armes fassent l’objet d’évaluations et d’essais indépendants avant leur mise sur le marché et que toutes les données actuelles sur tous les cas de recours à la force soient collectées afin de réunir des preuves concernant le recours, le recours abusif, les conséquences inattendues, les blessures et les décès ainsi que leurs causes"

Il "condamne l’adoption de lois qui restreignent la liberté de réunion dans plusieurs États membres ces dernières années"

Cette résolution sur le droit à manifester pacifiquement et l'usage proportionné de la force a été votée par 438 députés européens, 78 contre et 87 s'étant abstenus. Si la France n'est pas mentionnée, elle est bien entendue concernée directement. Les débats ayant eu lieu ont largement mentionné la situation de la France et des méthodes employées par Castaner. 

L'ONU a aussi, de son côté, communiqué (lire ici) son inquiétude concernant les violences policières et les restrictions concernant le droit à manifester prévue dans la loi "anti-casseur" adoptée par le Parlement. 

"Le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée lors des manifestations récentes des "gilets jaunes" et les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l'ordre pour garantir l'exercice des libertés, selon un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations unies 

[....]  Les restrictions imposées aux droits ont également entraîné un nombre élevé  d'interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites « non-létales » telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou "flashballs", » ont-ils ajouté.

De plus, les experts ont exprimé leurs vives préoccupations quant à une proposition de loi visant prétendument à prévenir les violences lors de manifestations et à sanctionner leurs auteurs, dont certaines dispositions ne seraient, selon eux, pas conformes avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la France est partie.

« La proposition d’interdiction administrative de manifester, l'établissement de mesures de contrôle supplémentaire et l’imposition de lourdes sanctions constituent de sévères restrictions à la liberté de manifester. Ces dispositions pourraient être appliquées de manière arbitraire et conduire à des dérives extrêmement graves, » ont souligné les experts.

« Nous encourageons la France à repenser ses politiques en matière de maintien de l’ordre et encourageons les autorités françaises à ouvrir des voies de dialogue afin d’atténuer le niveau de tension et de reconnaître le rôle important et légitime que les mouvements sociaux jouent dans la gouvernance, » ont conclu les experts.

Ceci permet de situer le débat au niveau des droits humains internationaux. 

 

Vous trouverez ci-dessous diverses vidéos. La plupart sont des compilations de "violences policières" lors des manifestations - celles que Castaner n'a jamais "vu" ou "entendu parler". Elles sont mises en lien sous cet article pour mes lecteurs et lectrices allergiques aux réseaux sociaux.  Je conseille aux personnes sensibles de s'abstenir de les regarder. 

Les deux premières vidéos montrent le policier de Toulon en pleine action. Les suivantes sont des compilations. Il est important de souligner que les femmes, contrairement aux manifestations sociales habituelles, représentent 45% des manifestants. Elles sont donc, objectivement, en situation de danger vis-à vis de force de l'ordre. Un passage de la quatrième vidéo est purement insoutenable de sadisme gratuit. 

 

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E
L'analyse que tu fais ma TCS de la stratégie d'enfermement et de maîtrise des groupes de manifestants n'engage que toi. Dès le départ j'ai eu un fort penchant pour le mouvement des GJ et la légitimité de leur engagement. Par ailleurs je n'ai aucune sympathie pour Castaner et je conteste ses capacités au poste qu'il occupe. En revanche ce que je constate à ce jour
- c'est que les forces de l'ordre ont géré avec le plus de moderation possible les débordements d'un mouvement désorganisé et incontrôlé ce qui le rendait dangereux. J'en veux pour exemple le cas de ce boxeur professionnel qui au mépris de la déontologie de son sport a utilisé ses poings, dans son cas véritables armes létales par destination, et frappé pour détruire. Dans d'autres circonstances et d'autres lieux il aurait au fini dans la Seine et au pire avec une balle dans le corps.
- c'est aussi que le mouvement n'est plus que la caricature de lui même avec des effectifs minimalistes et une sociologie des acteurs plus proche des militants extrémistes de NDL que de ceux de la première heure. Il faut aller sur les ronds points et dans les défilés pour s'en convaincre. Les derniers combattants sont noyautés par la CGT, LFI et les micro mouvements trotskystes et autres. Faut voir le look des gros bras!
Il faut maintenant que cela cesse car comme l'a écrit John Lenon dans Revolution: si tu casse tout ne compte plus sur moi.
On sait que finalement ceux qui paieront les pots cassés ce seront les plus pauvres qui iront grossir les files d'attente devant les Restos du Coeur: Coluche réveille toi ils sont devenus fous !
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L
Fort heureusement, le Parlement Européen et l'ONU ne sont pas d'accord avec toi - et pour l'un, une résolution a été votée - et pour l'autre un communiqué a été publié. Ajouté en fin de mon article.
L
J'en fais une autre analyse en revenant à la cause - Pour moi, c'était un mouvement qui n'était pas fait pour durer - une ou deux manifs tout au plus ... et d'ailleurs si tu écoutes les témoignages (pas de ceux qui sont interviewés en boucle sur les chaînes d'info), c'est aussi ce qu'ils pensaient. Ils sont "revenus" parce qu'ils ne se sentaient pas écoutés, parce qu'ils étaient méprisés et qu'ils voulaient obtenir des choses. En clair, plus on leur tapait dessus (au sens imagé) plus ils étaient convaincus .... et réitéraient. La spirale ou le cercle vicieux.
Ils n'arrêteront pas- et je crois que leur objectif est d'obtenir un référendum (une modification de la constitution dans ce sens). Pour ce qui est de la tentative de récup (il ne faut aussi pas se référer aux leaders auto-proclamés par les chaînes d'info - il y a d'ailleurs des articles très drôles qui montrent comment les journalistes ont trouvé un leader), le mouvement 5 étoiles a pour sa page FB "France" : 45 likes (j'en ai 1970) - et l'extrême droite est "hésitante" comme je l'explique dans cet article ... De toute manière, ceux qui sont "à gauche" le resteront et ceux qui sont "à droite" aussi - N'oublie pas que ce sont ceux qui sont au rond point qui font les élections ...
E
Sans doute, faudrait-il que pour rester fidèles à une certaine conception de l'esprit maçonnique qui n'est pas la mienne, les forces de l'ordre, pour répondre aux lancers de pavés, de boulons et autres jets d'acide, les policiers utilisent des canons à balles de tennis et la technique du sitting..
Ai je tout faux docteur?
Répondre
L
Quelque soit le moyen, c'est comme tu l'as précisé - dès lors qu'il existe un danger (lanceurs de pavé, etc), personne ne conteste l'intervention des forces de l'ordre. Or, ce qui apparaît est que les forces de l'ordre interviennent sur la manifestation elle-même, alors que les gens ne font que manifester et qu'il n'existe aucune danger. Voir même, on assiste à des situations ridicules : les manifestants sont encerclés par les forces de l'ordre qui leur tirent dessus ! (lacry, flashball, etc).
G
Les policiers sont cuirassés avec en plus des armes redoutables. Est il normal que des mains soient arrachées et des yeux perdus. Devant les tribunaux les gilets jaunes sont crucifiés. L'honneur de la police, je me souviens en 40/45, j'ai 82 ans, les camps de concentrations, français et la rafle du Vel D'hiv gardés, par la gendarmerie et police. Il y a des gilets jaunes qui vandalisent, ils doivent être punis correctement par une justice, hélas, très souvent bananière. Ces révoltes sont la faute de, Macron, qui par ses impôts nouveaux et taxes a fait exploser la boîte de Pandore. Cette boîte correspond à 30 années d'incurie politique. les Français ont la sensation d'avoir perdu leur liberté. Les retraites non valorisées et la CSG est une véritable escroquerie, pour des gens qui ont travaillés toute une vie. le débat actuel avec les Maires est superfétatoire et sans avenir. Il faut discuter avec l'Europe, c'est la seule solution. C.Galinier
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P
Le fait que Castaner sereait un frère n'explique t'il pas le silence des obédiences sur ces violences policières avérées.
Répondre
L
Castaner n'est pas un frère - et j'ai noté que les obédiences le recevaient prochainement pour parler de "laïcité" lors d'un "dîner". Les obédiences - plus exactement les dignitaires des obédiences font du "clientélisme". Elles souhaitent ainsi montrer leurs importances dans les décisions politiques - importances qu'elles n'ont d'ailleurs pas - afin de recruter. Quant aux dignitaires, c'est un moyen de se sentir important ou intéressant. De l'autre côté, les maçons sont des électeurs comme les autres qu'un politique ne peut dédaigner.
C'est vrai que le silence des obédiences sur les événements - et en particulier sur des points qui n'engagent pas "politiquement" (en même temps recevoir Castaner c'est s'engager politiquement - surtout en ce moment !) - comme les violences policières, mettre en place des moyens d'une démocratie participative (qui ne se s'arrête pas à faire un "grand débat"), demander au gouvernement de répondre aux français ... et j'en passe, montrent qu'elles n'ont pas d'importance dans le débat public et surtout qu'elles sont tout autant dépassées que les politiques.

De tous les blogs maçonniques, je suis aussi un des rares à aborder les "gilets jaunes" (je pense même que je sois le seul). Au vu des commentaires que je reçois, des frères et des soeurs me rejoignent dans mes analyses.
D'autres m'insultent.
X
Je n'ai rien à dire de plus que tu as les vraies valeurs maçonniques (à mon sens) n'en déplaise à certains.

Ta radiation de la Maçonnerie est scandaleuse d'ailleurs à ce titre.

Selon moi, un vrai Maçon ne peut accepter que les gouvernements massacrent leur peuple.

Que dirait- on si cela arrivait dans la Russie de Poutine? Ce qui est inadmissible pour Poutine, Al-- Assad ou Xi Jiping semble l'être pour Macron. Si j'étais perfide , je penserai à la fraternelle Camille Desmoulins.

Même si des manifestants gilets jaunes sont violents, d'extrême gauche ou d'extrême droite (d'où parfois des slogans et des pancartes antimaçonnique)- mais il ne faut pas tout généraliser comme le font les journalistes- la violence gratuite est patente et visible comme dans le cas du pompier de Bordeaux placé en coma artificiel.

Par ailleurs, je ne vois pas non plus le droit de massacrer des extrémistes s'ils ne sont pas violents à moins d'être soi- même une sorte d'extrémiste.
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L
Merci de bien vouloir me mettre en credit-photo de ce montage, dont je suis l'auteur-créateur.
https://www.facebook.com/loic.depaujantec/posts/2044771025601887
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L
Pas de souci, c'est fait. Merci à vous.
D
Pas très maçonnique tout ça. Il faudrait dire le pourquoi de ces violences policières...C'est une charge sans discernement très partisane. Je suis surpris.
Répondre
L
Je n'ai jamais dit que les GJ étaient tous intelligents et éveillés ... Je dis simplement que respecter la vie humaine, la santé, la sécurité d'autrui doit être une priorité nationale. Ce n'est pas parce qu'il y a des cons que l'on doit accepter ces violences. C'est quand même simple, non?
D
Là on fait de la polémique et ça ne m'intéresse pas trop...Mais vous n'avez pas vu ou entendu les "mort à la franc-maçonnerie" de certains manifestants. Il y a là une petite musique qui nous rappelle quelque chose et je ne doute pas qu'en tant que chantre des droits de l'homme vous y serez sensibles. Je vous incite à lire les enquêtes de l'obs sur les figures du mouvements.. Après les problèmes liés à la répression sont extrêmement compliqués et les voir uniquement par l'émotion n'est pas nécessairement gage d'objectivité...Oui il y a des blessés mais les évènements sont extrêmement violents..Pas étonnant que ceux qui y participent des deux côtés soient blessés.
L
En fait, pour vous, être "maçonniquement correct", c'est considéré que ces 2000 blessés l'ont cherché et que la police a tout les droits.
Avec 300 signalements et 78 instructions (ce qui est très peu vu le nombre de signalements), j'imagine que vous estimez que la justice n'est pas très "maçonnique" non plus au même titre que toutes les associations de défense du citoyen, des libertés ... comme Amnesty International.
Les rédacteurs des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 sont en train de se retournent dans leur tombe si jamais ils vous lisaient. J'imagine que vous les trouvez totalement maçonniquement incorrects.
B
Chère Maçonne, la police n'a pas changé depuis des lustres. En 1968, mais tu es sans doute trop jeune pour avoir vu les affiches, ces dernières étaient très parlantes, et je ne suis pas sûre que le nombre de blessés parmi les manifestants ait jamais été publié.
Ce que je ne comprends pas, c'est que les gilets jaunes "normaux"s'obstinent à aller se mettre dans la gueule du loup, sans avoir, comme tous ceux qui ont manifesté avant eux, un service d'ordre contre les casseurs d'abord, contre les provocateurs de quelque bord qu'ils soient, ensuite
Répondre
L
C'est ce qu'ils commencent à faire - les "brassards blancs" - mais dans le fond, rien ne prouve que les 2000 blessés soient des "casseurs" ...