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La Maçonne

Comment Hubsch a voulu rester Grand Maître du GODF.

Jean-Philippe Hubsh, ancien grand maître du GODF, peut, dès aujourd'hui, se venter d'avoir laissé derrière lui une véritable pagaille. 
Il est accusé d'avoir tenté, lui et ses conseillers de l'ordre, une OPA pour se maintenir à la tête de l'obédience. Il a d'ailleurs refusé toutes contestations, critiques et même de simples échanges avec les frères et sœurs du GODF dont les anciens Grands Maîtres de l'obédience. 
Dans toute l'affaire qui a opposé Jean-Philippe Hubsch à bons nombres de loges du GODF, il y a quelques pépites bien croustillantes comme on sait les inventer en Franc-maçonnerie. 


Avant d'entrer dans les détails fameux, il faut comprendre qu'un Grand Maître du GODF n'a aucun pouvoir – il n'a que celui que l'on veut bien lui donner – Ainsi, selon les personnalités, certains n'en avaient aucun alors que d'autres en avaient bien plus sûrement. Jean-Philippe Hubsch est de la première catégorie : il n'était pas taillé pour en avoir une seule miette tant les contre-pouvoirs sont, à la fois, nombreux et importants au GODF. Bref, Jean-Philippe Hubsch est du genre très oubliable. Il ne laissera rien, d'ailleurs, pour la postérité. 
Cela n'est pas très grave. D'ailleurs, lui-même comme le montre cet autre interview sur un journal local, où il en profite pour faire un peu de publicité pour ses affaires d'agent général d'assurance, se trouve très satisfait de lui-même.

Un grand maître est – avant tout – président de l'association. A ce titre, il se doit au moins de gérer les affaires de l'obédience, éviter les crises internes, limiter pour lui comme pour son équipe de Conseillers de l'Ordre les critiques surtout si elles sont justifiées, respecter les textes de l'obédience et enfin assurer  la pérennité des travaux des loges et le fonctionnement général de l'obédience. Comme vous allez le constater, pour ce qui concerne Jean-Philippe Hubsch, ce n'est pas une franche réussite. 

Le précédent Jean-Luc Mélenchon. 

Jean-Philippe Hubsch a, tout d'abord, très mal commencé son mandat en voulant évincer Jean-Luc Mélenchon. D'avis de beaucoup, il s'agissait-là d'un signe strictement politique qu'il adressait à Emmanuel Macron afin, comme il se vante dans une interview donné à la brosse à reluire de Géplu, d'un « retour aux affaires ». 
En réalité, point de retour aux affaires. Ainsi, pour passer le temps, il semblerait qu'il se soit occupé, entre 2018 et 2019, à réduire les effectifs des salariés du GODF. 

Un frère a alerté les loges de la situation des salariés tel que je le décrivais dans mon précédent article. Les départs annoncés sont véridiques – comme vous n'en doutez pas et rien dans le courrier en question n'était insultant bien que critique à l'égard des méthodes de Hubsch. De plus, des journaux nationaux (le Figaro et le Canard Enchaîné) s'étaient, eux mêmes, émus de ses méthodes. 

C'est d'ailleurs sous cette forme que s'exerce le contre-pouvoir au GODF. Des loges, des frères et des sœurs individuellement ou en groupe, rédigent des notes et les adressent aux frères et aux sœurs, afin de faire remonter des informations sur la vie de l'obédience dans le cadre des Congrès Régionaux ou du Convent. 
Quoi de plus important pour les membres d'une association que les salariés employés par celle-ci ? Je me le demande encore. 
Or, selon les méthodes déjà éprouvées dans d'autres obédiences, Jean-Philippe Hubsch et la grande majorité des Conseillers de l'Ordre ne l'ont pas entendu de cette oreille et se sont empressés d'ouvrir une procédure de justice maçonnique à l'encontre du lanceur d'alerte. Du moins, comme vous allez vite le comprendre, on peux estimer qu'il ne fut que trois à l'avoir décidé sur les 37 conseillers de l'ordre élus. 

Si le Conseil de l'Ordre adresse bien une plainte décidée lors d'une de ses réunions datant de décembre 2020, le procès-verbal de cette réunion ne mentionne aucune délibération à ce sujet, ni même un titre et encore moins un vote.  Bref, on ignore comment cette plainte envoyée par le Grand Secrétaire et le Garde des Sceaux a été décidée.

La Chambre de Justice Maçonnique n'a pas que débouter le Conseil de l'Ordre, mais  a aussi durement tancé Jean-Philippe HUBSCH, le grand secrétaire et le garde des sceaux (qui d'ailleurs n'étaient pas encore installé dans ces fonction à cette date) en expliquant : 
« Au demeurant, le Conseil de l'Ordre est le gardien de la Constitution et du RG (art 128 du RG). De par leurs fonctions et devoirs au sein du pouvoir exécutif, les responsabilités personnelles du GOM, des F Garde des Sceaux et du Timbre et du Grand Secr aux Aff Int sont en cause. 
Le Conseil de l'Ordre a failli à ses responsabilités dans cette affaire. Cette faute lourde porte atteinte aux intérêts généraux de l'ordre (article 93.2 du RG). 
La Section Permanente rappelle au respect plein et entier de la procédure par le Conseil de l'Ordre. Elle rappelle que la procédure permet l'égalité de traitement en droits et en devoirs pour chacune des parties. » 

 Jean-Philippe Hubsch utilisera les mêmes procédés contre un autre frère sur des faits dont on ne comprend pas vraiment la nature et sera tout autant, pour les mêmes motifs, déboutés. 
Cela se passe entre les 17 et 18 décembre 2020, soit à la fin de mandat de Jean-Philippe Hubsch. Celui-ci, visiblement, se fichant des procédures, il décidait de poursuites, certainement plus pour se venger d'une vexation  pour des faits dont il savait très bien qu'ils ne seraient jamais condamnés. 
Il semblerait même qu'il aurait agit de la sorte aussi contre Jean-Luc Mélenchon … décidant seul, plus exactement sans que le Conseil de l'Ordre ne puisse objecter, d'ouvrir une procédure en Justice Maçonnique avec le scandale que l'on sait. 

Ces affaires montrent tout l'état d'esprit de ce, maintenant, ancien Grand Maître. Elles montrent quelque chose de plus fondamental : il n'est non seulement pas un visionnaire mais surtout n'a pas travailler pour l'intérêt et l'avenir du GODF. 
Aujourd'hui, que l'on soit d'accord ou non politiquement avec Jean-Luc Mélenchon ou avec sa personnalité, il apparaît être un des opposants à Emmanuel Macron et à l'extrême droite le plus fréquentable. L'évincer est évincer le GODF du paysage politique français. Cela certainement pour plusieurs années. 


 
La circulaire 1061 et le déconfinement. 

 

Tout d'abord, c'est une circulaire – la 1061 – qui chiffonne  les loges. Celle-ci annonçait la fermeture des loges du fait du premier confinement (mars – mai 2020). Cette circulaire est jugée irrecevable aussi bien dans sa forme que son fond. 
Il ne s'agit pas de remettre en cause la nécessité d'obéir à une décision des pouvoirs publics, mais de remettre en cause la décision du Conseil de l'Ordre qui n'a  pas suivi les habituels votes nécessaires à l'édition de cette circulaire. 

La logique et les textes du GODF ordonnait quelques votes supplémentaires, certes - mais surtout à respecter le principe de souveraineté des loges - plus exactement d'autonomie. Ce sont les loges qui sont seules en mesure de décider de leur fermeture éventuelle ou leurs conditions de maintien d'ouverture. En effet, dès mars 2020, certaines d'entre elles pouvaient décider un fonctionnement virtuel, la proposition d'échanges ou encore de sujets communs … 
Le Conseil de l'Ordre est juste habilité à éditer quelques consignes et explications de texte, tout en proposant son fraternel soutien. 

Alors que le pays était déconfiné le 11 mai 2020, le Conseil de l'Ordre a refusé de voter l'abrogation de la circulaire 1061. Les loges sont restées, donc, fermées jusqu'en septembre 2020 ! 

Si les loges sont restées confinées, Jean-Philippe Hubsch a, lui, multiplié les réunions : les 8, 15 et 29 mai, Bureau des 19 et 26 mai, des 3 et 9 juin,  … et cela sans publier les procès-verbaux, obligatoirement adressées aux loges, oubliant aussi de présenter les dates et les moyens de connexion (visioconférence) à l'intention des maîtres. 
Les réunions du Conseil de l'Ordre se sont aussi stoppées brutalement entre le 29 mai et le 28 juin. 

Il s'agissait pour Hubsch et sa poignée de conseillers de l'ordre de ne pas organiser le convent prévu en août 2020 et refuser d'ailleurs d'organiser tout convent en 2020 afin de se maintenir en fonction toute l'année 2020/21. 
Comme l'année 2020/21 est dans l'attente d'une campagne de vaccination qui tarde réellement à démarrer, on peut imaginer que ces mêmes conseillers de l'ordre seraient encore en fonction en 2022 ! 

Quant à la fameuse consultation des loges, que ce soit pour sa forme, son fond et ses résultats, rien ne tient debout. 
Tout d'abord, alors que le Conseil de l'Ordre a voté d'organiser cette consultation le 8 mai, maintenant les loges fermées, le Procès Verbal de cette réunion, mentionnant le vote et les délibérations, n'a pas été diffusée. D'ailleurs, soulignait-on, les conseillers de l'ordre n'y avaient eux-mêmes pas accès. Cela signifie que techniquement ce vote n'existe pas. 

Surtout – et c'est cela qui choque les frères et sœurs du GODF – en interdisant que les loges se réunissent en maintenant la circulaire 1061, les loges n'ont pas eu les moyens de discuter et de se prononcer officiellement, soit via un compte-rendu interne ou encore poser les questions nécessaires. 
Bref, le débat démocratique d'avant la consultation a été rendu impossible par le Conseil de l'Ordre. 
Cette consultation demandait aux loges : 

  • Choix 1 : Le maintien du Convent du 17 au 19 Décembre 2020
  • Choix 2 : L'annulation du Convent 2020, une Assemblée Générale dématérialisée avant la fin de l'année 2020 et la prorogation des mandats électifs jusqu'au Convent d'Août 2021 

Vous noterez, tout comme beaucoup, que le choix 2 aurait nécessité un développement. En effet, les loges pouvaient, certes, préférer une assemblée générale dématérialisée mais refuser la prorogation des mandates électifs jusqu'en août 2021 – ce qui aurait fait un honnête choix 3 - 

Si on est capable de voter un budget, on devrait savoir élire un conseil de l'ordre … Or, au GODF, c'est d'autant plus vicieux encore. Les conseillers de l'ordre ne sont pas élus par le Convent mais par les Congrès Régionaux …. Ce qui signifie que le Conseil de l'Ordre souhaitait aussi empêcher les Congrès Régionaux et, par là, de nouvelles élections. 
Les loges pouvaient avoir d'autres préférences qui aurait fait un choix 4, soit « aucune de ces solutions ». 
Cela s'appelle manipuler une consultation … 

Pour la forme, le Conseil de l'Ordre s'est abstenu de présenter un règlement électoral, indiquant le quorum,  les modalités de vote, les majorités requises et les conditions du dépouillement.
Les loges – et les votants – n'ont pas été identifiés. Un simple email a été envoyé à une adresse supposée être celle du député de la loge.  Bref, les loges ont votées mais sans savoir quoi, comment, qui et pourquoi. 

En terme de résultats, 1116 avis exprimés sur 1343 loges. 227 loges ont refusé de participer à la consultation, soit 17 % des loges. 
D'ailleurs, à ce propos, il n'y a aucun retour concernant ces loges dont on ignore si elles existent encore ou si elles étaient techniquement en mesure de répondre. 
N'oublions pas que nous sommes, quand même au cœur d'une pandémie et que les francs-maçons ne sont pas immunisés. 

925 se sont prononcées pour l'annulation du convent en 2020, l'organisation d'une assemblée virtuelle et une prorogation des mandats jusqu'au convent 2021. 191 se sont sont prononcées pour maintenir le Convent en décembre 2020. 
Ce sont, donc, que 68,87 % des loges qui ont accepté le choix 2. Ainsi, avec un quorum de 90% des loges participantes ou encore un vote au 3/4 - les loges qui n'ont pas répondu n'avaient certainement pas de choix pour elles - cette consultation est nulle. 

Quant au dépouillement des résultats, ce fut un grand n'importe quoi. L'organisateur (un conseiller de l'ordre) tenait aussi le rôle de scrutateur, tout en dépouillant les votes pour annoncer les résultats – cela tout seul – sans contrôle.
La veille du « dépouillement », il décidait d'inviter le Président du Convent 2019 et celui du Convent 2020. 


On entre dans le cocasse : le fameux « dépouillement » s'est fait à 23h55 au domicile du Conseiller de l'Ordre « à tout faire » en visioconférence. Cela a consisté à regarder un écran d'ordinateur. 
Cette invitation est même à encadrer tant elle semble bien légère : 
« Je suis en train de mettre place la phase de scrutation du vote. Je souhaite comme le Conseil l'a proposé et comme vous l'avez accepté que toi et PB soyez présents lors de l'arrêt des votes. 23H 59. Nous pourrions nous retrouver à 23h 55 (en zoom que l'ai programmé) pour que je puisse ensuite (il y a un peu de travail) envoyer les résultats à tous les vénés et délégués. Tous les documents sont prêts, il n'y a plus que cliquer un peu partout pour déclencher les envois ».

Le président du Convent de 2019 a refusé de valider la consultation et son résultat, le dimanche 7 juin 2020.  Or,  cette information d'importance, annulant de fait la consultation elle-même, n’a pas dépassé le Conseil de l’Ordre et les dignitaires du Convent 2019. 
Les 54 000 frères et sœurs du GODF sont restés soigneusement dans l'ignorance.  

Lors de l'annonce du résultat, quatre frères sont désignés comme scrutateurs (on ignore par qui et sous quelle condition)  soit le 1er Surveillant du Convent 2019 (le Président qui a refusé de valider est tout simplement effacé de la liste ), à côté du Président, du Secrétaire et du 2ème Surveillant du Convent 2020 , dont on sait qu'il n'y avait que le Président du Convent 2020 à l'heure du dépouillement derrière son écran d'ordinateur. 
A savoir que le Président, le secrétaire et le 2ème surveillant du Convent 2020 n'étaient pas installés et donc ne pouvaient agir comme tels. 

Si ce type de consultation est « normal » sur les réseaux sociaux, pour un franc-maçon – et en particulier un frère ou une sœur du GODF – qui sont censés faire de toutes consultations, un lieu de débat et le cœur du système démocratique -  cette consultation est illégale et irrégulière, pour ne pas dire insultante.  

Finalement, le Conseil de l'Ordre a décidé de maintenir le Convent en décembre 2020. Tant d'efforts pour rien ? Non. 
Les irrégularités étant trop nombreuses, il aurait été difficile pour le Conseil de l'Ordre d'auto-proroger leur mandat respectif jusqu'en 2021. 

Les contre-pouvoirs ont certes été, à plus d'un titre, défaillants mais ils ont finalement fonctionné en ordre dispersé. 

Les anciens Grands Maîtres. 

Je pense, dans l'étude de ce dossier, que ce fut certainement le contre-pouvoir le plus essentiel qui a certainement le mieux fonctionné. 
Les anciens Grands Maîtres au GODF sont si nombreux qu'ils peuvent à eux-seuls constitués une loge.
Comme je l'expliquais plus haut, il y en a qui sont des hommes à qui l'on reconnaît un réel pouvoir dans le cadre de leur ancien mandat et dont la consultation, aussi informelle soit-elle, est importante. D'autres encore n'ont pas cet aura. 

Gilbert Abergel, tout d'abord, qui fut le Grand Maître qui a géré la crise du GODF de 1995, s'inquiète ouvertement de la consultation et du refus de Hubsch de déconfiner les loges. 
Ayant tenté de lui téléphoner afin de lui proposer une visioconférence avec plusieurs autres Grands Maîtres, il ne reçu aucune réponse. Le 30 mai, il décida d'écrire une lettre. 

« Mon expérience personnelle, que je partage avec d'autres anciens Grands Maîtres, est celle de la crise de 1995 qui a causé d'importants dégâts au sein de notre association, et qui s'était conclue par la mise en place d'un « Exécutif provisoire » en charge de la gestion, [….] Mon message sest resté sans réponse […] Si tu y avais répondu, je t'aurais dit que je retrouvais dans la situation actuelle, les mêmes ingrédients qui on, il y a 25 ans, précipité le Grand Orient dans le désordre : Incompréhension des décisions de l'exécutif par de nombreuses loges et régions, perception de mécanisme de décision sans argumentation partagée, etc. [….]
Je souhaite très sincèrement que le glissement auquel nous avions assisté en 95 ne se reproduise pas, et suis peiné que notre exécutif, dont l'action m'avait jusqu'alors complètement satisfait, puisse se voir reprocher la transgression de notre Règlement Général. » 

Christophe Habas, à la même date,  adresse un courrier à l'ensemble du Conseil de l'Ordre, attirant l'intention sur l'illégalité de toute prorogation de mandats, soulignant un « dangereux précédent » pour le GODF. 
Jean-Michel Quillardet  s'exprime, à son tour : « L’annulation éventuelle du convent et la prorogation des mandats seraient des décisions hors droit commun et contraires à notre RG ...Elle constitueraient un précédent dangereux pour notre propre démocratie... » 

Jean-Robert Ragache (c'est mon chouchou mais c'est un secret que je garde bien) dans un courrier un peu plus long adressé aussi à Jean-Philippe Hubsch s'inquiète pour l'avenir du GODF : 
« Le Vénérable Maître de mon atelier symbolique m’informe d’une consultation lancée auprès des loges du Grand Orient de France concernant une éventuelle annulation du Convent 2020 [...]
Cette annulation aurait pour effet la prolongation des mandats nationaux en dehors de toute disposition réglementaire. Ce serait la première fois depuis la guerre de 1914-1918 !
Que signifie consultation des loges ? Un simple sondage mais irrégulier ? Ou un vote engageant le Conseil de l’Ordre dans ses décisions mais invalide par l’interdiction faite aux loges de se réunir puisqu’elles ne peuvent délibérer ?
Et pourquoi tant de hâte avant de savoir clairement ce que nous réserve l’avenir sur le plan sanitaire ? Tout cela est-il conforme aux règles démocratiques si chères à notre institution ?

Pourquoi cette consultation alors qu’il serait si simple, exceptionnellement, d’organiser un Convent en partie physique, en partie dématérialisé avec la réunion de 150 membres du GODF dans une salle de 1000m2 facilement utilisable à Paris. Des visioconférences des délégués non présents et réunis dans leurs régions respectives permettraient ainsi des délibérations conformes à la légalité.
Cela éviterait sans doute les suspicions à l’égard de la prolongation des mandats, ceci permettrait la remise en ordre de notre Obédience gravement affectée par la situation actuelle et qui doit être en état de préparer les redoutables échéances de 2022. C’est de la responsabilité de chacun d’entre nous de préparer l’avenir du Grand Orient de France. 
» 

La proposition de Jean-Robert Ragache fut celle portée par la plupart des Grands Maîtres qui se sont exprimés. 

Philippe Foussier et Guy Arcizet ne sont pas exprimés. Ils avaient accepté de participer à la visioconférence avec les anciens grands maîtres Ragache, Habas et organisé par Abergel. On peut donc conclure qu'ils refusaient aussi une prorogation des mandats électifs. 
Patrick Kessel, apprend-on, est malade et en incapacité d'être sollicité.  
Jacques Lafouge est âgé et ne peut être ennuyé par une affaire lui rappelant que trop bien par la situation d'après 95 ayant été le grand maître de cette période du GODF. 

Philippe Guglielmi,  occupé par sa candidature à la Mairie de Romainville, s'est dit en faveur du maintien du convent en 2020. 
Bernard Brandmeyer,  Pierre Lambicchi  et Daniel Keller ne sont pas intervenus dans le débat. 

Alain Bauer, qui s'étonne que les anciens grands maîtres interviennent, intervient lui-aussi sans constater la contradiction de ses propos. Il salut la consultation bien qu'il n'analyse ni son fond, ni sa forme et se montrerait plutôt attentiste : 
« Je souhaite le plus strict respect des règles démocratiques et je considère, à titre purement personnel et dans le cadre restreint de cette réponse au courriel de Jean Michel que je remercie, que la consultation des Loges est un atout pour l’obédience.
Attendons donc d’en lire les résultats. Et souhaitons que le GM et le CO soient en mesure, par un dialogue intelligent avec les bureaux du Convent (sortant et entrant) de trouver une solution respectueuse.
 » 
C'est, d'ailleurs, le seul qui s'est exprimé pour ne pas donner son avis.

En dehors de Alain Bauer, ceux qui se sont exprimés, considèrent cette consultation inutile et surtout dans le risque d'une prorogation des mandats un risque pour l'avenir du GODF, soit « l'effritement de la démocratie ». 

Si pour vous et moi, l'avis des anciens grands maîtres du GODF n'a qu'une importance relative, pour le grand maître en fonction et son avenir maçonnique, c'est crucial. 

Voir autant anciens grands maîtres intervenir aussi massivement, c'est certainement inédit. C'est peut-être la seule grande réussite de Jean-Philippe Hubsch : s'être mis à dos tous les anciens grands maîtres. 

 

Les défaillances des contre-pouvoir internes. 

La Chambre de Justice Maçonnique est l'autre contre-pouvoir. 

Tout d'abord, au début du confinement, le 19 mars 2020, Jean-Philippe Hubsch a envoyé deux courriels à la Chambre de Justice Maçonnique pour lui annoncer que le bureau du Conseil de l'Ordre avait décidé d'annuler la conférence des congrès régionaux prévue en avril (qui pouvaient avoir lieu via des visioconférences) et le convent d'août 2020, mettant les frères et les sœurs face à cette décision unilatérale, n'ayant fait l'objet d'aucun débat interne et surtout ayant interdit toutes possibles solutions. 

Jean-Philippe Hubsch faisait, alors, état d'informations que tout le monde peut, aujourd'hui, douter qu'il possédait réellement : « D’après les informations en ma possession par les pouvoirs publics, le stade 4 de sortie de l’épidémie s’accompagnera de mesures restrictives de déplacements et de réunions. En conséquence, il n’est pas du tout certain que le Convent puisse être réuni fin août. » écrivait-il à la Chambre de Justice Maçonnique. 

Fin août était, comme on le sait aujourd'hui, la date idéale pour organiser un convent même semi-présentiel et semi-distanciel. A fin mars, aucune autorité sanitaire et donc les pouvoirs publics ne pouvaient prédire quoique ce soit concernant l'évolution de la pandémie et donc informer le bon Hubsch de quoique ce soit pour un convent en décembre 2020 ! 

A partir de mai 2020, plusieurs membres de la Chambre de Justice Maçonnique se sont, par ailleurs, émus publiquement concernant la fermeture des loges alors que le pays était déconfiné mais aussi de la décision de proroger les mandats électifs dont les leurs. 

C'est le bureau de la Chambre de Justice Maçonnique qui semble avoir été défaillant. Ainsi, une poignée de conseillers de cette chambre ont décidé la fermeture de la Chambre de Justice lors d'une réunion le 14 mai 2020 jusqu'au 11 juillet 2020 (date de la fin de l'état d'urgence). En réalité, les vacances d'été obligent, la fermeture a durée jusqu'à septembre 2020.  Si la Chambre de Justice était fermée, le conseil de l'ordre, quant à lui, a multiplié les réunions qu'ils interdisaient à toutes et tous, vivant sa vie sans les loges et, finalement, les 54 000 membres du GODF, décidant même de ne pas publier les procès-verbaux de ses réunions. 

Par ailleurs, afin de convaincre les loges de renoncer à un convent en 2020 et obtenir la continuité de son mandat, Jean-Philippe Hubsch assurait, encore, avoir des informations sanitaires, jusqu'alors tenues secrètes au grand public. 
Le Convent en décembre faisait courir, expliquaient les conseillers de l'ordre, aux délégués, voire à tout le Convent, un risque de «quatorzaine ». Ils évoquaient, non sans rire, que les députés (délégués des loges) risquaient de passer les fêtes de fin d'année à Rouen, coincés dans un hôtel miteux « aux frais de l'obédience ». Ce qui est faux : une telle mesure est prise en charge par l'Etat. 
Certains conseillers de l'ordre expliquaient, ainsi, que les loges préféreraient régler la sanction (art 73 des RG) plutôt que d'envoyer un délégué, que le quorum ne serait pas atteint, …. 

Tout était fait pour faire peur aux frères et aux sœurs, soit en les culpabilisant de leurs irresponsabilités en voulant l'organisation d'un convent dangereux à plusieurs points de vue, ou encore en inventant des prétendues « relations » avec les pouvoirs publics, ou en prétextant que ce convent à cette date serait un échec de toute manière du fait d'une absence massive de participants. 

Les faits prouvent exactement le contraire. Les pouvoirs publics ne savent pas , encore maintenant, d'une semaine sur l'autre ce qu'ils seront amenés à décider … et étaient, par conséquent, en mai-juin 2020 incapables de décider de la situation sanitaire de décembre 2020 !

Bref, le risque de « quatorzaine » à Rouen était bien faible ! Le convent s'est déroulé – certes sous une forme plutôt virtuelle – sans que l'on puisse déplorer une désengagement des loges. 

Il faut être particulièrement fourbe et inconséquent pour avoir utiliser la peur ou encore la maladie pour contraindre des frères et des sœurs à renoncer à leurs droits ou encore à assurer la pérennité de leurs obédiences. 

C'est, en cela, après analyse qui diverge d'ailleurs de celles, nombreuses, faites en interne, que le bureau de la Chambre de Justice Maçonnique a été particulièrement défaillant.

Par sa fermeture lors d'une période cruciale pour la continuité des travaux du GODF, elle s'est montrée stupide, faisant foi aux allégations fantaisistes de conseillers de l'ordre leur laissant, par ailleurs, une place libre. 

Dans le fond comme dans la forme, la Chambre de Justice Maçonnique a permis, très certainement le pire pour le GODF : une atteinte manifeste à la liberté de réunion des frères et des sœurs durant plusieurs mois (de mai à septembre 2020). 

Curieusement, les autres obédiences dites libérales ont joué le même jeu de Jean-Philippe Hubsch. Leurs grands maîtres ont-ils été à leur tour convaincus par les prétendues informations qu'il disait détenir ? 

Par la suite, la même Chambre de Justice ne s'est guère inquiétée du déroulement du Convent 2020. Peut-être qu'aucune plainte n'a été alors  présentée. 
En effet, alors que le conseil de l'Ordre avait, seul, la parole durant plus de 6 mois, il fut ouvert un portail d'informations du 2 au 9 décembre 2020, réservé aux délégués, mais indisponible au moins 24h, les 5 et 6 décembre. Le Convent ayant lieu les 17 au 19 décembre, les loges ont eu très peu de temps pour discuter des décisions à prendre. 

L'autre contre-pouvoir – et on comprendra qu'il ne pouvait pas fonctionner – était les conseillers de l'ordre de Jean-Philippe Hubsch. Ces derniers ne sont guère sentis concernés par les atteintes régulières au règlement intérieur dont ils étaient responsables, très certainement plus attachés à leurs propres intérêts. Ils n'ont d'ailleurs pas été plus sensibles aux sorts des salariés. Ils se sont moqués des remontées des loges, comme ils ont refusé à la fois de déconfiner les loges alors que les églises étaient ouvertes.

Les quelques uns - et je n'en vois même que deux au total sur les 38 - qui, seuls, tentèrent de contrer les décisions de Jean-Philippe Hubsch, ont été évincés, méprisés et insultés par le grand maître.  Les autres ont été bien mous ou bien avides de maintenir leurs petits pouvoirs respectifs ... 

 

Une même pagaille telle que 1995 ? 


Patrick Kessel fut le grand maître qui a mis en place l'opération « main propre » n'hésitant pas à se séparer des frères accusés dans les « affaires » de toute la période mittérandienne. Par ailleurs, la gestion financières de l'obédience était particulièrement catastrophique et d'énormes chantiers devaient être mis en place pour améliorer la situation. 

Suite à sa première année de mandat, les conseillers de l'ordre, certainement contrariés par l'opération « main propre » et ce vent de réformes internes, ont élu Christian Hervé, médecin de 46 ans, comme grand maître, le 6 septembre 1995. On retrouvera, bien plus tard, Christian Hervé, cet éphémère grand maître du GODF, dans une autre crise : celle de la GLNF. Il était alors le Grand Expert de Stifani. 
On reprochait à Patrick Kessel d'avoir été plutôt tiède (et personne ne peut le lui reprocher aujourd'hui) dans son soutien à Jospin lors des élections présidentielles et surtout d'avoir éteint le GODF dans les grands débats de l'époque. 

Or, le convent du GODF, qui avait soutenu Patrick Kessel, n'avait pas accepté cette éviction et, à l'issue d'une bataille, avait suspendu ses travaux et confié la gestion du GODF à un exécutif provisoire destituant au passage les conseillers de l'ordre. Ainsi, durant une courte période, le GODF s'est trouvé sans grand maître. 
Les Grands Maîtres, qui ont succédé cette crise, se sont attelés à continuer le travail de Patrick Kessel, c'est-à-dire à remettre de l'ordre au sein du GODF. 

Tous les ingrédients de 1995 sont présents en 2020, expliquent les anciens Grands Maîtres. Très certainement encore maintenant, tant que le nouveau grand maître n'a pas réglé ses  problèmes avec les  conseillers de l'ordre, un peu trop aux ordres de Hubsch et n'a pas montré qu'il souhaitait revenir aux fondamentaux du GODF. 

Jean-Philippe Hubsch, en roulant pour Emmanuel Macron, évinçant Jean-Luc Mélenchon au sein du GODF, se disant proche de Gérald Darmanin et reçu par ce dernier, alors que toujours accusé de viol, a apporté la composante politique qui n'a pas le goût de plaire à la majorité des frères et sœurs du GODF. 

Il a aussi fait disparaître le GODF que ce soit sur les grandes questions de société, ne s'insurgeant pas face aux décisions du pouvoir politique arbitraires et contraire aux valeurs de la franc-maçonnerie, mais aussi en fermant les loges plus de temps qu'il n'était nécessaire, gênant à l'organisation des Congrès Régionaux ou encore souhaitant annuler tout convent pour 2020. 
Ce n'est pas sa dernière interview au Figaro conduite par Jean-Marie Guenois, journaliste et spécialiste du … Vatican ! qui va arranger les choses.
Il voulait s'imposer comme l'unique grand maître de la pandémie, en niant les règlements du GODF.


Surtout, il n'a pas été très malin. S'il a discuté avec le service de cirage de chaussures de Géplu, il a dédaigné des frères, des sœurs, des loges, des congrès régionaux, des conseillers de l'ordre, des anciens grands-maîtres, faisant grimper de quelques degrés la tension au sein de l'obédience. 

Ainsi, face à une opposition réelle qui est rapidement devenue pressante, plus organisée, et surtout qui sait étayer et, donc, convaincre, il a été contraint de rétro-pédaler et d'organiser, finalement, le convent en décembre 2020 sans obtenir la prorogation de son mandat. 

Grâce à Jean-Philippe Hubsch, les frères et les sœurs ont parfaitement compris que la franc-maçonnerie, leurs travaux et leurs réflexions ne sont pas attendus par les français. 

Des problèmes financiers à venir. 

Le GODF, ainsi que les obédiences locataires de la SOGOFIM, risque de payer chèrement – et c'est peu dire – le passage de Jean-Philippe Hubsch à la grande maîtrise du GODF. 
Celui semble avoir oublié de mentionner que la SOGOFIM est sur le coup d'un contrôle fiscal lié à la TVA. 
Initié depuis 2019, aucune loge n’en était informée. Le Conseil de l’Ordre n’en a fait nul part mention.  Pour les optimistes, le coût de ce contrôle s'élèverait entre 1 à 2 millions d'Euros et pour le plus pessimistes environ 4 millions d'Euros. Il s'agit des TVA à récupérer sur les locataires pour les années 2016, 2017, 2018. 

Le budget de 2020 (année en cours d'exécution)  aurait dû prévoir une provision pour risque et une augmentation de 20% des redevances de la SOGOFIM. Ce qui n'a pas été fait. 
De fait, cela signifie concrètement que les locataires risquent de voir augmenter leur loyer de 20 à 100% en l'espace d'une année pour couvrir l'éventuel redressement. 
A titre indicatif, le Chiffre d'Affaire de la SOGOFIM est de 5,1 millions d'Euros en 2019. Un redressement fiscal de 1 million d'Euros représente une augmentation prévisionnelle des loyers de 20% (pour un reversement annuel de la dette). 

La SOGOFIM est déficitaire à hauteur de 185 572 euros. De plus, « l'affaire du restaurant du 7ème et 8ème  étage » est aujourd'hui en justice profane, avec là encore aucune information, ni provision en 2019 et en 2020. Ceci n'impactera que le frères et sœurs du GODF. Jean-Philippe Hubsch aurait remis en cause le contrat de gérance du restaurant "au frais du GODF". Cela risque de coûter à l'obédience plusieurs milliers d'Euros. 
Je rappelle que le budget de fonctionnement du GODF avec ses 54 000 membres s’élève à environ 11 millions d'Euros. 
Le GODF aura le résultat de ce contrôle fiscal qu'en 2022.  

Conclusion. 


Que conclure au sujet du mandat d'un grand maître du GODF qui, petit agent général de province, s'est cru propulsé dans les hautes sphères du pouvoir ? 
Cela montre que les institutions maçonniques, même d'une obédience comme le GODF, sont bien fragiles. 

Sans la vigilance, d'une poignée de frères, des anciens grands maîtres, le GODF serait passé d'une crise sanitaire à une crise de pouvoir et d'identité. Il risque, encore, une crise financière qui si elle n'est pas directement du fait de Hubsch aurait été conséquemment réduite s'il avait pris les mesures nécessaires tel le bon gestionnaire qu'il se targue d'être. 

Alors que Jean-Philippe Hubsch et ses conseillers de l'ordre cherchaient à empêcher les loges de se réunir, d'organiser des congrès régionaux ou encore un convent, envoyaient des frères en justice maçonnique, pendant ce temps-là,  88 444 personnes en France mouraient du Covid-19.  

 

 

 

 

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Christophe Ménager 11/05/2021 09:32

Ma très chère Maçonne
je ne connaissais pas tes publications ! je t'aurais volontiers adressé ces qq vidéos que le confinement et les décisions abusives de Hubsch avaient motivées.
https://youtu.be/PBjvcAu33wA
https://youtu.be/uvbJ-vdmMdo
https://youtu.be/N-u4LYKXy8s
en te souhaitant une bonne journée
je t'emb bien frat
Ch

La Maçonne 11/05/2021 19:51

Mon très cher Frère, tu crèves littéralement l'écran au point que j'ai ajouté deux de vos vidéos sous cet article ... et une petite surprise musicale pour mes lectrices et lecteurs.

Paco 21/03/2021 10:33

Et quel est l'intérêt, personnel, maçonnique et sociétal, de dévoiler au monde profane vos petits points de vue, analyses et jugements personnels ?...
"La maçonne", voilà bien un titre usurpé, un hochet à la hauteur de vos frustrations, ma chère (non)sœur ! Il vous arrive de vous poser des questions sur le lit que vous faites aux extrêmes, justement, pour qui la maçonnerie est une œuvre diabolique ?... La pierre est bien loin d'être taillée avec tout cet ego exprimé...

La Maçonne 21/03/2021 16:16

Lorsqu'un journaliste fait le récit d'un assassinat fomenté par une équipe de francs-maçons comme pour l'affaire touchant la GLAMF, vous l'accusez de quoi ? De faire le lit de l'anti-maçonnisme ? Sans qt ue vous condamniez les soi-disants maçons qui ont fomenté ces crimes ? Non. C'est pourtant ce que vous venez de faire.
Le seul égo qui s'exprime est le vôtre, la seule frustration exprimée est encore la vôtre. Vous êtes vexé parce que je dénonce les manigances de l'ex-GM du GODF. Vous êtes vexé parce que vous lisez ici que vous n'êtes pas supérieur aux profanes, voir même vous paraissez même bien idiot pour vous êtres laissé manipuler par un Hubsch, ...
Par contre, vous demandez comment faire pour qu'une telle situation ne se reproduise plus, qu'aucun autre GM trompe, mente et trahisse des frères et des soeurs, travailler pour des obédiences exemplaires, vous ne le faites pas et au contraire vous crachez toutes vos haines et votre hargne aux visages de celles et ceux qui y travaillent.
Et après cela, vous me faites la leçon de savoir qui est un "bon" maçon et en l'occurrence une "bonne" maçonne ? Vous êtes méprisable.

Simon 15/03/2021 11:12

Ce grand maître (c'est volontairement que je ne mets pas de majuscule) restera le pire de l’Obédience. Ce que cet article ne cite pas c'est que Hubsch a commencé sa croisade totalitariste en évinçant le président du convent en exercice J. FAYOLLE (pouvoir législatif). Les dommages collatéraux furent la fermeture de sa Loge, de nombreuses soeurs et frères de cet atelier furent traînés en justice maçonnique avec la complicité du congrès régional de la région 10, en particulier les 2 conseillers de l'ordre inféodé à l'apprenti dictateur. Le GODF est malheureusement à la dérive et l'époque des lumières semble bien lointaine .

La Maçonne 21/03/2021 16:19

J'avais entendu parlé de l'affaire du "grand orateur" qui a été contraint de démissionner en voyant les manigances de Hubsch mais j'ignorais qu'il s'était attaqué à une loge, un président de convent et des procédures en justice maçonnique ...

hector 10/03/2021 11:19

Et pourtant .....
En allemand Hubsch signifie beau ou joli ! ! ! !

Evolution 08/03/2021 15:40

Bonjour
Vous pourriez ajouter à l’énumération des FF:. et SS:. qui ont essayé de contrer les décisions et façons de procéder de JP Hubssh les Présidents des Congrès Régionaux, même s'ils ne sont pas Règlementairement un contre-pouvoir. Mais ils ont mis en place dnas cette période difficile un groupe de travail et d'échange qui a essayé d'être l'intermédiaire entre les LL et l'Exécutif. Ils ont régulièrement échangé avec le Grand Maître qui a fait preuve pendant toute cette période d'une hypocrisie remarquable en faisant semblant de les écouter, mais aussi en leur mentant et en essayant de les utiliser à son avantage. La Conférence des Congrès en a été une triste illustration, avec des Présidents décrivant et s’inquiétant de la réalité du terrain, des difficultés rencontrées par les Loges, les incompréhension des FF et des SS sur les décisions du Conseil de l'Ordre, etc...et avec face à eux des Instances produisant des rapports aussi élogieux qu'incomplets sur le fonctionnement de l'Obédience. Jusqu'à ce que ces Présidents , dans leur quasi majorité, décident d'assumer leurs responsabilités et de définir eux-eux même de comment les Congrès Régionaux devaient se tenir. Y compris pour les élections dématérialisées incluant les Conseillers de l'Ordre que JP Hubsch voulait, pour des raisons pseudo-règlementaires, mettre à part. Puissent de tels comportements et décisions ne jamais se reproduire de la part de l'Exécutif.

La Maçonne 08/03/2021 18:56

Merci pour ce complément d'informations. Je suis certaine que bien des frères et soeurs, dont les présidents de Congrès Régionaux, se sont battus contre Hubsch et les CO qui le suivaient pour ne pas dire, le soutenaient.

Brumaire 07/03/2021 22:18

Chère Maçonne
A la lecture de ton article, j'ai l'imprssion de vivre, pour partie, ce que se passe à la FFDH depuis un moment:
Gestion catastrophique de la crise sanitaire, mise en place en 2020 des congrès régionaux et convent national en virtuel sans aucune concertation, et malgré la protestation d'un certain nombre de loges, votes dont personne n'a su par qui et comment ils étaient contrôlés, etc, etc...
Le pire est à venir avec une nième réforme des règlements généraux défendue bec et ongles par un président de Conseil national voulant marquer la nullité de son passage par des propositions inacceptables, comme une nouvelle représentation des ateliers aux convents et congrès: 1 représentant pour 75 membres, avec l'argument massue que la FFDH est une association de membres. ce qui est exact dans un sens, mais maçonniquement contestable, et complètement irréaliste dans le paysage maçonnique de la FFDH.
De quoi dégoûter un certain nombre de FF et SS, et encolérer les autres, du moins, ceux qui regardent ce qui n'est plus envoyé que par l'intranet, un truc que pas grand-monde ne consulte.