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La Maçonne

Covid 19 : des mesures d'hygiène

Comme je le constatais déjà en mars 2020 dans un précédent article que vous pouvez trouver ici, les mesures d'hygiène préconisées sont insuffisantes dès lors que l'on compte une personne malade (ou supposée l'être) dans son foyer.  Mon premier article sur le sujet – à ma grande surprise – est un de ceux qui a été obtenu un nombre de lecteurs importants !  
Au lieu de faire une brutale mise à jour, j'ai souhaité vous présenter dans un article dédié quelques conseils supplémentaires et de permettre à toutes et à tous d'avoir une base de réflexion et quelques conseils pratiques.   
L'isolement des malades et/ou personnes contaminées et/ou soupçonnées de l'être n'est pas prévu par le système médical. Ils peuvent donc contaminer les personnes dans leur foyer, leurs collègues ou encore toutes personnes avec lesquelles elles sont en relation dans l'attente du résultat de leurs tests pour ceux qui sont asymptomatiques. 
Les conseils qui sont présentées ici concernent un foyer où il se trouverait une personne contaminée ou soupçonnée de l'être, qu'elle soit symptomatique ou asymptomatique. 
En effet, encore aujourd'hui, le gouvernement et les instances médicales conseillent  tout simplement conseillé de séparer la personne malade dans une pièce à part avec une salle de bain personnelle – et pour le nettoyage ? Elle n'a qu'à le faire ! 
Par ailleurs, j'ai été très critique concernant les fameux « gestes barrière » qui au début de la pandémie excluait le masque de protection le jugeant inutile – Aujourd'hui, n'étant plus en pénurie, il est obligatoire. 
Je ne suis pas médecin – Cependant, j'ai travaillé (et travaille encore) dans les métiers de l'hygiène avec une spécialisation dans le bionettoyage en France (et vous verrez que c'est particulier) en saluant d'ailleurs les méthodes allemandes. 


Ce que nous disent les chiffres. 

 


Ce serait, selon le gouvernement et ses conseils médicaux, la famille et les réunions de famille et entre particuliers – bref les réunions festives - qui seraient les principales sources de contamination.
Or, rien ne prouve que les contaminations actuelles sont liées à la fréquentation des bars ou encore des restaurants, ni de réunions de famille. Les analyses des clusters – foyers de contamination – ne permettent de détecter qu'une infime partie des personnes pouvant être contaminée. Du  9 mai au 19 octobre, 4 365 foyers de contamination ont été identifiés avec 50 550 cas signalés. Dans le même temps, 630 820 infections ont été dépistées. Soit moins de 10 % des infections connues proviennent donc des clusters. 
Cela signifie que les personnes contaminées ne peuvent pas dire où et comment elles l'ont été et que le suivi des « clusters » ne permettent pas de suivre l'évolution de l'épidémie. Lors de l'analyse de ces foyers de contamination 20 % concernaient des entreprises privées et publiques et 35,3 % des établissements scolaires et universitaires. 
Effectivement, on peut estimer qu'une personne contaminée dans un ailleurs mystérieux contaminent toute sa famille, plus exactement son foyer. 


Transmissions. 


Pour mieux cibler les mesures à prendre, il faut tout d'abord comprendre comment se transmet une maladie virale ou bactérienne que ce soit le coronavirus ou une simple grippe. 
Elle se transmet par les mains – et de manière générale la peau –   et la salive, c'est-à-dire les postillons. Sur le site du gouvernement, il y a une distinction entre les gouttelettes « invisibles » et « visibles » … Bon. Mon but n'est pas de froisser des susceptibilités, mais tout le monde postillonne que ce soit avec des « gouttelettes invisibles » ou « visibles » - et cela dès lors que l'on dit simplement « bonjour » !  Ainsi, toutes les surfaces en contact avec la peau et les mains d'une personne contaminée, qui a parlé ou toussé dans un local,  sont, à leur tour contaminées. Une fois que l'on a compris cela, on a compris ce qu'est un circuit de contamination. 


L'OMS estime que le virus se propage aussi par l'air, c'est-à-dire qu'il reste en suspend dans l'air en particulier dans les lieux fermés et mal ventilés. C'est la définition du métro parisien, par exemple. 
En gros, alors que l'on estimait que tout virus atterrissait sur une surface dès son émission (respiration, bavardage), il reste dans l'air. A mon avis, ce doit être vrai pour tout virus et cela depuis la nuit des temps, mais passons … 
Un virus tout nu et à l'air est fragile. Les bactéries, elles, sont bien plus pernicieuses : elles se multiplient, s'adaptent à leur environnement et font de la résistance. 
Une récente étude a permis de valider la durée de vie du Covid-19 sur les surfaces. Ainsi, voletant dans l'air, le Covid-19 ne survivrait que 3 heures. Il peut survivre  quelques instants sur les mains, jusqu'à 12 heures sur les vêtements et les cheveux, 24 heures sur le carton et le papier et 2 à 3 jours sur les surfaces plastiques et l'acier. 
Il y aura très certainement une prochaine étude qui démontrera le contraire en allongeant ou diminuant les temps de survie d'ici l'année prochaine, mais cela donne une idée du temps de survie du virus dans un local contaminé.  
Partez du principe qu'en dehors des surfaces plastiques ou l'acier, le Covid-19 peut survivre 24 heures à quelques jours sur vous, sur vos vêtements et sur toutes surfaces. 


Hygiène personnelle. 

 


Lors de la pandémie de mars 2020, des soignants en rentrant chez eux, se déshabillaient dans l'entrée, casaient leurs vêtements dans un sac poubelle, filaient sous la douche avant tout contact avec les personnes (parents, conjoints, enfants) vivant dans le foyer. Ces soignants mettaient en place chez eux un sas de décontamination qui se situait entre l'entrée et la salle de bain. 
C'est en gros l'idée générale de ce paragraphe sans aller jusqu'à créer un sas de décontamination dès que vous sortez.

Il faut, néanmoins, prendre conscience qu'une maladie – comme la grippe – s'attrape n'importe où et n'importe comment sans qu'il existe de règle précise de contamination. 
La première mesure d'hygiène est de se laver quotidiennement, y compris les cheveux, et de changer ses vêtements quotidiennement surtout si vous toussez dans vos manches plutôt que dans vos mains. Les mains peuvent se laver et se désinfecter immédiatement alors que votre manteau pure-laine, c'est moins sûr. 
Cela peut vous paraître évident. Or, j'ai vu un collègue – normalement intelligent et sans difficulté matérielle – garder une même chemise trois jours de suite, tout en étant fâché avec le déodorant et peut-être même la douche.

Il a gardé le même masque « jetable » durant trois jours et, je suis presque certaine, qu'il n'a pas utilisé le gel hydroalcoolique une seule fois. Il habite dans une région qui a pourtant été contaminée durement dès mars et qui est aujourd'hui sous couvre-feu. Autant vous dire que, si je ne juge pas l'hygiène de mes contemporains, j'ai un avis sur le sujet comme sur d'autres ! Son problème est simplement son éducation. 


 
Désinfection des mains.  


Bien sûr, il faut nettoyer les mains et les désinfecter plusieurs fois par jour. De manière générale, si vous avez un point d'eau, l'eau et le savon suffisent largement.  Si vous n'avez pas d'eau et de savon à disposition, le gel hydroalcoolique est nécessaire. 
Le succès commercial du gel hydroalcoolique dans les milieux de la santé n'est pas lié à la proportion d'alcool mais parce qu'il contient de la glycérine ! Il est moins irritant et allergisant que l'alcool pure dès lors que l'on l'utilise régulièrement. 
En milieu hospitalier, le gel hydroalcoolique doit être composé d'un minimum de 60% d'alcool. De même, pour être virucide, il faut qu'il réponde à la norme EN 14476 – soit une efficacité validée sur les virus enveloppés. 
Les gels hydroalcoolique vendus dans le commerce pour un usage privé indiquent généralement la même proportion d'alcool voir même plus. Par contre, j'ai été surprise de ne voir aucune indication sur leur composition sur plusieurs flacons vendus en supermarché, étiquetage généralement obligatoire. Quant à la norme virucide, ils ne l'ont pas. 
En pleine pénurie, l'OMS a présenté une liste d'ingrédients et une recette pour faire son gel hydroalcoolique « maison ». Il prévoit ainsi une composition de 4 ingrédients maximum : 

  • 60% à 80% d'alcool (éthanol 96 % ou isopropanol 99,8 %) 
  • peroxyde d’hydrogène 3% (eau oxygénée) 
  • eau distillée ou eau bouillie refroidie 
  • glycérol  (glycérine) 

Là encore, pour les quelques marques qui affichent la composition de leur gel, il apparaît que l'eau oxygénée (qui a un pouvoir désinfectant) est souvent absente et que la pétrochimie servant à gélifier le produit est toujours un must. 
Du fait de la légèreté avec laquelle les gels hydroalcooliques à destination du grand public sont commercialisés, vous pouvez aussi vous orienter sur des produits écologiques qui contrairement à certains produits vendus peuvent aussi avoir la norme virucide concernée. 
Voici par exemple, celui vendu par Aroma Zone qui répond à la norme virucide avec un prix raisonnable  ici ou encore celui de l'Artisan Savonnier ici  

Faire son propos gel – maintenant que nous ne sommes plus en pénurie – est déconseillé par les instances médicales et les spécialistes du pays. Au vu de ce qui est proposé au grand public, c'est selon votre choix. 
La fabrication de son propre gel n'est qu'un mélange d'ingrédients et peut permettre d'incorporer des actifs permettant de réduire les désagréments liés à l'alcool. Cependant, un gel hydroalcoolique sans alcool – avec uniquement des huiles essentielles – n'a aucune garantie désinfectante. 

Si vous avez une personne malade chez vous et que vous vous en occupiez, je vous conseille l'usage d'un savon désinfectant qui sont utilisés, d'ailleurs, dans les industries agro-alimentaire ou encore les hôpitaux et cliniques. 
Sans alcool, ils sont moins agressifs que le gel hydroalcoolique. 


Masques et distanciation physique. 


J'ai rédigé un article il y a quelque temps soulignant l'importance des masques.

Si vous êtes malades ou si vous avez un malade à la maison, il est impératif que tout le monde porte un masque au moins lorsque vous êtes en présence. 
Même constat que pour le gel hydroalcoolique, les masques vendus au grand public qu'ils soient jetables ou lavables ne répondent pas aux normes des masques FFP, c'est-à-dire les masques utilisés par les soignants. 
Les masques « grand public » sont destinés à éviter  la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque. Il protège également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. En revanche, il ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air. Comme je le regrettais aussi en début de crise sanitaire, il n'existe pas d'études suffisantes pour mesurer la capacité de filtration des textiles (tissus). 
Cependant, pour les masques tissus reposant sur les normes AFNOR, on estime qu'ils filtrent au moins 70 % des particules de 3 microns, pour la protection à visée collective lorsqu’ils sont portés par toutes les personnes d’un groupe.


De plus en plus, car plus esthétiques et moins désagréables à porter, on voit des visières ou écrans faciaux. Ce ne sont pas des protection respiratoire mais des équipements qui protègent les yeux et le visage de projection. Ils protègent des grosses gouttelettes émises lors d'une toux par exemple mais ne protègent absolument pas des micro-particules restant en suspension dans l'air. Ils n'ont donc pas l'efficacité des masques, même ceux destinés au grand public. Ils ne peuvent pas remplacer les masques – au même titre que toutes les mini-visières en plastiques souples ou rigides – qui sont vendus comme des masques. 
Le port d'un masque ne dispense pas de garder ses distances (1 mètre) avec ses interlocuteurs. 

source


Aération des locaux. 


Durant plusieurs années, le monde hospitalier proscrivait l'aération des locaux et des chambres des patients. D'ailleurs, les fenêtres des hôpitaux sont condamnées (une clenche par service). Bref, pour le monde médical, l'air, le soleil et la fraîcheur de l'hiver – c'était mal. Cela tenait du remède de grand-mère avec la tisane à la camomille. 
Or, ouvrir grandes les fenêtres, sortir et battre les tapis à l'extérieur, aérer sa literie, est revenu « à la mode ».  Ce revirement de situation, qui s'est amorcé il y a quelques années, s'est vu conforté avec cette crise sanitaire. 
Il apparaît que le virus reste suspendu dans l'air (après avoir été émis par un être humain). 


Heureusement, le virus survit dans l'air que 3 heures. Il faut qu'il atterrisse sur une surface pour qu'il espère une espérance de vie plus longue. Le meilleur moyen de limiter et d'éviter la contamination par la respiration est d'aérer les locaux, c'est-à-dire de renouveler l'air régulièrement. Pour réduire son temps de survie et le faire s'envoler vers un horizon lointain, il n'y a rien de mieux que d'ouvrir la fenêtre. 


Pour le Covid 19, il est conseillé d'aérer les salles de classe au moins trois fois par jour en France. En Allemagne, c'est tout les 20 minutes. On s'étonne ? Moi pas.  

Ainsi, si vous avez un malade ou êtes en attente du résultat d'un test, il me semble judicieux de vous conseiller de renouer avec les bonnes vieilles méthodes de grand-maman : l'aération de votre lieu de vie avec une attention toute particulière aux chambres, des literies, des tapis éventuels (pour moi, il faudrait même les supprimer), ….  des tissus d'ameublement de manière générale. 


Nettoyage et désinfection des locaux. 


En milieu professionnel – en particulier hospitalier – on explique que le nettoyage n'a rien à voir avec la désinfection. Cela ne sert à rien d'inonder une surface sale par un désinfectant. Un désinfectant est un produit qui a un effet rémanent et crée un biofilm. Or, clairement, pour avoir côtoyer bons nombres d'hôpitaux, la plupart du temps l'opération de nettoyage et celle de désinfection se font en une seule fois à l'aide d'un produit appelé « nettoyant-désinfectant ». C'est d'ailleurs « très français ». Les techniques de désinfection actuellement mises en place dans la plupart des hôpitaux en France sont celles dictées par un seul et unique fabricant de produits de désinfectant français qui placent ainsi ses produits. Si les sols « collent », ce fabricant explique que c'est parce que les produits sont mal dosés ! 
En France, on désinfecte tout ce qui bouge : sols, surfaces, … sans nettoyer avec un simple détergent, accumulant ainsi les couches de désinfectant entre les couches de salissures. 


Les pays scandinaves et germaniques  limitent l'usage de désinfectant afin d'éviter que les bactéries s'accoutument ou tout simplement parce qu'un biocide est allergène et nuit à l'environnement. De plus, les sols ne sont pas désinfectés ou très rarement dans des cas particulier, c'est-à-dire lorsque l'on fait autre chose que marcher sur ces derniers comme des roulades, des jeux, du sport, … et pour des patients fragiles. 
Lorsque l'on nettoie une crèche où non seulement les enfants se roulent par terre, mais bouffent tous les jouets, on est confronté à un double problème : il faut désinfecter or le désinfectant avalé par un bout de choux, c'est pas le mieux non plus. Un désinfectant ne sélectionne pas les bactéries qu'ils tuent.  

Je ne vous conseille pas de désinfecter votre maison mais plutôt d'effectuer un nettoyage soigné à l'aide de vos produits habituels. 

La désinfection doit être réservée soit dans les locaux de type salle de bain, salle d'eau, cuisine (frigo, …), ou encore sur les surfaces lisses (tables, interrupteurs, clenches, etc). Le meilleur désinfectant et le plus économique est l'alcool ménager qui a l'avantage de s'évaporer rapidement et de rendre les surfaces utilisables rapidement. 

Si vous avez une personne contaminée, la désinfection des locaux et installations qu'ils utilisent (sanitaires, douches, cuisine, etc) est nécessaire. 

Nettoyage du linge. 

 


Le virus survit jusqu'à 12 heures sur les vêtements et autant sur les cheveux. Cela signifie qu'une personne contaminée contamine tout ses vêtements, les serviettes de toilette, ses draps pour une durée indéfinie.

Je conseille de séparer le linge utilisé par la personne contaminée ou supposée l'être (serviettes de toilettes, literie, vêtements, …) y compris de faire des lessives séparées. Et non pas de faire des pots communs comme je l'ai lu dans je ne sais plus quelle recommandation à la noix. On le fait dans les maisons de retraite à la moindre gastro. Je ne comprend pas pourquoi on ne le préconise pas pour les familles. 

  • Le linge est décontaminé à 60°C en cycle long - c'est le programme "coton" pour ceux qui cherchent encore - même chose pour les masques en tissus.
  • Pour des lessives à moins de 60°C, l'intérêt des lessives désinfectantes n'est pas prouvé du fait simplement du rinçage. Par contre, il peut être intéressant d'utiliser un additif soit un simple vinaigre ou une désinfectant pour linge pour le cycle de rinçage. 


Il ne faut pas oublier le pouvoir de la vapeur du fer à repasser et de la chaleur (si vous l'utilisez) du sèche-linge - et bien sûr, là encore les vêtements et et le linge devront être séparés jusqu'au repassage.  

Les aliments. 

Les aliments frais (fruits et légumes) peuvent être contaminés. Ainsi que tout objet que vous pouvez toucher parce que d'autres les ont touché avant vous (et vous ne savez pas qui). Curieusement, il n'existe aucun "cluster" appelé "supermarché" comme il n'en existe aucun qui s'appelle "métro". Cela doit faire parti des 90% des cas de contaminations qui ne sont pas suivis sous la forme d'une enquête. 

Les principes d'hygiène restent les mêmes que normalement : nettoyage des fruits et légumes avant de les cuisiner et de les consommer.  

Je ne le fais pas mais au vu de la situation, beaucoup peuvent s'offrir le luxe de passer un chiffon propre humidifié par un alcool ménager ou un spray désinfectant sur les boîtes et autres emballages avant de les entreposer dans les placards et frigidaire sans que cela nuise aux aliments et à votre santé de manière générale.  D'autres choisissent de laisser leurs achats à l'air libre durant plusieurs heures. 

Tout au long de vos courses, il est entendu que vous devez utilisé un gel hydroalcoolique régulièrement, éviter de vous coller à la dame méditant devant le rayon fromage et de garder vos distances de manière générale avec tout individu. 

A savoir que si vous cuisinez, c'est toujours dans des températures bien supérieure à 60°C - le virus n'a aucune chance de survie. 


La précarité. 


Pour se laver, il faut de l'eau. Aujourd'hui, la grande majorité des foyers ont une salle de bain et l'eau chaude. La salle de bain est devenue un lieu intime et indispensable.  Les plus anciens d'entre nous savent que la salle de bain est entrée dans les foyers depuis peu. L'hygiène familiale tenait de la grande aventure du baquet, de  bassine ou de la toilette plus ou moins rapide devant l'évier de la cuisine.  


Or, de nombreuses personnes en France vivent dans des logements insalubres à plusieurs dans des petites surfaces ou, pire encore, sont sans logement, victimes de « marchands du sommeil » qui se fichent de la dignité des personnes et des familles. 

Il faut prendre conscience que l'hygiène et la lutte contre une épidémie doivent tenir compte des situations  d'une partie des citoyens, du manque de logements sociaux dans la majorité des grandes villes telles que Paris, Lyon, ... et du prix de l'eau qui contraint des familles à limiter le nombre de douches ou de lessives par exemple. 

Tout cela ne peux être résolu sans la volonté des pouvoirs publics. Le désintérêt du gouvernement à l'égard des plus pauvres et des personnes en situation en précarité est d'autant plus flagrant que le Président de la République ou ses ministres sont les premiers à accuser les français d'être à la cause d'une seconde vague, préférant fermer des bars et des restaurants alors que les français s'entassent dans des transports en commun, dans les universités, au travail et que tous ne bénéficient pas d'une maison de 150 m². 

Les classes sont toujours aussi surchargées et qu'on attend, en France, que trois enfants soient contaminés dans une même classe pour fermer la classe en question … laissant le temps à ce que les enfants contaminent tous leurs camarades et leurs familles. 

Une bonne partie des foyers voient les mesures sanitaires comme des frais supplémentaires. Bien des personnes n'ont pas la place pour séparer un malade du reste du foyer, partagent la même salle de bain à plusieurs ou encore les enfants sont plusieurs dans une même chambre … 

Quant à la règle des 6, que compte faire le gouvernement concernant les familles nombreuses, celles qui accueillent sous le même toit trois générations ? Bref qui vivent à plus de 6 en temps normal ? 

C'est pourquoi, les consignes des services du gouvernement ne sont pas adaptables à toutes et tous et surtout ne tiennent pas compte des particularités des modes de vie et des moyens financiers des foyers. Cela n'a rien d'étonnant pour un président de la République qui évoquait il y a quelques temps  « les premiers de cordés », et qui dernièrement se moquait du « modèle Amish » (dont visiblement il ne sait strictement rien mais il peut lire cet article de la Maçonne) concernant la 5G. 



Produits écologiques en pleine crise sanitaire ? 


De plus en plus de foyers se tournent vers des produits plus respectueux de l'environnement, voir même concoctent une bonne partie de leur produit d'hygiène domestique et leur cosmétique. En sus d'être écologiques, ce sont des solutions économiques.

La crise sanitaire n'a pas mis de côté ses solutions et ne les a pas ringardiser – bien au contraire – D'ailleurs, même si d'aucun ne considère « Les Verts » comme un parti d'avenir, ses bons résultats démontrent une prise de conscience à défaut d'une mise en place d'actions individuelles et personnelles d'une partie de la population. 

Dans le cadre d'une démarche « Zéro Déchet » ou encore une réflexion sur sa consommation, de nombreux sites partagent des recettes de cosmétique, de lessive, de nettoyant et dégraissant à faire soi-même. Vous retrouverez quelques uns d'entre eux en fin de cet article. 

Un produit de nettoyage comme un gel douche est composé d'un tensio-actif (huile saponifiée), d'éventuels actifs, d'un conservateur et d'un parfum (fragrance).  Une crème est composée d'eau (à 70%) et d'huiles (base huileuse), d'un émulsifiant et co-émulsifiant, d'actifs, d'un conservateur et de parfum qui sont émulsionnés à chaud. 

Les produits vendus dans les grandes surfaces utilisent des huiles minérales, c'est-à-dire issues de la pétrochimie, pour composer des produits nettoyant, des gels douches, des crèmes visages, et l'ensemble de la cosmétique personnelle. Il faut d'ailleurs faire très attention à la composition des produits dits « naturels » qui sont composés  aussi d'huiles minérales et ajoutent quelques huiles végétales ou un extrait de plantes pour faire « bio». De plus, histoire de compliquer les choses, la nature est allergène. Ce que la plupart des consommateurs ne comprennent pas. Autre élément d'importance, dès lors que l'on aborde les produits écologiques, ce n'est pas un retour au 19ème siècle. Si vous lisez les formulations de l'époque, vous y trouverez une part importante de graisse de bœuf, de produits toxiques dans les compositions de la pharmacopée.  


Voici quelques consignes pour des produits de ménage « maison ». 

  • Le tensio-actif utilisé et qui se suffit est le savon noir qui a l'avantage d'être liquide et peu coûteux. Le savon noir peut être rendu plus dégraissant (cuisine, salle de bain par exemple) en ajoutant du bicarbonate de soude et/ou des cristaux de soude. 
  • Une lessive n'échappe pas à la règle et si vous ne voulez pas faire fondre dans de l'eau du savon de Marseille en paillette : savon noir liquide qualité ménager + bicarbonate de soude et/ou des cristaux de soude pour du linge très sale. Les spécialistes d'ailleurs mettent les deux en variant les proportions. 
  • Pour le linge blanc, ou pour ses qualités désinfectantes, vous pouvez ajouter du percabonate de soude (à utiliser uniquement dans sa version poudre, en version liquide et chauffé, il perd de son efficacité). 
  • Pour remplacer l'alcool ménager qui m'est si cher, il est utilisé un alcool de fruit (base parfum) mélanger à de l'eau bouillie (et refroidie). 
  • Dans tous les cas, les recettes que l'on trouve sur internet prévoient des huiles essentielles. Or, une huile essentielles n'est pas soluble dans des formules aqueuses et sont inutiles (le parfum ne reste pas, leurs qualités désinfectantes, bactéricides ou de soins concernent uniquement l'humain, etc). En plus, à force d'en mettre dans son linge ou son liquide vaisselle, cela peut représenter un certain coût. Le parfum dans les produits ménagers est inutile. 
  • Surtout ne mélangez pas  le bicarbonate de soude avec le vinaigre. En dehors d'une réaction chimique très télégénique, vous risquez de vous trouver avec un produit neutre avec une efficacité moyenne. Le vinaigre peut être utilisé pur ou dilué après le nettoyage (pour enlever le tartre par exemple ou si vous êtes dingues du parfum « vinaigre »). 

Hormis ces principes de base,  les produits ménagers « maison » et autres recettes de grand-mère ne sont pas à proscrire quelque soit la situation sanitaire et ne sont pas des sous-produits, ayant une efficacité identique sinon supérieure à ce que vous pouvez trouver dans le commerce. 
Par contre, cela ne s'improvise pas – il faut commencer « petit » en se contentant d'un produit vaisselle, d'une lessive ou d'un produit nettoyant multi-usage. 

 

 

Vous trouverez sur le site Aroma Zone (site marchant)  quelques conseils, clic.  Sur un autre site marchand, Joli Essence, quelques recettes de produits ménagers sans d'ailleurs de véritables conseils, clic. Sur un site belge "ecoconso", quelques conseils utiles pour débuter, clic


 

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Cerise 29/10/2020 17:29

Merci beaucoup... je répète tout ceci (enfin, au fur et à mesure en fonction des besoins et situations ^^ ) à longueur de journée depuis des mois....
Pour le vinaigre, que j'utilise bcp (j'aime me sentir comme un cornichon dans son bocal, même si j'aère beaucoup ^^ ), ne pas oublier qu'il doit être " blanc"... pas de vinaigre de vin ou de cidre (je ne pense pas que qqn ait l'idée d'utiliser du balsamique ^^ ) ; mais il est inutile d'acheter du vinaigre ménager en rayon produits d'entretiens... le vinaigre d'alcool en rayon huile et vinaigre à 60centimes le litre et demi est très bien, même s'il n'a pas l'odeur de pommes ou autres...
je partage

La Maçonne 09/11/2020 17:45

Exact pour le choix du vinaigre : le blanc tout en bas du rayon. Inutile de dépenser une fortune. Perso, je n'aime pas trop le vinaigre - je suis plutôt alcool comme une cerise dans son bocal .... Bien à toi !