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La Maçonne
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GLFF & Lyautey : l'article qui n'existe pas

Fleurs, Branches, Feuilles, Oiseau

Catherine Lyautey, grande maîtresse de la GLFF, s'autorise quelques entorses au us et coutumes de la Franc-maçonnerie que peu oserait faire. 

En effet, elle adresse un courrier aux loges, souhaitant régler ses comptes avec les 13 conseillères fédérales,  au « nom de la Grande Loge Féminine de France » sans avoir l'aval du Conseil Fédéral. 

Une grande maîtresse n'est qu'une conseillère fédérale, élue pour diriger le Conseil Fédéral. A ce titre, elle n'a pas le droit de communiquer son désaccord en abusant de sa fonction. Elle a parfaitement le droit de communiquer en son « nom propre », puisqu'elle est seule accusée,, mais certainement pas en abusant de son titre et de sa fonction en parlant « au nom de la GLFF » comme elle s'y autorise, sans le vote du Conseil Fédéral. Elle n'est pas "la GLFF".  Les textes de la GLFF ne donnent aucun droit ou privilège à la Grande Maîtresse. 

L'article 17 de la Constitution du titre ATTRIBUTIONS précise dans son alinéa 1 « Le Conseil Fédéral est chargé de l'administration générale de la Fédération dans le respect des lois, règles et traditions de l'Ordre maçonnique. Il a la garde de la Constitution ; il établit son Règlement Intérieur ; il promulgue les lois et décrets de la Grande Loge Féminine de France dans les trois mois qui suivent leur adoption et assure leur exécution » 
Alinéa 5 « Il [le conseil fédéral] a, avec la Grande Maîtresse, qualité pour représenter la Grande Loge Féminine de France en toutes circonstances » 
Alinéa 6 « Il se réunit au moins 6 fois par an en séance plénière et rend compte de son activité à chaque Assemblée Générale où il siège avec voix consultative. » 
Alinéa 7  « Les réunions plénières du Conseil Fédéral sont pour partie ouvertes aux Soeurs députées ou députées suppléantes qui ne peuvent toutefois intervenir aux débats » 
Alinéa 8 - Il adopte en séance non publique son ordre du jour et décide des sujets qui peuvent être traités en présence des députées titulaires ou suppléantes.
Alinéa 9 : Les questions non publiques seront examinées en la seule présence des Conseillères Fédérales en exercice. » 

Nul part, on ne voit agir la Grande Maîtresse « seule » et encore moins décider sans son Conseil Fédéral de quoi ce soit. C'est bien le problème de fond. 

Elle qualifie ces courriers « délétères » bien que tous, sauf un, lui sont adressés. Il lui  demande d'organiser une réunion du Conseil Fédéral, c'est-à-dire de respecter le fonctionnement de la GLFF, et par là, l'article 17 de la Constitution que je viens de citer. 
Ce qui, au demeurant, lui aurait permis de régler ses petites affaires de vive voix comme la femme courageuse qu'elle est censée être.

Au lieu de ça, elle n'a jamais répondu ni sur le fond, ni sur la forme à ces sœurs. Elle a refusé de réunir le Conseil Fédéral et de débattre. 


Quant à la dimension « profane » de la diffusion de ces courriers, elle est seule responsable de ces propos. « Profane » n'est pas une injure. Etre franc-maçonne n'est pas être « supérieure » au reste du monde. A elle de s'en expliquer ultérieurement, mais cela reste une forme de racisme outrancier avec lequel j'ai de plus en plus de difficulté. « Nous sommes nés tous égaux en droit et en raison » … depuis 1789. Il serait temps qu'elle s'y mette. 


La suite mérite que l'on s'y penche un peu, puisqu'il s'agit d'un série de contre-vérités. 
Si Catherine Lyautey n'est nullement choquée par la présence d'une sœur qui cache qu'elle est mise en cause dans une affaire de corruption, traînée par Anticor devant les tribunaux, elle est choquée par l'utilisation des adresses email des loges par les Conseillères Fédérales. 
Adresses emails qu'en qualité de Conseillères Fédérales elles possèdent, au moins pour leur région respective,  mais qui sont accessibles par toutes les sœurs (c'est un peu pénible à trouver) mais jouables en se connectant sur le service extranet de l'obédience. Difficile dans ce cas d'arguer d'une infraction avec la  « Charte de protection des données personnelles de la GLFF ». 

Oiseau, Monstère, Feuille, Les Plantes

Autre point et celui là ne manque pas de piquant. 
Elle invoque le  « règlement intérieur page 11» qui peut être pour n'importe quelle soeur de la GLFF, soit   « l'article 11 de la Constitution » ou encore « l'article 11 des Règlements Généraux. »  ou un article de la page 11 ... 

L'article 11 de la Constitution n'existe plus depuis 2009 ! Il fut abrogé et le numéro « conservé ».  Il apparait donc sous la mention "Article 11. Abrogé" et dans la marge l'année de la modification 2009.  L'article 11 des Règlements Généraux concerne les loges. Quant à la page 11 du Pacte Social, c'est une page de titre ! 

Donc, après avoir tourné la question plusieurs fois dans tous les sens, me demandant de quoi parlait Catherine Lyautey, j'ai enfin compris qu'il s'agissait du très fameux "règlement intérieur" du Conseil Fédéral, mentionné à l'article 17 de la Constitution que personne ne connait et qui n'a jamais été approuvé par les loges. 

Pire encore, bien que les loges l'ont demandé plusieurs fois, en Convent ou en TGL, le Conseil Fédéral a toujours refusé de le diffuser. Autant dire que ce document n'a aucune valeur. Surtout, il ne peut pas se substituer au Pacte Social de la GLFF. Ce que ne manque pas d'ignorer Catherine Lyautey. Du moins, elle devrait le savoir. 

Catherine Lyautey ignore qu'il existe dans le Pacte Social un document qui s'appelle « Constitution » et un autre qui s'appelle « Règlements Généraux ».  … Pour elle, c'est une sorte de bouillie numérotée sans intérêt avec pleins de pages sans aucune image. 
Or, la Constitution de la GLFF n'est pas un vague règlement intérieur, que personne ne connaît, validé et approuvé par personne, mais les statuts de l'obédience, qui sont déposées à la Préfecture.

Elle organise l'association (plus exactement la Fédération) donnant les rôles, les missions ainsi que les modalités d'élection de ses représentants et responsables.  A ce titre, ils se doivent de respecter la législation du pays. C'est d'ailleurs, pour cette raison, que la GLFF préfère fonder des "obédiences" féminines, indépendantes, ayant une Constitution à elles. 
Le « règlement intérieur » est le document qui est appelé dans le Pacte Social « Règlements Généraux ». 
Ce qui signifie deux choses : 

  • elle n'a pas compris un traite mot de la première partie de cet article, 
  • elle ne sait pas comment fonctionne la GLFF et quelles sont ses textes « fondateurs » et qui relève de sa responsabilité comme celle du Conseil Fédéral. L'article 17 explique bien que le Conseil Fédéral « a la garde de la Constitution ». 

Comment peut-elle garder et respecter ce qu'elle ne trouve pas et dont elle ignore même l'existence jusqu'à en être incapable de s'en référer dans un courrier qu'elle adresse aux loges « au nom de la GLFF » concernant les rôles et missions des Conseillères Fédérales ? 

Petit rappel, l'article 5 de la Constitution précise ceci : "La Grande Loge Féminine de France exerce ses pouvoirs souverains constitutionnels et législatifs en une session & dénommé Convent". Ce qui signifie que le seul pouvoir législatif appartient au Convent et non pas au Conseil Fédéral quoiqu'il puisse tricoter en cachette comme son Règlement Intérieur. 

L'article 18 de la même Constitution évoque les procédures disciplinaires que le Conseil Fédéral doit respecter. 

Ainsi, il est dit entre autre que "Le Conseil Fédéral peut recourir à la procédure disciplinaire selon les modalités définies au Titre IV des Règlements Généraux.
Il reçoit et instruit les plaintes dirigées contre les Loges de la Fédération et contre les Conseillères Fédérales (à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions.
Il reçoit les décisions des organes disciplinaires dont il assure l'exécution sous le contrôle de la Grande Oratrice." 

Après avoir été Grande Maîtresse adjointe de Marie-Thérèse Besson durant 3 ans (jusqu'en 2016) et Grande Maîtresse depuis 2 ans, elle ignore encore que les rôles et missions du Conseil Fédéral. 

Est-ce que deux lettres et un dossier de la Grande Oratrice ne suffisent pas pour estimer qu'il y a une "plainte" ? 
Ce qui est hautement condamnable – pour ne pas dire criminel - et une injure manifeste aux loges et aux soeurs de l'obédience. 

L'article du Règlement Intérieur du Conseil Fédéral à sa page 11  que cite Catherine Lyautey explique que les Conseillères Fédérales sont interdites d'avoir une opinion et de l'exposer. Je cite : « Les Conseillères Fédérales s’interdisent de révéler à toute personne extérieure au Conseil Fédéral la teneur des débats et les prises de positions des unes et des autres ».
 Il limite, ainsi, considérablement un droit fondamental : « la liberté de conscience », plus exactement le droit d'opinion, d'expression et le droit d'information.

En effet, si elle avait un peu de compétences maçonniques et de connaissance de l'organisation de l'obédience, Catherine Lyautey  saurait que la Constitution, comme tous les textes réglementant le fonctionnement d'une association, doit respecter les « Lois de la République » et ne pas porter atteinte aux droits fondamentaux des individus (appelés aussi, je le précise juste pour elle, « Déclaration Universelle des droits de l'humain » ). Ainsi, si nous sommes nés tous « égaux en droit et en raison », depuis 1789, nous sommes censés être libre de nos opinions et de notre expression. La liberté de Conscience regroupe autant les opinions que les  croyances (ou incroyances). Je dis ça en passant. 

Ainsi, cet article du Règlement Intérieur du Conseil Fédéral, en sus de n'avoir aucune valeur au sein de la GLFF contraint les conseillères fédérales sur un de leurs droits fondamentaux. C'est un chouïa sectaire. 

Par ailleurs, les loges ont le droit d'être informées des affaires de l'obédience, parce que quoiqu'elle en pense, l'obédience ce sont les loges - pas le Conseil Fédéral et encore moins la seule Grande Maîtresse. 

Une association ne doit pas interdire à ses membres le droit d'expression et d'opinion en interne comme en externe. 
Je ne vais pas le faire, mais il serait intéressant d'étudier ce point en se référant à la "Déclaration de Principes" de la Grande Loge Féminine de France qui se dit "adogmatique" et dont la devise est "Liberté, Egalité, Fraternité" (le mot intéressant est "Liberté"). 

Par ailleurs, ce Règlement intérieur entre contradiction avec un autre article, l'article 17 de la Constitution, que j'ai cité.

Les députées des loges sont invitées aux séances plénières (réunions, hein?) du Conseil Fédéral, seuls quelques points à l'ordre du jour peuvent être traités dans un minimum de discrétion (cela après un vote dudit Conseil Fédéral). 
Autrement dit, pourquoi interdire à des conseillères fédérales d'évoquer des événements que toutes députées peut connaître en étant juste présentes à ces réunions ?

Ces députées, quant à elles, sont, en effet, dans l'obligation de transmettre les informations, ainsi obtenues grâce à leurs présences lors de ces réunions, à leur loge respective. Elles ne sont pas décisionnaires (démocratie, démocratie) et peuvent éclairer les loges sur des sujets importants avant les Tenue de Grandes Loges et le Convent. 

Pour terminer cette discussion autour de cet article qui n'existe, en fait, pas, comme Catherine Lyautey a refusé d'organiser des réunions du Conseil Fédéral pour débattre des questions évoqués dans les courriers des conseillères fédérales qu'elle a reçu, cet article  ne peut pas être invoqué. 

En effet, et je ne fais que citer ce qu'elle écrit elle-même, il ne concerne que "la teneur des débats et les prises de positions des unes et des autres." et non pas de savoir si oui ou non, une réunion du Conseil Fédéral est nécessaire.  A moins que le Conseil Fédéral fait des réunions pour débattre s'il est nécessaire de faire des réunions ...  

Autrement dit, pour invoquer des "débats", faudrait-il déjà qu'ils existent. C'est bien ce que l'on lui reproche : refuser d'organiser des réunions du Conseil Fédéral. 

 

Perroquet, Cacatoès, Oiseau, Nature

« La règle et la tradition maçonnique » nécessitent, quand même, de connaître ses textes et de les comprendre.  
Je souhaite préciser à mes chères lectrices et lecteurs que, de mon point de vue, les textes d'une obédience peuvent aussi être traité sur le plan philosophique et symbolique. Cela explique mon aisance. Toutefois, si je le sais - à mon niveau - j'espère que l'on comprendra que la moindre des choses est que les conseillères fédérales et, en particulier, une grande maîtresse de la GLFF en savent autant sinon plus que moi et sont capables d'en rédiger 20 pages ! Ici, Catherine Lyautey est incapable d'en écrire deux lignes exactes. 

Dans sa logique toute personnelle, les sœurs et les loges n'ont le droit que de payer les capitations … et n'ont aucun droit de regard sur ce qui les concerne. Elle doit certainement trouver les Convents parfaitement inutiles et bien dérangeants. Les malheureuses députées qui se rendraient aux réunions du Conseil Fédéral sont, au moins, menacées de radiation ! 

Les textes de l'obédience, on l'a compris - elle s'en fiche complétement.  Elle préfère les bidouilles sans intérêt. Les règles maçonniques, c'est seulement quand cela l'arrange et pour faire la leçon aux autres.

Quant à la République, elle s'en contrebalance, préférant couvrir une soeur mise en cause dans une affaire de "prise illégale d'intérêt" plutôt que de s'interroger sur les intérêts de son obédience, les dégâts de la corruption des élus sur la démocratie de notre pays ou encore la montée de l'extrême-droite ... Bref, tous les sujets que cette situation évoque obligatoirement. 

Ainsi, alors qu'elle est quand même accusée et que tout le monde (ou presque) souhaite entendre ses justifications, elle n'explique rien aux loges dans ce courrier. 


Va-t-elle tenir cette position devant les 450 loges qui ne manqueront pas de l'interroger lors du prochain convent ? En somme, citer un article qui n'existe pas, sans en dire l'origine (d'où la confusion) et en refusant de transmettre ledit document aux loges pour validation - ne l'aidera pas.  Au contraire, elle s'enfonce. 

 

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Courrier de Catherine Lyautey, Réf N°19887/GLFF/GM/CL/SLE

Le texte du courrier de Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la GLFF, adressée aux loges le 25 mais 2023, sous la référence : N°19887/GLFF/GM/CL/SLE

"Très Chères Soeurs Vénérables Maîtresses,
Très Chères Soeurs Députées,

Depuis quelques semaines notre Obédience est secouée par des courriers délétères.

Je vous confirme que les 13 Conseillères Fédérales autrices et signataires de ces courriers n’ont reçu aucun mandat de ma part pour une diffusion au sein de l’Obédience.

De plus, ces Conseillères Fédérales ont utilisé des données personnelles de Sœurs de l’Obédience, en infraction avec la Charte de protection des données personnelles de la GLFF.

Les discussions au sein du Conseil fédéral sont soumises à la confidentialité : « Les Conseillères Fédérales s’interdisent de révéler à toute personne extérieure au Conseil Fédéral la teneur des débats et les prises de positions des unes et des autres ». (règlement Intérieur page 11).

Je déplore que des Conseillères Fédérales s’écartent de la règle et de nos traditions maçonniques.

Le procédé profane de « lettre ouverte » est hautement condamnable. Je peux vous assurer, mes Très Chères Sœurs, en ma qualité de Grande Maîtresse, que je continue d’accomplir les devoirs de ma charge pour le bien de notre Obédience. Avec vous mes Sœurs, je continuerai à œuvrer dans le sens de la Justice et de la Vérité. "

 

 

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