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La Maçonne

Le racisme est un délit et ne fait plus recette.

Un frère, lecteur du blog « la Maçonne » depuis ses débuts, m'a envoyé un message privé pour me poser deux questions, suite à mon article sur la banalisation de l'extrême droite et la prestation de Alain Bauer dans l'émission « Face à l'Info » sur CNEWS avec Eric Zemmour. J'ai trouvé les questions de ce frère très intéressantes et elles méritaient un peu plus que mon email.  C'est pourquoi, j'ai décidé de publié un nouvel article.

 

Les condamnations de Eric Zemmour. 

Éric Zemmour a déjà été condamné pour provocation à la haine raciale en 2011, pour avoir défendu, sur France Ô, la discrimination à l'embauche. Il fut condamné, à l'époque à 2000 Euros avec sursis, pour avoir déclaré que les employeurs "ont le droit" de refuser d'embaucher des Arabes ou des Noirs. 
Je souhaite préciser que la discrimination à l'embauche du fait de l'origine, de la couleur de peau, de la religion, du sexe, de l'âge, de l'handicape est un délit. Je ne sais pas quel esprit tordu peut applaudir ce type de déclaration. Or, il y en avait dont des députés UMP (à l'époque) qui se sont dits « consternés ».    
Plusieurs politiques, dont Chevénement, l'avaient soutenu devant le tribunal. Cela illustre ce que j'appelais la porosité de l'idéologie de l'extrême-droite dans les différents courants politiques. 


Il fut condamné  pour provocation à la haine religieuse en 2017, avec confirmation en appel et en cassation, du fait de propos dans l'émission C à vous, sur France 5 diffusée le 6 septembre 2016. 
Adepte de la théorie complotiste du « grand remplacement »,  il a ainsi affirmé qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France ». Selon lui, la France vivrait « depuis trente ans une invasion ». Cette condamnation fut confirmée en cassation (il a utilisé tous les pourvois). Il fut condamné à 3000 Euros d'amende, à payer des frais de justice et à verser un dommage et intérêt de 1000 Euros à une association. 

Ce vendredi 25 septembre 2020, le Tribunal de Paris l'a condamné en première instance pour « injure publique à raison d'une religion déterminée et provocation publique à la haine, à la discrimination ou à la violence à raison d'une religion déterminée »
Il est condamné à une amende de 10 000 € d'amendes et des dommages et intérêts symboliques à différentes associations luttant contre le racisme, suite à des propos qu'il a tenu lors d'une convention organisée  par Marion Maréchal-Le Pen du 28 septembre 2019. Cette convention fut diffusée en direct par LCI. 
LCI n'a pas été inquiétée. La chaîne s'est platement excusée pour avoir diffusé le discours de Eric Zemmour en arguant que le direct ne lui avait pas permis une prise de recul. Toute personne censée se dirait : Marion Maréchal-Le Pen avec Eric Zemmour donnaient lieu à tout risque de dérapage. 

Le CSA avait utilisé, pour la première fois, l’article 40 du code de procédure pénale, qui oblige une autorité publique à notifier au procureur toute infraction pénale potentielle dans le cadre d'une émission télévisuelle. Il a donc collaboré  à l’enquête ouverte par le parquet de Paris  et a transmis au procureur  les éléments à sa disposition, dont les saisines des téléspectateurs. 

Pour terminer cette liste, il est actuellement sous le coup d'une plainte – le jugement devrait être connu prochainement - pour des propos contestant « le crime contre l'humanité », propos tenus le 21 octobre 2019 sur CNews, face à Bernard-Henri Lévy. En pleine crise révisionniste et négationniste, il considère que « Pétain a sauvé des juifs » et l'a confirmé comme « c'est du réel ». Des propos particulièrement immondes. 

Les chaînes d'information ne sont jamais mise en cause que ce soit par le CSA ou la justice alors qu'elles permettent la diffusion de propos racistes et haineux. Le CSA a des pouvoirs de sanction limitées et jusqu'à présent n'a qu'envoyer des mises en demeure aux chaînes concernées.
Pour l'année 2019, le nombre de plaintes adressées au CSA a doublé, passant de 30 000 à 70 000 plaintes. Eric Zemmour est en tête devant Hanouna. 

Le droit à la réinsertion ? 

Au bout de combien de condamnations pour vols, considère-t-on que son auteur ou son autrice est un voleur ou une voleuse , c'est-à-dire un délinquant ? Dès la première. 
Trois condamnations en pénal plus tard, on est en droit de considérer que Eric Zemmour est lui aussi un délinquant. 
Y-aurait-il des délits et des crimes qui n'en seraient pas vraiment ? 

Celles et ceux qui considèrent que l'islamophobie n'existe pas, du fait que le mot n'est pas dans le code pénal (entre autre) apprendront que cela n’empêche pas des condamnations. S'ils veulent une définition de ce qu'est l'islamophobie, elles/ils peuvent se reporter aux différents jugements émis contre Eric Zemmour en sus de mon article que vous pouvez trouver ici
 

Même si certaines ou certains souhaitent minimiser les propos et les condamnations en niant l'existence même de l'islamophobie, Eric Zemmour n'est, du fait des différentes condamnation, pas en « réinsertion » et ne semble pas souhaiter s'amender. 

Une personne qui a été condamnée a effectivement le droit – une fois sa dette payée – de s'insérer dans la société. A noter que pour certains délits et crimes, la condamnation peut être assortie d'interdictions soit économiques (gestion d'entreprises), soit politiques (inéligibilité), soit civils (retrait du droit parental) pour des durées plus ou moins définies dans le temps et couvrant la période d'après le temps de condamnation. 
La réinsertion est  juridiquement assortie de limites. Ainsi, celle ou celui qui est condamné pour faillite frauduleuse ne peut créer, prendre en gérance, une entreprise. Certains métiers sont définitivement fermés dont les métiers de l'assurance. Les médecins, avocats, notaires, huissiers de justice peuvent aussi perdre le droit d'exercer de manière définitive dans le cadre de certains types de condamnation. 

Ainsi – oui, une personne a le droit de vivre sans avoir à payer ce qu'il a déjà payer, mais sous certaines conditions dont la première est de ne pas commettre un nouveau crime ou délit. 
Ce n'est pas le cas de Eric Zemmour qui recommence. Son logiciel interne ou encore son fantasme fasciste ne semble pas lui permettre de comprendre la ligne rouge à ne pas dépasser.  

Ce dernier a d'ailleurs, à nouveau ce 29 septembre 2020 – soit le soir-même de la publication de mon premier article - , choqué l'opinion par des propos sur les mineurs isolés qu'il a déclaré comme « tous des voleurs, tous des violeurs, tous des assassins ». Là-dessus, étant ce que l'on appelle pudiquement « anti-lumière » et plus concrètement contre les « droits de l'homme » - ceux dont il bénéficie jusqu'à présent et qu'il rappelle pour ce qui concerne sa petite personne et en particulier son droit à s'exprimer – il apostrophe la Cour européenne de Droits de l’Homme (CEDH) considérant qu'elle est l'origine du mal, demandant à ce que la France en sorte. La France devrait sortir d'elle-même étant la principale instigatrice de cette institution européenne.    
Il faut croire qu'il voulait absolument me donner raison.  

Le CSA a à nouveau porté plainte dans le cadre de l'article 40 contre Zemmour, différentes associations contre le racisme le rejoignent, ainsi qu'une région, en sus de voir – pour une fois – des politiques « En Marche » réagir. 
Pour celles et ceux qui ne comprennent pas en quoi c'est du racisme : considérer qu'un groupe de personnes du fait de ses origines, sa religion est criminel est du racisme. 

 

Cependant, est-ce Zemmour est le seul responsable ? Non pas que je souhaite trouver des circonstances atténuantes, mais d'interroger sur le fond : celles et ceux qui lui donnent une tribune quotidienne pour déverser sa haine ne sont-ils pas autant responsables que Zemmour ? 
 

  

D'autres responsabilités. 

Les responsables sont celles et ceux qui lui ont cédé une tribune : France 2, plus exactement l'émission de Ruquier « On n'est pas couché » en 2011,   i'télé en 2014, RTL jusqu'en 2019 et encore aujourd'hui le Figaro et CNEWS. 

Les chaînes d'information et de télévision, pour le législateur, sont responsables des propos haineux, racistes, des diffamations, … - c'est-à-dire de ce qu'elles diffusent - comme tous les médias. 
Il y a quelques temps les députés « En Marche » souhaitaient porter la responsabilité sur les réseaux sociaux – qui ne sont pas des médias – en utilisant peu ou prou la même logique que la législation en vigueur des discours haineux, racistes, et j'en passe  - émis par leurs utilisateurs. 
La loi concernant la liberté de la presse prévoit bien de condamner autant les auteurs des propos délictueux que les médias  - supports de ces propos. Les médias ont la responsabilité de ce qu'ils diffusent ou publient. 

Pour exemple, le média d'extrême-droite Valeurs Actuelles et son directeur Yves de Kerdrel ont été  condamnés pour le dossier «  Roms, l’overdose » en 2015.  

Or, les chaînes de télévision ou encore les radios sont rarement inquiétées et jamais poursuivies par la justice.  

D'ailleurs, elles préféreront payer 10 000 Euros d'amende plutôt que de perdre leurs audimats et, par conséquent, leurs annonceurs.  Le système CNEWS (comme d'autres chaines TV) est d'utiliser des excités - et visiblement ils se trouvent à l'extrême-droite - pour faire le buzz, créer de l'audimat et gagner des parts de marché publicitaires. 
Ces derniers financent, finalement, Zemmour et au delà de lui une chaîne d'extrême-droite telle que CNEWS. 

Lors de la dernière sortie de Zemmour du 30 septembre, il est  demandé que  CNEWS réponde devant un juge. On notera que la chaîne TV se désolidarise de Zemmour mais ne semble pas remettre en cause l'émission comme son format. L'émission concernée n'est pas du direct et les propos en question pouvaient être coupés avant diffusion. La journaliste Christine Kelly qui anime les débats peut, elle-même, être inquiétée par l'enquête. 



Toucher au porte-monnaie : une solution ? 


Les temps changent. 
Les marques et les entreprises savent très bien qu'elles ont pour elles-même un devoir d'image vis-à-vis de leurs consommateurs. Il n'est plus question de passer outre la qualité des médias et le message qu'ils diffusent. Passer une publicité pour des chocolats n'est plus admissibles entre deux propos racistes et haineux. Cela ne le fait pas. C'est tuer le chocolat et sa marque. 
Le support de leur message doit être cohérent avec le message lui-même. 

Des mouvements – dont Sleeping Giants (illustrations de cet article) – interpellent les entreprises et leurs responsables les alertant des contenus de certains médias, dont les chaîne TV. 

Sleeping Giants est un collectif qui a vu le jour après l'élection de Trump. Plusieurs antennes apparaissent et se développent dans différents pays. La première campagne consistait à appeler au boycott du média  Breitbart News Network (Steve Bannon) avec d'ailleurs succès. Plus de 1000 entreprises ont retiré leurs annonces. Les activistes américains réussirent à faire supprimer une émission de FoxNews (l'animateur était d'ailleurs accusé de harcèlement sexuel). 

Pour la France, Sleeping Giants a commencé par s'attaquer à  Boulevard Voltaire, (Robert Ménard et Dominique Jamet) et le blog Breiz atao,( Boris Le Lay). 
Boulevard Voltaire a perdu tous ses annonceurs – plus de 1000 entreprises bloquent le site – tandis que Breiz Atao a perdu son référencement (Google).

Valeurs Actuelles est en train de subir le même traitement. De nombreux annonceurs se sont retirés de cette diffusion. Le magazine a tenté de se défendre en publiant « le mur de la honte » où figure des marques, qui selon eux, seraient « contre le débat d'idée » ou « voire ouvertement d’extrême gauche » en invitant ses lecteurs à interpeller lesdites marques. 

La stratégie a produit l'effet inverse . Tout d'abord, Sleeping Giants n'appelle personne à harceler des marques mais s'adresse directement aux annonceurs concernés (comme vous pouvez le voir dans mes exemples). Ils ont, par ailleurs, pris soin de bloquer une bonne partie de la fachosphère limitant ainsi les échanges avec ses derniers sous un post concernant une marque. Tout au plus, une alerte donne lieu à trois commentaires dont la réponse de l'entreprise ! 

Sur ce « mur de la honte » se trouvaient des entreprises – harcelées et insultées donc par la fachosphère – qui n'avaient pas retirées leurs publicités à Valeurs Actuelles. Cette liste provenait d'une liste produites par Sleeping Giants, concernant Boulevard Voltaire (!). 
La dernière erreur de Valeurs Actuelles fut de considérer le financement par la publicité sur internet comme un droit. Or, comme je le disais plus haut, un annonceur a le droit de choisir ses médias pour diffuser sa publicité. 

Depuis octobre 2019, Sleeping Giants a commencé à s'attaquer à CNEWS – en particulier aux émissions de Zemmour et de Pascal Praud en même temps que Paris Première (groupe M6)
CNEWS a vu ses annonceurs – dont le premier fut Ferrero / Nutella – se retirer. Le lendemain de l'action des activistes, 23 marques avaient déjà décidées soit de se retirer de CNEWS, soit de refuser de voir diffuser leurs publicités lors des coupures encadrant l'émission de Eric Zemmour et de celle de Pascal Praud.
Le groupe Canal + / Bolloré a menacé les activistes Sleeping Giants de poursuites judiciaires. Cela sans succès. 


Difficile de connaître la situation exacte de CNEWS. Officiellement, si CNEWS a perdu des annonceurs, la chaîne prétend une augmentation de 25% des recettes liées à la publicité.

D'autres analysent la situation bien autrement : CNEWS a perdu une source de revenus non négligeable. Le temps d'annonce autour des émissions de Praud et de Zemmour est passé d'une heure à 7 minutes. 
Il faudra néanmoins attendre le premier trimestre 2021 pour avoir une idée de la réelle rentabilité de CNEWS, qui a aussi perdu une partie de son budget publicitaire lors du confinement COVID 19. 

En somme, les seuls à prendre leurs responsabilités – certes pour des motifs bien autres qu'un débat idéologique – sont des entreprises et des marques lucratives. 
Au delà des marques et entreprises qui communiquent, ce sont les consommateurs qui, finalement, décident en remplissant leur caddie ce qu'ils veulent voir à la télévision. L'audimat est, pour le coup, une notion toute relative. 

Comme ces chaînes TV utilisent des chroniqueurs d'extrême-droite en faisant un calcul strictement financier, la démarche et le succès de ce mouvement et, par là,  la prise de conscience des marques et des entreprises ne manquent pas d'ironie. 

La haine ne fait plus recette. 

Ce saccage d'un restaurant casher par vraisemblablement des individus issus de l'extrême-droite démontre la dangerosité de l'idéologie véhiculée par Zemmour sur CNEWS - qui rappelons-le est en procès pour des propos négationnistes au sujet de Pétain. 

 

La liberté d'expression. 

La question de fond avant de débattre de la liberté d'expression est : est-ce que l'extrême-droite avec ses composantes raciste, xénophobe, homophobe, sexiste est vraiment une opinion ? 

A priori, Zemmour, même multicondamné, ne semble pas avoir perdu quoique ce soit en matière de « liberté d'expression ». Qui peut se vanter d'avoir une tribune, sur une chaîne TV gratuite de la TNT, quotidienne à heure d'écoute pour dire tout ce qui lui passe par la tête ? Parce que finalement le système Zemmour est bien de dire tout et n'importe quoi, sur n'importe quel sujet – jusqu'à vouloir sauver Pétain ! 

Toutes les chaînes TV d'information sont noyées par des chroniqueurs d'extrême-droite. On peut se dire aujourd'hui qu'il y a plus de chroniqueurs d'extrême-droite qu'il n'y a de députés à l'Assemblée Nationale (ils sont 6 pour 577). Ce qui est très loin de mon idée de diversité politique. 

Si en France, les médias les évoquent très peu, les attentats de l'extrême-droite et autres suprémacistes blancs sont des risques réels en France comme partout en Europe.  

Pour la France, en 2017, on compte plusieurs attaques islamophobes d'un individu de 17 ans au marteau et bocal de verre contre plusieurs personnes et le lancement d'une bombe d'acide dans l'enceinte de l'Université de Dijon. La tentative d'incendie d'une mosquée à Bayonne par Claude Sinké, ancien candidat Front national qui a ensuite tiré sur deux fidèles qui sortaient du bâtiment, les blessant gravement, pour enfin incendier une voiture et de s'enfuir est aussi un attentat d'extrême-droite. 

Les agressions racistes touchant les musulmans sont les plus nombreux et les plus importants aujourd'hui en France. Suivant une étude de la Fondation Jean Jaurès qui corrobore une étude statistique précédente,  7% déclarent avoir été victime d'une agression physique du fait de leur religion ou de leur origine. Les femmes sont, par ailleurs, les premières victimes.

Selon un article de Slate (ici), il y a, à ce jour, 1000 personnes surveillées par la DGSI pour être potentiellement dangereuses et pouvant passer à l'acte contre des musulmans et/ou des juifs et appartenant à des mouvements d'extrême-droite. 
 
En cinq ans,le terrorisme d'extrême-droite a été multiplié par trois en Occident. L'inspirateur est Anders Behring Breivik, auteur des attentats d'Oslo et d'Utøya en 2016 suivi par Brenton Tarrant.  Il se filme en train de massacrer cinquante-et-une personnes de confession mulsumane dans deux mosquées.

Tous les deux sont adeptes de la théorie dite du «grand remplacement», de Renaud Camus, promulguée par Finkielkraut en tant qu'ami du premier et Eric Zemmour dans ses livres et ses émissions. D'ailleurs sa dernière condamnation est liée à cette théorie. 

Le « testament » de Breivik – 1500 pages ! - colle parfaitement à l'idéologie véhiculée par Zemmour et ses acolytes. 
Cette idéologie a fait 150 morts en deux attentats – sans compter les attentats des suprémacistes blancs américains qui ont fait plusieurs centaines de morts ces dernières années. Ces derniers s'acharnent contre les noirs, les musulmans, les hispaniques, les asiatiques …. 

Pour continuer à vous convaincre de la dangerosité de ce type d'opinion, les propos de Zemmour ne sont pas très différent de ceux d'un porte-parole du parti d'extrême-droite allemand qui déclarait : « nous pouvons aussi tirer sur les [migrants] après. Ce n’est pas du tout un problème. Ou du gaz, ou tout ce que vous voulez. » 


 

Je sais très bien ce qu'est être attaquée pour son expression. Je l'ai été par les dignitaires de la GLFF et de la GLDF  qui n'ont jamais pris la peine de m'indiquer « l'expression » qui les dérangeaient.  L'épisode de la "Biennale de Bordeaux" en est la preuve. 
C'est cela une atteinte à la liberté d'opinion : condamner quelqu'un au sujet de son opinion sans jamais dire laquelle. 

Dans le fond  ou la forme, pour ce qui me concerne, je n'ai fait que défendre  la liberté de conscience, d'opinion, de parcours initiatique, … tout en étant contre le racisme, le sexisme, l'homophobie. 

Si ces deux obédiences avaient fait leur boulot, au lieu de chercher des poux à leurs membres parce que l'égo de dignitaires a été froissé, la question, qui occupe cet article, serait traité dans toutes les loges et on ne compterait pas - par exemple - des soeurs et des frères dans un groupe Facebook de soutien à Zemmour et/ou me vantant la super intelligence de ce personnage ! 

D'ailleurs, aucune obédience maçonnique ni ne félicite la justice pour avoir mener un juste combat contre le racisme en condamnant Zemmour - ou encore proteste contre cette banalisation de l'extrême-droite dans la société. 

Pour Eric Zemmour, les propos concernés sont identifiés - ils lui sont communiqués – il a la possibilité de répondre, de se justifier ou de retirer ses propos – ce qu'il ne fait pas … Il a la possibilité de se défendre.   Au contraire il ajoute une couche bien plus puante que la précédente, cela malgré plusieurs condamnations pour les mêmes faits. 

 

Le racisme est un délit. Pas une opinion. Demain, il ne fera plus recette.

 

 

PS  : les illustrations sont issue de campagne de luttes contre le racisme dont certaines sont destinées aux élèves, d'autres sont de la LICRA qui sont particulièrement réussies. D'ailleurs, vous pouvez lire leur article ici concernant Zemmour. 

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Cerise 03/10/2020 04:48

Merci ma S. pour ces rappels.
Il suffit de lire les commentaires sous les pubs des ONG sur les réseaux sociaux pour voir que certains, de plus en plus nombreux, s'affranchissent allègrement de la loi en relayant les propos de Zemmour et consorts.
Et je découvre grâce à toi sur Twitter "WatchingGiants @watching_giants" qui se veut le pendant de "Sleeping Giants". Compte à signaler.

La Maçonne 03/10/2020 11:44

Merci Cerise . Oui ! Watching Giants est le pendant d'extrême droite qui insulte les annonceurs et entreprises. J'ai signalé le compte. Et continuer à suivre l'évolution de la situation de CNEWS.